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Pour se faire aider aller voir les aides (Faq) ici http://www.georgesbrassens-gb.eu/index.php?tg=faq&idx=Print&item=1

 

Emission Prélude du 20 Mars 2017 : Marc-Antoine Charpentier

Le maître de la musique sacrée

Marc-Antoine Charpentier, né en Île-de-France en 1643 et mort à Paris le 24 février 1704, est un compositeur et chanteur baroque français.

Compositeur de divertissements, d’airs de cour, de cantates et de pièces instrumentales, c’est cependant à son œuvre religieuse - messes, antiennes, hymnes et motets - qu’il doit d’être considéré comme l’un des plus grands maîtres de la musique française du XVIIe siècle.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

Emission Traces de lumière du 20 Mars 2017 : René Depestre

René Depestre est un poète, romancier et essayiste né le 29 août 1926 à Jacmel en Haïti.

Il publie en 1945 ses premiers vers dans le recueil Étincelles. Engagé dans la vie politique de son pays, il est incarcéré puis doit quitter son île natale pour partir en exil en France puis à Cuba. Il y exerce pendant près de vingt ans d'importantes fonctions aux côtés de Fidel Castro et Che Guevarra. Il continue à écrire des poésies et publie notamment Minerai noir en 1956 dans lequel il évoque les souffrances et les humiliations de l'esclavage.
René Depestre poursuit son œuvre d'écrivain-poète à Lézignan-Corbières où il s'est installé dans les années 1980.
Son roman Hadriana dans tous mes rêves (1988) reçoit le Prix Renaudot, le Prix du roman de la Société des gens de lettres et le Prix du roman de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. En avril 2007, il fut le lauréat du Prix Robert Ganzo de poésie pour son livre La rage de vivre édité aux éditions Seghers.Description de la vie du poète et de ses caractéristiques

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

Jardin d'isis du 9 Mars 2017 : Poêtes femmes du Cameroun

L'émission reprend des extraits du recueil " Bouquet de cendre" : anthologie de la poésie féminine camerounaise d'expression française, rédigée sous la direction de Jean Claude Awono et Abomo-Maurin Marie-Rose.

Ces poêtes femmes, "Sacs de paroles",  hérités des hautes traditions épiques, font de leurs poèmes au voltage parfait une descente au lit avec leur turbulent compagnon de la genèse pour une quête de l'absolu de la chair et du cœur. C'est un éclatement d'identités, un ferment d'intuitions profondes, une âme gagnée par l'intime mouvement de l'univers en route vers l'idéal de l'Amour.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

L' Ophelin équivoque

L'Orphelin équivoque

 

Il y a cinquante ans, moi, l’âge d’innocence,
Toi tu agonisais pendant que je chantais.
D’une chute à moto, ton cœur, lui, nous quittait ;
Maman, là, pour sombrer dans la douleur intense !


Croître et te ressembler fut pour elle un enfer :
Vivre avec ton allure, en moi, réincarnée,
S’ensuivirent ses pleurs, la paupière écharnée,
Mal de Mère éprouvant un destin trop amer !


La Veuve et l’Orphelin, non point image tendre,
Car me laissant ton sang dans mon corps si confus,
J’ai grandi dans le doute et dans l’espoir diffus,
Maman, ses dépressions, ses mots lourds à entendre !

 
Si flou ce bout d’enfance au sens inexpliqué,
Comme un tiroir bloqué d’une bancale armoire,

Où ton souffle est absent et vide en ma mémoire,

Un trou dans le passé, un rébus compliqué !

 

Et mes larmes toujours demeurent retenues.

Je voudrais ce chagrin ! Je ne le ressens pas…

Comment vibrait ta voix le soir de ton trépas ?
Pourquoi Maman larguée en peine continue ?

 

De toi ?... des photos, ma menotte en ta main,

Les clichés d’un beau gars plus jeune que mes filles,

Plus portraits d’un fils que d’un père de famille,

Fantôme de vingt ans exclus des lendemains…

 


Que m’apporta la vie ?... Un manque d’embrassades ?

Un silence obscur ? Des sentiments mitigés ?

Je ne sais plus vraiment quel fiston ai-je été,

De n’avoir pu franchir certaines palissades…

 

La plaie de ton souvenir ressaignant toujours,

Malgré d’autres passions et les remariages,

Maman te recherchait encore et davantage,

Du  moins je le suppose, et jusqu’au dernier jour…

 

Un demi-siècle échu entre vos deux culbutes ;

Hélène t’a rejoint, La Faux la trucidant,

Heurt aussi violent, morte d’un accident,

Renversée, échouée aux abords d’une butte…

 

Bleuie, ensanglantée, ainsi atrocement,

J’ai pu à cet instant, enfin la chérir, Mère,

La toucher, la frôler… Trame digne d’Homère :

Vous voilà réunis dans le Haut Firmament !

 

Ô Hélène et Johann tombés comme deux feuilles,

Je vous sens plus en moi, en plus saine affection,

Vos âmes retrouvant même destination :

Ô Papa et Maman, que l’Eternel recueille !

 

JP F. Sitting Bull  (2007)

 

Souvent...

Souvent…

 

 

Souvent l’œil aux aguets et mon ouïe alerte

Titille une pensée, une joie, un tourment,

Et s’écrit dans ma tête comme un cheminement,

Marchent les pieds d’un vers où mon esprit disserte.

 

Souvent un bout de rien, bout de papier trouvé,

Un crayon mal taillé ou un stylo qui tache,
Un feutre trop usé qui meurt, lui, à la tâche,

Créatif en attente, et je semble éprouvé…

 

Souvent la Muse hante et pour créer il manque

L’encre et le parchemin… Et mes doigts orphelins

Pour mes mots advenus qui font source au moulin

Vont-ils donc se noyer et provoquer un manque ?

 

Souvent la foule grouille et tout est houle et cris,

Pourtant dans ce chaos, j’ai mon imaginaire,

Je suis dans l’océan, naufragé solitaire,

Je nage vers les flots que mon rêve décrit.

 

Souvent le monde est triste, hideux, bas et cynique,

L’humeur est sans beauté, faux bonheur sans bonté,

La grâce ankylosée est sans humanité,

La lyre est en délire et l’humour est caustique !…

 

Souvent je poétise en vain sur l’écran blanc,

Le traitement de texte a remplacé ma plume,

Je suis l’ami Pierrot qui, au clair de la brume,

Partage une passion sans doute vous ciblant.

 

JP F. Sitting Bull ( mars 2017).

 

Non, ils n'ont pas fait l'amour...

Non, ils n’ont pas fait l’amour…

 

 

Non, ils n’ont pas fait l’amour…

Ils se sont caressés avec les yeux du cœur,

Ils se sont contemplés d’une passion muette

Echouant de la dune aux vagues des mouettes

Sur plage de leurs peaux dans deux soupirs vainqueurs.

 

Non, ils n’ont pas fait l’amour…

Ils ont bu, enivrés, liqueur de leurs baisers,

Ils ont, de tous leurs sens, savourer toute essence,

Ont frémi par pulsion puis par évanescence

Ont consumé un feu sans trop le disperser.

 

Non, ils n’ont pas fait l’amour…

Du cordage à la toile et de chanvre et de lin,

Ils ont vogué, noués, dans un rêve d’extase

Où les voiles flottaient sur leurs légères phrases,

Leurs désirs s’exprimant en termes sibyllins.

 

Non, ils n’ont pas fait l’amour…

Ils ont vibré, subtils, en accord sur leurs corps.

Ont connu au toucher, volupté et tendresse ;

Nid du septième ciel et inconnu d’adresse,

Cythère imaginaire au sulfureux décor...

 

Non, ils n’ont pas fait l’amour…

Ils ont tantôt calmé et tantôt ranimé

Le sang de leur volcan, la lave de leurs âmes, 

Leur magma en émoi, en fusion, homme et femme,

Tendrement, frivolement, ils se sont aimés...

 

JP F Sitting Bull

(devrait daté d'avril 2012, posté ici en ce jour de Saint-Valentin pour décrire une "passion" physiquement ressentie).

Mon Ami, Ma Vieille Branche

Mon ami, ma vieille branche

 

 

Oui j’aime cet ami aux profondes racines,

Ma bonne vieille branche en mon jardin secret,

Il donne fleurs et fruits et arômes sacrés,

Il porte  bel ombrage en ravivant ma mine.

 

Jamais dur de la feuille, il est là, il m’écoute,

De son tronc fier et net où je peux m’appuyer,

Moi l’arbrisseau humain qui, parfois ennuyé, 

Voudrait le secouer cependant qu’il m’envoûte…

 

Majestueux et fort, bras ouverts et branchages,

Sa sève chaque année apporte un sang nouveau.

Et son écorce est ferme, aux chocs, elle prévaut,

Essence de la vie, il trône comme un sage !

 

Lui, mes amours d’antan, l’ont transpercé de flèches ;

L’a connu mon enfance et mes rondes en chœur,

Et l’émoi de mes sens, et mes peines de cœur,

Et de tous et des chiens les urines revêches !

 

Sont logeurs, l’écureuil ou le hibou candide, 

Il n’est jamais bien seul quand je m’en vais ailleurs,

Lui, décor extérieur, c’est mon for intérieur,

Car je le sais de bois et de souche solide…

 

Puisse ce compagnon ne pas finir en stères,

En plancher, en guitare ou même en mobilier…

Qu’il reste la forêt de mon rêve enchanté,

Et mon bol d’oxygène et ma part de mystère !

 

 

 

Sitting Bull (Juillet 2011)

Vais-je de seuil en seuil ?

Vais-je de seuil en seuil ?

 

 

Vais-je de seuil  en seuil ou d’écueil en écueil,

Hauts et bas tel un treuil d’ émotions qu’il recueille,

Vais-je l’alarme à l’œil comme chute la feuille,

M’effondrer sous le deuil, sous le poids du cercueil ?

 

Ce n’est point déclin d’œil, ces pleurs que je recueille ;

C’est du manque en accueil qui ouvre le recueil

Des regrets que je cueille… Assis sur mon orgueil,

Où vais-je jeter l’œil  si des projets  s’effeuillent ?...

 

La mort en mauvais œil a vidé un fauteuil,

M’a clôturé  un breuil… Tenace … en  chèvrefeuille,

S’agrippe ce plein deuil, et non pas qu’il le veuille,

Il m’éprouve, il m’esseule,  attristé sur mon seuil…

 

JP F. Sitting Bull  (août 2014)

 

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