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Emissions Prélude

Emission Prélude du 05 Novembre 2018 : Maurice Ravel, Valses nobles et sentimentales


Maurice Ravel est un compositeur et chef d'orchestre français né à Ciboure 1875 et mort à Paris en 1937.

Homme à la personnalité indépendante et énigmatique, Maurice Ravel laisse une oeuvre qui se situe à la charnière entre le XIXe et le XXe siècle, temps des querelles entre modernistes et traditionalistes, entre l’avenir et le passé.

Maurice Ravel se tient à la fois à l’écart de la révolution portée par Schönberget de l’académisme de la Schola Cantorum. Son audace ainsi que son admiration pour Satie, lui vaut une forte réprobation de ces milieux qui lui coûte notamment des échecs successifs au Concours de Rome.

Souvent comparé à Debussy, avec lequel il partage cette utilisation de l’harmonie comme une couleur, avec des dissonances non résolues, il s’en distingue par une écriture pianistique très novatrice et une maîtrise de l’orchestration hors du commun.

Fauré, qui fut son professeur de composition, et un ami cher, qualifia son travail d’une "sincérité désarmante". Son œuvre peut être qualifiée d’éclectique, au vu des sources variées de ses inspirations : Couperin, Rameau, admirateur de Mozart, Saint Saëns. Ravel est aussi fasciné par la musique noire américaine comme le jazz et le blues, et imprégné de musique hispanique (sa mère est d'origine espagnole).

Dans un catalogue de 111 œuvres, Maurice Ravel nous a laissé une grande majorité de chefs d’œuvre mondialement reconnus qui font de lui l’*un des plus grands compositeurs français du XXème siècle. *

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Emission Prélude du 29 Octobre 2018 : Hector Berlioz, Sa vie et ses œuvres

Hector Berlioz est un compositeur français du XIXème siècle se rattachant au mouvement romantique.

Après avoir appris les rudiments de la musique (flûte, guitare, flageolet), Berlioz lit des traités d’harmonie (notamment celui de Rameau ) et compose ses premières pièces. Au cours de ses études scientifiques, il étudie les œuvres musicales de la Bibliothèque du Conservatoire ; il quitte l’école de médecine de Paris en 1823 pour entrer au Conservatoire dans la classe de composition de Lesueur. En 1827, Berlioz participe au concours du prix de Rome mais échoue trois années consécutives. Il le remporte en 1830 avec sa cantate Sardanapale. La même année, il compose la Symphonie Fantastique, œuvre incomprise qui fait scandale parce qu’elle constitue le point de départ de la musique à programme (ou musique descriptive). Berlioz continue à écrire durant son séjour en Italie (Lélio ou le retour à la vie, Harold en Italie ) et se fait d’autant plus connaître en devenant critique musical. Il se met à voyager dans toute l’Europe, où ses œuvres rencontrent un accueil plus favorable qu’en France, et connaît enfin le succès à Paris avec le Requiem (1837), puis avec la Damnation de Faust, en 1846.

Berlioz est également reconnu en tant que chef d’orchestre. Après que Franz Liszt a suscité l’enthousiasme autour des opéras de Berlioz en Allemagne, le compositeur français est amené à composer en 1858 Les Troyens, opéra qui constitue le point culminant de son œuvre.

 

 

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Emission Prélude du 22 Octobre 2018 : Choeurs et chants sacrés

Oeuvres musicales et religieuses sacrées..

 

 

 

 

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Emission Prélude du 15 Octobre 2018 : Richard Wagner, La tétralogie

Richard Wagner est un compositeur, dramaturge et théoricien de la musique allemand (Leipzig, 1813 - Venise, 1883)

Wilhelm Richard Wagner est un compositeur, dramaturge et théoricien de la musique allemand et l’une des figures clés du romantisme tardif du XIXe siècle et de l’opéra en particulier, à la fois par l’influence que son œuvre a exercée sur ses contemporains et ses descendants, et la fascination ou le rejet - souvent les deux - suscités par sa musique.

L’œuvre de Richard Wagner est un tournant : monumentale, non pas par le nombre mais par ses proportions et son intensité. Réformateur du théâtre lyrique, Richard Wagner est avant tout un compositeur d’opéras : il révolutionne le genre à la fois dans sa forme (synthèse poético-musicale), sa dramaturgie (Gesamtkunstwerk), dans l’écriture musicale (composition en continu, Leitmotiv, chromatisme) et dans l’orchestration (accord de Tristan ), en posant ainsi les jalons du XXe siècle. Les 14 heures de musique de la Tétralogie sont l’aboutissement de sa conception de l’opéra, et le Festspielhaus de Bayreuth, théâtre qu’il a construit pour ses œuvres, l’écrin idéal.

Son génie artistique fut doublé d’une personnalité controversée déjà de son vivant : révolutionnaire, opportuniste, mythomane, antisémite, homme à femmes, Wagner ne laisse pas indifférent et son œuvre fut instrumentalisée par des considérations politiques et idéologiques, et continue à diviser les connaisseurs et les mélomanes

La tétralogie : l'anneau du Nibelung

La Tétralogie de Wagner est loin de se limiter à la célèbre chevauchée des Walkyries, souvent reprise au cinéma ou à la télévision. Fréquemment appelée L’Anneau du Nibelung ou le Ring, cette œuvre vertigineuse est imprégnée de légendes germaniques et s’inspire de traditions antiques.

Œuvre monumentale, la Tétralogie de Richard Wagner (1813-1883) a mis près de trente ans à voir le jour. Si son écriture est entreprise en 1848, ce n’est qu’en 1876 qu’elle est créée à Bayreuth (Bavière). Elle se compose de quatre opéras : un prologue, L’Or du Rhin, et trois « journées », La Walkyrie, Siegfried et Le Crépuscule des dieux.

Avec des intrigues qui se mêlent, des strates temporelles qui se chevauchent, des dieux, des créatures légendaires, des hommes… il n’est pas toujours facile de s’y retrouver !

Dans les grandes lignes, l’histoire est celle du vol de l’or du Rhin, vecteur de toute-puissance et de richesse. Deux lignées rivales, l’une issue de Wotan (le dieu des dieux), l’autre du nain Alberich (le roi d’un peuple souterrain appelé les Nibelungen), vont tout mettre en œuvre pour le récupérer. C’est finalement Siegfried, le descendant de Wotan, qui y parviendra. Mais l’or, forgé sous la forme d’un anneau, est maudit et conduit tous ceux qui tentent de s’en emparer à leur perte…  !

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Emission Prélude du 08 Octobre 2018 : Verdi, ouvertures et airs d'opéras célèbres

Giuseppe Fortunino Francesco Verdi, né Joseph Fortunin François Verdi le 10 octobre 1813 aux Roncole et mort le 27 janvier 1901 à Milan, est un compositeur romantique italien. Son œuvre, composée essentiellement d’opéras, unissant le pouvoir mélodique à la profondeur psychologique et légendaire, est l'une des plus importantes de toute l'histoire du théâtre musical.

 

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Emission Prélude du 01 Octobre 2018 : Beethoven, 9ème Symphonie et sonates

La Neuvième Symphonie en ré mineur, Opus 125, composée par Beethoven de 1822 à 1824, fut dédiée à Friedrich Wilhelm III, roi de Prusse, et interprétée pour la première fois à Vienne le 7 mai 1824. Ignaz Schuppanzigh dirigeait l'orchestre, en présence du compositeur lui-même. Cette symphonie eut d’emblée un très grand succès, et sa première donna lieu à cinq rappels alors que seul l'Empereur pouvait bénéficier de trois rappels.

Beethoven avait construit sa symphonie en ajoutant à la fin du quatrième mouvement une Ode à la Joie. Ajouter un final avec choeur était une idée à laquelle il songeait depuis 1807.

Beethoven a manifesté l’intention de composer une œuvre à partir de l’Ode à la Joie de Friedrich von Schiller au moins dès 1792. Dès 1799, Beethoven avait esquissé une mise en musique, sous forme d'un Lied, puis s'était servi de quelques vers dans Leonore-Fidelio, son opéra. D’autres esquisses se trouvent dans ses cahiers de 1814-1815. Enfin, Beethoven adapta le texte pour sa neuvième symphonie. A cette fin, il s'inspira d'une version de 1803 révisée par Schiller lui-même.

Le thème musical de l’Ode à la Joie, quant à lui, trouve ses racines notamment dans la Fantaisie pour chœur, piano et orchestre opus 80.

Cette Ode à la Joie correspond aux idéaux fraternels de Beethoven, d’où sa volonté incessante de composer une œuvre à la mesure de l’écrit de Schiller : « L'homme est pour tout homme un frère – Que tous les êtres s'enlacent ! - Un baiser au monde entier ! ».

Depuis, la Neuvième symphonie n’a jamais cessé d’être jouée dans le monde, par les plus grands ensembles, et dirigée par les plus grands chefs d’orchestre.

Sa durée totale (inouïe pour l’époque) va de 60 à 79 minutes, selon l’interprétation.

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Emission Prélude du 24 Septembre 2018 : Bach, l'offrande musicale

L'offrance musicale

Jean-Sébastien Bach (Johann Sebastian Bach) est un compositeur et organiste allemand, né en 1685 et mort en 1750. Son œuvre fait partie des monuments de la musique classique et bénéficie d’une reconnaissance universelle dans l’histoire de la musique.

La musique de Jean Sébastien Bach est le témoignage d’une synthèse fondamentale dans l’époque baroque : de la tradition germanique et des influences italiennes et françaises, ainsi que de l’ensemble des procédés musicaux de la composition polyphonique, avec une place prépondérante réservée à la mélodie.Le maître s’illustre dans tous les genres (excepté l’opéra), portant la musique tonale à sa pleine expression et préparant de la même manière sa transgression future.

« S’il y a quelqu’un qui doit tout à Bach, c’est bien Dieu » écrit l'écrivain et le philosophe Emil Cioran .

En effet, la foi de Bach est le prisme indispensable à la compréhension de son œuvre. Bach est un fervent luthérien, il écrit sa musique à la gloire de Dieu, et il est donc de son devoir de cultiver son talent.

Issu d’une famille composée d’une véritable dynastie de musiciens (environ 80 musiciens dans la famille) et né la même année que Haendel et D. Scarlatti, Jean Sébastien Bach se retrouve vite orphelin, il est élevé par son frère, musicien organiste. Il reçoit à l'orgue, au violon et au chant une solide formation musicale mais c'est en étudiant les écrits de ses contemporains qu'il assimile véritablement l'art de la composition. Au fil de ses différents engagements à la cour ou en l’église, Bach construit un opus constitué notamment des œuvres de circonstance : aux formes léguées par ses prédécesseurs il donne une nouvelle dimension tant sur le plan expressif que structural, en se renouvelant sans cesse.

De son temps, la reconnaissance de Jean Sébastien Bach dépasse à peine les frontières de l’Allemagne où l’on apprécie davantage ses qualités d’organiste que ses compositions. Néanmoins, il forma de nombreux musiciens qui perpétuèrent son enseignement.

L’héritage musical du compositeur sera maintenu pendant une génération par ses fils Wilhelm Friedmann, Carl Philipp Emanuel, Johann Christoph Friedrich et Johann Christian, puis disparaîtra avec eux avant d’être remis au goût du jour par les romantiques.

 

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Emission Prélude du 17 Septembre 2018 : Wolfgang Amadeus Mozart , la beauté transfigurée

Wolfgang Amadeus Mozart est un compositeur autrichien, figure majeure du classicisme né à Salzbourg en  1756 et mort à Vienne en 1791.

Wolfgang Amadeus Mozart est l’un des compositeurs les plus importants de l’histoire de la musique occidentale, et la figure majeure de la période du classicisme. Il fait partie avec Haydn et Beethoven de la « triade classique viennoise », incarnant l’un des trois maîtres dont l’influence a été la plus considérable sur les générations suivantes de compositeurs. Virtuose du clavecin et du violon, il connaît un succès précoce et une carrière fulgurante, en portant toutes les formes musicales existantes à un état d’accomplissement inégalé.

Le père de Mozart, musicien au service du prince-archevêque de Salzbourg, occupe une place prépondérante dans la réussite de son fils. Il lui enseigne la musique et organise son premier concert en public alors que Mozart est seulement dans sa sixième année. L’enfant prodige se produit par la suite dans de nombreuses villes d’Europe, à Vienne devant l’impératrice Marie-Thérèse, à Versailles devant la famille royale et la cour, à Londres devant le roi Georges III. Mozart se retrouve très vite sollicité par la noblesse qui ne tarit plus d’éloges à son sujet ; il compose ses premières grandes œuvres, opéra bouffe, messe, quatuor, concerto, symphonie, en tout plus de six cents pièces en trente-cinq ans. Son succès lui permet de dépasser peu à peu les normes formelles de son temps et de s’affranchir des contraintes sociales pesant sur le statut du compositeur : malgré de nombreuses dettes, il trouve une certaine indépendance à Vienne où il s’établit à partir de 1781. Neuf ans plus tard, il meurt prématurément en raison de fréquentes maladies et l’épuisement du à un rythme de travail effréné.

Le génie de Mozart tient à l’originalité décisive qu’il fait naître de sa maîtrise parfaite des genres : il réussit à la perfection à allier lyrisme de la mélodie italienne et technicité du contrepoint allemand en un style à l’expressivité unique. Son œuvre contient en germe l’ampleur et l’effusion passionnée qui caractériseront la période romantique.

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http://www.georgesbrassens-gb.eu/index.php?babrw=racine/prelude/emissions-prelude/babArticle_168

 

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Emission Prélude du 18 Juin 2018: Félix Mendelssohn, Ouvertures

Felix Mendelssohn est un compositeur, pianiste et organiste, chef d'orchetre  allemand (Hambourg 1809 - Leipzig 1847)

Compositeur précoce, pianiste et organiste prolifique, chef d’orchestre international, Felix Mendelssohn est une personnalité incontournable de l’ère Romantique qui a contribué à tous les genres musicaux : musique de chambre, musique symphonique et musique pour chœur.

Enfant prodige, Felix Mendelssohn est rapidement remarqué pour ses talents musicaux, en particulier pour le violon, le piano ainsi que la composition. Lors de son passage à Paris, il étudie la musique de Wolfgang Amadeus Mozart et de Jean-Sébastien Bach , deux compositeurs par lesquels Mendelssohn restera fortement influencé tout au long de sa carrière. Il compose à l’âge de seize ans l’Octuor à cordes en mi bémol majeur, l’un des premiers du genre, démontrant à son public un talent de composition incontestable.

Malgré une courte carrière, Mendelssohn a néanmoins réussi à trouver un grand et rapide succès partout en Europe en tant que compositeur et plus particulièrement en Angleterre où sa musique est grandement appréciée par la Reine Victoria et le Prince Albert. Parmi ses contemporains tels que Liszt , Wagner , et Berlioz, Mendelssohn se positionne comme le defenseur d’une musique dite « conservatrice » ; il fonde en 1843 le Conservatoire de Leipzig, lequel devient un bastion de la défense de cette musique.

Au-delà de la composition, Mendelssohn est également un meneur dans la redécouverte au XIXème siècle de la musique baroque, et en particulier de J.S. Bach et Haendel : il dirige en 1829 la Passion selon St Mathieu de Bach (la première représentation depuis la mort du compositeur en 1750), et Le Messie de Haendel en 1833.

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Emission Prélude du 11 Juin 2018: Georg Philipp Telemann, Concertos et Cantates solennelles

Georg Philipp Telemann est un compositeur allemand (Magdebourg, 1681 - Hambourg, 1767)

Contemporain de Bach, Telemann est l’un des compositeurs allemands les plus célèbres de son époque notamment par sa production atteignant les 6000 œuvres. Il marque par son goût de la nouveauté la transition entre l’âge baroque et la période classique.

 

Issu d’une famille de classe moyenne dont le père est pasteur, il entreprend, après avoir suivi des études de droit à Leipzig, des études musicales à l’encontre de ce que souhaite sa famille.
Il compose son premier opéra « Sigismund » (perdu) à l’âge de douze ans ainsi que des motets pour les services dominicaux de l’Eglise. Il fonde à Leipzig le « Collegium musicum », orchestre amateur qui comprend une quarantaine d’étudiants. Il est nommé maitre de chapelle à la cour du Comte Erdmann II de Promnitz en Pologne pour qui il compose 200 ouvertures dans le style français en moins de deux ans. Après avoir été maitre de chapelle à Eisenach et directeur de musique de la ville de Francfort, il est nommé directeur de la musique des Eglises de la ville de Hambourg. Grace à son deuxième mariage, avec Katharina Textor, il prend le titre de « bourgeois », ce qui lui donne de côtoyer l’élite locale pour qui il organise des concerts publics. Il prend la direction de l’Opéra de Hambourg qu’il se voit contraint de fermer peu après en raison du peu d’af fluence.

Il rencontra Haendel et Jean-Sébastien Bach avec qui il se lia d’amitié. Très renommé à son époque, il refusa de nombreux postes tout au long de sa vie. Il composa environ 6000 œuvres dont la majeure partie fut publiée de son vivant lors de son séjour à Paris. Il est l’auteur de 3 autobiographies, en 1718, 1729 et 1740

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Emission Prélude du 04 Juin 2018: Luigi Boccherine, la naissance du quatuor à cordes

Luigi Boccherini est un compositeur et violoncelliste italien (Lucques, 1743 – Madrid, 1805)

C'est l’un des premiers représentants de l’école italienne de violoncelle à joindre l’expressivité à la virtuosité instrumentale.

Boccherini est le fils du premier contrebassiste nommé soliste à la Capella Palatina, Léopold Boccherini. Tout comme ses frères et sœurs, il commence l’apprentissage du violoncelle dès l’âge de cinq ans avec son père. Il continue ses études avec Francesco Vanucci, maître de chapelle de la cathédrale San Martino. En 1757, le père et le fils sont engagés dans l’orchestre du Théâtre impérial de Vienne.

Avec Filipo Manfredi, Pietro Nardini et Giuseppe Cambini, Boccherini entreprend une tournée européenne. En France, il présente ses œuvres au Concert Spirituel et y rencontre François-JosephGossec et Pierre Gaviniès. A Madrid, au service de différentes cours – sous la protection de l’Infant Don Luis, de Frédéric-Guillaume II de Prusse, de la comtesse Maria Josefa de Benavente-Osuna - Boccherini compose la majorité de son œuvre de musique de chambre.

Violoncelliste virtuose, Boccherini a énormément contribué à l’essor de l’instrument en composant de nombreux quintettes pour violons, alto et deux violoncelles, des concertos ainsi que des sonates. Il poursuit l’exploration du jeu en doubles cordes initiée par ses prédécesseurs et ouvre de nouvelles perspectives tant dans la dynamique que dans les effets instrumentaux qui n’étaient alors utilisés que pour le violon. Il développe également la technique de l’instrument en utilisant la position du pouce afin d’en augmenter l’ambitus et emploie la clé de sol dans les partitions de violoncelle, réservée jusqu’ici au violon, permettant ainsi le déploiement du registre aigu de l’instrument.

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Emission Prélude du 28 Mai 2018 : Darius Milhaud, l'homme et son désir

Darius Milhaud, est un compositeur français né à Aix-en-Provence en 1892 et mort à Genève en 1974.

L’œuvre de Darius Milhaud, exceptionnellement dense pour le vingtième siècle, fait même de son auteur l’un des plus prolifiques de tous les temps.

Darius Milhaud grandi dans une famille juive en Provence et son père, commerçant et musicien amateur, lui donne un goût précoce pour la musique. Il rentre néanmoins tard au Conservatoire de Paris, à l’âge de 17 ans, et se lie d’amitié avec Arthur Honegger. Il étudie notamment le violon, l’harmonie, le contrepoint, la composition auprès de Widor, la direction d’orchestre avec d’Indy, l’orchestration avec Dukas. Ses premières compositions sont déjà audacieusement avant-gardistes, et intègrent la polytonalité à partir de 1915. Il rencontre Erik Satie, Jean Cocteau, puis Paul Claudel qui l’emploie comme secrétaire à l’ambassade de France au Brésil. A son retour en France après un détour par New York, la notoriété vient avec son appartenance au Groupe des Six. Il retourne alors aux Etats-Unis en 1922 pour y jouer ses compositions au piano et donner des conférences dans les grandes universités. Grand voyageur, il parcourt l’Europe, puis se consacre à la composition et à l’enseignement. La Seconde Guerre Mondiale le force à l’exil, et il enseigne pendant plusieurs années en Californie, puis à partir de 1947, il partage son temps entre son poste de professeur au Conservatoire de Paris et les Etats-Unis.
Avec plus de 443 numéros d’opus, l’œuvre prolifique de Darius Milhaud est caractérisée par la polytonalité, la polyrythmie, l’inventivité mélodique, l’influence de la musique brésilienne et du jazz et la recherche formelle.

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Emission Prélude du 21 Mai 2018 : Francis Poulenc, Quatre motets pour un temps de pénitence

Francis Poulenc (Paris 07/01/1899 – Paris 30/01/1963) est un compositeur français de la première moitié du XXème siècle.

Auteur de près de 200 mélodies, il s’illustre aussi dans d’autres genres (opéra, musique d e chambre, œuvres pour piano, un opus important de musique sacrée ), et laisse des écrits qui témoignent de l’attachement qu’il porte à la langue.

Poulenc découvre le piano grâce à sa mère, qui lui parle des classiques, et grâce au pianiste Ricardo Viñes, son mentor spirituel, qui l’initie à la musique de son temps (Claude Debussy, Eric Satie, Manuel de Falla …). Viñes lui permet de s’introduire dans les cercles artistiques du moment, où il fréquente par exemple Jean Cocteau et Max Jacob. C’est notamment la découverte d’Igor Stravinski qui sera déterminante pour sa carrière de compositeur.

Au tout début de sa carrière, Poulenc prend part à la création du Groupe des Six (en référence au Groupe des Cinq russes), composé d’Arthur Honegger, Darius Milhaud, Georges Auric, Louis Durey et Germaine Tailleferre : ces compositeurs s’assemblent pour réagir contre le romantisme, le wagnérisme, et dans une moindre mesure, l’impressionnisme. Même s’il reste autodidacte en grande partie, Poulenc étudie la composition avec Charles Koechlin dans les années 1920, et découvre le style de Gabriel Fauré dont Koechlin était l’élève. Entre commandes et inspirations plus personnelles, Poulenc crée aléatoirement ballets, parfois non dénués d’humour (Les Animaux modèles, 1942), œuvres religieuses (Messe en sol majeur, 1937) ou œuvres instrumentales (Concert champêtre pour la claveciniste Wanda Landowska (1928), Sinfonietta, 1947). Il reste très attaché à la voix qu’il met en avant dans ses nombreuses mélodies mais aussi dans des opéras, comme Les Dialogues des Carmélites (1957) ou La Voix humaine (1958).

Poulenc fait alterner dans ses pièces un grand sérieux, qui semble aller de pair avec sa foi profonde, et un sens prononcé de l’amusement et de la fantaisie. La diversité de ses créations souligne un style assuré et inspiré, qui rend compte de l’éclectisme esthétique dans le traitement de l’orchestre et de la voix, tout en restant bien ancré dans la tonalité/modalité.

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Emission Prélude du 07 Mai 2018 : les ouvertures de Gioacchino Rossini

Gioacchino Rossini est un compositeur italien (Pesaro, 1792 – Paris, 1868) qui a profondément marqué l’histoire de l’opéra du XIXe siècle en menant à son apogée le bel canto à l'italienne : il pare l’opéra-bouffe d’airs énergiques et brillants dotés d’un naturel nouveau, et développe et innove l'écriture orchestrale en préparant ainsi l'éclosion du romantisme.

Doté d'un talent musical précoce, Gioacchino Rossini est élevé dans une famille de mélomanes; il apprend la musique notamment en lisant les partitions de Mozart *ou Haydn* . Il fait ses études au prestigieux Liceo Musicale de Bologne, alors qu’il possède déjà un très bon niveau en cor et en chant. Il y apprend le violoncelle, le piano, l'alto le contrepoint, et acquiert une grande maîtrise de l’instrumentation, de l’orchestration et de la structuration harmonique en travaillant très jeune déjà comme répetiteur au théâtre.

Trois des opéras de Rossini sont créés avant son vingtième anniversaire, dont La Cambiale di Matrimonio. Demetrio e Polibio, écrit en 1810, correspond à sa première mise en scène d’opéra en 1812 ; représenté la même année, La Pietra del Paragone * remporte un immense succès à laScala de Milan. A la suite de ces opéras-bouffes, il s’attelle à l’opera seria *avec la création de Tancrede * (1816) ; il fait évoluer le genre dans Otello * (1816) et Semiramide (1823), en réussissant la parfaite synthèse des trois genres. Son chef-d’œuvre est Le Barbier de Séville, tout de suite reconnu comme tel lors de sa création en 1816. Rossini impose aussi un genre intermédiaire (déjà exploité par Mozart), *l’opera semi-seria, auquel se rattachent *La Cenerentola * ou *La Pie voleuse (1817).

Après un séjour très réussi à Paris (où il reviendra à la fin de sa vie) et la création de Guillaume Tell en 1829, Rossini arrête de composer pour la scène. Il se consacre alors à la musique religieuse, genre qui met tout aussi bien en valeur ses qualités musicales : le Stabat Mater (1841) et la *Petite messe solennelle * (1864) soulignent par leur clarté et leur profondeur d’écriture le talent du compositeur.

 

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Emission Prélude du 23 Avril 2018 : Piotr Ilitch Tchaïkovski, l'âme russe

Piotr Illitch Tchaïkovski, né à Votkinski en 1840 et mort à Saint-Petersbourg en 1893, est un compositeur incontournable du romantisme russe, parmi les plus grands symphonistes de sa génération. Ses dons de mélodiste, mêlant sentimentalité et lyrisme, lui ont assuré une popularité durable.

Piotr Illitch Tchaïkovski fait des études de droit tout en continuant la musique, et commence à gagner sa vie en tant que fonctionnaire au ministère de la justice à Saint Petersbourg. En 1862, il intègre un nouvel institut musical créé par Anton Rubinstein et qui deviendra le Conservatoire de Saint Petersbourg. Il suit les cours d’harmonie et de contrepoint avec Nicolaï Zaremba, et d’orchestration avec Anton Rubinstein : il obtient un diplôme en 1865, décide alors de se consacrer exclusivement à la musique et dès 1866, occupe le poste de professeur d’harmonie au Conservatoire de Moscou. Dans les années 1868-1874, outre l’enseignement et en plus de ses activités liées à la composition, Tchaïkovski signe des critiques musicales dans la presse moscovite. A partir de 1877, Tchaïkovski entretient une relation particulière avec une riche veuve, Nadejda von Meck, admiratrice de ses œuvres : elle décide de lui verser une rente annuelle de 6000 roubles. Il démissionne donc du Conservatoire en 1878 afin de se consacrer à la composition. Ils ne se rencontreront jamais, alors qu’ils séjournent parfois dans les mêmes villes. Leur relation demeurera ainsi uniquement épistolaire, et témoigne d’une grande et profonde amitié. Mme von Meck est la dédicataire de la Symphonie n°4. 

Afin de tenter de démentir les rumeurs sur son homosexualité, qui pourrait entraver sa carrière, Tchaïkovski se marie en 1877 avec une de ses élèves, Antonina Miliukova, mais ce mariage est un douloureux échec. Il connait un succès croissant hors des frontières de la Russie et dirige ses œuvres dans de nombreux pays. Il se rendra une seule fois aux États-Unis, en 1891, où il sera célébré avec tous les honneurs dus à un grand musicien. Il meurt à Saint Petersbourg, probablement du choléra, peu de temps après la création de sa Symphonie n°6. Très populaire, environ huit mille personnes assistèrent à ces funérailles nationales. Le Conservatoire de Moscou porte son nom depuis 1940.

Tchaïkovski compose dans tous les genres (opéra, piano, musique symphonique, de chambre, vocale…). Musicalement, il se tient à l’écart du mouvement national du Groupe des Cinq, même si l’élément russe est incontournable dans son œuvre, notamment par le biais des chants traditionnels qu’il utilise instinctivement. Sa musique reflète sa personnalité intérieure bien souvent tourmentée ; le caractère sentimental a pu susciter des critiques, mais l’inventivité de ses mélodies était un don rarement égalé par ses contemporains. Tchaïkovski a donné ses lettres de noblesse à la musique de ballet et a influencé profondément certains musiciens moscovites, parmi lesquels Anton Arenski et Serguëi Rachmaninov.

 

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Emission Prélude du 16 Avril 2018 : Jules Massenet, Manon

Jules Massenet, né le 12 mai 1842 à Montaud (aujourd'hui quartier de Saint-Étienne) et mort le 13 août 1912 à Paris, est un compositeur français de la deuxième moitié du XIXème siècle, auteur notamment des opéras "Werther", "Manon", ou encore "Thaïs".

Il acquiert une grande popularité pour ses opéras (au nombre de 25), mais s’illustre aussi dans la musique orchestrale (suites symphoniques, ballets, musique de scène), pour piano, et pour voix (cantates, drames sacrés). Ses mélodies, nombreuses, firent beaucoup pour divulguer sa notoriété dans les salons parisiens de l’époque. Il a une influence sur plusieurs de ses contemporains, comme Leoncavallo, Pucci ni ou encore Debussy.

Massenet est initié au piano par sa mère, puis intègre très jeune le Conservatoire de Paris. Son professeur de composition, Ambroise Thomas, devient par la suite son protecteur et accélère sa carrière. La progression de Massenet est rapide : après avoir obtenu deux premiers prix (piano et fugue), il remporte en 1863 le prestigieux Grand Prix de Rome  avec sa cantate David Rizzio,  puis séjourne à la villa Médicis  où il a l’occasion de composer de nombreuses œuvres (Suite pour orchestre, Requiem). En 1867, il crée un premier opéra à Paris, La Grand’ Tante, puis connaît le succès avec la suite symphonique Pompéïa, l’oratorio Marie-Madeleine, et deux opéras (Don César de Bahan et Le roi de Lahore ), ce qui lui vaudra d’être nommé professeur de composition au Conservatoire de Paris deux ans plus tard, fonction qu’il occupe jusqu’en 1896. On compte parmi ses élèves Reynaldo Hayn, Charles Koechlin, Gabriel Pierné, Florent Schmitt. Les opéras les plus appréciés de Massenet voient le jour dans la décennie 1880 : Manon, Hérodiade, Le Cid, Le Jongleur de Notre-Dame, Werther. Au début du XXème siècle, ce sont les opéras Thaïs  (créé en 1894) et Don Quichotte qui enthousiasment le public.

Le style très français  de Massenet le rapproche de Charles Gounod,  avec qui il a en commun un goût prononcé pour les sujets religieux  et un sens naturel de la mélodie. Ces deux compositeurs ont une importance décisive pour l’évolution et le rayonnement de l’opéra français.

Manon

Manon est un opéra en 5 actes, créé à l'Opéra-Comique le 19 janvier 1884. Livret d'Henri Meilhac et Philippe Gille, d'après le roman de l'Abbé Prévost, L'Histoire du Chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut. Manon est un ouvrage qui bouscule les schémas de l’opéra-comique français, dans le sens où il ne s’agit pas d’une comédie, ni d’une tragédie comportant des éléments comiques, mais d’un opéra comprenant des passages parlés et critiquant les moeurs de l’époque (une France décadente, vouée aux plaisirs sans lendemain). Ces passages parlés se présentent soit a cappella, sans accompagnement instrumental, soit en mélodrame, avec une voix parlée sur fond musical. Cependant, Massenet ne renonce pas pour autant à doter son oeuvre de passages concertants traditionnels, ceux-ci intervenant à des moments stratégiques du drame. Bien accueillie par la critique, Manon permet à Massenet d'accéder au rang très convoité de compositeur le plus célèbre de son époque. Massenet a été très touché par le personnage de Manon Lescaut, au point que dix ans après son triomphe, le compositeur souhaite produire un opéra en un acte, Le portrait de Manon, qui lui permet de revenir vers son personnage fétiche. 

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Emission Prélude du 09 Avril 2018 : Antonin Dvorak

Danses slaves

Antonín Dvořák est un compositeur tchèque romantique du XIXe siècle né à Nelahozèvzes en 1841 et mort à Prague en 1904. Compositeur prolixe, simple et patriotique, héritier du romantisme musical allemand, Antonín Dvořák introduit dans son langage musical des éléments du folklore de Bohème ou de Moravie, évoquant ainsi la nature et la culture tchèque et slave.

Fils du boucher-aubergiste d’un village, Antonín Dvořák apprend le violon, puis étudie à l’école d’orgue de Prague. Pendant les 10 ans où il occupe le poste d’alto solo à l’orchestre du Théâtre de Prague, il découvre le répertoire lyrique et symphonique européen, sous la baguette de chefs d’orchestre prestigieux tels Richard Wagner, Hans von Bülow, Franz Liszt ou encore Bedřich Smetana.

Grâce à son amitié avec Johannes Brahms,Leoš Janáček et Hans von Bülow,ses œuvres sont diffusées en Europe et il s’impose rapidement comme Le compositeur tchèque. Antonín Dvořák voyage beaucoup, en particulier en Angleterre, puis aux Etats-Unis où il dirige le Conservatoire national de New York jusqu'en 1895.

Après les décès de son père et de son ami Piotr Tchaïkovski , la nostalgie de son pays le fait revenir dans sa Bohème natale, où il se consacre dans ses dernières années au poème symphonique et à l’opéra. Il meurt le 1er mai 1904.

L’œuvre de Dvořák, au caractère parfois nostalgique mais finalement optimiste, est considérable dans tous les genres. Il a su donner ses lettres de noblesse à la musique populaire slave en l’introduisant dans les grandes formes classiques (symphonies, concertos, quatuors etc…) sans en détruire l’essence. Antonín Dvořák a su découvrir l’essence d’un art national dont la musique est restée un des meilleurs symboles, et qui permettra à ses héritiers Josef Suk, Leoš Janáček ou Bohuslav Martinů, d’atteindre une originalité profonde.

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Emission Prélude du 02 Avril 2018 : Jean-Philippe Rameau

C’est à l’âme que la musique doit parler.

Jean-Philippe Rameau, né à Dijon en  1683 et mort à Paris en 1764, est un compositeur et théoricien français de la fin de la période baroque et du début du classicisme dont il symbolise l’apogée. Premier théoricien de l’harmonie classique, il s’impose comme une référence. Son art se déploie principalement dans des œuvres lyriques, en particulier le genre de l’opéra-ballet, et dans la musique pour clavecin.

Fils d’organiste, Rameau fait ses études au collège jésuite des Godrans mais n’y excelle pas, il décide alors de se consacrer à la musique. A 18 ans, il se rend en Italie pour parfaire son éducation musicale. Il est ensuite nommé organiste à Avignon, puis à Clermont-Ferrand  et compose ses premières cantates. En 1706, Rameau arrive à Paris  où il est organiste chez les Jésuites, et étudie l’orgue avec Louis Marchand  (concurrent de François Couperin ) ; il commence à publier des œuvres pour clavecin. Il prend en charge des fonctions d'organistes, il compose des motets  (musique sacrée) et des cantates profanes, puis il retourne à Paris où il s’installe en 1722. La même année, il publie son ouvrage théorique majeur, le Traité de l’harmonie réduite à ses principes naturels. De façon très novatrice, il présente la musique comme une science et affirme que le principe naturel de la musique réside dans l’harmonie.

La carrière lyrique de Rameau débute seulement en 1733, alors âgé de 50 ans. Il crée Hippolyte et Aricie, Les Indes galantes, Castor et Pollux. En 1745, il s’illustre à nouveau avec* La Princesse de Navarre*  et quatre autres œuvres lyriques ; il devient le musicien officiel de la Cour  (compositeur du Cabinet du Roi). Rameau continuera à composer jusqu’à sa mort.

 

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Emission Prélude du 26 Mars 2018 : Les chants liturgiques ortodoxes

Dans cette émission Christian Malaplate nous présente les chants liturgiques orthodoxes.

 

 

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Emission Prélude du 19 Mars 2018 : Georg Friedrich Haendel

Georg Friedrich Haendel est un compositeur allemand naturalisé britannique en 1726, né à Halle en 1685 et mort à Londres en  1759)

Georg Friedrich Haendel (Händel) est un compositeur anglais d’origine allemande du 18ème siècle. Admiré du public, fréquentant l’élite intellectuelle et sociale de son époque, ce compositeur prolixe d’opéras et d’oratorios, apparaît à la fois comme un des derniers humanistes de la Renaissance, mais aussi comme un représentant du siècle des Lumières en Europe. Il laisse une œuvre immense et variée, d’une grande spiritualité.

Malgré la réticence de son père, qui l’espère juriste, Haendel étudie la composition et joue de plusieurs instruments. Organiste de la cathédrale de Halle, mais avide de nouveaux horizons, il se rend à Hambourg, puis voyage 4 ans en Italie, rencontre mécènes et musiciens dans de nombreuses villes, où il compose beaucoup d’œuvres religieuses et développe ses dons de mélodiste.
Installé à Londres, Haendel mène une vie de compositeur-chef d’orchestre-impresario et fait représenter bon nombre de ses opéras au King’s Theater ; quelques échecs et cabales lui font abandonner cette voie pour se consacrer à la composition d’oratorios, dans lesquels il excelle : il s’inspire de thèmes bibliques ou de personnages historiques.

Travailleur acharné au caractère impétueux, Haendel se présente comme l’homme qui synthétise l’art européen de l’époque : influencé par des cultures diverses (Allemagne, Italie, France et Angleterre), il écrit une musique inventive, aux formes nobles, majestueuses et à l’harmonie sensuelle. Il magnifie l’oratorio, et la musique dans ses opéras exprime parfaitement les nuances d’une dramaturgie psychologique pour laquelle Haendel s’impose, annonçant ainsi les œuvres de Haydn et Mozart.

 

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Emission Prélude du 12 Mars 2018 : Dimitri Chostakovitch

Dimitri Chostakovitch est un compositeur russe  né en 1906 à Saint-Pétersbourg et mort en 1975 à Moscou.

Compositeur, patriote et citoyen soviétique le plus décoré de son pays, Dimitri Chostakovitch a toute sa vie construit une œuvre entre soumission et contestation. Ses mémoires comme sa musique évoquent la dictature de manière éloquente.

Dimitri Chostakovitch fait ses études au Conservatoire de Petrograd dont la direction est alors assurée par Alexandre Glazounov. Au terme d’une scolarité brillante, il compose à dix-neuf ans sa première Symphonie qui remporte un succès d’estime et sera bientôt un triomphe à Moscou, Berlin puis Philadelphie.
Tout comme Beethoven, dont il est un fervent admirateur, Chostakovitch consacre une grande partie de son œuvre à la symphonie et au quatuor, deux genres auxquels il consacrera quinze opus. La richesse de l’œuvre de Dimitri Chostakovitch réside dans les contradictions au sein desquelles s’est déroulée sa vie de créateur. L’opposition entre une musique « officielle »publique et une musique plus libre et plus personnelle caractérise l’ensemble de l’œuvre du compositeur dont le succès connaîtra des hauts et des bas, recueillant tantôt les honneurs, tantôt la censure du gouvernement.

Considéré comme le « Beethoven du XXe siècle », Dimitri Chostakovitch est l’un des très rares compositeurs vivant en URSS ayant réussi à concilier une carrière sous un régime totalitaire avec l’édification d’une œuvre personnelle.

 

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Emission Prélude du 05 Mars 2018 : Félix Mendelssohn

Le songe d'une nuit d'été

Compositeur précoce, pianiste et organiste prolifique, chef d’orchestre international, Felix Mendelssohn, né à Hambourg 1809 et mort à  Leipzig 1847, est une personnalité incontournable de l’ère Romantique qui a contribué à tous les genres musicaux : musique de chambre, musique symphonique et musique pour chœur.

Enfant prodige, Felix Mendelssohn est rapidement remarqué pour ses talents musicaux, en particulier pour le violon, le piano ainsi que la composition. Lors de son passage à Paris, il étudie la musique de Wolfgang Amadeus Mozart et de Jean-Sébastien Bach , deux compositeurs par lesquels Mendelssohn restera fortement influencé tout au long de sa carrière. Il compose à l’âge de seize ans l’Octuor à cordes en mi bémol majeur, l’un des premiers du genre, démontrant à son public un talent de composition incontestable.

Malgré une courte carrière, Mendelssohn a néanmoins réussi à trouver un grand et rapide succès partout en Europe en tant que compositeur et plus particulièrement en Angleterre où sa musique est grandement appréciée par la Reine Victoria et le Prince Albert. Parmi ses contemporains tels que Liszt , Wagner , et Berlioz, Mendelssohn se positionne comme le defenseur d’une musique dite « conservatrice » ; il fonde en 1843 le Conservatoire de Leipzig, lequel devient un bastion de la défense de cette musique.

Au-delà de la composition, Mendelssohn est également un meneur dans la redécouverte au XIXème siècle de la musique baroque, et en particulier de J.S. Bach et Haendel : il dirige en 1829 la Passion selon St Mathieu de Bach (la première représentation depuis la mort du compositeur en 1750), et Le Messiede Haendel en 1833.

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Emission Prélude du 26 Février 2018 : Les Nocturnes de Frédéric Chopin

Frédéric Chopin est un compositeur et pianiste franco-polonais né en 1810 à Żelazowa Wola, sur le territoire du duché de Varsovie (actuellement en Pologne), et mort en 1849 à Paris.

Pianiste virtuose, Chopin libère le piano des influences symphoniques et chorales traditionnelles, et développe, parallèlement à Franz Liszt, la notion d’instrument soliste. Il est un compositeur surtout connu pour ses préludes, scherzos, mélodies populaires polonaises et ballades, où se mêlent ferveur et mélancolie.

Le père de Frédéric Chopin, Nicolas Chopin, est originaire de Lorraine, et est professeur de français à Varsovie. Il y rencontre sa femme Justyna Krzyzanowska qui chante et joue des mélodies populaires au piano. Les quatre enfants du couple reçoivent une éducation musicale, mais Chopin se démarque très vite par ses dons. Il prend ses premières leçons de piano avec Adalbert Zywny, puis avec Joseph Elsner.

Paris étant une capitale culturelle incontournable au 19ème siècle, Chopin s’y installe à partir de 1831. Il y rencontre l’écrivain George Sand, sa compagne durant sept ans.
Contrairement à Liszt, Chopin n’est pas un amateur de joute pianistique, préférant l’ambiance des salons organisés par ses amis dans lesquels il rencontre Delacroix, Berlioz, Camille Pleyel et beaucoup d’autres personnalités influentes du monde artistique.
Jusqu’à la fin de sa vie (il décède le 17 octobre 1849) et malgré la maladie qui le ronge, il partage sa vie de compositeur avec celle de professeur en dispensant des cours de piano. Il conçoit et enseigne une nouvelle technique du toucher pianistique : respiration grâce au rubato, multiplication des silences dans ses partitions, mouvement souple du poignet.

Ses compositions sont majoritairement consacrées à son instrument de prédilection, avec toutefois quelques œuvres pour musique de chambre ainsi qu’un recueil de mélodies en polonais.

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Emission Prélude du 19 Février 2018 : Maurice Ravel, Daphnis et Chloé

Maurice Ravel est un compositeur et chef d'orchestre français (Ciboure 1875 – Paris 1937).

Homme à la personnalité indépendante et énigmatique, Maurice Ravel laisse une oeuvre qui se situe à la charnière entre le XIXe et le XXe siècle, temps des querelles entre modernistes et traditionalistes, entre l’avenir et le passé.

Maurice Ravel se tient à la fois à l’écart de la révolution portée par Schönberget de l’académisme de la Schola Cantorum. Son audace ainsi que son admiration pour Satie, lui vaut une forte réprobation de ces milieux qui lui coûte notamment des échecs successifs au Concours de Rome.

Souvent comparé à Debussy, avec lequel il partage cette utilisation de l’harmonie comme une couleur, avec des dissonances non résolues, il s’en distingue par une écriture pianistique très novatrice et une maîtrise de l’orchestration hors du commun.

Fauré, qui fut son professeur de composition, et un ami cher, qualifia son travail d’une "sincérité désarmante". Son œuvre peut être qualifiée d’éclectique, au vu des sources variées de ses inspirations : Couperin, Rameau, admirateur de Mozart, Saint Saëns. Ravel est aussi fasciné par la musique noire américaine comme le jazz et le blues, et imprégné de musique hispanique (sa mère est d'origine espagnole).

Dans un catalogue de 111 œuvres, Maurice Ravel nous a laissé une grande majorité de chefs d’œuvre mondialement reconnus qui font de lui l’*un des plus grands compositeurs français du XXème siècle.

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Emission Prélude du 12 Février 2018 : Jean-Sébastien Bach, Concertos brandebourgeois

Jean-Sébastien Bach (Johann Sebastian Bach) est un compositeur et organiste allemand, né à Eisenach le 21 mars 1685 et  mort à Leipzig le 28 juillet 1750. Son œuvre fait partie des monuments de la musique classique et bénéficie d’une reconnaissance universelle dans l’histoire de la musique.

La musique de Jean Sébastien Bach est le témoignage d’une synthèse fondamentale dans l’époque baroque : de la tradition germanique et des influences italiennes et françaises, ainsi que de l’ensemble des procédés musicaux de la composition polyphonique, avec une place prépondérante réservée à la mélodie.
Le maître s’illustre dans tous les genres (excepté l’opéra), portant la musique tonale à sa pleine expression et préparant de la même manière sa transgression future.

« S’il y a quelqu’un qui doit tout à Bach, c’est bien Dieu » écrit l'écrivain et le philosophe Emil Cioran .

En effet, la foi de Bach est le prisme indispensable à la compréhension de son œuvre. Bach est un fervent luthérien, il écrit sa musique à la gloire de Dieu, et il est donc de son devoir de cultiver son talent.

Issu d’une famille composée d’une véritable dynastie de musiciens (environ 80 musiciens dans la famille) et né la même année que Haendel et D. Scarlatti, Jean Sébastien Bach se retrouve vite orphelin, il est élevé par son frère, musicien organiste. Il reçoit à l'orgue, au violon et au chant une solide formation musicale mais c'est en étudiant les écrits de ses contemporains qu'il assimile véritablement l'art de la composition. Au fil de ses différents engagements à la cour ou en l’église, Bach construit un opus constitué notamment des œuvres de circonstance : aux formes léguées par ses prédécesseurs il donne une nouvelle dimension tant sur le plan expressif que structural, en se renouvelant sans cesse.

De son temps, la reconnaissance de Jean Sébastien Bach dépasse à peine les frontières de l’Allemagne où l’on apprécie davantage ses qualités d’organiste que ses compositions. Néanmoins, il forma de nombreux musiciens qui perpétuèrent son enseignement.

L’héritage musical du compositeur sera maintenu pendant une génération par ses fils Wilhelm Friedmann, Carl Philipp Emanuel, Johann Christoph Friedrich et Johann Christian, puis disparaîtra avec eux avant d’être remis au goût du jour par les romantiques.

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Emission Prélude du 05 Février 2018 : Modeste Moussorgski, tableaux d'une exposition

Compositeur russe du XIXème siècle, Modeste Moussorgski, né le 9 mars 1839 à Karevo  et mort le 16 mars 1888 à Saint-Pétersbourg, fait partie du Groupe des Cinq. Très cultivé, éduqué dans la culture occidentale, il œuvre pour la défense de l’art national russe fondé sur la musique populaire que lui chantait sa nourrice lorsqu'il était enfant.

Malgré son appartenance passagère à un groupe de compositeurs mus par le même idéal, la vie de Moussorgski dans sa globalité est caractérisée par la solitude. Il apprend la musique grâce à sa mère qui lui donne des cours de piano, étudie en autodidacte la musique des autres compositeurs (Schumann) puis se destine à embrasser une carrière militaire. C’est à la fin des années 1850 qu’il débute la composition, quitte l’armée, puis participe à la création du Groupe des Cinq. Après deux opéras inachevés(Salammbôpuis Le Mariage) qui lui permettent de mettre à l’essai ses principes et d’affiner son écriture, il crée grâce à l’influence deRimski-Korsakov,Une nuit sur le mont Chauve (1867), d’après une nouvelle de Gogol sur le sabbat des sorcières.

Son chef-d’œuvre, l’opéra Boris Godounov, voit le jour en 1869 mais ne satisfait pas la censure qui déplore le choix d’un sujet trop sulfureux (Boris assassine le tsarévitch pour lui voler le trône) et l’absence de personnages féminins ainsi que d’un ballet. La création en 1874 est un succès, mais Rimski-Korsakovreprendl’orchestration après la mort de Moussorgski, dont les originalités sont mal perçues de son vivant. Sa doctrine, de traduire la vérité dans une langue musicale sincère, qui a inspiré de Debussy à Janacek, de Bergà Poulenc , n'est pas bien reçue par ses contemporains : tiraillé entre les crises de mysticisme et la dépression et souffrant de l’épilepsie et de l’alcoolisme, Moussorgski reste dans l'art russe l’emblème du compositeur maudit. Il doit sa renommée à ses disciples, et notamment* Rimski -Korsakov*, qui ont entrepris de terminer ou orchestrer ses nombreuses œuvres inachevées.

 

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Emission Prélude du 29 Janvier 2018 : Alexandre Scriabine, Poème de l'extase

Alexandre Scriabine (Moscou, 1872 – Moscou, 1915) est un pianiste et compositeur russe, à la charnière entre le XIXe siècle et le XXe. Personnalité complexe et contradictoire, son œuvre est imprégnée des considérations philosophico-mystiques et d’un sentiment romantique exalté : pour Scriabine, la musique est un moyen de libération, capable de transformer l’homme et l’univers.

Né d’un père diplomate et d’une mère pianiste, Scriabine se retrouve orphelin très jeune, il est élevé par une tante qui lui enseigne le piano. Il étudiel’harmonie, le contrepoint, le piano (Anton Arenski) et la composition (Vassili Safonov) au conservatoire de Moscou en 1888, mais se lance dans unecarrière de pianiste même avant avoir obtenu la médaille d’or.
Au conservatoire, il rencontre Rachmaninov, avec qui il entretient une relation compliquée, entre admiration, amitié, et rivalité.

Grand admirateur de Chopin, grâce à sestournées en Europe (où il joue uniquement ses œuvres), Scriabin découvre Liszt, Wagner, Debussy et Ravel.En Belgique il fréquente les cercles théosophiques, ce qui confirme ses affinités vers lemysticisme. Traduit en musique, « le mystère n’est qu’un acte total » : Scriabine prône la fusion entre les sens et les arts, et accompagne ses concerts des projections colorées basées sur les correspondances entre les hauteurs sonores et le spectre des couleurs.
Son originalité se situe d’abord sur le plan harmonique : parti de l’influence de Chopin, avec Wagner Scriabine découvre l’hyperchromatisme et frôle avec l’atonalité dans ses dernières œuvres, supprimant toute l’armure à la clé.

 

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Emission Prélude du 22 Janvier 2018 : Anton Bruckner, l'art de la symphonie

Anton Bruckner, né le 4 septembre 1824 et mort  le 11 octobre 1896, est un compositeur post romantique, qui se situe au cours du 19ème siècle dans la lignée de Beethoven et Schubert et comme précurseur de la forme et du langage qui allaient marquer la fin du 19ème siècle pour aboutir à l’éclatement du monde tonal.

D’une famille de musiciens et d’instituteurs, Anton Bruckner se destinait à devenir enseignant. Il laisse tomber son premier métier d’instituteur pauvre dans des villages montagnards autrichiens le jour où un concours lui permet d’obtenir le poste d’organiste de la cathédrale de Linz. Au cours de sa vie d’adulte, il ne cesse de perfectionner son écriture, avec Simon Sechter à Vienne, et sa technique orchestrale avec Otto Kitzler, chef du théâtre de Linz. Il ne se consacre à la composition que vers la quarantaine.
Admirateur de Wagner, il le rencontre à Munich lors de la création de Tristan. Durant sa carrière, il est davantage reconnu comme organiste improvisateur que comme compositeur. L’organiste est acclamé dans les villes européennes, Paris (Notre-Dame), Nancy, Londres (Royal Albert Hall et Crystal Palace). A Vienne, les plus grandes personnalités musicales (Mahler, Richter, Nikisch, Mottl) le soutiennent et défendent ses œuvres. Mahler admire ses messes et ses symphonies qu’il dirige pour le public viennois. Incompris et doutant de lui, Bruckner souffrira de manque de reconnaissance et des coups portés par les musiciens et critiques dont Hanslick. A cause de cela, il remaniera sans cesse ses symphonies et acceptera les remaniements de chefs d’orchestre et d’éditeurs.

La structure de ses œuvres l’apparente au dernier Beethoven (Missa Solemniset 9ème symphonie ) et au Schubert de la Symphonie en ut. Bruckner suit la tradition de la polyphonie allemande. L’influence de Wagner se note dans l’instrumentation (l’usage de wagner-tuben par exemple). L’organiste utilise les effets de registration pour son orchestration.

Ses œuvres chorales et symphoniques sont marquées par la grandeur et une profondeur spirituelle. Ses symphonies constituent un monument de la musique. Sa 1ère symphonie pose la première pierre du renouveau moderne de la symphonie. Ses principaux héritiers sont Hugo Wolf, Gustav Mahler et Franz Schmidt.

 

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Emission Prélude du 15 Janvier 2018 : Venise au temps de Vivaldi

Antonio Lucio Vivaldi,né le 4 mars 1678 à Venise et mort le 28 juillet 1741 à Vienne, est un violoniste et compositeur italien1

Imaginez-vous dans la peau d'un compositeur si célèbre qu'il en devient une attraction touristique. Des inconnus vous abordent et vous demandent de leur écrire une pièce en souvenir de leur passage dans votre ville. Ce musicien, c'est Antonio Vivaldi (1678-1741), l'un des géants de l'ère baroque.

Vivaldi a connu des rois et des princes, et a même joué du violon devant le pape à deux reprises. Après sa mort, bizarrement, sa musique a été oubliée pendant deux siècles. Elle n'a été redécouverte qu'au milieu du XXe siècle. Vivaldi jouit désormais d'une immense popularité, semblable à celle qu'il a connue de son vivant. Tâchons d'en apprendre davantage sur cet homme remarquable et l'époque à laquelle il a vécu.

Antonio est issu d'une famille nombreuse. Il avait quatre frères et quatre sœurs. On sait peu de choses de son enfance, hormis le fait que dès l'âge de quinze ans, il a entrepris des études menant à la prêtrise. Ordonné prêtre en 1703, il n'a toutefois dit la messe qu'en de rares occasions. On le surnommait « le prêtre roux » à cause de sa chevelure flamboyante.

Vivaldi était atteint d'un mal qu'il appelait une « étroitesse de poitrine », et qui porte aujourd'hui le nom d'asthme. Néanmoins, ses problèmes de santé ne l'ont pas empêché d'apprendre le violon et la composition, et de mener un grand nombre d'activités musicales. On ne lui connaît pas d'autre professeur que son père, avec qui il lui arrivait de jouer du violon à l'église.

En 1703, Vivaldi est devenu professeur de musique à l'école de l'Ospedale della Pietà (Hospice de la Charité), appelée ainsi parce qu'elle était rattachée à un hôpital. La renommée musicale de la Pietà était si grande que Vivaldi y gagnait dès le début deux fois plus que son père, lequel travaillait pourtant à Saint-Marc, l'église la plus importante de la ville. Vivaldi a passé presque toute sa vie professionnelle à la Pietà. Il y a écrit des centaines de compositions orchestrales et chorales pour les jeunes filles de l'orphelinat.

Après 40 ans de service, Vivaldi a quitté la Pietà pour aller à Vienne, où il devait travailler pour un ami de jeunesse devenu l'empereur Charles VI. Mais celui-ci est mort subitement, victime d'un empoisonnement alimentaire, et personne d'autre à Vienne n'a voulu de Vivaldi. Le compositeur a lui-même succombé l'année suivante, le 28 juillet 1741, à une inflammation interne, ce qui pouvait avoir bien des significations à l'époque. Il a été enterré dans le plus grand dénuement. L'emplacement de sa tombe a été perdu; ses restes reposent probablement sous un centre commercial ou une tour à bureaux.

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Emission Prélude du 08 Janvier 2018 : Jacques Offenbach, le roi du divertissement

Jacques Offenbach né le 20 juin 1819 à Cologne et mort le 5 octobre 1880 à Paris, est un compositeur français du XIXème siècle ; il est également violoncelliste. Il s’impose comme le créateur de l’opéra-bouffe français.

Offenbach est né en Allemagne d’un père musicien, cantor d’une synagogue, qui adopte le nom de sa ville d’origine, Offenbach-am-Main, en vertu d’un décret napoléonien. Très tôt, Jacob Offenbach se montre particulièrement doué pour le violoncelle, ce qui décide son père à l’envoyer étudier à Paris. Offenbach entre au Conservatoire en vue de devenir soliste, mais son comportement dissipé l’en fait exclure au bout d’un an. Grâce à son talent, il se produit tout de même en concert – non sans avoir francisé son prénom – puis intègre l’orchestre de l’Opéra-Comique dans lequel il joue en parallèle de sa propre carrière.

Il se fait connaître grâce à des mélodies légères, et devient directeur musical de la Comédie française en 1847. Huit ans plus tard, il décide d’ouvrir son théâtre afin d’y produire ses œuvres : la salle des Bouffes-Parisiens, inaugurée en 1855. C’est là qu’est créé avec succès le premier opéra-bouffe d’Offenbach, Orphée aux Enfers (1858). Ses opéras suivants (La Grande-Duchesse de Gérolstein, La Vie parisienne, Les Brigands ) sont tout aussi bien accueillis. Attentif au goût du public, Offenbach se tourne ensuite vers l’opéra-bouffe-féérie (Le Roi Carotte ) puis vers l’opéra patriotique (La Fille du Tambour-Major ).

Offenbach meurt quelques mois avant la première de l’opéra qui lui apportera la reconnaissance à laquelle il aspirait tant, Les Contes d’Hoffmann – l’un des opéras français les plus joués de nos jours.

 

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Emission Prélude du 18 Décembre 2017 : Gabriel Fauré

Oeuvres mélodiques et orchestrales

Gabriel Fauré est un Compositeur français né à Pamiers en 1845 et mort à Paris en 1924.

Gabriel Fauré est une figure musicale importante de la fin du XIXème siècle en France. Héritier de l’école Niedermeyer, influencé par Camille Saint-Saëns et Frédéric Chopin, il a largement contribué à l’essor de la musique française.

Gabriel Fauré, devant ses prédispositions musicales, intègre très tôt la nouvelle école de musique religieuse fondée par Louis Niedermeyer. Outre l’enseignement du fondateur de l’école, il y reçoit les conseils de Camille Saint-Saëns et Gustave Lefèvre.

Parallèlement à son activité de compositeur, Fauré mène une vie active au sein d’institutions musicales, notamment en tant que directeur du Conservatoire de Paris, maître de chapelle puis titulaire du grand orgue de l’église de la Madeleine, ainsi qu’en tant que co-fondateur de la Société Nationale de Musique.

Son catalogue abonde d’œuvres pour piano, intimistes, parfois appelées pièces de salon: barcarolles, nocturnes, arabesques, valses-caprice, impromptus, fantaisies ou ballades. Il façonne un langage musical qui lui est propre, des enchaînements harmoniques que l’on qualifie encore aujourd’hui de « fauréen ». Il excelle également dans la mélodie dont les plus célèbres recueils sont la Bonne chanson et L’Horizon chimérique.

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Emission Prélude du 11 Décembre 2017 : Claude Debussy

Claude Debussy est un compositeur français à cheval entre le XIXème siècle et le XXe, né à Saint-Germain-en-Laye en 1862 et mort à Paris en 1918.  Musicien libre et anticonformiste, Debussy a souvent été caractérisé d’impressionniste musical, étiquette qu’il n’a jamais acceptée. Sa musique accorde une place de choix à la couleur et aux timbres instrumentaux.

Debussy commence sa formation musicale au Conservatoire de Paris où il y suit les cours de composition d'Ernest Guiraud et un temps la classe d'orgue de César Franck. L’élève révèle déjà une personnalité compliquée et insaisissable. En 1884, Debussy remporte le premier Prix de Rome mais son séjour à la Villa Médicis sera le point de rupture avec l’académisme. Supportant mal son exil, le musicien démissionne au bout de deux ans et rentre à Paris où il mènera la vie de bohème.

Admirateur de Mallarmé et habitué de ses salons, Debussy est fasciné par le symbolisme. Il s’inspire de ce mouvement dans sa musique, notamment Prélude à l’après-midi d’un faune à partir d’un poème de Mallarmé. Le compositeur fait preuve d’une audace musicale qui aura du mal à être appréciée, exemple avec son opéra Pelléas et Mélisande qui fut au début très critiqué avant d’être célébré et joué dans le monde entier.

Artiste aux inspirations éclectiques, il est notamment séduit par les musiques d’extrême-orient : gamme pentatonique, gamme par tons entiers, créant ainsi un univers musical unique, insaisissable.

De nombreux grands compositeurs du XXe siècle se sont réclamés de l’héritage de Debussy comme Pierre Boulez et Henri Dutilleux.

Prelude à l'après midi d'un faune

À l’époque de l’écriture du Prélude à l’après-midi d’un faune, Claude Debussy a trente ans et se montre peu soucieux de sa réussite auprès du public. Il refuse d’écrire pour complaire à ses contemporains, et n’aspire qu’à trouver son langage. Il fréquente les salons et les cafés littéraires dans lesquels se côtoient musiciens, critiques, peintres, poètes ou grands amateurs d’art. C’est à cette période qu’il travaille sur deux œuvres phares de son répertoire, deux œuvres qui ouvriront la voie à la musique du XXe siècle : le fameux Prélude à l’après-midi d’un faune qui sera créé le 22 décembre 1894, et l’opéra Pelléas et Mélisande, qu’il mettra encore de nombreuses années à composer, et qui révolutionnera le monde de l’opéra - les œuvres de Claude Debussy

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Emission Prélude du 27 Novembre 2017 : Wolfgang Amadeus Mozart

La beauté transfigurée

Wolfgang Amadeus Mozart est un compositeur autrichien, figure majeure du classicisme né à Salzbourg en  1756 et mort à Vienne en 1791.

Wolfgang Amadeus Mozart est l’un des compositeurs les plus importants de l’histoire de la musique occidentale, et la figure majeure de la période du classicisme. Il fait partie avec Haydn et Beethoven de la « triade classique viennoise », incarnant l’un des trois maîtres dont l’influence a été la plus considérable sur les générations suivantes de compositeurs. Virtuose du clavecin et du violon, il connaît un succès précoce et une carrière fulgurante, en portant toutes les formes musicales existantes à un état d’accomplissement inégalé.

Le père de Mozart, musicien au service du prince-archevêque de Salzbourg, occupe une place prépondérante dans la réussite de son fils. Il lui enseigne la musique et organise son premier concert en public alors que Mozart est seulement dans sa sixième année. L’enfant prodige se produit par la suite dans de nombreuses villes d’Europe, à Vienne devant l’impératrice Marie-Thérèse, à Versailles devant la famille royale et la cour, à Londres devant le roi Georges III. Mozart se retrouve très vite sollicité par la noblesse qui ne tarit plus d’éloges à son sujet ; il compose ses premières grandes œuvres, opéra bouffe, messe, quatuor, concerto, symphonie, en tout plus de six cents pièces en trente-cinq ans. Son succès lui permet de dépasser peu à peu les normes formelles de son temps et de s’affranchir des contraintes sociales pesant sur le statut du compositeur : malgré de nombreuses dettes, il trouve une certaine indépendance à Vienne où il s’établit à partir de 1781. Neuf ans plus tard, il meurt prématurément en raison de fréquentes maladies et l’épuisement du à un rythme de travail effréné.

Le génie de Mozart tient à l’originalité décisive qu’il fait naître de sa maîtrise parfaite des genres : il réussit à la perfection à allier lyrisme de la mélodie italienne et technicité du contrepoint allemand en un style à l’expressivité unique. Son œuvre contient en germe l’ampleur et l’effusion passionnée qui caractériseront la période romantique.

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Emission Prélude du 20 Novembre 2017 : Jean-Sébastien Bach

L'offrance musicale

Jean-Sébastien Bach (Johann Sebastian Bach) est un compositeur et organiste allemand, né en 1685 et mort en 1750. Son œuvre fait partie des monuments de la musique classique et bénéficie d’une reconnaissance universelle dans l’histoire de la musique.

La musique de Jean Sébastien Bach est le témoignage d’une synthèse fondamentale dans l’époque baroque : de la tradition germanique et des influences italiennes et françaises, ainsi que de l’ensemble des procédés musicaux de la composition polyphonique, avec une place prépondérante réservée à la mélodie.Le maître s’illustre dans tous les genres (excepté l’opéra), portant la musique tonale à sa pleine expression et préparant de la même manière sa transgression future.

« S’il y a quelqu’un qui doit tout à Bach, c’est bien Dieu » écrit l'écrivain et le philosophe Emil Cioran .

En effet, la foi de Bach est le prisme indispensable à la compréhension de son œuvre. Bach est un fervent luthérien, il écrit sa musique à la gloire de Dieu, et il est donc de son devoir de cultiver son talent.

Issu d’une famille composée d’une véritable dynastie de musiciens (environ 80 musiciens dans la famille) et né la même année que Haendel et D. Scarlatti, Jean Sébastien Bach se retrouve vite orphelin, il est élevé par son frère, musicien organiste. Il reçoit à l'orgue, au violon et au chant une solide formation musicale mais c'est en étudiant les écrits de ses contemporains qu'il assimile véritablement l'art de la composition. Au fil de ses différents engagements à la cour ou en l’église, Bach construit un opus constitué notamment des œuvres de circonstance : aux formes léguées par ses prédécesseurs il donne une nouvelle dimension tant sur le plan expressif que structural, en se renouvelant sans cesse.

De son temps, la reconnaissance de Jean Sébastien Bach dépasse à peine les frontières de l’Allemagne où l’on apprécie davantage ses qualités d’organiste que ses compositions. Néanmoins, il forma de nombreux musiciens qui perpétuèrent son enseignement.

L’héritage musical du compositeur sera maintenu pendant une génération par ses fils Wilhelm Friedmann, Carl Philipp Emanuel, Johann Christoph Friedrich et Johann Christian, puis disparaîtra avec eux avant d’être remis au goût du jour par les romantiques.

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Emission Prélude du 13 Novembre 2017 : Frédéric Chopin

Les miroirs de l'âme

Frédéric Chopin est un compositeur et pianiste franco-polonais (Żelazowa Wola, 1810 - Paris, 1849)

Pianiste virtuose, Chopin libère le piano des influences symphoniques et chorales traditionnelles, et développe, parallèlement à Franz Liszt, la notion d’instrument soliste. Il est un compositeur surtout connu pour ses préludes, scherzos, mélodies populaires polonaises et ballades, où se mêlent ferveur et mélancolie.

Le père de Frédéric Chopin, Nicolas Chopin, est originaire de Lorraine, et est professeur de français à Varsovie. Il y rencontre sa femme Justyna Krzyzanowska qui chante et joue des mélodies populaires au piano. Les quatre enfants du couple reçoivent une éducation musicale, mais Chopin se démarque très vite par ses dons. Il prend ses premières leçons de piano avec Adalbert Zywny, puis avec Joseph Elsner.

Paris étant une capitale culturelle incontournable au 19ème siècle, Chopin s’y installe à partir de 1831. Il y rencontre l’écrivain George Sand, sa compagne durant sept ans.
Contrairement à Liszt, Chopin n’est pas un amateur de joute pianistique, préférant l’ambiance des salons organisés par ses amis dans lesquels il rencontre Delacroix, Berlioz, Camille Pleyel et beaucoup d’autres personnalités influentes du monde artistique.
Jusqu’à la fin de sa vie (il décède le 17 octobre 1849) et malgré la maladie qui le ronge, il partage sa vie de compositeur avec celle de professeur en dispensant des cours de piano. Il conçoit et enseigne une nouvelle technique du toucher pianistique : respiration grâce au rubato, multiplication des silences dans ses partitions, mouvement souple du poignet.

Ses compositions sont majoritairement consacrées à son instrument de prédilection, avec toutefois quelques œuvres pour musique de chambre ainsi qu’un recueil de mélodies en polonais.

 

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Emission Prélude du 06 Novembre 2017 : Wofgang Amadeux Mozart

Symphonie n°23 en ré majeur

Wolfgang Amadeus Mozart,compositeur autrichien, figure majeure du classicisme, né à Salzbourg en  1756 et mort à Vienne en  1791,  est l’un des compositeurs les plus importants de l’histoire de la musique occidentale, et la figure majeure de la période du classicisme. Il fait partie avec Haydn et Beethoven de la « triade classique viennoise », incarnant l’un des trois maîtres dont l’influence a été la plus considérable sur les générations suivantes de compositeurs. Virtuose du clavecin et du violon, il connaît un succès précoce et une carrière fulgurante, en portant toutes les formes musicales existantes à un état d’accomplissement inégalé.

Le père de Mozart, musicien au service du prince-archevêque de Salzbourg, occupe une place prépondérante dans la réussite de son fils. Il lui enseigne la musique et organise son premier concert en public alors que Mozart est seulement dans sa sixième année. L’enfant prodige se produit par la suite dans de nombreuses villes d’Europe, à Vienne devant l’impératrice Marie-Thérèse, à Versailles devant la famille royale et la cour, à Londres devant le roi Georges III. Mozart se retrouve très vite sollicité par la noblesse qui ne tarit plus d’éloges à son sujet ; il compose ses premières grandes œuvres, opéra bouffe, messe, quatuor, concerto, symphonie, en tout plus de six cents pièces en trente-cinq ans. Son succès lui permet de dépasser peu à peu les normes formelles de son temps et de s’affranchir des contraintes sociales pesant sur le statut du compositeur : malgré de nombreuses dettes, il trouve une certaine indépendance à Vienne où il s’établit à partir de 1781. Neuf ans plus tard, il meurt prématurément en raison de fréquentes maladies et l’épuisement du à un rythme de travail effréné.

Le génie de Mozart tient à l’originalité décisive qu’il fait naître de sa maîtrise parfaite des genres : il réussit à la perfection à allier lyrisme de la mélodie italienne et technicité du contrepoint allemand en un style à l’expressivité unique. Son œuvre contient en germe l’ampleur et l’effusion passionnée qui caractériseront la période romantique.

La Symphonie no 23 en ré majeur, K. 181/162b, a été terminée par Wolfgang Amadeus Mozart le 19 mai 1773 à Salzbourg à l'âge de dix-sept ans. La symphonie no 23 est parfois appelée à tort « ouverture » (au sens ancien de ce terme, pouvant alors désigner une composition en plusieurs mouvements); mais la partition autographe est bien intitulée « Sinfonia ».

La partition autographe se trouve dans une collection privée à Vienne. La symphonie a été publiée à titre posthume à Hambourg par August Cranz.

 

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Emission Prélude du 30 Octobre 2017 : Serge Prokofiev

Concerto pour piano et orchestre de chambre n°3.

Serge Prokofiev ou, en ukrainien Sergiy Sergiyovych Prokofiev (Сергі́й Сергі́йович Проко́ф'єв), en russe, Sergueï Sergueïevitch Prokofievn est  né le 11 avril 1891 (23 avril 1891 dans le calendrier grégorien) à Sontsivka (Ukraine, gouvernement d'Ekaterinoslav, Empire russe), mort le 5 mars 1953 à Moscou (URSS), est un compositeur ukrainien et soviétique de musique classique, un pianiste et un chef d'orchestre.

Sergueï Prokofiev produit une œuvre libre et non soumise aux règles de l’écriture. Il privilégie le rythme et l’association d’un lyrisme moderne et d’une inspiration plus sobre : ses musiques sont particulièrement adaptées au cinéma, notamment plusieurs films d’Eisenstein.

Dès l’enfance, Prokofiev montre des facilités pour l’apprentissage de la musique et pour la composition. Il étudie l’orchestration avec Rimski-Korsakov et affirme très tôt son anticonformisme. Il remporte le prix Anton Rubinstein en tant que meilleur étudiant de piano. A l’occasion d’un concert, il joue devant Stravinski, puis quitte Saint-Pétersbourg pour Paris où il rencontre Diaghilev avec qui il monte plusieurs ballets. Au moment de la Révolution russe en 1917, Prokofiev choisit l’exil, ce qui lui permet de trouver le temps de composer. Après avoir écrit sa première symphonie, il crée à Chicago une œuvre essentielle dans sa carrière, l’opéra L’Amour des trois oranges, qui connait tout de suite un grand succès. Il continue à composer des œuvres nombreuses et diverses en Europe (concertos, symphonies).

En 1933, il décide de rentrer en Russie, attiré par les promesses que lui fait le gouvernement. C’est une autre période fructueuse (Roméo et Juliette, Cendrillon, Ivan le Terrible ) qui prend fin avec la guerre. Après de graves problèmes de santé, persécuté par l’URSS, Prokofiev s’éteint presque dans l’oubli, effacé par la mort de Staline le même jour.

Excepté la musique religieuse, Prokofiev a abordé tous les genres. Il a donné le meilleur de lui-même dans la musique pour piano et dans les œuvres chorégraphiques et cinématographiques. Et pourtant, réaliste, volontaire, tourné vers le concret et l’avenir, spirituel et provocateur, il n’en est pas moins un lyrique qui a toujours su adapter son invention mélodique aux divers styles qu’il a pratiqués.

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Emission Prélude du 23 Octobre 2017 : André Jolivet

Concerto pour harpe et orchestre de chambre (1952)

André Jolivet, né le 8 août 1905 à Paris et mort le 20 décembre 1974 à Paris est un compositeur français.

Compositeur marginal, André Jolivet a su se préserver des grands courants musicaux de son époque, néoclassique, postromantique, sériel. Il laisse une œuvre foisonnante et variée, au langage en perpétuelle évolution.

André Jolivet commence le piano à quatre ans avec sa mère. Mais sa première grande passion sera le théâtre. Il commence à fréquenter la Comédie-Française à l’âge de 12 ans. Cependant pour vivre et étudier, il doit apprendre à exercer un métier. C’est ainsi qu’il entre à l’Ecole Normale d’Instituteurs d’Auteuil et devient, en 1927, enseignant à la Ville de Paris. La même année, grâce au peintre Georges Valmier, il fait la connaissance de Paul Le Flem. Cette rencontre décisive va l’orienter vers la musique. Il commence à travailler l’écriture musicale avec Le Flem, qui lui fait découvrir les polyphonistes du XVIème, mais aussi Bartok, Berg et Schoenberg. En 1929, il fait sa seconde rencontre décisive, avec Edgar Varèse, lors de la création d’Amériques, avec lequel il va étudier l’orchestration.

Pour André Jolivet, les années 1930 seront fécondes. En 1931, la visite de l’Exposition Coloniale le marque d’une influence décelable dans les Cinq incantations pour flûte seule (composées en 1936). Deux ans plus tard, il élargit son cercle de connaissances avec Pierre-Octave Ferroud, Olivier Messiaen, Georges Migot, Jean Rivier, Florent Schmitt et Albert Roussel. En 1935, il fonde La Spirale, une société dédiée à la défense de la musique de chambre contemporaine. Très ouvert aux innovations, il est l’un des premiers compositeurs à écrire pour un nouvel instrument de musique : les ondes Martenot. Ses Trois Poèmes sont alors créés à la Radio Nationale par Maurice Martenot. Dans la foulée, il rencontre Honegger et Milhaud. L’année suivante, il fonde, avec Yves Baudrier, Daniel-Lesur et Olivier Messiaen, le groupe "Jeune France" dont le manifeste fait la promotion d’une « musique vivante dans un même élan de sincérité, de générosité, de conscience artistique » (premier concert le 3 juin 1936 à la salle Gaveau). Mobilisé en 1940, l’expérience de la guerre lui inspire les Trois complaintes du soldat.

A la fin du conflit, en 1945, André Jolivet est nommé Directeur de la Musique à la Comédie-Française. Contre toute attente, plutôt que de composer des musiques originales pour les pièces de Molière, il réorchestre les œuvres de Lully. Au cours des années 1950 et 1960, il fait de nombreux voyages dans le monde entier, invité à diriger des concerts de ses œuvres mais aussi de ses contemporains, et à donner des conférences. En 1959, il est nommé conseiller technique auprès d’André Malraux à la Direction Générale des Arts et des Lettres. Il s’implique aussi dans la création du Centre Français d’Humanisme Musical à Aix en Provence : jusqu’en 1963, il y dispense des cours de composition et y anime des conférences. De 1962 à 1968, il est président de l’Association des Concerts Lamoureux. En 1966, il reprend la classe de composition de Darius Milhaud et Jean Rivier au CNSM de Paris.

 

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Emission Prélude du 16 Octobre 2017 : Frédéric Chopin

Concerto pour piano et orchestre n°2 

Frédéric CHOPIN est un compositeur et pianiste franco-polonais né à Żelazowa Wola, en 1810 et mort  à Paris en 1849.

Pianiste virtuose, Chopin libère le piano des influences symphoniques et chorales traditionnelles, et développe, parallèlement à Franz Liszt, la notion d’instrument soliste. Il est un compositeur surtout connu pour ses préludes, scherzos, mélodies populaires polonaises et ballades, où se mêlent ferveur et mélancolie.

Le père de Frédéric Chopin, Nicolas Chopin, est originaire de Lorraine, et est professeur de français à Varsovie. Il y rencontre sa femme Justyna Krzyzanowska qui chante et joue des mélodies populaires au piano. Les quatre enfants du couple reçoivent une éducation musicale, mais Chopin se démarque très vite par ses dons. Il prend ses premières leçons de piano avec Adalbert Zywny, puis avec Joseph Elsner.

Paris étant une capitale culturelle incontournable au 19ème siècle, Chopin s’y installe à partir de 1831. Il y rencontre l’écrivain George Sand, sa compagne durant sept ans.
Contrairement à Liszt, Chopin n’est pas un amateur de joute pianistique, préférant l’ambiance des salons organisés par ses amis dans lesquels il rencontre Delacroix, Berlioz, Camille Pleyel et beaucoup d’autres personnalités influentes du monde artistique.
Jusqu’à la fin de sa vie (il décède le 17 octobre 1849) et malgré la maladie qui le ronge, il partage sa vie de compositeur avec celle de professeur en dispensant des cours de piano. Il conçoit et enseigne une nouvelle technique du toucher pianistique : respiration grâce au rubato, multiplication des silences dans ses partitions, mouvement souple du poignet.

Ses compositions sont majoritairement consacrées à son instrument de prédilection, avec toutefois quelques œuvres pour musique de chambre ainsi qu’un recueil de mélodies en polonais.

Les deux concertos pour piano et orchestre de Chopin furent composés presque la même année, en 1829-1830 alors que Chopin n'a que 20 ans, et commence alors sa carrière en tant que compositeur, mais n'est pas encore installé à Paris. Il joue lui-même ses deux concertos à Varsovie en 1830 (mars et octobre). Le concerto aujourd'hui noté n°2 (en fa mineur, Op.21) est en réalité celui dont Chopin a commencé la composition en premier.

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Emission Prélude du 09 Octobre 2017 : Johannes Brahms

Symphonie n° 3.

Johannes Brahms est un compositeur , pianiste et chef d'orchestre allemand  né à Hambourg le 07 Mai 1833 et mort à Vienne le 03 Avril 1897,  qui se situe à la charnière entre le classicisme et le romantisme : il compose une musique romantique dans son expression, mais reste attaché aux grands maîtres préclassiques et classiques dans la structure solide de son écriture.

Issu d’un milieu modeste, Johannes Brahms reçoit ses premières leçons musicales de son père, contrebassiste. Il travaille ensuite le piano et la composition avec le célèbre pédagogue Eduard Marxsen, qui lui fait découvrir les grands maîtres du passé, parmi lesquels Jean-Sébastien Bach. Les séjours à la campagne sensibilisent Johannes Brahms au folklore de différentes ethnies des pays germaniques, et notamment à la musique populaire hongroise.

Ses premières expériences professionnelles lui permettent d'acquérir aussi une solide connaissance de l'écriture chorale et chambriste. Très sollicité comme professeur, pianiste ou chef d’orchestre à la fois dans son pays et à l’étranger, il ne réussit pas, à son grand regret, à obtenir un poste stable dans sa ville natale et se fixe alors définitivement à Vienne en 1862, où il passera toute sa vie.

Son oeuvre couvre tous les genres, sauf l'opéra. Sa vie est marquée par les rencontres avec les musiciens (Joseph Joachim, Antonin Dvorak, Wagner ou les époux Schumann ) avec qui il noue des amitiés souvent très profondes. Ainsi le soutien de Schumann dans sa carrière est-il d'une importance cruciale. Attaché comme Schubert à la thématique populaire, possédant le sens du lyrisme d’un Schumann ou encore héritier de Beethoven par la nature structurée mais bouillonnante de sa musique, Johannes Brahms défend la musique pure, à la fois orientée vers l'avenir et impregnée du passé.

 

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Emission Prélude du 02 Octobre 2017 : Charles Gounod

Airs et coeurs célèbres de Faust

Charles Gounod est un compositeur français du XIXème siècle né à PARIS le 17 Juin 1818 et mort à Saint-Cloud le 18 Octobre 1893. Il est connu principalement pour ses opéras et ses mélodies, et dans une moindre mesure pour son œuvre religieuse.

Elevé dans une famille de mélomanes, Charles Gounod reçoit l’enseignement de Halévy et Lesueur au Conservatoire de Paris. Il gagne le Prix de Rome en 1839, et réside à la villa Médicis où il étudie la musique religieuse. En 1843, il devient maître de chapelle et organiste (église des Missions Etrangères) ; il suit également des cours de théologie, mais abandonne l’idée d’entrer dans les ordres peu après l’avènement de la Deuxième République.

Gounod étudie Lully, Gluck, Mozart et s’enthousiasme pour Rossini : il est résolumment attiré vers le théâtre lyrique et compose ses premières œuvres sans grand succès (Sapho, Ulysse). Son cinquième opéra, Faust, remporte finalement l’adhésion du public et de la critique. Pourtant il constitue une rupture avec le bel canto italien, privilégiant le lyrisme mélodique à la virtuosité vocale. Cet opéra marque la renaissance de l’art lyrique français, perceptible également dans ses nombreuses mélodies d’une écriture épurée et sobre, dont les lignes vocales épousent l’accentuation naturelle de la langue. Après la création de trois opéras peu remarqués, Gounod retrouve le succès avec Roméo et Juliette (1867) ; c’est l’apogée de sa carrière. Suivent encore quelques œuvres lyriques (Jeanne d’Arc, Polyeucte). A la fin de sa vie, Gounod n’écrit plus que de la musique sacrée, dont plusieurs messes ainsi que deux célèbres oratorios, Rédemption et Mors et Vita.

L’œuvre de Gounod traduit la sensibilité littéraire du compositeur, qui s’attache à dévoiler les sentiments les plus ténus de l’âme ; par son écriture claire et mesurée, Gounod a contribué à la définition du style français dont les héritiers seront Bizet, Lalo ou Saint-Saëns, par opposition au bel canto italien ou le romantisme wagnérien.

 

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Emission Prélude du 25 Septembre 2017 : Gioacchino Rossini

L'italienne à Alger

Gioacchino Rossini est un compositeur italien  né à Pesaro en 1792 et mort à  Paris en 1868.

Gioachino Rossini a profondément marqué l’histoire de l’opéra du XIXe siècle en menant à son apogée le bel canto à l'italienne : il pare l’opéra-bouffe d’airs énergiques et brillants dotés d’un naturel nouveau, et développe et innove l'écriture orchestrale en préparant ainsi l'éclosion du romantisme.

Doté d'un talent musical précoce, Gioacchino Rossini est élevé dans une famille de mélomanes; il apprend la musique notamment en lisant les partitions de Mozart ou Haydn. Il fait ses études au prestigieux Liceo Musicale de Bologne, alors qu’il possède déjà un très bon niveau en cor et en chant. Il y apprend le violoncelle, le piano, l'alto le contrepoint, et acquiert une grande maîtrise de l’instrumentation, de l’orchestration et de la structuration harmonique en travaillant très jeune déjà comme répetiteur au théâtre. Trois des opéras de Rossini sont créés avant son vingtième anniversaire, dont La Cambiale di Matrimonio. Demetrio e Polibio, écrit en 1810, correspond à sa première mise en scène d’opéra en 1812 ; représenté la même année, La Pietra del Paragone remporte un immense succès à laScala de Milan. A la suite de ces opéras-bouffes, il s’attelle à l’opera seria avec la création de Tancrede (1816) ; il fait évoluer le genre dansOtello (1816) et Semiramide (1823), en réussissant la parfaite synthèse des trois genres. Son chef-d’œuvre est Le Barbier de Séville, tout de suite reconnu comme tel lors de sa création en 1816. Rossini impose aussi un genre intermédiaire (déjà exploité par Mozart), l’opera semi-seria, auquel se rattachent La Cenerentola ou La Pie voleuse (1817).

Après un séjour très réussi à Paris (où il reviendra à la fin de sa vie) et la création de Guillaume Tell en 1829, Rossini arrête de composer pour la scène. Il se consacre alors à la musique religieuse, genre qui met tout aussi bien en valeur ses qualités musicales : le Stabat Mater (1841) et la Petite messe solennelle (1864) soulignent par leur clarté et leur profondeur d’écriture le talent du compositeur.

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Emission Prélude du 18 Septembre 2017 : le roi d'Ys d'Edouard Lalo

C'est tardivement, et à pas mesurés, qu'Édouard Lalo (1823-1892) aborde le genre lyrique, avec Fiesque tout d'abord – ouvrage présenté à un concours en 1867, et au public près d'un siècle et demi plus tard –, puis avec Le Roi d'Ys, créé avec succès à l'Opéra Comique, le 7 mai 1888. Jusque-là, le musicien a surtout fréquenté la musique de chambre : en effet, après l'étude du violon et du violoncelle amorcé dans sa région lilloise, un perfectionnement auprès de François Antoine Habenek (soliste réputé, futur directeur musical de La Juive, Robert le Diable ou Benvenuto Cellini), et l'initiation à la composition avec Julius Schulhoff (pianiste) et Joseph-Eugène Crèvecoeur (étudiant à peine plus âgé que lui), Lalo intègre en 1855 l'un des premiers quatuors stables formés en France. Altiste tout d'abord, puis violoniste au sein du Quatuor Armingaud, il approfondit sa connaissance d'un répertoire allemand qu'il aime tant (Beethoven, Schubert, Mendelssohn, Schumann et Weber).

Après l'inspiration orientaliste du ballet Namouna – hué en 1882, bien que Debussy y reconnut une manière de chef-d'œuvre –, Le Roi d'Ys puise dans une ancienne légende bretonne les ingrédients de l'ouvrage romantique idéal : deux filles de roi amoureuses du même homme, la haine de la sœur délaissée pour sa rivale heureuse, son alliance avec le prince Karnac pour ruiner la cité, enfin l'inondation de cette dernière, qu'interrompt Saint Corentin après l'expiation de la coupable.

 

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Emission Prélude du 11 Septembre 2017 : la damnation de Faust d'Hector Berlioz

« La musique a de grandes ailes que les murs d’un théâtre ne lui permettent pas d’étendre entièrement ». 

Berlioz était fasciné par la traduction du Faust de Goethe par Gérard de Nerval, mais il avait conscience des difficultés que susciterait la mise en musique d’un chef-d’œuvre aussi complexe. La Damnation de Faust qui prend forme à partir d’une œuvre de jeunesse remaniée, Les Huit Scènes de Faust, demeure inclassable, débordant des cadres habituels d’un livret d’opéra en mêlant le chant et la parole pour  mieux déployer de grandes pages orchestrales. Intitulée légende dramatique, elle se présente comme une succession de tableaux dont la représentation scénique reste malaisée. Elle relève plus d’un théâtre de l’imaginaire reliant entre elles des scènes musicales allant de la méditation solitaire aux emportements  de la foule, en passant par les élans de l’amour ou les fureurs démoniaques, selon l’inspiration du compositeur.  En 1846, à sa création en version concert, l’ouvrage fut un échec. En revanche, la première mise en scène qui date de 1893 rencontra un grand succès. Depuis, les versions concert alternent avec les mises en scène souvent spectaculaires et marquantes comme celle que réalisa Maurice Béjart en 1964. Malgré son caractère hybride renforcé par le manque de cohérence de la composition dramatique, La Damnation s’impose comme une œuvre lyrique majeure représentative de l’esthétique romantique. Faust est l’archétype du héros romantique en proie à  une vive souffrance intérieure, cherchant sa guérison au sein de la Nature « immense, impénétrable et fière » et finalement conduit par amour à choisir les ténèbres de l’enfer où l’entraîne Méphistophélès. 

 

 

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Emission Prélude du 26 Juin 2017 : Anton Bruckner

L'art de la Symphonie.

Anton Bruckner, né le 4 septembre 1824 à Ansfelden en  Haute-Autriche  et mort à Vienne le 11 octobre 1896  est un compositeur autrichien post romantique et organiste, qui se situe au cours du 19ème siècle dans la lignée de Beethoven et Schubert et comme précurseur de la forme et du langage qui allaient marquer la fin du 19ème siècle pour aboutir à l’éclatement du monde tonal.

D’une famille de musiciens et d’instituteurs, Anton Bruckner se destinait à devenir enseignant. Il laisse tomber son premier métier d’instituteur pauvre dans des villages montagnards autrichiens le jour où un concours lui permet d’obtenir le poste d’organiste de la cathédrale de Linz. Au cours de sa vie d’adulte, il ne cesse de perfectionner son écriture, avec Simon Sechter à Vienne, et sa technique orchestrale avec Otto Kitzler, chef du théâtre de Linz. Il ne se consacre à la composition que vers la quarantaine.
Admirateur de Wagner, il le rencontre à Munich lors de la création de Tristan. Durant sa carrière, il est davantage reconnu comme organiste improvisateur que comme compositeur. L’organiste est acclamé dans les villes européennes, Paris (Notre-Dame), Nancy, Londres (Royal Albert Hall et Crystal Palace). A Vienne, les plus grandes personnalités musicales (Mahler, Richter, Nikisch, Mottl) le soutiennent et défendent ses œuvres. Mahler admire ses messes et ses symphonies qu’il dirige pour le public viennois. Incompris et doutant de lui, Bruckner souffrira de manque de reconnaissance et des coups portés par les musiciens et critiques dont Hanslick. A cause de cela, il remaniera sans cesse ses symphonies et acceptera les remaniements de chefs d’orchestre et d’éditeurs.

La structure de ses œuvres l’apparente au dernier Beethoven (Missa Solemniset 9ème symphonie ) et au Schubert de la Symphonie en ut. Bruckner suit la tradition de la polyphonie allemande. L’influence de Wagner se note dans l’instrumentation (l’usage de wagner-tuben par exemple). L’organiste utilise les effets de registration pour son orchestration.

Ses œuvres chorales et symphoniques sont marquées par la grandeur et une profondeur spirituelle. Ses symphonies constituent un monument de la musique. Sa 1ère symphonie pose la première pierre du renouveau moderne de la symphonie. Ses principaux héritiers sont Hugo Wolf, Gustav Mahler et Franz Schmidt.

 

 

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Emission Prélude du 19 Juin 2017 : Vinceno Bellini

L'art du Bel Canto

Vincenzo Bellini est un compositeur italien de musique de la période romantique, né le 3 novembre 1801 à Catane (Royaume de Sicile), et mort le 23 septembre 1835 à Puteaux.

Vincenzo Bellini, maestro dans l’art du bel canto, appartient à la grande triade des compositeurs d’opéras pré-verdiens avec Rossini et Donizetti. Une vie brève et glorieuse, une dizaine d’opéras à son catalogue, le génie de la mélodie le caractérisent.

Enfant prodige, Vincenzo Bellini est issu d’une famille sicilienne modeste de musiciens professionnels. Il est formé par son père et surtout par son grand-père qui lui transmet son savoir et son métier de musicien. Il compose dès l’âge de 6 ans et se fait apprécier dans les salons de la noblesse. A 18 ans, il quitte son milieu natal et part à Naples, ville italienne la plus ouverte aux nouveaux courants français et allemands, perfectionner son talent d’écriture avec Zingarelli. Durant ces années de formation, il écrit pour tous les genres, musique de chambre, symphonique, vocale et religieuse, et étudie notamment Haydn, Weber et Mozart.

Le succès au San Carlo de Naples de son deuxième opéra Bianca et Fernandole conduit très vite à la Scala de Milan. Il reste à Milan plusieurs années et fait sa carrière dans les théâtres réputés des villes du nord de l’Italie (Gênes, Venise, Parme). Ses opéras sont défendus par les plus grands chanteurs de l’époque (La Pasta, La Grisi, Rubini ), et lui assurent le succès et la sécurité financière. Pourtant Norma reçut un acueil très mitigé !

Afin d’étendre ses horizons, il part pour Paris, la capitale artistique européenne. Il y fréquente Liszt, Cherubini, Rossini et notamment Chopin, et aussi Hugo, Musset, George Sand, Dumas père.

Son style vocal affiné et épuré se différencie de Rossini et Donizetti. Il a l’art de poser les voix sur un orchestre léger, qui accompagne délicatement la ligne vocale. Son domaine est la tragédie. Drame et musique se déploient autour de la femme, son héroïne principale. Très souvent caractérisé par ses contemporains de « cérébral », son style a été admiré par Chopin, Verdi et Wagner.

 

 

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Emission Prélude du 05 Juin 2017 : Francis Poulenc

Quatre beautés pour attendre pénitence

Francis Poulenc  est un compositeur et pianiste français, né le 7 janvier 1899 à Paris où il est mort le 30 janvier 1963.

Auteur de près de 200 mélodies, il s’illustre aussi dans d’autres genres (opéra, musique de chambre, œuvres pour piano, un opus important de musique sacrée ), et laisse des écrits qui témoignent de l’attachement qu’il porte à la langue.

Poulenc découvre le piano grâce à sa mère, qui lui parle des classiques, et grâce au pianiste Ricardo Viñes, son mentor spirituel, qui l’initie à la musique de son temps (Claude Debussy, Eric Satie, Manuel de Falla …). Viñes lui permet de s’introduire dans lescercles artistiques du moment, où il fréquente par exemple Jean Cocteau et Max Jacob. C’est notamment la découverte d’Igor Stravinski qui sera déterminante pour sa carrière de compositeur.
Au tout début de sa carrière, Poulenc prend part à la création du Groupe des Six (en référence au Groupe des Cinq russes), composé d’Arthur Honegger, Darius Milhaud, Georges Auric, Louis Durey et Germaine Tailleferre : ces compositeurs s’assemblent pour réagircontre le romantisme, le wagnérisme,et dans une moindre mesure, l’impressionnisme. Même s’il reste autodidacte en grande partie, Poulenc étudie la composition avec Charles Koechlin dans les années 1920, et découvre le style de Gabriel Fauré dont Koechlin était l’élève. Entre commandes et inspirations plus personnelles, Poulenc crée aléatoirement ballets, parfois non dénués d’humour (Les Animaux modèles, 1942), œuvres religieuses (Messe en sol majeur, 1937) ou œuvres instrumentales (Concert champêtre pour la claveciniste Wanda Landowska (1928), Sinfonietta, 1947). Il reste très attaché à la voix qu’il met en avant dans ses nombreuses mélodies mais aussi dans des opéras, commeLes Dialogues des Carmélites (1957) ou La Voix humaine (1958).

Poulenc fait alterner dans ses pièces un grand sérieux, qui semble aller de pair avec sa foi profonde, et un sens prononcé de l’amusement et de la fantaisie. La diversité de ses créations souligne un style assuré et inspiré, qui rend compte de l’éclectisme esthétique dans le traitement de l’orchestre et de la voix, tout en restant bien ancré dans latonalité/modalité.

 

 

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Emission Prélude du 29 Mai 2017 : Fréderic Chopin

Concerto n°2  pour piano et orchestre en fa mineur opus 21

Frédéric François Chopin est un compositeur et pianiste virtuose d'ascendance franco-polonaise, né en 1810 à Żelazowa Wola en Pologne t mort en 1849 à Paris.

Chopin libère le piano des influences symphoniques et chorales traditionnelles, et développe, parallèlement à Franz Liszt, la notion d’instrument soliste. Il est un compositeur surtout connu pour ses préludes, scherzos, mélodies populaires polonaises et ballades, où se mêlent ferveur et mélancolie.

Le père de Frédéric Chopin, Nicolas Chopin, est originaire de Lorraine, et est professeur de français à Varsovie. Il y rencontre sa femme Justyna Krzyzanowska qui chante et joue des mélodies populaires au piano. Les quatre enfants du couple reçoivent une éducation musicale, mais Chopin se démarque très vite par ses dons. Il prend ses premières leçons de piano avec Adalbert Zywny, puis avec Joseph Elsner.

Paris étant une capitale culturelle incontournable au 19ème siècle, Chopin s’y installe à partir de 1831. Il y rencontre l’écrivain George Sand, sa compagne durant sept ans.
Contrairement à Liszt, Chopin n’est pas un amateur de joute pianistique, préférant l’ambiance des salons organisés par ses amis dans lesquels il rencontre Delacroix, Berlioz, Camille Pleyel et beaucoup d’autres personnalités influentes du monde artistique.
Jusqu’à la fin de sa vie (il décède le 17 octobre 1849) et malgré la maladie qui le ronge, il partage sa vie de compositeur avec celle de professeur en dispensant des cours de piano. Il conçoit et enseigne une nouvelle technique du toucher pianistique : respiration grâce au rubato, multiplication des silences dans ses partitions, mouvement souple du poignet.

Ses compositions sont majoritairement consacrées à son instrument de prédilection, avec toutefois quelques œuvres pour musique de chambre ainsi qu’un recueil de mélodies en polonais.

 

 

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Emission Prélude du 22 Mai 2017 : Edvard Grieg

L'âme norvégienne

Edvard Hagerup Grieg  (né le 15 juin 1843, à Bergen – mort le 4 septembre 1907 dans la même ville) est un compositeur et pianiste norvégien de la période romantique.Il est particulièrement attaché à la mise en valeur du folklore norvégien au moyen de la musique. 

Edvard Grieg naît dans une famille de musiciens : son père joue en tant qu’amateur dans un orchestre de la ville, sa mère lui donne ses premières leçons de piano et lui fait découvrir l’histoire de la musique à travers Mozart, Weber et Chopin. Grâce aux encouragements du violoniste norvégien Ole Bulldont il fait la connaissance à l’âge de quinze ans, Edvard Grieg part en 1858 au conservatoire de Leipzig pour y faire ses études musicales. Il a pour professeurs E. F. Wensel, Ignas Moscheles, Carl Reinecke. Il découvre les œuvres de Schumann ou de Wagner au Gewandhaus, et propose sa première composition à son examen final en 1862 (Quatre pièces pour piano ).

Edvard Grieg entame alors une carrière de pianiste. Il déménage à Copenhague où il rencontre les compositeurs Niels Gade et Rikard Nordaak, et commence à éprouver un intérêt prononcé pour la culture nordique. En 1867, il s’installe à Christiana et y fonde l’Académie norvégienne de musique. Il dirige régulièrement l’orchestre de la société de musique et compose de nombreuses pièces (Humoresques, Concerto en la mineur pour piano ), ce qui est d’autant plus facile lorsqu’il se voit accorder par l’Etat une rente viagère, à partir de 1872.

En 1876, Edvard Grieg rencontre le succès avec Peer Gynt, un opéra né de l’œuvre d’Ibsen. Après une période de crise durant laquelle il se concentre sur le folklore de sa région, il part en tournée en Europe et se fait acclamer de toutes parts. La qualité de l’écriture pianistique inspirée par Liszt, ainsi que l’audace de l’harmonie, font de Grieg un compositeur majeur de la Norvège et inspireront Debussy ou Ravel.

 

 

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Emission Prélude du 15 Mai 2017 : Mozart, Symphonies de jeunesse et ouvertures célèbres

Dès l'âge de trois ans, Mozart révèle des dons prodigieux pour la musique. Il est très en avance par rapport aux autres enfants de son âge. Son père en est conscient, et le pousse à travailler. Sa sœur Nannerl se met au clavecin à huit ans, il l'écoute.

Élevé dans la musique, Mozart progresse très vite : à 6 ans, il écrit ses premières œuvres, alors qu'il ne sait même pas encore lire ! Il maîtrise aussi le violon et le clavecin, ce qui, pour un si jeune garçon, est un véritable exploit. Pour faire connaître son fils, Léopold, son père, décide de commencer un voyage.

Wolfgang et sa sœur sont accueillis par la cour impériale : c'est un véritable succès ! La foule acclame le jeune Mozart et lui demande de faire des démonstrations comme, par exemple, jouer du clavecin avec en cachant le clavier avec un drap.

Les deux musiciens enchaînent concerts, réceptions, invitations à un rythme effréné. Deux semaines après leur arrivée, le jeune Mozart tombe malade et doit rester au lit. Très vite guéri, il continue son voyage et finit par rentrer chez lui. Au cours des années à venir, ils entreprendront de nombreux autres voyages plus ou moins longs, à la recherche de la gloire et de la richesse. Ils visiteront notamment la France et l'Italie, qui plaira beaucoup à Wolfgang.

À 11 ans, Wolfgang n'est plus un enfant prodige, seulement un musicien particulièrement doué. Il reçoit de nombreuses commandes d'œuvres qu'il doit composer. Toute la famille repart en voyage, mais l'accueil est moins chaleureux et ils rentrent chez eux, déçus.

De retour à Salzbourg, Wolfgang devient konzertmeister, maître des concerts ; il a alors 14 ans ! Il continue pourtant à travailler avec acharnement, écoutant les opéras à la mode, jouant, composant... Le Padtre Martini, âgé de 64 ans lui impose de longs exercices pour achever de le former. À 15 ans, Wolfgang devient membre de l'académie philharmonique de la ville, bien qu'il n'ait pas atteint l'âge d'entrée, fixé à 20 ans !

Wolfgang grandit et se sent vite à l'étroit entre les murs de la ville. Il est bloqué par son emploi de maître de concert, qui l'oblige à composer, mais aussi à jouer dans l'orchestre. Il veut se faire connaître.

Enfin, une occasion se présente de fuir Salzbourg : le maître de chapelle de Vienne est gravement malade. La famille Mozart se rend donc à Vienne et rend visite à l'impératrice Marie-Thérèse. Mais celle-ci leur refuse le poste convoité. Malgré cela, Mozart s'amuse à Vienne, il retrouve des connaissances et écrit de nombreux morceaux.

Agé de 18 ans, Wolfgang crée de nombreuses pièces, Thamos, roi d'Égypte et les symphonies nº 25 et 28. Son style a changé, il a créé son propre style musical et marqué l'histoire de la musique.

 

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Emission Prélude du 08 Mai 2017 : L'oeuvre symphonique de Jean Sibélius

Jean Sibelius (né Johan Julius Christian Sibelius1), né le 8 décembre 1865 à Tavastehus, dans le grand-duché de Finlande et mort le 20 septembre 1957 à Järvenpää, près d'Helsinki, est un compositeur finlandais de musique classique. Il est, avec Johan Ludvig Runeberg, l'un des Finlandais qui symbolisent le mieux la naissance de l'identité nationale finlandaise.

Après avoir acquis un certain niveau de violon, Jean Sibelius commence à pratiquer la musique de chambre dans le cadre de sa famille puis étudie à l’institut de Martin Wegelius ; il se forme également auprès de compositeurs, Albert Becker à Berlin, Karl Goldmark et Robert Fuchs à Vienne.

Dans le contexte de l’élan national qui se développe en réaction contre la Russie, Sibelius compose le poème symphonique Kullervo qui est créé avec succès en 1892. Par la suite, Sibelius crée des œuvres inspirées par les légendes finlandaises, notamment En saga (1892), Lemmikaanen (1895), ou Finlandia (1899), pièce considérée comme le deuxième hymne national de la Finlande. La Première symphonie du compositeur marque la synthèse de son style personnel, ancré dans les traditions populaires, et des évolutions de la symphonie post-romantique.

Après une tournée réussie en Europe du nord avec Robert Kajanus, Sibelius écrit deux œuvres majeures, sa Deuxième symphonie et son Concerto pour violon. Il continue à composer de façon plus irrégulière poèmes symphoniques et symphonies, et arrête son activité après Tapiola (1926), sans parvenir à achever sa huitième symphonie.

 

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Emission Prélude du 01 Mai 2017 : Le monde instrumental à l'époque baroque

Quelques instruments sont spécifiquement liés à cette époque baroque où ils atteignent leur apogée (de la facture comme de la littérature) avant de connaître le déclin voire l’oubli complet du milieu du xviiie siècle jusqu’au début du xxe siècle ou plus tard. La tradition de facture s’étant perdue entre temps a pu être restituée, au moins partiellement par l’analyse des instruments anciens qui subsistent, et l’étude des traités lorsqu’ils existent.

 

  • la flûte à bec et le cornet à bouquin.
  • les clavecins.
  • le luth et le théorbe.
  • l’orgue qui est resté au xixe siècle l’instrument privilégié de la liturgie, mais n’intéresse plus guère les grands compositeurs jusqu’à César Franck. La facture de l’orgue à transmission mécanique atteint son apogée, en France et dans les pays germaniques pendant les xviie et xviiie siècles.
  • les violes de gambe qui ont connu leurs heures de gloire pendant trois siècles, de 1480 à 1780.

 

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Emission Prélude du 24 Avril 2017 : L'opéra français de l'âge classique

Au début du xviie siècle, le style napolitain s’établit dans pratiquement toute l’Europe, sauf en France où le compositeur Jean-Baptiste Lully, musicien de Louis XIV, fonda une école française d’opéra : la tragédie lyrique. Ses compositions reflétaient le faste de la cour de Versailles. Le ballet avait une place beaucoup plus importante dans les opéras français (tragédies lyriques) de Lully que dans les opéras italiens. Lully créa également un type d’ouverture, l’ouverture à la française. Alceste (1674), Atys (1676), Roland (1685), Armide (1686), Acis et Galatée (1686) restent ses chefs-d’œuvre.

 

 

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Emission Prélude du 17 Avril 2017 : Nicolaï Rimski-Korsakov

Nicolaï Rimski-Korsakov est un compositeur russe (Tikhvine, 1844 - Lioubensk,1908).Compositeur romantique incontournable de la Russie (milieu XIX), Rimski-Korsakov fut professeur de musique, d’harmonie et d’orchestration et membre du Groupe des Cinq.

Issu d’une famille aristocratique, il entreprend, contraint par sa famille, une carrière dans la Marine. Doué pour la musique, il étudie à l’insu de sa famille le piano et la composition. Alors qu’il est enco re officier dans la marine, il commence en 1862 l’écriture de sa première symphonie qui sera jouée en public pour la première fois en 1865. Encouragé par ceux qui constitueront plus tard le Groupe des Cinq (Mili Balakirev, Alexandre Borodine, Modeste Moussorgski, César Cui), il songe sérieusement à entreprendre une carrière de compositeur. Il devient alors professeur de composition et d’orchestration au conservatoire de Saint-Pétersbourg. Guidé par Tchaïkovski, il approfondit ses études musicales. Il dirigera les différents orchestres de la marine impériale et les Concerts Symphoniques russes avec Mitrofan Belaiev en 1886. Il compose alors ces plus grandes œuvres telles que Shéhérazade. Suite à la mort de Tchaïkovski en 1893, il compose pour le théâtre impérial et compose onze opéras entre 1893 et 1908. Il est l’auteur de deux traités d’orchestration dont le second sera achevé après sa mort par son fils.

Parfois surnommé le « magicien de l’orchestre » en raison de son talent en orchestration, il est le compositeur le plus important d’opéras russes avec au total 15 opéras. Il est apprécié pour son inspiration puisée dans la musique populaire folklorique, ses thèmes fantastiques, sa virtuosité et ses qualités d’orchestration.

 

 

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Emission Prélude du 3 Avril 2017 : La flûte enchantée de Mozart

Mystérieuse, fascinante et inépuisable Flûte enchantée ! Composé fébrilement quelques semaines avant sa mort, le testament lyrique de Wolfgang Amadeus Mozart est par excellence l’opéra universel, source de joie et de perpétuel émerveillement, compagnon de route tendre et profond qui, on le sait, sera là pour la vie. La Flûte enchantée s’adresse aux hommes de tout âge, grâce d’abord à sa merveilleuse musique, l’une des plus poétiques et lumineuses jamais écrite par Mozart. Quant au livret d’Emanuel Schikaneder, il se prête à toutes les interprétations : est-il un conte pour enfants ? Un récit ésotérique et initiatique, empreint de symboles francs-maçons ? Ou, plus simplement, une fable populaire et allégorique, mariage radieux d’idées nobles et de péripéties puériles, que la main divine de Mozart éclaire, ordonne et équilibre ? A chacun d’écouter ce chef-d’œuvre lui livrer ses clés…

 

 

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Emission Prélude du 27 Mars 2017 : La musique sacrée baroque

La musique baroque désigne la musique de la période allant du début du XVII° siècle jusqu’au milieu du XVIII° siècle (1750, mort de Bach). Les deux principaux pays dans lesquels elle s’est développée sont l’Italie et la France, mais l’on considère souvent que la musique baroque a culminé en Allemagne avec Jean-Sébastien Bach. Cette musique, qui a laissé place à la musique de la période classique, a été délaissée de nombreuses années, avant d’être partiellement redécouverte au XIX° siècle (en gros, on s’est ré-intéressé à Bach), et complètement remise à la place qu’elle mérite au milieu du XX° siècle.

Baroque est un terme venant du portugais barroco signifiant " perle irrégulière ". Au cours de cette période d'une très grande richesse dans l'histoire de la musique, naissent les premiers opéras, oratorios, cantates, suites, sonates, et concertos…

Bach, Vivaldi et Handel sont trois grands compositeurs qui ont illuminé de leur génie cette période, mais ce serait extrêmement réducteur de n'en rester qu'à ces trois-là ; nombre d'autres compositeurs talentueux se sont émancipés partout en Europe comme Alessandro Scarlatti en Italie, François Couperin et Jean Philippe Rameau en France, Domenico Scarlatti en Espagne et Georg Philipp Telemann en Allemagne, pour citer les noms les plus connus. 

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Emission Prélude du 20 Mars 2017 : Marc-Antoine Charpentier

Le maître de la musique sacrée

Marc-Antoine Charpentier, né en Île-de-France en 1643 et mort à Paris le 24 février 1704, est un compositeur et chanteur baroque français.

Compositeur de divertissements, d’airs de cour, de cantates et de pièces instrumentales, c’est cependant à son œuvre religieuse - messes, antiennes, hymnes et motets - qu’il doit d’être considéré comme l’un des plus grands maîtres de la musique française du XVIIe siècle.

 

 

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Emission Prélude du 13 Mars 2017 : Henry Purcell

Au coeur du baroque

Henry Purcell (10 septembre 1659 - 21 novembre 1695) est un musicien et compositeur anglais, né et mort à Londres dans le quartier de Westminster. Purcell compte parmi les plus grands compositeurs anglais.

Purcell a incorporé à sa musique des éléments des styles baroques français et italien, mais a développé un style anglais particulier. Musicien complet, sa production variée et abondante (environ 800 œuvres) aborde tous les genres.

 

 

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Emission Prélude du 06 Mars 2017 : Gustav Malher

Le chant de la terre.

Gustav Mahler né à Kaliště dans l'Empire d'Autriche (aujourd'hui en République tchèque), le 7 juillet 1860 et mort à Vienne le 18 mai 1911, est un compositeur, chef d'orchestre et pianiste autrichien.

Situé à la période charnière du XIXe et le XXème siècle, Gustav Malher initie la transition vers le post-romantisme et le modernisme. Le compositeur autrichien bouleverse le genre symphonique et devient l’un des symboles du romantisme exacerbé.

 

 

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Emission Prélude du 27 Février 2017 : Erik Satie

L'initiateur d'un art nouveau.

Éric-Alfred-Leslie Satie, dit Erik Satie, est un compositeur et pianiste français né à Honfleur le 17 mai 1866 et mort à Paris le 1er juillet 1925. Associé un temps au symbolisme, mais inclassable, il a été reconnu comme précurseur de plusieurs mouvements dont le surréalisme, le minimalisme, la musique répétitive et le théâtre de l'absurde.

 

 

 

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Emission Prélude du 20 Février 2017 : Franz Schubert

Franz Schubert est un compositeur autrichien né le 31 janvier 1797 à Lichtenthal, l'un des quartiers du neuvième arrondissement de Vienne, et mort à Vienne le 19 novembre 1828.

Schubert est un compositeur à la charnière entre le classicisme et le romantisme, et n'a pas eu dans son sillon d'héritiers directs parmi les premiers romantiques. Auteur d’un opus extrêmement riche en nombre d’œuvres et en variété de formes, il est notamment considéré comme le fondateur du lied.

À sa mort à l'âge de trente et un ans seulement, Schubert laisse un millier d'œuvres. Environ une centaine d'opus sont publiés de son vivant, ce qui est peu au regard de sa productivité, mais plus que ce que Robert Schumann ou Frédéric Chopin auront publié au même âge

 

 

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Emission Prélude du 13 Février 2017 : Jean-Baptiste Lully

Le grand ordonnateur des plaisirs royaux.

Jean-Baptiste Lully (ou Giovanni Battista Lulli) est un compositeur et violoniste de la période baroque, français d'origine italienne, surintendant de la musique de Louis XIV. Il est né à Florence le 28 novembre 16321 et mort à Paris le 22 mars 1687.Son influence sur toute la musique européenne de son époque fut grande, et de nombreux compositeurs parmi les plus doués (Henry Purcell, Georg Friedrich Haendel, Johann Sebastian Bach, Jean-Philippe Rameau) lui sont redevables à un titre ou un autre.

 

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Emission Prélude du 6 Février 2017 : Joseph Haydn

Franz Joseph Haydnn, né à Rohrau sur la Leitha en Basse-Autriche, le 31 mars 1732 et mort à Vienne le 31 mai 1809, est un compositeur autrichien. Il incarne le classicisme viennois au même titre que Mozart et Beethoven, les trois compositeurs étant regroupés par la postérité sous le vocable de « trinité classique viennoise ». La carrière musicale de Joseph Haydn couvre toute la période classique, allant de la fin du baroque aux débuts du romantisme. Il est à la fois le pont et le moteur qui a permis à cette évolution de s'accomplir.

 

 

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Emission Prélude du 30 Janvier 2017 : Claude Debussy

Claude Debussy est un compositeur français, né le 22 août 1862 à Saint-Germain-en-Laye et mort le 25 mars 1918 à Paris.Description de la vie du musicien et de ses caractéristiques.Claude Debussy laisse l’image d’un créateur original et profond d’une musique où souffle le vent de la liberté. Son impact sera décisif dans l’histoire de la musique.

 

 

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Emission Prélude du 16 Janvier 2017 : Franz Liszt

Les années de Pélerinage de Franz Liszt

Franz Liszt (Liszt Ferenc en hongrois) est un compositeur, transcripteur et pianiste virtuose hongrois né le 22 octobre 1811 à Doborján (Empire d'Autriche) et mort le 31 juillet 1886 à Bayreuth (Allemagne).

Liszt est le père de la technique pianistique moderne et du récital. Avec lui naissent l'impressionnisme au piano, le piano orchestral — Mazeppa, la quatrième Étude d'exécution transcendante — et le piano littéraire — les Années de pèlerinage. 

 

 

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