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Traces de lumière du 09 Avril 2018 : Francis Jammes

Clairières dans le ciel

Francis Jammes est un poète français, également romancier, dramaturge et critique.

Il est né à Tournay(65) le 2/12/1868 et est mort à Hasparren(64) le 1/11/1938.

Il passa la majeure partie de son existence dans le Béarn et le Pays basque, principales sources de son inspiration.

En 1898, il publie son premier vrai recueil poétique (son meilleur selon certains), De l'angélus de l'aube à l'angélus du soir, rencontre Claudel en 1900 et publie l'année suivante Le Deuil des Primevères. 

À 35 ans, il vit très mal l'échec d'une histoire d'amour qui lui inspire le groupe de poèmes intitulé Tristesses (publié en 1906 dans son recueil Clairières dans le ciel). 

En 1905 se situe sa "conversion" au catholicisme (en fait, son retour à une pratique religieuse exigeante) : à Labastide-Clairance, le 7 juillet, Claudel, de retour de Chine, sert la messe qui marque l'évènement. Sa poésie devient plus religieuse et dogmatique. 

Début octobre 1907, à 39 ans, il se fiance (à Lourdes) et épouse une fervente admiratrice avec laquelle il a correspondu pendant quelques semaines, Geneviève Goedorp. Le poète séjournera volontiers dans l'Aisne dans les années qui ont suivi son mariage. Le couple aura sept enfants, le premier, Paul, à cause de Claudel, le second, Bernadette, à cause de Lourdes. 

En 1912 paraissent les Géorgiques chrétiennes. 

Jusqu'à sa mort, sa production poétique mais aussi romanesque et dramatique demeurera importante. 

 

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Commentaires:
Francis JAMMES
Christian MALAPLATE | 13 Avril 2018 16:47

Pour contacter l'association -

 

Association Francis JAMMES

7 rue Francis JAMMES

64300 orthez

Téléphone 0559691124

ass.fjammes@wanadoo.fr www.francis.jammes.com responsable Nicholas NEWMAN



Francis JAMMES
Christian MALAPLATE | 12 Avril 2018 05:35

En 1898, Francis JAMMES publie le recueil De l’angélus de l’aube à l’angélus du soir. Ce recueil illustre surtout la liberté de son inspiration poétique. Le poète évoque son enfance, ses rêves d’aventure avec une ingénuité et une ironie insolites. Il emprunte aux symbolistes le vers libre qui convient à son exubérance.

Sa vocation de poète chrétien, s’affirme dans la préface de son recueil. Il écrit :

« Mon Dieu, vous m’avez appelé parmi les hommes. Me voici.  Je souffre et j’aime. J’ai parlé avec la voix que vous m’avez donnée. J’ai écrit avec les mots que vous avez enseignés à ma mère et à mon père qui me les ont transmis. Je passe sur la route comme un âne chargé dont rient les enfants et qui baisse la tête. Je m’en irai où vous voudrez, quand vous voudrez. L’angélus sonne. »

            (lecture :          La maison serait pleine de roses

                                    Quand verrai-je les îles

                                    J’allais dans le verger)

 

 

Pour Francis JAMMES,  les travaux et les jours, la vie des humbles, le quotidien des gestes s’insérant dans la loi universelle, la douleur et les bienfaits du ciel, l’admiration et l’amour de la nature, sont l’essence même de la vie.

A propos de son recueil Le deuil des primevères paru en 1901, Francis JAMMES écrit :

« Le deuil des primevères est d’une forme et d’une pensée calmes parce que je l’ai surtout conduit dans une solitude où mes souffrances parfois s’apaisèrent. »

Le poète y conte ses amours, leur déception, et cette inextinguible soif d’aimer qu’il ressent encore dans une certaine résignation au malheur. Les 14 prières finales chantent la nature, la douleur et la mort, l’humilité et la gloire de Dieu dans une inspiration qui passe progressivement de l’émotion esthétique à celle d’un sentiment presque religieux.

(Lecture) :                   Prière pour aller au paradis avec les ânes.

 

 

Dans le recueil : Le triomphe de la vie paru en 1902, Francis JAMMES écrit :

Je veux ici, puisqu’il faut commencer,

Ne point poser à faux dans l’encrier

Ma plume. Et, comme un adroit ouvrier

Tient sa truelle alourdie de mortier,

Je veux, d’un coup, à chaque fois porter

Du bon ouvrage au mur de ma chaumière.

En 1906, paraît le recueil Clairières dans le ciel. A la suite de sa conversion Francis JAMMES trouve dans le recueil plus de gravité, pour exprimer sa foi. Le recueil comprend un ensemble de poésies intitulé Tristesses, un long poème en forme dramatique, Le poète et sa femme, et un autre ensemble intitulé Poésies diverses. Des poèmes plus récents, En Dieu et L’église habillée de feuilles, sont placés l’un en tête, l’autre à la fin du recueil, et une note indique qu’ils ont été écrits après le retour du poète au catholicisme.

La Prière est une chanson de Georges Brassens sur un poème de Francis Jammes extrait du recueil "L'Eglise habillée de feuilles". Elle est enregistrée en 1964. Georges Brassens a repris le timbre qu'il avait déjà utilisé en 1954 pour la mise en musique du poème d'Aragon, Il n'y a pas d'amour heureux.

                                    (lecture) : La prière

 

A propos de son recueil Les Géorgiques chrétiennes (1911) le poète considère cette œuvre comme un aboutissement. Depuis longtemps il a chanté Dieu dans la nature et avec plus de ferveur encore depuis sa conversion. Depuis ses premières œuvres il a exprimé son amour des travaux de la terre. Il écrit donc ces Géorgiques chrétiennes à la gloire de Dieu, des paysans et des champs.

Toute une série de recueils, témoignent et affirment sa sensibilité aiguë et sa foi chrétienne. Dans La vierge et les sonnets (1919) Francis JAMMES dit les dispositions intimes du poète et sa ferveur. Sonnets pour commencerCantique de Lourdes et Cantique à Notre-Dame de Sarrance- Sonnets pour finir. Dans Le Cantique de Lourdes, il écrit : « Bernadette souffrait. Elle était peu de chose comme l’alpestre rose au vent de La forêt, qui tremble à peine éclose. Mais cette rose-là attirait les abeilles que le ciel ensoleillé et elle parfuma le roc de Massabielle. »

Dans la préface du recueil Les quatrains (1923 – 1925), le poète avertit le lecteur que quatre vers peuvent contenir le drame et la méditation d’une existence toute entière.

Mourir comme le vent s’apaise dans les feuilles

         Dont il essuie, après un orage, les pleurs ;

         Avec un humble espoir que sa bonté l’accueille

         Laisse mon cœur aller dans celui du Seigneur.

 

Dans Ma France Poétique (1926) le poète compose de petits tableaux alertes et parfois intimes :

Non loin de mon pays natal, les Pyrénées

Qui jusque-là mêlaient leurs ailes tourmentées

Se posent comme un vol d’outardes sur les prés.

Elles ont la couleur même des minerais

Qu’elles portent, avec quelques filets de neige.

 

Dans le recueil De tout temps jamais paru en 1939, le poète compose des vers d’inspiration variée comprenant des poèmes à des morts, des fantaisies, des poèmes mystiques et des prières diverses. L’ensemble donne une impression de vie, de jeunesse et d’achèvement dans toutes les voies où le poète s’est exercé. Voici la première strophe du poème dédié à Anna de NOAILLES :

Un jour tu vins me voir dans ce pays sauvage,

Et je devinai vite alors que c’était toi,

Car tes yeux pleins de nuit ravageaient ton visage

Pâle comme la lune, er versaient leur émoi.

 

Après la mort de son mari en 1938 Madame Francis JAMMES publie en 1944,  le recueil posthume Sources et Feux. Dans ce recueil le poète mêle aux descriptions rustiques des souvenirs personnels.

………….Ce sera l’heure

Que le ciel s’ouvre aux choses intérieures

Ces doux reflets éternels que l’on fleure…

 

Dans l’œuvre de Francis JAMMES il est important de signaler qu’après sa conversion, faite sous la direction de Paul CLAUDEL, accouru à son appel le poète va développer son œuvre dans la sérénité de la foi retrouvée. Ayant fait retour à l’église, c’est alors que, comme par miracle, sa sensibilité, rendue sereine par le renoncement et la conversion que le poète trouve à s’exprimer à nouveau- Une jeune fille lui a écrit qu’elle aimait ses vers. Elle est douce et cultivée, elle s’appelle Ginette GOEDORP et habite à Bucy-Le-Long dans le département de l’Aisne. Elle sera sa fiancée devant la Vierge de Lourdes avant d’être sa femme en 1907. Ils eurent 7 enfants (5 filles et 2 garçons).

Le poète montre un christianisme d’action, charitable et souriant où s’élève à une méditation souvent inspirée par la beauté ou la bonté de la nature.

Pour Francis JAMMES, « Le poète est ce pèlerin que Dieu envoie sur la terre pour qu’il y découvre des vestiges du Paradis perdu et du ciel retrouvé. »

Il écrit : « Tout le travail de Dieu en moi… a été de me détacher peu à peu de toute ambition, de m’éloigner de la vie moderne… J’ai donc dans cette solitude, tout le bonheur que l’on puisse souhaiter. »

Il dit aussi - « Mon âme est un chant catholique où prie un recueillement. »

Et il ajoute :

« Maintenant, ô Mon Dieu, je sais que chaque chose

Porte en soi son Mystère et que le  savez.

Ceci est un caillou, ceci est une rose.

Ceci est une femme et ceci un baiser. » 

 



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