Forums Brassens

Les forums de Brassens et de ses poètes

Connexion

Au clair de la plume

Suis-je ?...

Suis-je ?...

 

Suis-je enfant de Brassens, moi timide qui doute ?...

Fils d'un lointain Villon égaré, en déroute ?

Ai-je un papa Verlaine, au vent mauvais, sa main

Avec ses jetés d'encre ancrés sur parchemin ?...

 

Suis-je auteur de bons mots, de ceux qui font la ronde,

Comme Victor Hugo la légende féconde

Ou les chansons d'un Brel, ou d'un Francis Cabrel,

Tous ces jongleurs du verbe obsédés textuels ?...

 

Suis-je plume qui vole au secours de la langue,

Qui chatouille l'esprit, lui dépouille sa gangue ?

J'aime écrire quelques vers, poétiser ma foi,

Confesser sur la feuille un peu de moi, parfois...

 

Suis-je plume ôtée à Sitting Bul, sa tête?

... Qui se crois un Grand Chef, le roi des épithètes,

Qui rime à pas grand chose et pourtant étonné

De la faire crisser dans ses doigts passionnés...

 

JP F. Sitting Bull (24 octobre 2017)

   Impression Impression   
-
Le 22, le 29

Le 22, le 29

Du 22 au 29,
Du sortir de son œuf,
Semaine d’une vie
Donnée et puis ravie :
En octobre natif,
D’aussi ce mois chétif,
Une feuille est tombée,
Soixantaine achevée…

Et ses rimes sont là,
Nos cordes font le la,
Comme un nœud dans la gorge,
Nous chantons l’ami Georges.
Quoique  toujours le vent,
Nous le sentons vivant,
Notre douleur discrète,
Plage d’écume à Sète…

Poète, troubadour,
Le moustachu balourd
Est « ancré » dans des livres.
Son verbe cru délivre
La liberté du mot,
La justesse des maux,
Et le vocable habile
Vient embellir son style !

Fit de son ordinaire
De l’extraordinaire…
Tel un Esope au brut,
Lui au physique abrupt,
Fit bijou d’écriture…
Et sans fioriture,
Donna à la chanson
De bien belles moissons !

JP F. Sitting Bull

.......

2008, nous sommes le 22 octobre, ou du moins en cette semaine du 22 au 29...
J'étais à une réunion où un orateur m'ennuyait particulièrement. Installé à cette table ronde, en ce groupe de paroles, une vieille enveloppe d'un ancien courrier, je griffonne deux chiffres ; le 22?...le 29?... me vient en tête  la fin d'un vers de Brassens : "du sortir de son oeuf", l'imaginaire germe... il est 22 heures, je rentre chez moi, PC, puis à 1heure du matin, ce semblant de poème est envoyé sur le Net...
Pourquoi?...Comment?... deux amis du forum ont envie de mettre une musique dessus... dans un laps de temps abominablement court, ils me pondent chacun, avec leur style, une chanson... avec les moyens du bord... 3 jours depuis mon écrit, 4 tout au plus?
Cela n'a rien de "produits" savamment mixés (soyez indulgents, les amis  pour les bruits de fond), mais ces deux créations m'avaient touché au plus haut point, gravées à jamais dans ma mémoire émotive!


Merci Michel (Mitchou), Merci André Bec (Les Copains d'Accord's)

La version "Mitchou" a disparu du "Net", voici la version d'André Bec des Copains d'Accord's:

http://www.dailymotion.com/video/x73a6a … rges_music

......

Une troisième personne  qui m'avait  demandé garder  le silence m'avait envoyé une version avec une musique librement inspirée de la chanson  "Le Pluriel" de Brassens, avec l'idée de bisser le dernier vers de chaque strophe, et la chantant sur un ton moins  mélancolique...

.....

Voilà, nous sommes le 22 octobre, Bon Anniversaire, Georges Brassens....

Et sur ce Bonne Nuit à vous Toutes, Tous

 

JP F. Sitting Bull (fin octobre 2008)

 

   Impression Impression   
-
Dans le Jardin de Jean Ferrat

Dans le Jardin de Jean Ferrat

 

Dans le Jardin de Jean Ferrat pousse la fleur d'Ardèche ;

Sol ardu, bonnes gens, fera qu'aux vaillants coups de bêche,

Antraigues restera intrigue en son lieu montagnard :

Terre de graine mirifique en repaire peinard...

 

De bisser la rime à la ligne où là se niche un ver(s),

Culture infuse en double signe; il faut se mettre au vert,

D'aimer voir les plantes germer avec la foi de vivre,                                   

Semer, méditer, s'exprimer, d'un esprit qui délivre...

 

Belles moissons de ses chansons aux précieuses récoltes,

Mi-planteur en toute saison, mi-esprit de révolte,

La dignité, la loi du coeur, l'amour et la raison,

Epandre dans son chant donneur son souffle et sa passion...

 

Dans le Jardin de Jean Ferrat, son recoin potager,

Point de légume d'apparat pour le garde-manger,

Car le bon sens se greffe aux mots pour que nos voi(e)x(s) s'éclairent,

Se nourrissent sans trop de maux de ses propos sincères...

 

JP F. Sitting Bull (octobre 2017)

   Impression Impression   
-
Une Pluie de Ballons chez moi...

Niveau sportif, je suis plutôt  "encroûté" mais un enfant qui frappe dans un ballon, évidemment que ça me parle...

 

Pluie de ballons chez moi

 

Très souvent les ballons de mes petits voisins

Tombent sur mon gazon bien-sûr circonvoisin,

Rebondissant sur l'herbe à l'ombre de mon chêne :

Fréquents arrêts de jeu où leur ardeur se freine...

 

Jeunes sportifs frustrés  pour un shoot dévié,

De les voir dépités et sans la balle au pied,

Je me fais ramasseur et je la leur relance :

La reprise du match et à chacun sa chance !

 

Ma parcelle a souffert sous ces fiévreux rebonds,

En flétrissant des fleurs (rarement du chardon),

Eprouvant quelque peu ma coquette pelouse ;

Un pétale perdu est-il semeur de blues ?...

 

Mais non !... de les voir y aller tout droit au but

M'attendrit ou m'émeut,  et là tous azimuts,

L'enfant revit en moi : comme je les envie !

Ces vainqueurs "pour de rire"  : ils sont souffle de vie...

 

JP F. Sitting Bull (début novembre 2017)

   Impression Impression   
-
Un Papillon posé...

Un Papillon posé...

 

PapillonGorille

 

Un Papillon posé...

 

Un papillon posé sur le doigt d'un gorille

Une trêve, un espoir où le Monde vacille

La puissance d'Hercule et cet insecte ailé

Vol éphémère à l'un, l'autre se décimer

 

La force n'est plus loi de celui qui domine

David contre Goliath et passion assassine

Par là un lance-pierre, ici un char d'assaut

Et du sang inutile en empourprés ruisseaux

 

Et pourtant de l'amour aussi de la tendresse

Point de fusil chargé ni des pleurs ni détresse

Un simple rendez-vous de bonne volonté

Où le feu est de joie et de chaude bonté

 

Un papillon posé sur le doigt d'un gorille

C'est le meilleur de nous qu'on boude ou qu'on renie

La richesse de l'autre, un charme différent

Créer de la douceur et non des différends

 

JP F. Sitting Bull  (30 septembre 2017)

   Impression Impression   
-
La Guitare est venue

La Guitare est venue

https://img11.hostingpics.net/pics/821690LaGuitareestvenue02.jpg

 

La guitare est venue occuper mes deux mains,

Demoiselle de bois en quête de refrains,

Et mes gestes précis, sur elle, font gratouille,

Thérapie ou travail, j'ai les doigts en vadrouille ...

 

La guitare est passion, emprise dans mes bras,

Imposant ses accords, eux, pas toujours "extra"...

Moi, assise ou penchée, heureuse quand j'arrive

A bien la taquiner et que rien ne m'en prive.

 

La guitare m'enchante...  elle me fait chanter,

Elle m'offre un parcours dans son monde envoûté...

Musicienne modeste et pourtant assidue,

Je m'arpège de joie en notes répandues...

 

La guitare aujourd'hui est là tout près d'un banc

Exigeante  et tendue en cordes de hauban,

Avec mes durillons  vais-je y laisser des traces

Pour un air bien joué et que je me surpasse ?

 

La guitare est amie accolée à mon coeur,

Et au diapason, résonne comme un choeur,

De Lenon à Brassens, Cabrel, enfin moi, "Line",

Elle met du velours sur ma voix cristaline...

 

(Septembre 2017) pour ma fille.

JP F.

 

   Impression Impression   
-
Enfin Venise

Enfin Venise...

 

Que d'eau a dû couler sous les ponts de Venise,

De souhaits, de soupirs, pour cette île promise,

Avant qu'un gondolier sur nos deux coeurs charmés,

En la Sérénissime, ait  - pour nous -  à ramer...

Le Rialto sur l'ode est d'une allure exquise,

Ahurissant cliché, l'âme se latinise :

Ce voyage prévu et enfin programmé,

D'un vieux couple attendri, par l'ardeur, animé...

 

Vérone en Italie, ici comme à Venise,

Le romantisme est loi, la passion est devise,

Le bonheur des amants qui est âpre à clamer,

A l'amour à la mort quand il est proclamé.

Où Juliette en statue a les seins qui reluisent,

Son buste caressé par tant de mains éprises,

Son balcon, les baisers du Roméo aimé,

Des serments pleins les murs de destins enflammés...

 

Et que le lac de Garde en ses reflets nous disent :

De vivre nos plaisirs, et s'ils se fragilisent,

Que Verdi, Vivaldi sachent nous promener

Sur la Carte du Tendre avec nos yeux fermés...

Que l'illusion d'y croire et puisqu'elle est de mise,

La flèche à Cupidon tirée avec maîtrise

Demeure un flux de joie et... toujours consommé

Devant l'éternité encore à consumer !

 

Qu'à "pas doux", Saint-Antoine, affairé, nous conduise

Vers l'art, vers la beauté et que se réalise

Notre rêve candide où brille, en résumé,

Des éclats de tendresse en projets assumés.

Commedia Dell'arte, tarentelle qui grise,

Romance transalpine et qui nous dépaysent,

Aux airs joyeux chantants ravis de s'exprimer

Subliment deux époux quelque peu transformés...

 

JP F. Sitting Bull (Septembre 2017)

   Impression Impression   
-
Communiquer

Communiquer ?

 

Et du bout de son doigt sur sa télécommande,

Il s'informe du monde à l'instant immédiat,

Comble sa solitude à l'instar des médias,

Communiquant sans âme un appel sans demande.

 

Comme il vit seul chez lui, le réseau  internet,

Sur son P.C. actif, lui apporte l'image

Du globe où les humains, - Pour Dieu sait quel présage ? - ,

Se branchent sans se voir et sans visage au net...

 

Point de coeur éprouvé quand les sens se relaxent :

Ce qui vient du lointain n'a plus de profondeur.

Malgré un doux  message inclus au répondeur,

L'échange des ardeurs, piteusement se faxe !

 

Au listing, encodé, sur fichier, en mots clefs,

Se perd son chiffre "Un" avec ou sans les autres,

Un grain de blé  semé dans le vrac des épeautres,

Faussement inconnu et sans accès bouclé...

 

Et du téléshopping au choix sur catalogue,

De la pizza livrée "hors convivialité",

Self banking, self-service, autre touche à pointer,

S'absente le contact, et donc, le dialogue !

 

Progrès qui a pour nom : "La Communication",

Qui supprime l'attente et tente les approches,

Mais sans cri, sans soupir : « Comment se sentir proches,

De brancher sa passion sur tant de connexions ? »

 

Et  ses voisins, par mails, sur sa messagerie,

Sont-ils plus près de lui,  de son « for(t) » intérieur ?

 

Mais non !... il abolit tout le charme extérieur

De son jardin de fleur, en quête d’égéries...

 

Oui, le gadget séduit, la technique ravit,

Lui ou moi bien piégés dans l'ère virtuelle,

Où nos  objets se font fonte résiduelle,

Où le souffle et la voix nous ont été ravis...

   Impression Impression   
-
La Mouche

La Mouche

 

Telle une vile mouche ayant trop tournoyé,

Suçant de-ci de-là les parois de mes verres,

Je me sentis comme elle être à mon tour noyé,

Imbibé, plein d'alcool, dans sa prison de verre.

 

Lors, moi, hideux insecte atrophié par mon zèle ;

Quand ce qui est nectar devient plutôt poison

Et que ne sachant plus voler à tire-d'aile,

Je heurtais sans espoir l'invisible cloison...

 

J'étais trop isolé, avais beau me débattre

Et j'étais bien trop fier pour crier : "Au secours !"

Ce funeste destin allait sur moi s'abattre :

"Crever"  sans essayer de changer de parcours...

 

Pourquoi tant d'énergie et se voiler la face

Au lieu de  rechercher bon sens et  volonté ?

Et comment l'asticot refera-t-il surface ?

Peut-il encor –– si bas –– pouvoir tout surmonter ?

 

C'est alors que la poisse eut raison de mon geste

Libérant la bestiole emprisonnée en moi ;

J'avais bien trop souffert de cette horrible peste :

La mouche enfin séchée échappa à mon doigt !

 

Et si je vole encore et n'ai plus le bourdon

C'est que j'ai retrouvé une force nouvelle,

Loin des fiels frelatés mais près de compagnons

M'aidant à voir ma vie autrement et plus belle.

 

L'humilité, toujours, est la vertu des sages :

Ô toi ami Tartempion, Truc, Machin, Untel,

Ou toi mouche qui sombre en d'infâmes naufrages :

Une main peut se tendre en quête d'arc-en-ciel !

 

JP F. Sitting Bull 19 mars 1999

   Impression Impression   
-
Ecrire

Ecrire


Ecrire c’est pour moi de la sève qui bout

Comme gicle un « sang d’encre » avec hémorragie :  

Une idée où des mots opèrent par magie,

C’est remplir un bon vers avec la rime au bout…



Ecrire c’est rêver, c’est se vider la tête :

Un flot hors des mes doigts va noircir le papier

Et ma plume trempée y promener les pieds

De ma muse en bal(l)ade hantant mes épithètes.

 

Ecrire c’est fuser, infuser, transfuser,

Je libère un influx plus fort que la parole

Sur une feuille blanche ou un cahier d’école ;

J’enfante un manuscrit, ma trace à diffuser…

 

Ecrire c’est partir d’un quai, sans train, sans gare

Vers l’incertain voyage : il n’est pas bien lointain,

C’est l’infini trajet des soirs et des matins

Du pays sans retour où mon plaisir s’égare…

 

Ecrire c’est souvent un grand questionnement.

La lecture pour toi est-elle assez crédible ?

Puis-je émouvoir tes sens, toucher des points sensibles

En couchant sur ma page un trop d’échappement ?

 

Ecrire est thérapie, esprit et fantaisie,

S’imprègnent dans un texte, ardeur et sentiment,

Le besoin de provoquer quelque enchantement :

Mon cœur, mon âme y sont…mais… est-ce poésie ?

 

JP F Sitting Bull (mai 2012)

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Le Nuage

Le nuage

Notre amour ? Un nuage accroché dans le vide,
Qui retombe en averse, en tourbillons sournois.
Tel un coup de foudre...  blanchi sous le harnois,
Il vacille en des cieux, incertain, invalide.

Le sonder est futile et hasardeux, parfois ...
Il est lourd, il est gris, transpercé par nos rides.
Pourtant il est vivace, il est d'azur, avide !
La grêle ou les éclairs n'essoufflent point sa foi...

Tantôt bruine fugace harcelant nos envies,
Mais toujours bien présent,  là-haut,  sur notre toit,
Fragile, ouaté, changeant, s'étirant, pantois...

Si souvent, vers Phoebus, en la voûte, il s'allie ;
Et tout chargé d'air chaud, parant au désarroi,
Lui qui n'est qu'un "mendiant", il veut nous sacrer "roi".

.........


Ca vaut ce que ça vaut, mais c'est + ou - du vécu !

Bonne Journée à toutes, tous !

JP F. Sitting Bull (1994)

   Impression Impression   
-
Le petit Monde de Brassens

Le petit Monde de Brassens

Puisque tant de chansons sont toujours ritournelles
Que la brave Margot, aux charmes nourriciers,
Affole encore, à l’œil, le maire ou l’épicier,
Que le pauvre Martin dort en terre éternelle
Où nul ne veux chasser le moindre papillon ;
Belles Dames d’antan forment un florilège
De jadis, d’aujourd’hui, où dans un grand cortège,
Rôdent Verlaine, Hugo, Paul Fort, Musset, Villon,
Où des moissons de vers taquinent sa guitare.
Si l’arbre à sa fenêtre, lui, est déraciné,
Le fantôme de Jeanne, à se réincarner,
Parmi ses animaux, ressuscite, âme lare…

Et les sabots d’Hélène ont, du bois, le cachet ;
Le blé de Bécassine est hors de sa cachette,
Et l’on voit du bonheur chez les gueux, les pauvrettes,
D’explorer la beauté que l’on peut dénicher
Dans l’homme de la rue et les sournoises ronces…
Pas de tricherie, aucune facilité,
Modeste ou réservé sans fausse humilité,
Un gorille évadé, lui, sait ce qu’il dénonce ;
Des sentiers non battus, son parcours reste adroit,
Car sa pipe inspirée aux plus franches volutes
Fait des bouts de refrain que les rimes culbutent :
Gloire à ce troubadour, intègre… un être droit !

Combien de réflexions, combien de personnages
Sans morale réelle éveillent la raison ?
De relire son œuvre on y trouve à foison,
Mythologiquement,  bel échantillonnage ;
Des expressions souvent  à reconsidérer,
Des clins d’œil, des emprunts, toute une symbolique
Et bien sûr de l’humour et le bon mot magique…
Il a semé ses fleurs dans mon trou d’égaré,
Et depuis, moi rimeur, rêveur au clair de lune,
Je replonge candide au détour des écrits :
Tout ce qu’il nous a peint, tout ce qu’il a décrit,
Me ressource sans fin… comble un peu mes lacunes !

JP F. Sitting Bull (septembre 2011)

   Impression Impression   
-
Aimer Brassens

Aimer Brassens

 

Aimer Brassens, c’est avoir dans son coeur,
Un bouquet de douceur qui fleurit sans rancœur.
Aimer Brassens, c’est d’un regard lucide,
Sans doute l’imiter, mais sans esprit cupide…

Aimer Brassens, c’est aimer, sans détour,
Soi et surtout l’autre avec ou sans retour.
Aimer Brassens, c’est vivre en poésie ;
Méditer les bons mots, des répliques choisies…

Aimer Brassens, c’est mon monde en…chanter,
C’est enchanter le monde et ne point déchanter !
Aimer Brassens, c’est s’ouvrir l’appétit :
Apprendre sans leçon, être moins abêti…

Aimer Brassens, c’est crisser de la plume,
C’est la lyre en délire, et la vague, et l’écume.
Aimer Brassens, c’est être tolérant
Et respecter autrui sans marcher tous en rang.

Aimer Brassens, c’est simple et formidable :
Oser ses opinions sans les rendre imposables.
Aimer Brassens, c’est mon choix, ma fierté,
Où souffle, en vérité, un vent de liberté…

 

JP F. Sitting Bull

   Impression Impression   
-
Au toucher, au doigté...

Au toucher, au doigté...

 

Palpée à pleines mains, pétrie au fol désir,

Sur la table étalée et retournée encore,                                                                                           

Au toucher, au doigté, bel exploit qu’on décore,                                                                                 

Quand suivre la cadence est éveil au plaisir.

 

De la faire lever et sans action confuse,

Ajouter s’il le faut le petit grain de sel,                                                                                               

Beurrer et fort l’étendre :  il n’y a rien de tel !                                                                      

Caresser sa surface avec l’ardeur infuse…

 

Qu’une paume s’empresse au pâton tortillé,

D’en épouser le moule et qu’au mieux on l’abaisse.

Fermement maîtrisée adjoindre avec justesse,

Le sucré, le mielleux, le parfum vanillé…

 

Dès lors  si la passion la fait devenir tarte,                                                                                    

L’ustensile à la main, bien rouler sur le flan ;

Souhaiter du volume, espérer du gonflant !

(Plus tard du croustillant où le palais s’attarde)…

 

D’un tel effort transmis au bonheur épanché,

A l’heure du gouter… oui ! vibrer dans l’extase,

Ô… odeur obsédante ô volupté  ô grâce,                                                                                          

Saliver sur ce cuit et bien mignon péché…

 

Puis c’est à votre bouche  à tester ce supplice,

Et du bout de la langue : attention à vos dents !                                                                                                             

Ce présent… à la pelle… englouti au dedans :

C’est ma pâtisserie, et pour vous ?... un délice ?… 

 

JP F. Sitting Bull (17 avril 2017)  

   Impression Impression   
-
Ba(l)lade à Jean Richepin

Ba(l)lade à Jean Richepin

 

Ô mer si belle en bas,

Plage blonde de sable,

Si douce à pied de bas…

Moi, marcheur inlassable,

Mes souliers se dessablent,

Montant vers ton lopin ;

Visite indispensable :

Bonjour Jean Richepin

 

Le Val-André s’ébat,

Des oiseaux dispensables

De passage là-bas,

M’ont conduit, excusables,

Loin des châteaux de sable ;

A Pléneuf, le grappin

Sur ta stèle inclassable :

Bonjour Jean Richepin

 

Et l’ombre se rabat

Sur ta pierre cassable.

Rappelant ici-bas,

Ton cri inépuisable ;

C’est pourtant impensable,

Tes gueux et tes rupins

Restent chocs accusables :

Bonjour Jean Richepin

 

Envoi (ou méditation) :

 

Que…l’espoir supposable,
S’échange en « riche » pain

S’il se veut choix faisable
Dans nos coeurs responsables :
Bonjour Jean Richepin

 

JP F.  Sitting Bull (Août 2012)

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Les Mots raccourcis

Les  mots raccourcis


Ô triste adolescent devenu un ado
Laissant traîner deux pieds mais présent au dico,
Mini dans l’édito, perdu les hebdos,

Ta langue s’appauvrit. Alors ?... Vas-y mollo !
Si le scribe  a séché ses larmes de croco,
L’obsolète sténo n’est plus pour son stylo…

Depuis Villon, Verlaine, ainsi triste démo,
Le vocable d’antan si cher à l’intello,
Elimé, galvaudé, comme article en promo,
 
A comme un sens perdu, moins d’âme subito :
Une fadeur, un manque, exprimée en mémo…
Le parler devient mou, c’est là mon cogito ;

Je le vois anémié, aurait-il la polio ?
Ô  Muse qui pleurez la pauvreté texto,
Il me reste à vouloir embellir mes folios ;

Vous m’inspirez encore, et ma plume réglo
Va vous encrer mes dits à la mode rétro,
Tel un pro touchant bois et non plus de l’agglo !

Passéiste ou bien "in", moi, cuistot d’un resto,
Du substantif entier, oui, en rester accro :
Je vais donc effacer ce poème presto…

JP F.  (Février 2010)

   Impression Impression   
-
Flots

 

Flots

 

Capitaine au long cours, matelot de misaine,

La voile au gré du vent recueille les embruns

De nos ébats furtifs, et nos corps font l'emprunt

D'une fièvre envoûtant nos élans, qui, sans gêne,

S'acharne à raviver de délicieux parfums...

 

Les draps sous le roulis, et nous sommes la vague,

Le flux et le reflux, et voici sur les flots,

Deux souffles retenus comme un dernier sanglot.

Nos coeurs  se sont perdus et notre esprit divague,

Tanguant dans un tumulte où se perd la raison...

 

Nos yeux se sont noyés  dans la forte tempête,

Sombrant sous cet abîme intrigant et secret.

Et soudés l'un à l'autre, absents  de tout regret,

Dans un typhon touffu, ayant perdu la tête,

Nous chavirons ensemble en conquérants discrets...

 

Echouant sur la grève où l'écume odorante

Elude les écueils ;  libère nos ardeurs ;

Notre passion torride acerbe et sans candeur,

Exulte en avalanche une trêve troublante

Qui ravit tous nos sens et notre esprit frondeur...

 

Depuis le grand hunier jusqu'à  l'île déserte,

Nous recréons le monde avec nos oreillers,

Où, Robinson d'une heure, - avide découverte - ,

Nous murmurons des mots qu'on ne peut prononcer,

Et nos gestes câlins s'unissent pour prier...

 

Ce voyage enchanteur, oasis éphémère,

Comme un lointain exode est là sous notre toit :

Il suffit de cueillir la tendre primevère

Dans le jardin fleuri de nos désirs grivois,

Et notre lit sera fier galion en convoi...

 

JP F. Sitting Bull    (Février 2010)

   Impression Impression   
-
Visiter la France

Visiter la France 

 

 

Quelquefois, le décor qui berce ma maison,

Dans un traintrain de vie où tout se récidive,

M'incite à faire un saut par delà l'horizon :

Et d'un vol migrateur, je vogue à la dérive.

 

Car du Mont-Saint-Michel au golfe du Lion,

Des fiers ballons d'Alsace aux Hautes Pyrénées,

D'une plaine en Champagne à l'île d'Oléron,

Les petits coins de France hantent mes randonnées...

 

J'aime donc  "l'Hexagone" aux pays si variés :

Ses andouilles de Vire ou ses quiches lorraines,

Sa salade niçoise ou ses fins cassoulets,

Ses vignes à foison, ses huîtres de Marennes,

Et à chaque bocage, un fromage endiablé,

La baguette du jour, que partout, l'on promène.

 

Une pointe d'accent avec les gens du cru,

Un détour insolite et parfois loin des foules,

Font de moi ce touriste aux intérêts accrus,

Pour des sentiers peu pris que mes petits pas foulent...

Car l'exode, pour moi...  le profil du terroir,

S'apprécie, "ô" combien !... logeant en chambre d'hôte.

C'est bien chez l'habitant  que l'on voit  les miroirs

Des us et traditions jouant sans fausse note.

 

Tant de soif pour savoir et pour tant découvrir

Que toute architecture ou monument illustre,

Est source d'insolite et relent de plaisir...

Et que, chez moi aussi, l'inattendu s'incruste.

 

Lors... las d'admirer  trop, vient la comparaison :

Je dénigre, en taquin, leurs beautés pour les nôtres !

Et redeviens chauvin, bien plus que de raison,

Donc... pense à mon retour qui se veut  "bon apôtre",

Avec pour tout bagage, un brin de souvenir :

Partir se requinquer, puis... gaiement... revenir !

 

JP F. Sitting Bull

   Impression Impression   
-
Brassens la cigale était une fourmi

Brassens la cigale était une fourmi

 

 

Brassens la cigale, c’était une fourmi,

S’il n’aimait le travail, lui, renard à demi,

C’était un rat du chant qui affûtait sa plume.

Et du levé du coq, dans l’aurore ou la brume,

Cette tortue habile avait bien du ressort,

Pas du tout un héron qui dédaignait son sort…

 

Brassens la cigale, c’était donc fine mouche,

Ses doigts sur un clavier, il était sur la touche,

Toujours loin du troupeau, pas loup, pas même agneau,

Mais qui par son ramage eut égard au "corps beau" !

Il était homme "à fable" : une cane, un gorille,

Une grive un beau jour, sur sa tête, atterrie…

 

Brassens la cigale, c’était l’œil du faucon,

Son regard indulgent : sommes-nous vrais ou faux cons ?

Distant pour un lion, respectueux pour l’âne

Et pour tout animal tel les hôtes de Jeanne…

Pour la rime ou l’écho avait son perroquet,

Il sublimait les chats, taquinait les roquets.

 

Brassens la cigale, c’était le hibou sage,

Philosophe sans l’être en pigeon de passage,

S’il se voulait penseur, c’est en simplicité

Qu’il déposait ses vers sans les expliciter.

Le monde végétal, le monde dit sauvage,

D’Esope à La Fontaine, un "ours" dans leur sillage.

 

Brassens la cigale, c’était un cachalot ;

La femme une déesse, ondine en pédalo,

Tantôt Grâce ou Furie, Erato, Mélusine,

Le grillon du foyer, mais pas dans sa cuisine…

Gloire à Blonde Chenille, ailes de papillon,

Qui le fit rossignol de nos microsillons.  

 

JP F. Sitting Bull (mars 2017)

   Impression Impression   
-
Là, Jean...

écrit, le lendemain de son grand départ

Là, Jean…

Qui peut imaginer ce que, là, Jean fera,...
Au paradis de Brel, Brassens, Ferré et autres
Avec aussi Trenet parmi tous ces apôtres,
Bécaud et Nougaro, lui maintenant, Ferrat ?

Sa plume qui s’envole a rejoint l’aube leste.
De sa montagne belle, exilé en ce ciel,
J’entends de ses bons mots à l’esprit démentiel,
Mi-démon ou mi-ange avec sa voix céleste.

Je ne le pleure pas, je chante ses chansons,
Confus, de son vivant , et pour son répertoire,
N’avoir eu d’intérêt, lui homme sans histoire,
De n’en connaître plus, je n’en sais la raison…

Prélude d’un printemps, il ferma ses paupières,
La muse d’Aragon, la sienne et tout chanteur,
Et moi-même avec joie et d’un ton enchanteur,
Nous vanterons son œuvre à ancrer dans la pierre !

Ainsi disait Jojo : « Faut-il diantre être occis ?
Donc se casser le nez pour être un brave type ? »
Repose en paix l’artiste, unique prototype
De la juste pensée au fondement concis !

Sitting Bull

   Impression Impression   
-
L' Ophelin équivoque

L'Orphelin équivoque

 

Il y a cinquante ans, moi, l’âge d’innocence,
Toi tu agonisais pendant que je chantais.
D’une chute à moto, ton cœur, lui, nous quittait ;
Maman, là, pour sombrer dans la douleur intense !


Croître et te ressembler fut pour elle un enfer :
Vivre avec ton allure, en moi, réincarnée,
S’ensuivirent ses pleurs, la paupière écharnée,
Mal de Mère éprouvant un destin trop amer !


La Veuve et l’Orphelin, non point image tendre,
Car me laissant ton sang dans mon corps si confus,
J’ai grandi dans le doute et dans l’espoir diffus,
Maman, ses dépressions, ses mots lourds à entendre !

 
Si flou ce bout d’enfance au sens inexpliqué,
Comme un tiroir bloqué d’une bancale armoire,

Où ton souffle est absent et vide en ma mémoire,

Un trou dans le passé, un rébus compliqué !

 

Et mes larmes toujours demeurent retenues.

Je voudrais ce chagrin ! Je ne le ressens pas…

Comment vibrait ta voix le soir de ton trépas ?
Pourquoi Maman larguée en peine continue ?

 

De toi ?... des photos, ma menotte en ta main,

Les clichés d’un beau gars plus jeune que mes filles,

Plus portraits d’un fils que d’un père de famille,

Fantôme de vingt ans exclus des lendemains…

 


Que m’apporta la vie ?... Un manque d’embrassades ?

Un silence obscur ? Des sentiments mitigés ?

Je ne sais plus vraiment quel fiston ai-je été,

De n’avoir pu franchir certaines palissades…

 

La plaie de ton souvenir ressaignant toujours,

Malgré d’autres passions et les remariages,

Maman te recherchait encore et davantage,

Du  moins je le suppose, et jusqu’au dernier jour…

 

Un demi-siècle échu entre vos deux culbutes ;

Hélène t’a rejoint, La Faux la trucidant,

Heurt aussi violent, morte d’un accident,

Renversée, échouée aux abords d’une butte…

 

Bleuie, ensanglantée, ainsi atrocement,

J’ai pu à cet instant, enfin la chérir, Mère,

La toucher, la frôler… Trame digne d’Homère :

Vous voilà réunis dans le Haut Firmament !

 

Ô Hélène et Johann tombés comme deux feuilles,

Je vous sens plus en moi, en plus saine affection,

Vos âmes retrouvant même destination :

Ô Papa et Maman, que l’Eternel recueille !

 

JP F. Sitting Bull  (2007)

 

   Impression Impression   
-
Souvent...

Souvent…

 

 

Souvent l’œil aux aguets et mon ouïe alerte

Titille une pensée, une joie, un tourment,

Et s’écrit dans ma tête comme un cheminement,

Marchent les pieds d’un vers où mon esprit disserte.

 

Souvent un bout de rien, bout de papier trouvé,

Un crayon mal taillé ou un stylo qui tache,
Un feutre trop usé qui meurt, lui, à la tâche,

Créatif en attente, et je semble éprouvé…

 

Souvent la Muse hante et pour créer il manque

L’encre et le parchemin… Et mes doigts orphelins

Pour mes mots advenus qui font source au moulin

Vont-ils donc se noyer et provoquer un manque ?

 

Souvent la foule grouille et tout est houle et cris,

Pourtant dans ce chaos, j’ai mon imaginaire,

Je suis dans l’océan, naufragé solitaire,

Je nage vers les flots que mon rêve décrit.

 

Souvent le monde est triste, hideux, bas et cynique,

L’humeur est sans beauté, faux bonheur sans bonté,

La grâce ankylosée est sans humanité,

La lyre est en délire et l’humour est caustique !…

 

Souvent je poétise en vain sur l’écran blanc,

Le traitement de texte a remplacé ma plume,

Je suis l’ami Pierrot qui, au clair de la brume,

Partage une passion sans doute vous ciblant.

 

JP F. Sitting Bull ( mars 2017).

 

   Impression Impression   
-
Victor...

Je dédie cette composition à Philippe Petit, ami au cœur généreux, et passionné de poésies et notamment de Victor Hugo

 

 

Victor…

 

 

Olympio, sans tristesse, où une étoile illustre

Brille encore aujourd’hui par la beauté des vers…

Classique dans le style avec son univers

Tantôt fleur et dentelle et tantôt monde rustre.

 

C’était sa plume où l’encre avait beaucoup coulé,

Probablement cet homme était vraiment hors normes

Pour nous laisser ainsi une œuvre assez énorme,

Des siècles, sa légende, à grands flots, s’écouler…

.

Moderne dans la forme avec du symbolisme,

Le classé « Romantique » est un peu réducteur,

Il avait de l’humour et l’esprit scrutateur :

La maîtrise apportant espoir et réalisme…

 

Fut rentier, jamais pauvre, et pourtant, tout honneur,

Il conta belle histoire : une ?... Les Misérables…

Il osa s’opposer, audace admirable,

A la peine de mort, au pouvoir en vigueur…

 

Mais l’homme était un homme, et la femme, une femme,

Lui, bon mari d’Adèle, affectueusement,

Mais de Juliette, amant, voluptueusement,

Libidineux  constant, toujours volcan et flamme !

 

Inspirant tous les arts…  films, feuilletons ou chants,

On adapte beaucoup ce poète-écrivain,

Ses nombreux manuscrits ne sont point écrits vains :

Qui ne connaît d’Hugo, une ode ou un roman ?

 

 

JP F. Sitting Bull

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Mon Ami, Ma Vieille Branche

Mon ami, ma vieille branche

 

 

Oui j’aime cet ami aux profondes racines,

Ma bonne vieille branche en mon jardin secret,

Il donne fleurs et fruits et arômes sacrés,

Il porte  bel ombrage en ravivant ma mine.

 

Jamais dur de la feuille, il est là, il m’écoute,

De son tronc fier et net où je peux m’appuyer,

Moi l’arbrisseau humain qui, parfois ennuyé, 

Voudrait le secouer cependant qu’il m’envoûte…

 

Majestueux et fort, bras ouverts et branchages,

Sa sève chaque année apporte un sang nouveau.

Et son écorce est ferme, aux chocs, elle prévaut,

Essence de la vie, il trône comme un sage !

 

Lui, mes amours d’antan, l’ont transpercé de flèches ;

L’a connu mon enfance et mes rondes en chœur,

Et l’émoi de mes sens, et mes peines de cœur,

Et de tous et des chiens les urines revêches !

 

Sont logeurs, l’écureuil ou le hibou candide, 

Il n’est jamais bien seul quand je m’en vais ailleurs,

Lui, décor extérieur, c’est mon for intérieur,

Car je le sais de bois et de souche solide…

 

Puisse ce compagnon ne pas finir en stères,

En plancher, en guitare ou même en mobilier…

Qu’il reste la forêt de mon rêve enchanté,

Et mon bol d’oxygène et ma part de mystère !

 

 

 

Sitting Bull (Juillet 2011)

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
La Fontaine et Brassens

La Fontaine et Brassens


Il y a dans l'écriture d'une chanson de Georges Brassens tout comme dans le sens d'une fable de La Fontaine comme une étrange complicité, comme un même principe de méditation, malgré trois siècles de distance. Deux ou trois minutes d'un tableau déjà joli à la première lecture où bien vite l'humour et l'esthétisme du verbe vont faire place à la réflexion... Ils nous font certes rire ou sourire, mais à peine cachée, une vérité se pointe, éveille, sans que nous ayons l'impression qu'ils nous donnent une leçon. Georges Brassens et Jean de La Fontaine titillent en nous l'envie de travailler nos bonnes et mauvaises habitudes.
Evidemment farces et ironies sont aussi de la partie...

Voilà...

 

412136JeandelaFontaine.jpg (476×655)

 

En route ce parallélisme à ma sauce, dont cette composition, de moi.


La Fontaine et Brassens

 

Repensons aux roseaux, aux aléas d'un chêne,
Où Brassens voit baigner dans "l'ode La Fontaine",
Leur Vénus Callipyge, érotisme enchanteur,
Cent bouches pour clamer leurs rimes de conteurs...

Toujours un bon moral plutôt qu'une morale.
Transférer nos défauts via l'espèce animale
Pour adoucir le heurt d'un vil comportement,
Pour qu'un mot bien choisi vise au discernement...

Ils ont leurs paysans qui travaillent la terre,
La liberté à prendre, à dire, à ne pas taire,
Dans le respect de soi en tant qu'intègre humain :
Le lire dans la fable ou écouter Brassens...

L'un, l'autre, à leur manière, ils sont auteurs d'histoire ;
Les vertus, la raison, sans dogme au répertoire,
Mais poser nos travers et pour nous inciter
A aller voir plus loin le chemin emprunté...

Des feintes pour instruire et pourtant des messages :
S'y reconnaître un peu, les méditer en sage !
Ironique inventaire, ces deux-là ont compris ;
Rien n'est jamais acquis, rien n'a vraiment un prix...

Ô vous Georges Brassens et Jean de La Fontaine
Un corbeau, un renard, trois vilains capitaines :
Vous savez enchanter notre for intérieur
Lui suggérer, en somme, être un être meilleur...

 

Sitting Bull

 

voir aussi,

Clic, ci-dessous :

http://www.georgesbrassens-gb.eu/index.php?tg=posts&idx=List&flat=1&forum=9&thread=507&views=1

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Margot, toi en burqa

 Margot, toi en burqa

 


Margot, toi en burqa… Dieu sait ce qu’Ali pige ?
Plus de nymphe ingénue où Vénus Callipyge 
Offre sa volupté aux pétales de fleurs :
« Sans appas apparents, s’est tu l’oiseau siffleur ! »

 

Tendre corps féminin, sous le noir drap, non vue,
Asservi sous le joug, toi sombre ombre inconnue,
Point de peau au toucher, pas de fruit au pommier :                               
« Qu’en est-il de l’amour et du rêve en premier ? »

 

Je vois sur le trottoir ta robe tache d’encre ;                                       
Grand point d’exclamation, sur les pavés, il s’ancre,                              
Et je suis là perplexe, intrigué, pétrifié :                                           
« Puis-je à ton voile obscur femme te qualifier ? »

 

Si le satyre a fui ton absence de charme,                                                         
Je sens en ta doctrine, un dogme qui désarme,                             
Comme un mystère austère, il m’est désenchanté :                                         
« Que tu sois prude ou chaste, es-tu féminité ? »


Sans doute ma culture est parfois permissive,
Quand mon aimée est grâce aux allures lascives,                                          
Qu’en Eve libérée, Être providentiel :
« Elle est déesse et mère et le septième ciel ! »

 

Belphégor – est-ce toi ? – l’effroi de ce fantôme,                               
Sous ton masque, anonyme, et sans visage en somme…
Heaume de tissu moire au grillage tressé :                            
« Perçois-tu dans le flou mon sourire adressé ? »


 
                                                        
JP Fassbender (Août 2016)

 

   Impression Impression   
-
Non, ils n'ont pas fait l'amour...

Non, ils n’ont pas fait l’amour…

 

 

Non, ils n’ont pas fait l’amour…

Ils se sont caressés avec les yeux du cœur,

Ils se sont contemplés d’une passion muette

Echouant de la dune aux vagues des mouettes

Sur plage de leurs peaux dans deux soupirs vainqueurs.

 

Non, ils n’ont pas fait l’amour…

Ils ont bu, enivrés, liqueur de leurs baisers,

Ils ont, de tous leurs sens, savourer toute essence,

Ont frémi par pulsion puis par évanescence

Ont consumé un feu sans trop le disperser.

 

Non, ils n’ont pas fait l’amour…

Du cordage à la toile et de chanvre et de lin,

Ils ont vogué, noués, dans un rêve d’extase

Où les voiles flottaient sur leurs légères phrases,

Leurs désirs s’exprimant en termes sibyllins.

 

Non, ils n’ont pas fait l’amour…

Ils ont vibré, subtils, en accord sur leurs corps.

Ont connu au toucher, volupté et tendresse ;

Nid du septième ciel et inconnu d’adresse,

Cythère imaginaire au sulfureux décor...

 

Non, ils n’ont pas fait l’amour…

Ils ont tantôt calmé et tantôt ranimé

Le sang de leur volcan, la lave de leurs âmes, 

Leur magma en émoi, en fusion, homme et femme,

Tendrement, frivolement, ils se sont aimés...

 

JP F Sitting Bull

(devrait daté d'avril 2012, posté ici en ce jour de Saint-Valentin pour décrire une "passion" physiquement ressentie).

   Impression Impression   
-
Oncle Charles

Oncle Charles

 

Après les affres de la guerre 1940-1945, le vent de la libération s’installe et durant les années qui suivent le pays revit pansant ses blessures et faisant alors place à des joies nouvelles. Les saisons se succèdent aux saisons et ainsi le cap des années 1950 pointe son nez.

Il faut savoir que Mon Oncle Charles habitant Seraing, ville tout près de Liège, il y avait pas mal d’académies de musique par là, et que dès son plus jeune âge, il a été bercé dans des mélodies et éduqué au solfège. Ceci était évidemment vrai pour une certaine partie des habitants de sa localité qui eurent l’opportunité de jouer d’un instrument, et donc dans cette jungle de musicien, l’Oncle Charles avait appris à manier l’accordéon comme un virtuose.

 

Mon Oncle Charles jouait dans les cafés accompagné de son batteur, Armand, et d’un chanteur, Pierre, qui allait devenir son beau-père et plus tard mon grand-père maternel. Y avait-il d’autres accompagnateurs ?... Je n’étais pas encore né pour en témoigner. Mon Oncle Charles a connu sa femme dans cette ambiance des « cafés-chantants » et mes parents, eux aussi, se sont rencontrés au son du musette : « Sans doute, le bastringue et la java ont dû être à l’origine des germes de ma conception… Allez savoir ? »

 

Comme pour la plupart des croque-notes, faire de la musique, cela n’était qu’une occupation occasionnelle  du domaine du loisir (ou du petit + de fin de mois) à côté d’une activité professionnelle principale qu’étaient la sidérurgie ou les mines de charbon.

 

Je suppose qu’un beau jour, Mon Oncle Charles s’est arrêté de jouer suite au décès de Pierre, mon grand-père, mais plus logiquement, je serai tenté de penser que, étant installé dans sa vie jeune marié, fréquenter les bistrots n’était plus trop compatible avec l’équilibre et l’harmonie de son couple… Adieu, l’Ami Armand, son batteur et complice des grandes soirées… fini les bals populaires !... Dans les années 1960, l’accordéon s’est retrouvé dans le grenier faisant ainsi place à l’oubli et au ravage de la poussière…

 

Je ne sais plus pour quelle raison, un beau jour, Mon Oncle Charles retrouve, débuts des années 1970, son batteur-instrumentiste Armand du bon vieux temps et l’idée nous prend, nous, ses proches, après beaucoup d’insistance de les réunir et d’essayer de les faire « rejouer » ensemble…

 

Passons, passons, passons les efforts de diplomatie, de ruse et tact dont il fallut user afin de les réunir dans un coin mûri de son pauvre Seraing natal, mais cet événement arriva pour notre plus grand bonheur à tous…

 

S’étaient-ils concertés quelques temps avant ?... avaient-ils répété ?.... euh !... je n’en ai pas la moindre idée, disons que je n’en ai pas eu l’impression !

 

Ce que je vais vous conter maintenant est rigoureusement exact et n’est pas romancé du tout !

 

 

Il s’agissait, après quelques jours d’une exposition de photographies d’amateurs, de se retrouver autour d’une « spaghetti-party » pour clôturer l’événement local. Ils allaient animer une soirée dansante entre amis. Je revois encore ce déroulement cocasse…

Armand et Charles étaient béats d’émotion de se rencontrer à nouveau, se regardant, prêts à entamer le premier morceau de musique après un réglage sommaire de la sono…

 

Figurez-vous que  l’Oncle Charles, ouvrant son accordéon éprouve  quelques difficultés à l’écarter : les soufflets collés entre eux, nous nous voyions déjà avec la petite fête compromise.

Patiemment comme un chirurgien effectuerait une opération de la dernière chance, il s’active sur son piano-à-bretelles, assouplissant un à un les éléments rebelles.

 

Deux, trois boum-boum de son batteur Armand, deux regards complices échangés, et puis…

 

… quelques petits couacs d’échauffement, et de mémoire de mes parents, c’était reparti comme avant ! Comme s’ils s’étaient encore vus hier alors qu’ils s’étaient quittés depuis près de quinze ans !

 

Depuis, beaucoup de mes proches ne sont plus de ce monde, y compris Mon Oncle Charles qui est là-haut au paradis de l’accordéon…

Ce moment de vie m’avait marqué à tel point que je lui avais dédié un acrostiche pour ses 65 ans.

Après autant d’explications mises ci-dessus, j’espère que pourrez en comprendre le sens intime et personnel contenu dedans :

 

 

O h ! oui le piano qui avait des bretelles

N e saurait oublier dans Seraing qui chancelle,

C et homme qui déjà, à la « libération »,

L e temps d’une java, sur son accordéon,

E gayait tous les siens… Et sur la valse lente,

 

C omment ne pas encore en pleine dilettante

H onorer Mon Cher Oncle et son bandonéon ?

A lors, moi, je revois avec consternation,

R esté en son grenier, après longtemps d’absence,

L  ‘instrument poussiéreux, où, comble de malchance,

E nsemble, jugulés, tous les soufflets collaient :

S ans transition aucune, il nous l’a réveillé !

 

JP F. Sitting Bull

   Impression Impression   
-
Vais-je de seuil en seuil ?

Vais-je de seuil en seuil ?

 

 

Vais-je de seuil  en seuil ou d’écueil en écueil,

Hauts et bas tel un treuil d’ émotions qu’il recueille,

Vais-je l’alarme à l’œil comme chute la feuille,

M’effondrer sous le deuil, sous le poids du cercueil ?

 

Ce n’est point déclin d’œil, ces pleurs que je recueille ;

C’est du manque en accueil qui ouvre le recueil

Des regrets que je cueille… Assis sur mon orgueil,

Où vais-je jeter l’œil  si des projets  s’effeuillent ?...

 

La mort en mauvais œil a vidé un fauteuil,

M’a clôturé  un breuil… Tenace … en  chèvrefeuille,

S’agrippe ce plein deuil, et non pas qu’il le veuille,

Il m’éprouve, il m’esseule,  attristé sur mon seuil…

 

JP F. Sitting Bull  (août 2014)

 

   Impression Impression   
-
Vénus

Vénus

Madame, votre corps, et je suis enchanté :
La grâce, la douceur, le charme, l’attirance !
Où s’égarent mes yeux ? Vont-ils, en l’occurrence
A Cythère, atterrir sur vos grains de beauté ?

Votre bouche où frémit le doux chant d’une source,
Votre pupille alerte au regard envoûtant,
Et puis votre menton sur le cou, pivotant !
Où s’évadent mes yeux ? Où s’arrête la course ?

Halte sur vos appas, ma vue erre en ce sens,
Sublimes bouts de peau, intimes belles courbes :
Vos seins si éloquents sous l’échancrure fourbe,
Mes yeux sur votre buste, et s’éveillent mes sens !

Vous êtes le désir, la candeur infinie !
En Vous créant ainsi, Dieu fut bien inspiré,
Qu’Il Lui fallut, une côte, me retirer,
Pour vous parfaire autant, la gorge mieux finie!

Ondine ou bien naïade, Aphrodite ou Vénus,
Les Arts, l’Académie, en fantasme, Vous : nue !
Offerte, retenue, indignée, ingénue,
En modèle ou en muse ; Eros au terminus !

Tout devient volupté en bénissant vos formes,
D’imaginer mes doigts taquins sur vos tétons...
Et s’il est des frissons, les arrêteraient-on ?
Dites-moi sans tabou si l’extase a ses normes !

La cambrure des reins dessine votre dos,
Je devine, coquin, votre région fessue,
Vos jambes, votre ventre et la soyeuse issue.
Voulez –vous mes soupirs, mon âme en libido ?

Ma plume est audacieuse, elle aime se tremper
Dans l’encre aphrodisiaque, elle crisse et transpire,
Effeuille vos effets, votre ombre, même pire,
Et mes mots sensuels cherchent à s’échapper !

Si mon rêve si beau se veut chant érotique,
Si votre fièvre ardente hante alors ma passion,
N’oubliez pas, Ma Mie, ainsi qu’en séduction,
J’ajoute à notre hymen, la dose romantique...

Voir votre anatomie est un tableau subtil,
Je vous écris ces vers comme un flot de caresses,
Et si l’ode est gaillarde, elle est plus que tendresse,
Ô Vous vers qui je sombre au plus gai des exils !

 

JP F. Sitting Bull   (mars 2008)

   Impression Impression   
-
Détournement de Supplique

Détournement de supplique

 



Outre-tombe en sandwich entre ta terre et l’eau,
Je viens te vénérer, faire du pédalo.
Tout chargé de parfums, de musiques jolies,
Je m’offre à Sète enfin, à « cette », à ma folie !
Le long de cette grève où le sable est si fin,
Je te suis pas à pas et te chante ou le feins.
Et ma « femme-passion », aux courbes sans arrêtes
Partage ainsi ma faim sur le temps qui s’arrête !


Quand ton âme avait pris son vol à l’horizon,
Que dépité j’étais, toi parti sans raison,
- Ta peur d’oubli : « Pauvres cendres de conséquence » - ,
Je m’étais dit, un jour, je viendrais en vacances,
Juste au bord de la mer, à deux pas des flots bleus ;
Et j’y suis arrivé sur ton repos sableux !
Sans tristesse !... « Bon Maître », tu me le pardonnes,
Oui ton bonheur posthume a du charme, Madone !


Là, non loin, une ondine a l’air de sommeiller,
Moins que rien de costume, été ensoleillé,
Et s’écrie un enfant : « Chouette un château de sable ! »
Cimetière du pauvre et le plus respectable,
Villanelle, sardane et aussi fandango,
Et ma visite à moi, en ce lieu tout de go !
A l’ombre d’un pin parasol, ta préférence,
Ô Georges, je t’apporte une émotion intense...



Sitting Bull  (août 2008)

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Lui

 

Lui

 

Sa menotte tendue et le regard vers moi

Comme un rayon très doux ô le craquant minois

– moi qui me tourmentais, grand dieu, moi dans l’épreuve,

Mes jours me semblaient lourds, mon spleen un roman fleuve  –   

 

Il avait ce sourire, une bouche sans dent,

Moi, Papy éperdu, moi à genou devant :

Guili -guili  au ventre, et lui vint la risette, 

Un areuh  pour remède, envoûtante recette !…

 

Je l’ai pris dans mes mains, mes doigts le tenant bien :

Plus je le soulevais, plus son rire ô combien, 

M’illumina d’espoir, me mit du baume au cœur…

Gesticulait Christophe avec son air moqueur !

 

Un apport très étrange ou était-ce une force ?

Et tous deux, amusés, la joie enflait nos torses,

C’était complicité et liesse à coup sûr,

C’était comme un soleil qui brillait dans l’azur !

 

Mes projets endormis revinrent en puissance,

Ce bambin raviva, en moi, de la confiance.

Petits bras, petit corps, mon poupon chérubin,

Mon petit-fils est là, m’inspire plein d’entrain…

 

 

JP F. Sitting Bull   (Avril 2015)

   Impression Impression   
-
Brantôme

Une passante, mais il ne s’est rien passé, sinon que j’étais admiratif dans la ville que je visitais...

Je me suis amusé à écrire cette petite chose, retravaillée plusieurs fois, souvent à l’ombre d’un arbre, dans un fauteuil pliable, à l’heure de la digestion du repas du midi, lors de mes dernières vacances.

Ça ne vole sans doute pas très haut, cependant, ce fut un plaisir de l’écriture bien agréable pour moi.

 

BancBrantome

 

...

Brantôme

Dans une ville en fleur au soleil caressant,
Moi rêveur, je flânais près d’un parc ravissant,
J’attendais Mon Aimée, elle faisait emplettes.
Sur un banc, j’étais là, méditation complète.

Une belle estivante, une halte, elle fit ;
La Dordogne chantait et lançait un défi.
Comme deux esseulés, ombragée avenue,
Une douceur planait, mon nez pointait aux nues !

Ô sublime nature, ô Périgord radieux,
Murmures des oiseaux, ô paradis des dieux,
Là partout où mes yeux miraient tant de merveilles,
Je souriais, béat, bien-être et joie en veille.

Et sans esprit badin, pourquoi pas lui parler ?
A ma voisine assise, oui, me laisser aller :
Descendre du ciel bleu, lui conter mes vacances,
Suspendre un peu le temps sans profil de romance !

Lorsque tomba le poids de ma timidité,
Je ne pus la parole à ma voix la porter ;
Je contemplais le lieu, et elle, son smartphone :
Petit clavier réduit, virtuelle maldonne !

Son écran si restreint, et moi, tant d’acuité
Dans Brantôme animé plein de curiosités…
Je ne sais qui des deux était le plus candide ?
"Charme-bonheur-smiley" ou soif d’azur avide ?

Mais tels deux amoureux hors de ce banc public,
Son Roméo revint reformant couple "chic"…
Parenthèse éphémère ou trouble incertitude,
Puis Ma Muse à son tour pour de nouveaux préludes !

JP F. Sitting Bull Brantôme août 2016

   Impression Impression   
-
La Fleur au Fusil

La Fleur au Fusil

 

Dans ce monde si beau où tant d’amour rayonne,

Misère et pauvreté, sagesse qu’on claironne,

Alouette plumée au miroir des mouroirs,

Où donc est l’âge d’or, comment le percevoir ?

 

Dans ce monde si chaud où la tendresse  règne,

Le  lancer d’un missile, et la détresse saigne,

Et toujours l’on massacre un plein lot d’innocents :

Ecrite guerre propre… sur des tâches de sang !

 

Dans ce monde, où pourtant, la force c’est de se dire :

La violence est vaine et elle est à maudire ;

Il n’y a pas de fleur tout au bout du fusil…

Exterminer autrui c’est se tuer aussi.

 

Et je vis dans ce monde où j’exècre la rixe,

Pacifisme utopique étant ma règle fixe,

Conscient des guerres de jadis de mes parents,

Ni aveugle ni sourd face aux méchants courants…

 

Pourquoi tant d’armements, de ceux qui les construisent,

De ceux les  « commandant », de ceux qui s’en instruisent ?

Le doigt sur la gâchette, est-on encore humain,

Avec l’apocalypse à portée d’une main ?...

 

Sitting Bull  (Juillet 2014)

 

Un Boeing 777-200ER de la compagnie Malaysia Airlines, qui assurait la liaison entre Amsterdam et Kuala Lumpur , a été abattu en vol jeudi 17 juillet 2014, dans l'est de l'Ukraine.

A bord du vol MH 17 naviguaient 298 personnes, dont 15 membres d'équipage.

Tous morts.

C'est cet horrible événement qui m’avait inspiré à écrire ceci.

JP F. Sitting Bull

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Messages d' Arbres

Un  "arbre" peut en cacher d'autres, il suffit d'ouvrir ses yeux, d'observer chez soi ou pas bien loin, mais ailleurs.

Petite méditation qui a "chatouillé"  mon esprit lors de dernières vacances (août 2014), ces arbres aux symboles forts...
Un arbre remarquable et un arbre de paix m'ont inspiré ce questionnement :


http://img15.hostingpics.net/pics/842606948084letilleul4fa7f86ejpg.jpg

Messages d'Arbres

Marquise-en-Côte-d'Opale, un arrêt.
Un arbre a six cents ans là où il gîte.
A côté, un jeune feuillu s'agite :
« Pour la Paix », son inscription m'apparaît.
Sylvestres tous les deux, je les regarde :
L'âge d'Or et le sort de l'humanité...
Lequel - aux  vents -  a le plus milité ?
Sont-ils témoins en veille ou mise en garde ?

Si tous les arbres plantés pour la paix
Se ramifiaient en racines profondes
Telle une sève universelle au monde
Nous donnant des fruits jamais circonspects,
Pour tous les croquer, de même la pomme,
Sans notions de péchés originels,
Sans branches pour pendus, sans criminels :
Des troncs dressés pour la sagesse, en somme !

Si tous les arbres fruitiers, nourriciers,
Abolissaient faim et soif de tout homme,
Ces arbres de vie ainsi qu'on les nomme,
Offrant tant de saveurs à apprécier...
Si tous les vergers de cette planète
Sustentaient chaque bouche avec honneur ;
Cueillir à pleines mains, simple bonheur,
Liberté, tolérance, esprit honnête...

Si tous les vergers fleuris, boisés,
Gommaient tous ces enfers brûlants sur terre ;
L'aveugle voyeur, le candide Voltaire,
Chanterait sur sa cime, à exhausser,
L'infinité de la Nature belle...
Mais d'autres "fruits"  -  vile homonyme erreur -
Sont "grenades"  des fous, qu'aux champs d'horreurs,
Blessent tout pacifisme en plaies rebelles...

Comment être contagieux de bonté ?
Philosopher... d'amour, de joie renaître.
Ne point scier sa branche et mieux connaître
La fraternité, non l'adversité...
Je ne peux que prêcher la vigilance ;
La feuille reverdit, se souvient...
L'écorce est force, aussi la fleur revient
Germer, semer ses graines d'espérance.

 

Sitting Bull   (Marquise, sur la Côte d'Opale 25 août 2014)

 

http://img15.hostingpics.net/pics/8710236846089.jpg

 

 

 




à découvrir :


Arbre de paix à Marquise ( cherchez loin, en 2014, dans ce site)

http://www.ville-marquise.fr/galerie-ph ... _9wDGblqM8


Arbre Remarquable à Marquise

http://nord-decouverte.fr/le-vieux-tilleul-remarquable-marquise/

http://www.lasemainedansleboulonnais.fr ... sera.shtml



......................................................


http://img15.hostingpics.net/pics/4905989080591.jpg

Bonne Soirée à Toutes, Tous.  

JP F. Sitting Bull

   Impression Impression   
-
A l' Ombre de mon Chêne

A l' Ombre de mon Chêne

 

http://img15.hostingpics.net/pics/902437NotreChne001.jpg

 

A l’ombre de mon Chêne

 

Soixante ans et ce chêne avec ses jets de glands,
Et j’ai posé l’outil, le temps se déréglant…
Et j’ai changé de vie à cheval sur mon rêve :
L’arrêt de mon métier pour une grande trêve.

 

Je respire avec foi des instants moins tendus,
Dans des projets de choix que j’avais attendus.
Je ne veux plus courir, mais là je marche encore,
Et actif, et présent, aux couleurs de l’aurore,
Je promène, candide, un nouveau sentiment.
Comme l’oiseau du chêne, en complice – gaiement  –  
Je savoure aujourd’hui ma paisible retraite.
Point d’exil au lointain et point d’île secrète,
Simplement ce grand chêne, et auprès du gros tronc,
J’écoute du Brassens, pensant être moins con.

 

Comment dire autrement là que je vis radieux,
A l’ombre d’une branche, en paradis gracieux ?

 

JP F. Sitting Bull

 

 

La première photo, c'est bien  "Mon Chêne" vu de ma terrasse derrière chez moi...

La deuxième image est une saisie d'écran du final de "l'émission télé"  Brassens est en Nous

 

Bonne Soirée à Toutes, Tous.

 

JP F. Sitting Bull

   Impression Impression   
-
L' ombre

562662LombredeBrassens.jpg (297×402)

Il y a quelques mois, m'offrant le livre de Mario Poletti, Brassens me disait, je découvre cette photo où il est écrit en dessous :

L'ombre de Brassens à jamais sur Bobino.

Etrange sentiment où cette réflexion coïncide à merveille avec mon hommage composé déjà il y a quelques années.

 


L'ombre...

 

Ô gué une guitare aux moustaches sournoises
Qui s'est cassé la pipe et qui ne fume plus,
Tant de vers composés, de chansons qui ont plu,
Du beau verbe d'antan à la rime grivoise,

Ô vibre encore en moi -toi- poète aux bons mots !
Anarchiste gentil, pacifiste rebelle,
Avec  de ces portraits poignants, en ribambelle,
Nos travers évidents, nos bonheurs et nos maux...

Ô chantre de Bobino plus fort qu'une légende,
Aujourd'hui tout autant ton ombre a ses sursauts :
Des cordes sur des bois, des doigts en soubresauts,
Tes refrains gratouillés sans fin qu'on redemande !

Ô toi qui n'aimais pas nous voir marcher au pas,
Non-conformiste et soucieux de n'emmerder personne,
Tes accords, tes tempos, sus au clairon qui sonne,
Tes ballades, tes chants qui ne s'effacent pas !

Oh ! Que n'ai-je eu la joie à t'admirer sur scène ?
Orphelin de cela, en suis-je stoïcien ?
Ma Muse à taquiner, quoique peu musicien,
Tu m'as donné le goût de l'écriture saine...


Sitting Bul

.............................

Et ici une touchante surprise d'un ami qui m'a chanté et mis en musique :

Cliquez sur le lien URL, ci-dessous :

 

http://www.dailymotion.com/video/xi2dwt_l-ombre-de-sitting-et-les-copains-d-accord-s_music

 

Bonne  Découverte

JP F.  Sitting Bull

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Webmaster - Powered by Ovidentia
Ovidentia™ is a registered trademark of Cantico.

Liste des évènements dans l'Agenda

Dec 2017  : Agenda Evènements
Jan 2018  :  Agenda Evènements

 

 

Les articles de JP Sitting Bull

Lettres de Brassens et ses poètes

Jardin d'Isis

Traces de Lumières

Prélude

Brassens, Brel, Ferrré

Nos liens favoris

Décembre 2017  S.50

L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

Utilisateur

Vous n'êtes pas connecté

Multi -Forums Brassens

Michel LAVAUD

Dans cette section hommage à Michel LAVAUD poète et chanteur creusois  

Michel Lavaud

Questionnaire