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Traces de lumière du 27 Novembre 2017 : Philippe Delaveau

Philippe Delaveau est un écrivain et poète français né en 1950 à Paris.

Après une enfance à Paris et en Touraine, des séjours à Londres et dans le Devonshire, Philippe Delaveau retourne vivre six années à Londres, pendant les années 1980, avec sa famille. Ce séjour lui permet de découvrir sa véritable voix. . Jonathan Griffin lui fait lire des poètes américains contemporains et rencontrer des poètes anglais. C'est à cette époque que des promenades le long de la Tamise font brusquement surgir des personnages échappés à la mythologie grecque ou latine, qui semblent errer dans la grande ville moderne en quête de sens. Ces « hallucinations » qui succèdent aux séances de travail au British Museum, où se trouve la British Library, lui font écrire de nombreux poèmes, dont la plus grande partie sera reprise dans Eucharis (éditions Gallimard, 1989). Peu à peu, en écrivant, il découvrira les orientations de ses livres à venir : le poète est un veilleur dans un univers en proie au désastre, à qui la poésie peut offrir les ressource de ses formes innombrables, à condition de ne pas rompre la continuité avec la tradition dans ce qu'elle a de vivant. En cela il rejetait tout retour en arrière et tout académisme. 
Auteur d’une dizaine de recueils de poèmes, la plupart publiés par les éditions Gallimard, de traductions de l’anglais et de l’espagnol, de nombreux ouvrages réalisés avec ses amis peintres (Baltazar, Bertemes, Cortot, Greder, Hélénon, Laubiès, Pouperon…), Philippe Delaveau a reçu le prix Guillaume Apollinaire (1989), le prix Max Jacob (1999), le Grand Prix de l’Académie française « pour l’ensemble de son œuvre » (2000), le Grand Prix de poésie de la S.G.D.L. « pour l'ensemble de son œuvre » (2010). Il a été fait Chevalier des Arts et des Lettres en 2009.

Il est membre de l’Académie Mallarmé, juré du prix Apollinaire, membre de la Nouvelle Pléiade prix Léopold Sédar Senghor, du P.E.N.-Club de France, Sociétaire de la SGDL.

Il est aussi Professeur en khagne au Lycée Chaptal de Paris.Description de la vie du poète et de ses caractéristiques

Le veilleur amoureux

Premier livre du poète,«Eucharis»(1989) se présente comme un itinéraire vers la contemplation.
La poésie n'a plus pour seul objet le langage mais également le réel existant, tentant de pallier les figures du désastre qui hantent le monde moderne.
«Le veilleur amoureux»(1992) décrit une expérience qui mêle le tâtonnement dans l'obscurité et le temps quotidien à une célébration de l'amour.

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

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Commentaires:
Viviane NAU
Christian MALAPLATE | 27 Décembre 2017 19:14

Dans cette deuxième partie de l’émission je reçois Viviane NAU poétesse- sa poésie se fait l’écho des vibrations de la vie.

Bonjour Viviane ! (réponse).

1-Avant de parler de poésie je voudrais signaler aux auditeurs la parution en 2011 de ton livre

Qui a pour titre : Un, deux et qui est une autobiographie qui relate un moment douloureux de ta vie. Mais déjà ton écriture ressemble à une prose poétique.

 

4 mai 1996, tu disparais à l'âge de 54 ans dans l'onde mouvante d'une saison. Une grave erreur de diagnostic au cours de cette opération bénigne a fait chavirer notre vie. La tempête s'enchevêtre, possède, emprisonne, jour après jour, mon corps, mon esprit, ne relâchant jamais son étreinte brutale et capricieuse. Au lointain, la voix de notre fils de 9 ans me ramène inlassablement avec une infinie douceur vers la grève.
Je ne vois plus ton regard !
Je n'entends plus ta voix !
Je ne peux plus serrer tes mains !
C'est insupportable !
Mais où es-tu ?
Je t'aime.

C'est en Languedoc, au creux de sa ville natale, Montpellier, qu'elle retrouve durant ses loisirs, ses pinceaux, le temps d'une aquarelle, où ses fusains pour l'esquisse d'un dessin, aimant l'art sous toutes ses formes.
En 1996, elle sera confrontée à une grave erreur médicale qui entraînera le décès brutal de son mari. Une rage d'écrire et d'éditer ce livre s'est alors imposée à elle, afin de vous livrer son douloureux face à face avec le corps médical.

 

Les courts extraits de livres : 26/05/2011

Foudroyante empreinte de la vie, tu domines le monde, je chemine avec notre fils au creux de tes vagues, mille pensées roulent dans ma tête...

Mon regard se fige devant la porte du salon, sur cet étonnant rocher agrémentant la pelouse, je ne peux m'empêcher de te voir en ce premier jour du mois de Mai, tondant le gazon, dernière image de nous deux réunis avant ton départ pour l'absolu.

Toujours soucieux, toujours peur de me laisser dans le besoin, tu as décidé qu'une tonte rapide devrait permettre d'attendre ton rétablissement complet après ton opération. Je médite en permanence sur cet après-midi de printemps, notre fils sautillant au milieu de nous deux, nous donnant la main, tous trois réunis, passant à la banque, réglant diverses formalités, n'imaginant pas une seconde, que le ciel nous accordait notre ultime journée.

Vision puissante, même ta mort ne viendra jamais en troubler l'éclat. Miroir, tu me renvoies la réplique de cette trahison, la séparation physique existe bel et bien, mais la seule émotion ancrée en moi, qui ne pourra jamais se dérober, est mon amour pour toi.

Arc-en-ciel de tous mes instants, ta spontanéité nous a entraînés sur des sentiers où n'existait qu'une saison, semée de rayonnement, d'explosions de joies. Toujours en mouvement, rares étaient les jours où tu te reposais. Dans notre maison, construite comme tu l'as désirée, le temps s'est évaporé bien trop vite, il a continué sa route sans nous.

Te souviens-tu de notre rencontre ? Je ne t'ai pas vu, ensuite, je n'ai vu que Toi... Je songe à tes traits, à la couleur de tes yeux, ce bleu que j'aime tant, comme celle des yeux de notre fils, à toutes tes expressions, à tes mains, à tes bras, ces bras, qui me manquent tant.

Au début de notre complicité, je me suis laissé surprendre par ton amusement, celui de jouer au magicien, en subtilisant tous les objets qui traînaient. Je n'osais pas t'accuser, tu me laissais chercher, dès que ta jovialité éclaboussait ton visage, j'avais enfin réalisé ce que je soupçonnais.



Philippe DELAVEAU
Christian MALAPLATE | 27 Décembre 2017 19:13

Musique :

Prélude no-7 CHOPIN

Rhapsodie espagnole /Malaguena RAVEL

Concerto inb G pour flûte, cordes et basse continue QUANTZ

Prélude en si mineur BACH

Romances sans paroles opus 17 no-3 (andante moderato) FAURE

Nocturne opus 19 no-4 TCHAÏKOVSKI

Romances sans paroles opus 67 no-2 (allegro leggiero) MENDELSSOHN

Fzeuilles d'album Emmanuel CHABRIER

Rondo pour flûte et orchestre in C major K315 MOZART

Lecture extraits de poèmes de Philippe DELAVEAU

Le veilleur amoureux Philippe DELAVEAU



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