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Emission Prélude du 01 Octobre 2018 : Beethoven, 9ème Symphonie et sonates

La Neuvième Symphonie en ré mineur, Opus 125, composée par Beethoven de 1822 à 1824, fut dédiée à Friedrich Wilhelm III, roi de Prusse, et interprétée pour la première fois à Vienne le 7 mai 1824. Ignaz Schuppanzigh dirigeait l'orchestre, en présence du compositeur lui-même. Cette symphonie eut d’emblée un très grand succès, et sa première donna lieu à cinq rappels alors que seul l'Empereur pouvait bénéficier de trois rappels.

Beethoven avait construit sa symphonie en ajoutant à la fin du quatrième mouvement une Ode à la Joie. Ajouter un final avec choeur était une idée à laquelle il songeait depuis 1807.

Beethoven a manifesté l’intention de composer une œuvre à partir de l’Ode à la Joie de Friedrich von Schiller au moins dès 1792. Dès 1799, Beethoven avait esquissé une mise en musique, sous forme d'un Lied, puis s'était servi de quelques vers dans Leonore-Fidelio, son opéra. D’autres esquisses se trouvent dans ses cahiers de 1814-1815. Enfin, Beethoven adapta le texte pour sa neuvième symphonie. A cette fin, il s'inspira d'une version de 1803 révisée par Schiller lui-même.

Le thème musical de l’Ode à la Joie, quant à lui, trouve ses racines notamment dans la Fantaisie pour chœur, piano et orchestre opus 80.

Cette Ode à la Joie correspond aux idéaux fraternels de Beethoven, d’où sa volonté incessante de composer une œuvre à la mesure de l’écrit de Schiller : « L'homme est pour tout homme un frère – Que tous les êtres s'enlacent ! - Un baiser au monde entier ! ».

Depuis, la Neuvième symphonie n’a jamais cessé d’être jouée dans le monde, par les plus grands ensembles, et dirigée par les plus grands chefs d’orchestre.

Sa durée totale (inouïe pour l’époque) va de 60 à 79 minutes, selon l’interprétation.

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Commentaires:
BEETHOVEN
Christian MALAPLATE | 24 Octobre 2018 06:00

La genèse de la neuvième  Symphonie, en ré mineur, est longue et complexe. L’idée de mettre en musique l’Ode à la Joie de Schiller, pour ses amis francs-maçons, remonte à 1792. Trois ans plus tard, Beethoven est déjà hanté par un thème musical relatif à cette ode. Dès 1807, il se propose d’écrire une œuvre orchestrale où les voix s’uniront aux instruments dans la conclusion. En 1812, il conçoit le projet d’une IXème Symphonie en ré mineur. Dès 1817, il esquisse le premier mouvement de cette Symphonie, puis s’arrête. Au cours de l’été 1822, il trouve l’Hymne à la Joie en opérant la jonction entre l’Ode à la Joie de Schiller et le thème musical qui le poursuit depuis plusieurs années. Dès 1818, il projette le plan d’une Symphonie avec chœurs, qu’il prévoit comme une Symphonie n°10. Pendant la période 1822-1823, il compose les trois premiers mouvements de la IXème Symphonie, qu’il achève l’année suivante.

La création de la neuvième Symphonie a lieu à Vienne le 7 mai 1824, au cours d’un concert qui comprend également le Kyrie, le Credo et l’Agnus Dei de la Missa Solemnis. Dès le Scherzo, l’enthousiasme du public contraint l’orchestre à s’arrêter. Au cours de l’exécution, Beethoven se tient à côté du chef Umlauf qui dirige, calquant ses gestes sur les siens. A la fin, les applaudissements crépitent, mais Beethoven ne les entend pas à cause de sa surdité. La cantatrice prend alors le compositeur par les épaules et le tourne face à la salle en délire.

La IXème Symphonie, en ré mineur, comprend 4 mouvements

 Eminents spécialistes de Beethoven, Brigitte et Jean Massin appuient l’analyse qui suit, de ces quatre mouvements, sur les notes laissées par le compositeur dans ses cahiers d’esquisses.

Premier mouvement : Allegro ma non troppo, un poco maestoso

« Le thème initial et central du premier mouvement provient d’une idée musicale notée 15 ans plus tôt pour une esquisse des sorcières de Macbeth. Une fois de plus, Beethoven reprend son duel contre le Destin. A ce thème, s’opposent deux autres, marquant la volonté de résistance de l’homme et son désir de bonheur. Le débat se poursuit, mêlant l’intériorité la plus lyrique aux fanfares militaires de l’épopée, et se clôt sur l’implacable victoire du thème initial, dans l’atmosphère la plus poignante de toute l’œuvre beethovénienne. ».

Deuxième mouvement : Molto vivace

« L’homme tente de répondre à la victoire du Destin par un redoublement d’activité, faisant appel à toutes les ressources de la vitalité et de l’humour. La forme musicale est celle d’un scherzo où les thèmes volontaires et narquois s’entrecroisent. Jouant le rôle du trio, un Presto central semble annoncer la délivrance, en préfigurant le thème final de la joie.

Mais, après la reprise du Molto vivace, le mouvement s’arrête net sur la reprise des neuf premières mesures du Presto. ».

Troisième mouvement : Adagio molto e cantabile

« Pour vaincre le Destin, il faut faire appel, non seulement à la vitalité active, mais à l’intimité du cœur. Tout le mouvement est fait de variations sur un très long thème mélodique fervent, aspirant à l’infini, qui se renouvelle lui-même sans parvenir jamais à s’achever. Entre ces variations s’intercale par deux fois un épisode Andante contrastant par plus de tendresse et d’optimisme. Mais après le troisième traitement du thème Adagio, éclate un énergique appel de fanfares, qui se reproduit encore, et le morceau s’achève dans une agitation

fiévreuse. ».

Quatrième mouvement : Finale : Presto

« Tout commence par une brève bourrasque d’angoisse, coupée net par un récitatif solennel. Viennent alors l’évocation et le rejet des trois morceaux précédents. Alors peut surgir une mélodie qui est comme la vérité la plus intime du cœur, aux seules cordes basses d’abord, puis à tout l’orchestre progressivement, pour finir dans l’éclat jubilant d’une proclamation révolutionnaire. Et maintenant, après ce prélude instrumental, les voix entrent en jeu comme la plénitude humaine au dernier jour de la création, pour chanter l’Hymne à la Joie.

Trois couplets énoncent une vision prophétique de l’avenir où « tous les hommes deviennent Frères ». Mais il faut encore combattre pour parvenir à cette joie universelle. Après une marche scandée par la « musique turque », le ténor appelle ses frères « à courir leur chemin, joyeux, comme un héros vers la victoire ». Vient ensuite l’épisode religieux avec ses allusions maçonniques et aussi une aspiration à la fraternité cosmique. Se déchaîne alors, pour finir, une bacchanale effrénée. Des fragments de la première et de la dernière strophe s’entrecroisent ou se chevauchent, accentuant, tantôt l’allure populaire d’une kermesse, tantôt un plus grave enthousiasme, pour aboutir au Prestissimo final. ».

 

L’ode à la joie est devenu l’Hymne européen



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