Forums Brassens

Les forums de Brassens et de ses poètes

Connexion

Emissions Traces de Lumière

Traces de lumière du 01 Octobre 2018 : la poésie de la Renaissance ou la poétique de la célébration

La poésie lyrique

La poésie lyrique occupe de loin la première place avec le rôle majeur joué par La Pléiade, un groupe de poètes humanistes qui veulent égaler les auteurs latins en versifiant en français. Il réunit sept personnes : Ronsard, Du Bellay, Jean Dorat (leur professeur de grec), Rémy Belleau (lequel remplaça, en 1554, Jean de La Péruse, décédé), Étienne Jodelle, Pontus de Tyard et Jean-Antoine de Baïf3.

En 1549 le manifeste Défense et illustration de la langue française est publié. Il proclame avec enthousiasme les principes esthétiques d’un groupe d’humanistes, la Pléiade. Ils sont nouveaux par rapport au Moyen Âge : enrichissement de la langue poétique nationale par des emprunts aux dialectes ou aux langues antiques et étrangères ou bien par la création de mots nouveaux ; imitation des Anciens et des Italiens ; conception du poète comme un démiurge et de la poésie comme un art sacré. Les humanistes de la Pléiade défendent la poésie du latin et veulent l’illustrer par des genres imités ou empruntés. L’imitation et les emprunts sont conçus à l’époque comme un moyen de dérober les secrets des étrangers pour créer une poésie française infiniment plus belle.

Le chef incontestable de ce groupe est Pierre de Ronsard (1524-1586). Poète de cour, il connaît la gloire de son vivant. Il pratique quatre grandes formes : l’ode, le sonnet, l’hymne, le discours. Ses premières œuvres sont marquées par l’imitation des poètes antiques et italiens, mais son imagination et sa sensibilité prennent le dessus pour les imprégner d’un lyrisme personnel. Il fait l’éloge de la beauté physique et de la perfection morale de quelques personnages féminins, devenus célèbres grâce à la puissance évocatrice de ses images : Cassandre, Marie, Hélène. Recueils lyriques principaux : Odes (1550-1552), les Amours de Cassandre (1552), Les Amours de Marie (1555), Sonnets pour Hélène (1578).

Le poète Joachim Du Bellay (1522-1560), auteur du manifeste Défense et Illustration de la langue française, fait preuve d’un lyrisme profond et vrai. Il se traduit à travers quelques thèmes : la force destructrice du temps, la beauté et la gloire du passé, la nostalgie pour son pays et l’admiration de la nature. La sincérité est le trait caractéristique de sa poésie qu’illustrent les Antiquités de Rome et les Regrets (1558).

La poésie engagée

La poésie engagée et philosophique tient cependant une place notable. Les prises de position religieuse au milieu des conflits de la seconde moitié du siècle se retrouvent dans des poèmes aux accents graves, à la fois tragiques et épiques comme dans les Hymnes (1555-1556), Discours sur les misères de ce temps (1562), ou La Franciade inachevé (1572), œuvres de Ronsard le partisan catholique ou Les Tragiques du poète protestant Théodore Agrippa d'Aubigné (1552-1630).

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Traces de lumière du 24 Septembre 2018 : Louis Aragon, les Yeux d'Elsa

Louis Aragon est un poète, romancier et journaliste français, qui est né probablement  le 3 octobre 1897 à Paris et y est mort le 24 décembre 1982 .

Louis Aragon, que son père, un haut fonctionnaire et député, n'a jamais voulu reconnaître, montre très jeune un don pour l'écriture. Il est étudiant en médecine lorsqu'il rencontre André Breton en 1916 avec lequel il se lie d'amitié. En 1918, il publie ses premiers poèmes, puis part, en tant que médecin auxiliaire, au front des Ardennes. Son courage lui vaut d'être décoré de la Croix de Guerre.

Avec André Breton, Louis Aragon participe au mouvement dadaïste et surréaliste. En utilisant l'écriture automatique, il écrit les "Aventures de Télémaque" (1921), puis le "Mouvement perpétuel" (1926).

En 1928, il rencontre Elsa Triolet, femme écrivain d'origine russe, qui sera l'amour de sa vie et qui lui inspirera de nombreux poèmes. Membre du PCF, Louis Aragon s'engage aux côtés des communistes et rompt avec André Breton en 1932. Parallèlement à son activité militante, il se consacre à l'écriture de romans en revenant à un style plus classique et en les orientant vers la critique sociale : les Cloches de Bâle (1934), les Beaux Quartiers (1936), les Voyageurs de l'Impériale (1942). Il est journaliste à l'Humanité et, en 1937, il crée le journal "Ce soir" à la demande des instances du PCF. En 1939, il épouse Elsa Triolet.

Pendant la Seconde guerre mondiale, Louis Aragon, après avoir retrouvé la médecine militaire en 1939-1940, participe à la Résistance en créant avec Elsa Triolet le Comité National des Ecrivains pour la Zone Sud et le journal "La Drôme en Armes". Il s'engage aussi par ses poèmes comme "Les Yeux d'Elsa" (1942), "Le Musée Grévin", (1943), "La Rose et le Réséda", (1944).

Après la guerre, Louis Aragon partage son temps entre ses activités littéraires et son militantisme au sein du Parti communiste français. Il est notamment président-directeur général des Editeurs français réunis (EFR), maison d'édition proche des communistes. Il utilise ses romans pour illustrer le réalisme socialiste et prôner l'avènement du communisme : Aurélien (1944), Les Communistes (1949-1951), la Semaine sainte (1958)...

Fidèle aux orientations du Parti communiste, Louis Aragon est élu au Comité central du Parti à la demande de Maurice Thorez et participe à la défense de l'Union soviétique. Après la mort de Staline, il commence à prendre conscience des répressions et du totalitarisme en URSS. Il ouvre alors son journal "Les Lettres françaises" aux dissidents soviétiques et soutient les intellectuels poursuivis par le régime soviétique. Cependant Louis Aragon reste jusqu'à sa mort fidèle au PCF dont il demeure membre du Comité central. Après la mort d'Elsa Triolet en 1970, il vit une sorte d'exil intérieur et affiche à la fin de sa vie ses penchants homosexuels.

Considérant l'écriture comme une quête de soi, Louis Aragon a renouvelé la poésie avec une importante œuvre novatrice où il utilise la prose aussi bien que les formes fixes classiques. Il a contribué par ses romans aux grands courants littéraires du XXe siècle, roman surréaliste, roman réaliste, nouveau roman.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Traces de lumière du 17 Septembre 2018 : Paul Eluard, l'amour de la poésie

Eugène Émile Paul Grindel, dit Paul Éluard, nait à Saint-Denis le 14 décembre 1895. Sa mère est couturière. Son père est directeur d’une agence immobilière

En 1908, sa famille s’installe à Paris. Boursier à l’école supérieure Colbert, Paul Éluard obtient le brevet en 1912. Sa scolarité est perturbée par une santé fragile. Il souffre d’une maladie des poumons qu’il l’amène à effectuer plusieurs séjours dans les sanatoriums suisses. C’est à l’âge de 17 ans, pendant  l’un de ces séjours, qu’il tombe amoureux de la jeune russe Helena Diakonova, surnommée Gala, sa première femme et sa muse inspiratrice.

En 1914 il est mobilisé et part comme infirmier militaire sur le front de la Somme. A la suite d’une bronchite, il est renvoyé à Paris. La guerre et les tranchées le marqueront à jamais.

En 1917, il se marie avec Gala et devient père l’année suivante. A Paris il adhère d’abord au mouvement Dada, par la suite, il prend part au mouvement surréaliste.

En 1926 Paul Eluard avec Louis Aragon et André Breton entre au parti communiste français et prend position contre le fascisme. Pendant cette époque il publie deux recueils essentiels : Capitale de la douleur (1926) et L’amour la poésie (1929).

En 1928 Gala le quitte pour le peintre Salvador Dalì. Néanmoins, les liens d’affection resteront intacts et il en restera proche toute sa vie.

En 1929, Éluard rencontre Maria Bentz, surnommée Nusch, une artiste de scène. Il tombe à nouveau amoureux. Ils se marient en 1934. Nusch est à la fois femme et complice d’Éluard et modèle et égérie des peintres surréalistes.

Exclus du parti communiste en 1933 comme les autres surréalistes, il continue sa lutte en faveur des révolutions. Il voyage dans toute l’Europe soumise à des régimes fascisants. En Espagne, il s’insurge au côté de Pablo Picasso contre le franquisme.

Mobilisé dès septembre 1939 dans l’intendance, en juin 1940 il s’installe avec Nusch à Paris. Pendant la période de l’occupation allemande, Paul Éluard fait partie de la résistance. Il participe à la littérature clandestine à la tête du Comité national des écrivains zone Nord. Il continue à publier jusqu’à la libération en 1945. Son poème « Liberté » est parachuté à des milliers d’exemplaires au-dessus de la France occupée  par les avions anglais sous forme de tractes.

La guerre finie, Paul Eluard et Nusch multiplient les tournées et les conférences en Europe sur le signe de la paix. Le 28 novembre 1946, Nusch meurt d’une hémorragie cérébrale. Paule Éluard est terrassé par la douleur.

En 1948, avec Picasso, il est invité à participer au Congrès des intellectuels pour la paix à Wroclaw en Pologne. L’année suivante au Congrès de la paix de Mexico il rencontre sa troisième femme Dominique, qu’il épouse en 1951.

Il meurt d’une crise cardiaque le 18 novembre 1952. Le 22 novembre, il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Paul Éluard est un poète humaniste. Il lutte avec ses vers contre les injustices, la haine, l’horreur de la guerre. Il prône l’amour, la liberté et la fraternité.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Traces de lumière du 10 Septembre 2018 : Voix vives avec Tahel Frosh et Daniel Maximin

Tahel Frosh

Poète, écrivain, journaliste, universitaire en littérature, et artiste performeuse, Tahel Frosh a fait ses débuts en poésie avec son recueil Avarice, publié en 2014 par Mossad Bialik Publishing (collection Kvar), accueilli avec grand succès.
En mai 2015 elle fait la une de la couverture d’une revue américaine, World Literature Today, dans son numéro consacré aux romanciers et poètes israéliens contemporains. Depuis cette année-là elle écrit une rubrique personnelle dans le journal le plus lu d’Israël, Haaretz. Elle écrit actuellement sa thèse de doctorat à la Section de littérature hébraïque de l’Université Ben-Gurion du Negev, dans laquelle elle explore le néo-libéralisme dans la littérature hébraïque contemporaine. Son deuxième recueil de poésie devrait être prochainement mis sous presse.

Daniel Maximin

Daniel Maximin, est né en 1947 à Saint-Claude. Romancier, poète et essayiste guadeloupéen, il a, notamment, été près de dix ans directeur littéraire aux éditions Présence africaine. Il a dirigé l'édition qui regroupe toute l'oeuvre poétique d'Aimé Césaire (Seuil) et fut maître de cérémonie lors de ses obsèques nationales. Il est actuellement conseiller au ministère de l'Education nationale.

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Traces de lumière du 25 Juin 2018 : Brassens chante les poètes

Brassens  chante les poètes.

Emission proposée par l'association "Brassens, chanson et poésie",  qui propose de faire ressentir les ombres et les lumières de nos auteurs et de nos poètes. La musique est dans les mots, leur harmonie et leurs rimes fait danser nos coeurs et nos âmes.

Emmission rediffusée et  présentée par feu Philippe Petit ex Webmaster de ce site et passioné de Brassens et de poésie.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Traces de lumière du 18 Juin 2018 : Vital Heurtebize, sur les Parvis du temple.

Président de la Société des Poètes Français, reconnue d'utilité publique, Vital HEURTEBIZE est Président de Poètes Sans Frontières et Directeur de la revue L'Etrave.
Il a été quatre fois Lauréat de l'Académie Française et Lauréat de la Maison de Poésie, et a remporté de nombreux grands prix.
Il a publié près d'une trentaine de recueils de poèmes aux Editions de la Nouvelle Pléiade.

 

Sur les Parvis du Temple

Cet ouvrage ne surprendra pas le lecteur qui connaît la démarche spirituelle de Vital Heurtebize. Cette démarche est allée en s’affirmant au fil de ses quarante deux publications : une quête du Divin.
Nous sommes ici dans l’évocation de ce qu’il nomme le passage de l’existence à la vie et qu’il nous présente en trois étapes :
- Les sept marches : il s’agit de l’élévation que tous les êtres humains peuvent entreprendre au cours de leur existence depuis les ténèbres vers la lumière
- Les parvis : La septième marche franchie, la dernière, s’ouvre alors la voie sur les Parvis du Temple. Là, « tout est calme, luxe et volupté » a dit un poète, mais les parvis sont déserts et l’attente dans la solitude se précise, c’est l’heure du bilan.
- La Porte : Une seule question, l’ultime : la Porte du Temple va t-elle s’ouvrir ?  « Frappez et l’on vous ouvrira... » dit-on ?... Voire !
On ne manquera pas d’observer, ici et là, quelques expressions à connotation maçonnique, ne serait-ce que dans le titre de l’ouvrage lui-même. Ne nous y trompons pas : il ne s’agit pas de textes initiatiques selon telle ou telle tradition, mais plus simplement de poèmes écrits au fil de la méditation d’un poète où chacun pourra puiser selon ses attentes spirituelles du moment.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Traces de lumière du 11 Juin 2018 : Jacques Brel, ou le théâtre de la vie

Jacques Brel ,né à Bruxelles (Belgique) le 8 Avril 1929  et mort à Bobigny le 9 Octobre 1977, est un auteur-compositeur-interprète, poète, acteur et réalisateur belge francophone.

Jacques Romain Georges Brel est issu d'une famille catholique flamande d'industriels. En 1950, il épouse Thérèse Michielsen.

Désireux d'échapper à l'entreprise familiale de cartonnerie, Jacques Brel se veut chanteur et gagne Paris en 1953.

Ses débuts sont plus que modestes, ses spectacles joués à la guitare, son attitude provinciale ne séduisent guère la capitale. Néanmoins, il persévère et s'entoure de fidèles compagnons (Pasquier, Rauber, Jouannest) qui l'aident à accoucher de son premier succès en 1956 : 'Quand on a que l'amour'.

En 1959, le succès de l'album 'La valse à mille temps' propulse Jacques Brel sur le devant de la scène. Il ne triomphe pas seulement à l'Olympia mais dans le monde entier. Les succès s'enchaînent (' Ne me quitte pas', 'Les Bourgeois', 'Les Vieux').

Parvenu au sommet en 1966, il décide de mettre un terme à sa carrière de chanteur et de se consacrer au cinéma. Il sera tour à tour réalisateur (' Frantz' en 1971) et acteur (' Les Risques du métier', 'L' Emmerdeur'). En 1975, atteint d'un cancer, il part vivre loin... aux îles Marquises.

En 1977, il enregistre un dernier disque, 'Les marquises', qui sera un véritable événement.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 04 Juin 2018 : la quête du Graal

La Quête du Graal

C'est Chrétien de Troyes (1135 -1183) qui – le premier – évoque le mythe comme une Quête. C'est dans son ouvrage : « Perceval ou le Conte du Graal », qu'il lance Perceval et Gauvain dans la quête du Graal et de la Lance qui Saigne.la Quête du saint-Graal manuscrit Lancelot endormi à la chapelle du Graal

Un peu plus tard, - dans une version christianisée - ce Graal deviendra la coupe de la Cène, et qui aurait contenu le sang du Christ

De Chrétien de Troyes, puis des cisterciens à Dan Brown, le mythe va s'enrichir et se modifier …

Seul un chevalier : homme pur et chrétien peut trouver le Graal... Ceux qui partiront dans cette Quête prouvent leur valeur chrétienne et spirituelle, mais aussi leur courage à faire passer l’intérêt du Royaume ( et du Roi...) avant leur propre vie.

L'objet de la Quête, est avant tout symbolique, il est plus dans le chemin que dans la coupe... Un chemin, c'est à dire à dire une évolution du chevalier qui va s'opérer au cours de sa Quête, et le porter à la hauteur de la finalité d'une telle entreprise... Le chevalier, devient ainsi un héros de la foi chrétienne, pieux, charitable, pratiquant quel que soit l’endroit (Chrétien enseigne plusieurs fois à son Perceval de se rendre dans un lieu de prière dès l’heure de la messe sonnée, voire dès le réveil), montrant honneur et vertu, sans fierté belliqueuse ou désir de vengeance.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 21 Mai 2018 : au moyen âge, naissance de la société française

Au moyen âge, naissance de la société française

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 21 Mai 2018 : Jean Giono

Jean Giono est né en 1895 à Manosque, dans les Alpes de Haute-Provence. Il restera toute sa vie fidèle à sa terre natale et c'est à Manosque qu'il décèdera en 1970.

Issu d'un milieu modeste, il doit arrêter ses études à 16 ans pour gagner sa vie. Il sera commis de banque jusqu'en 1929 et, ce métier lui lassant du temps libre, il continuera à apprendre en autodidacte. Il lit essentiellement les auteurs classiques.

Mobilisé en 1914, Giono découvre les atrocités de la guerre, les massacres. C'est un choc qui le marquera toute sa vie. Il en sort indemne, mais viscéralement pacifiste.

Chantre de la Provence, de la nature, de la vie paysanne, de la communion avec les forces telluriques, il obtient ses premiers succès d'écrivain avec Colline, Un de Baumugnes et Regain, publiés entre 1928 et 1930.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 14 Mai 2018 : Danièle Sirven

Christian Malaplate reçoit Danièle Sirven.

Danièle Sirven a été enseignante, formatrice dans diverses associations d'aide aux plus fragiles (planning familial, développement de la personne, soins palliatifs). 

Elle est active depuis près de dix ans dans l'association Lutte pour la Justice - Languedoc Roussillon et a publié en 2004 avec René Sirven, après leurs premières rencontres avec Rickey Lynn Lewis, "Texas couloir de la mort" préfacé par Robert Badinter.

Elle vient de publier Traversée, quand la maladie ouvre un chemin de croissance.intérieure.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 07 Mai 2018 : René Char, Terres mutilées


René Char est un poète et résistant français, né à L'Isle-sur-la-Sorgue le 14/06/1907, et mort à Paris le 19/02/1988.

Il adhère à 22 ans au mouvement surréaliste. Il signe un recueil en commun avec Breton et Eluard mais reprend bien vite son indépendance en 1934.

Son œuvre sera désormais celle d'un solitaire et d'un homme d'action en prise avec son temps : en 1937, il dédie son Placard pour un chemin des écoliers aux 'enfants d'Espagne'.

Démobilisé en 1940, il entre presque aussitôt dans la Résistance sous le nom de guerre d'Alexandre. Cette expérience sera relatée dans "Les Feuillets d'Hypnos" (1946). À ce recueil capital, il convient d'adjoindre les Billets à Francis Curel, datés des années 1941 à 1948 et recueillis dans Recherche de la base et du sommet. Compléments indispensables à la lecture des "Feuillets d'Hypnos", ces documents éclairent de l'intérieur cette expérience fondatrice que fut pour Char celle de la Résistance.

Après la Libération, "Seuls demeurent" (1945), somme des temps de guerre, est suivi du "Poème pulvérisé" (1947), de "Fureur et mystère" (1948) et des "Matinaux" (1950) qui ont mission d'éveiller, au sortir de la réclusion, aux mille ruisseaux de la vie diurne.

"La Parole en archipel" qui contient des groupes de poèmes écrits entre 1952 et 1960 (dont "Lettera amorosa") est publié en 1962.

René Char a beaucoup travaillé avec les peintres de son temps : Braque, Miro. On trouve des réalisations nées de ces collaborations au musée François Pétrarque de Fontaine-de-Vaucluse.

En octobre 1987, il épouse Marie-Claude de Saint-Seine, une éditrice. Mais il meurt quelques mois plus tard d'une crise cardiaque.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Traces de lumière du 30 Avril 2018 : Paul Verlaine, l'art poétique et liturgies intimes

Paul-Marie Verlaine est un poète français, né à Metz le 30 mars 1844, mort à Paris le 8 janvier 1896. Originaire d’une famille des Ardennes, fils d’un soldat de Napoléon devenu capitaine du génie, il vint à sept ans à Paris où il fit ses études. En 1862, il entra à la compagnie d’assurances L’Aigle, puis à l’Hôtel de ville comme expéditionnaire. Mais bientôt la vocation poétique s’éveilla en lui ; il commença à fréquenter le groupe des Parnassiens, et en 1866, il publia son premier livre, Poèmes saturniens, qui passa inaperçu. En 1869, il donna les Fêtes galantes, puis, en 1870, La Bonne Chanson, où son talent se dégage déjà de l’école parnassienne. Il épousa alors Mlle Mautet. Compromis pour avoir pendant la Commune donné asile à des amis, il se réfugia à Londres, puis en Belgique. Revenu à Paris, il fit la connaissance d’Arthur Rimbaud qui exerça sur lui une grande influence : les deux poètes allèrent ensemble à Londres (1872), puis à Bruxelles ; à la suite d’une discussion avec Rimbaud, craignant de le voir s’éloigner, Verlaine lui tira deux coups de révolver et fut condamné à deux ans de prison qu’il fit à Mons : c’est là qu’il écrivit les Romances sans paroles (1874), et prépara Sagesse qui témoignait de sa ferveur nouvelle pour la religion catholique. Libéré le 16 janvier 1875, Verlaine rentra en France, où il se retrouva seul ; sa femme, avec laquelle il n’avait pu s’entendre, ayant obtenu le divorce ; il passa alors en Angleterre et professa le français et le dessin jusqu’en 1877. À son retour en France, il fut professeur au collège de Rethel, puis tenta un essai de culture à Coulommes, sans succès (1881). La publication de Sagesse (1881) rendit son nom célèbre. Professeur à Boulogne-sur-Seine, puis à Neuilly, il fait paraître Les Poètes maudits (1884), Jadis et naguère (1884). Ses amis lui étaient revenus et une jeunesse enthousiaste acclamait son génie. La mort de sa mère (juil. 1886) acheva sa ruine, et sa vie misérable de bohême et de gloire commença. Malade, il dut, en 1889, entrer à l’hôpital Broussais ; dès lors, il ne sortit d’un hôpital que pour rentrer dans un autre. Proclamé prince des poètes, il fit jouer un petit acte, Madame Aubin, dans une société de jeunes gens. Sa vie errante et maladive au quartier Latin se prolongea jusqu’au début de 1896, où il mourut presque abandonné. Il a laissé un fils, Georges Verlaine.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Traces de lumière du 23 Avril 2018 : la lumière et en 2ème partie François Szabo

Lectures de poèmes sur la lumière suivies d'un entretien avec le poète polyglote François Szabo et notamment au sujet de son dernier ouvrage Aster Carole, publié chez Obsidiana press. 

Aster Carole de François Szabo

ASTER CAROLE est l’affirmation d’un amour, lente résurgence, éternelle permanence. Des années d’amour secret, intime, et d’une tendresse infinie.
Cet amour d’une telle pureté, sacré, brillant et doux à la fois. Sacré car gardé secret des années durant, conservant silencieusement toute la ferveur, toute la beauté d’une relation faite d’estime, d’admiration. Histoire qui ne peut être admise que par la connaissance de la passion.
Mutisme sur la muse, libération des vers…

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Traces de lumière du 16 Avril 2018 : Les poètes de la guerre d'Espagne

Dans cette émission Christian MALAPLATE nous raconte les faits de la guerre d'Espagne qui ont engendré des réactions chez les peintres,  poètes et écrivains Européens de l'époque.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 09 Avril 2018 : Francis Jammes

Clairières dans le ciel

Francis Jammes est un poète français, également romancier, dramaturge et critique.

Il est né à Tournay(65) le 2/12/1868 et est mort à Hasparren(64) le 1/11/1938.

Il passa la majeure partie de son existence dans le Béarn et le Pays basque, principales sources de son inspiration.

En 1898, il publie son premier vrai recueil poétique (son meilleur selon certains), De l'angélus de l'aube à l'angélus du soir, rencontre Claudel en 1900 et publie l'année suivante Le Deuil des Primevères. 

À 35 ans, il vit très mal l'échec d'une histoire d'amour qui lui inspire le groupe de poèmes intitulé Tristesses (publié en 1906 dans son recueil Clairières dans le ciel). 

En 1905 se situe sa "conversion" au catholicisme (en fait, son retour à une pratique religieuse exigeante) : à Labastide-Clairance, le 7 juillet, Claudel, de retour de Chine, sert la messe qui marque l'évènement. Sa poésie devient plus religieuse et dogmatique. 

Début octobre 1907, à 39 ans, il se fiance (à Lourdes) et épouse une fervente admiratrice avec laquelle il a correspondu pendant quelques semaines, Geneviève Goedorp. Le poète séjournera volontiers dans l'Aisne dans les années qui ont suivi son mariage. Le couple aura sept enfants, le premier, Paul, à cause de Claudel, le second, Bernadette, à cause de Lourdes. 

En 1912 paraissent les Géorgiques chrétiennes. 

Jusqu'à sa mort, sa production poétique mais aussi romanesque et dramatique demeurera importante. 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Traces de lumière du 02 Avril 2018 : Charles Baudelaire

Les tourments de l'âme et les fleurs maladives.

Né à Paris le 09/04/1821 et  Mort à Paris le 31/08/1867, grand poète du XIXème siècle, Charles Baudelaire est connu pour sa vie de bohème. Auteur torturé, il publia de son vivant une seule œuvre, les Fleurs du Mal. Ce recueil de poèmes fut condamné et censuré à sa sortie, car trop choquant pour la morale bourgeoise, avant de passer à la postérité. Baudelaire y met en lumière la dualité entre la violence et la volupté, le bien et le mal, la laideur et la beauté, l’enfer et le ciel.

Charles Baudelaire, orphelin de père à 6 ans, n'accepte pas le remariage de sa mère avec le général Aupick et restera toujours opposé à ce militaire et aux valeurs bourgeoises qu'il incarne. Destiné à faire des études de droit, il est renvoyé du lycée Louis le Grand pour son attitude rebelle à l'autorité. Après avoir obtenu le baccalauréat, il choisit une vie de bohème dans le Quartier Latin.

En 1841, sa famille l'incite à embarquer sur un paquebot pour les Indes. De ce voyage qu'il écourte avant son terme à l'île Maurice, il gardera de multiples impressions qui l'inspireront dans certaines de ses oeuvres (L'Albatros, Parfum exotique, etc.). 

De retour à Paris en 1842, Charles Baudelaire mène une vie dissolue et commence à dilapider l'héritage qu'il reçoit de son père à sa majorité. Ayant été mis sous conseil judiciaire par sa famille, il devient, pour vivre, journaliste et critique d'art. Il admire les oeuvres d'Eugène Delacroix et d'Edgar Poe dont il traduit des oeuvres. Il commence alors à écrire des poèmes qu'il publie dans des revues mais qui rencontrent peu d'écho auprès du public. En 1848, il s'engage aux côtés des républicains, mais ses ardeurs révolutionnaires s'éteignent rapidement avec ses lectures de l'écrivain et philosophe contre-révolutionnaire, Joseph de Maistre (1753-1821).

En 1857, Charles Baudelaire publie son oeuvre majeure, le recueil de poèmes, "Les Fleurs du Mal". L'ouvrage est condamné "pour outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs". Avec son éditeur, Baudelaire doit payer une lourde amende et supprimer certains passages. En 1860, il publie Les Paradis Artificiels, puis l'année suivante une nouvelle version des "Fleurs du Mal", expurgée des six poèmes litigieux. Ce n'est qu'en 1949 que la justice réhabilitera "Les Fleurs du mal".

Le poète séjourne en Belgique de 1864 à 1866 pour fuir ses dettes et y donner des conférences. Atteint de syphilis, d'hémiplégie et d'aphasie, il est ramené par sa mère à Paris où il meurt l'année suivante de la syphilis et des conséquence de l'abus d'alcool et de drogues. Il est inhumé au cimetière Montparnasse.

Héritière de la tradition classique et du romantisme, la poésie de Charles Baudelaire annonce la modernité et fait de lui un précurseur du symbolisme, puis plus tard du surréalisme. Poète torturé et considéré comme maudit, il décrit la dualité entre le bien et le mal, la volupté et la violence, la beauté et la laideur. Non reconnu de son vivant, il ne passe à la postérité qu'après sa mort.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 26 Mars 2018 :Arthur Rimbaud

L'éternité du verbe.

Arthur Rimbaud (Jean Nicolas Arthur Rimbaud) est un poète français, né le 20 octobre 1854 à Charleville, dans les Ardennes, et mort le 10 novembre 1891 à l’hôpital de la Conception à Marseille.

Lycéen brillant et poète précoce, Arthur Rimbaud excelle dans les compositions latines, parmi lesquelles on trouve ses plus anciennes productions en vers connues. Sous l’influence des romantiques et des parnassiens, ses premiers vers français connus datent de la fin de l’année 1869 (Les Etrennes des orphelins et Invocation à Vénus, plagiat d’une traduction de Lucrèce par Sully Prudhomme). Bientôt soutenu par son nouveau professeur Georges Izambard en classe de rhétorique, il écrit à quinze ans et demi ses premiers poèmes importants qu’il envoie à Théodore de Banville afin d’être publié dans le second Parnasse contemporain, mais sans succès. Le 29 août 1870, en pleine guerre, Arthur fugue en direction de Paris. Reconduit dans sa famille après quelques jours de prison, il fugue une seconde fois et se retrouve en Belgique cherchant à devenir journaliste. Il écrit des poèmes inspirés par le contexte de la guerre franco-prussienne et par son passage dans la ville ouvrière de Charleroi (Au cabaret-vert, cinq heures du soir – Le Dormeur du val). Il fugue une troisième fois à Paris en février – mars 1871 et les témoignages de Verlaine, Delahaye et Forain laissent entendre qu’il est venu à Paris entre le 15 mai 1871 et la semaine sanglante, ce que les biographes peinent à établir. Il revient finalement à Paris à l’invitation de Verlaine en septembre 1871 : commence alors une vie d’errance et une liaison homosexuelle tumultueuse qui s’achèvera en juillet 1873 par les coups de revolver tirés par Verlaine sur Rimbaud. Verlaine est condamné à la prison tandis que Rimbaud retourne dans sa famille à Roche. Il fait alors imprimer une plaquette qui, non payée, ne sera pas diffusée: Une saison en enfer. Sa sœur Isabelle prétend que Rimbaud a écrit Une saison en enfer après le 10 juillet pour renier ses erreurs, mais ce témoignage est tendancieux et contredit par l’existence de brouillons qui furent conservés par Verlaine. Les autres poèmes à la forme libérée écrits à cette époque seront regroupés dans les Illuminations, recueil publié à l’initiative de Verlaine en 1886. Les uns sont des poèmes en vers peu académiques connus aujourd’hui sous le titre apocryphe de Derniers vers, les autres forment un ensemble de poèmes en prose qui a seul conservé le titre Illuminations

Arthur Rimbaud cesse d’écrire à 20 ans et poursuit à partir de 1875 une vie aventureuse : il s’engage dans les troupes coloniales des Indes néerlandaises (Indonésie actuelle), déserte et rentre en Europe. Embauché comme agent commercial, il arrive en décembre 1880 à Harar en Abyssinie et devient gérant d’un comptoir où s’échangent or, ivoire, armes, soie et bimbeloterie. En 1891, une tumeur au genou droit le conduit à se faire rapatrier : amputé à Marseille, il revient quelques semaines à Roche près de sa mère et de sa sœur Isabelle. Rêvant de repartir en Afrique, il retourne à Marseille où son état s’aggrave : il y meurt le 10 novembre 1891, à l’âge de 37 ans et sera enterré à Charleville.

Le destin du créateur qui cesse d’écrire à 20 ans et sa vie anti-bourgeoise ont fait d’Arthur Rimbaud une des figures du génie flamboyant et libertaire pour qui le poète devait être « voyant » et qui proclamait qu’il fallait « être absolument moderne ».

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 19 Mars 2018 : La poésie dans l'échelonnement des tempérances nocturnes

 Printemps des poètes 2018  

 

 

"La poésie nous apprend à nous émerveiller 

Elle nous permet de méthamorphoser  notre existence.

La  poésie nous permet de rentrer en contact avec la beauté."

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 12 Mars 2018 : Anna de Noailles

L’offrande à la nature

D’origine gréco-roumaine, Anna de Noailles est née à Paris, où elle vécut de 1876 jusqu’à sa mort, en 1933. À partir de son premier recueil, Le Coeur innombrable (1901), couronné par l’Académie Française, Noailles composa neuf recueils de poèmes, trois romans (dont le savoureux Visage émerveillé, en 1904), un livre combinant histoires courtes et méditations sur les relations hommes-femmes (Les Innocentes, ou La Sagesse des femmes, 1923), un recueil de proses poétiques (Exactitudes, 1930), et une autobiographie couvrant son enfance et son adolescence (Le Livre de ma vie, 1932).

Anna de Noailles fut la seule femme poète de son temps à recevoir les plus hautes distinctions publiques. En dépit de l’oubli partiel auquel elle fut soumise après sa mort, des jugements critiques ultérieurs confirment que cette reconnaissance était méritée. Reflétant la situation de Noailles entre romantisme et modernisme, un écart entre forme et contenu caractérise sa poésie où des concepts et des images dynamiques s’efforcent de dissoudre une structure qui reste largement classique.

En s’engageant dans un dialogue avec son héritage littéraire français tout en trouvant une source d’inspiration dans le paganisme grec et dans la pensée radicale de Nietzsche, Anna de Noailles est parvenue à construire une vision poétique originale. Son oeuvre peut être décrite en termes dionysiens – extatique, sensuelle, érotique, ludique, quelquefois violente, et toujours marquée par un courant tragique qui devient plus manifeste vers la fin de sa vie.

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 05 Mars 2018 : Les voix du poème dans l'alchimie du Verbe

Cette émission se déroule en deux parties, chacune autours d'une oeuvre :

  • Correspondances de Charles Baudelaire
  • Le bateau Ivre d'Arthur Rimbaud

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 26 Février 2018 : Marina Tsvetaïeva

Je viens vers toi, dans la nuit noire.    

Marina Ivanovna Tsvetaïeva (en russe : Марина Ивановна Цветаева, souvent écrit Tsvetaeva) est une poétesse russe néé à Moscou le le 08/10/1892 et morte à  Ielabouga , le 31/08/1941.

Son premier recueil, L'Album du soir, est édité alors qu'elle n'a que 18 ans.

En 1912, elle épouse Sergueï Efron qui lui donnera trois enfants. Après la révolution son mari rejoint les troupes des armées blanches. Marina retourne à Moscou où elle sera bloquée durant cinq ans. Elle aura à subir les terribles privations de ces années, en 1920 sa fille meurt de faim.

En 1921, elle apprend par Boris Pasternak que son mari est finalement en vie et qu'il réside à Prague. Pour Marina, c'est le début de dix-sept longues années d'exil, qui commencent par Berlin, puis Prague et Paris.

Les années 20 voient les poèmes de Marina rencontrer la faveur du public. En 1928, en rendant hommage à sa force poétique elle s'aliène les milieux de l'émigration. Même si elle écrit beaucoup pendant son exil, elle souffre d'être rarement publiée à cause de sa prise de position.

Son mari travaille avec la police secrète soviétique et participe à des attentats contre des opposants anti-staliniens, ce qu'elle semblait méconnaître. Sa fille Alia regagnera l'URSS en 1937, bientôt suivie par son père qui échappera ainsi à la police française.

En 1939, n'y tenant plus, Marina et son fils rentrent en Union soviétique. Le malheur l'y attend : son mari est fusillé en 1941, sa fille passe huit ans en prison. En 1941, Tsvetaïeva et son fils sont évacués à Ielabouga, dans la république de Tatarie. Elle s'y retrouve sans aucun soutien et se pend le 31 août 1941.

Son fils disparaîtra pendant la guerre et c'est grâce à sa fille revenue des camps que nous connaissons son œuvre.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 19 Février 2018 : L'émotion ou le pouvoir du poète

L’émotion ou le pouvoir du poète

Dans cette émission Christian Malaplate nous parle de l'émotion provoquée par la poésie en nous faisant écouter des poèmes célèbres mis en musique ce qui augmente l'émotion qui en ressort.

Jean Joubert l'a illustré dans L'alphabet des ombres

"Sans tomber dans une définition, je dirai que la poésie naît d'une perception ardente et fervente du réel et des émotions qu'il provoque en nous. "Poésie est émotion", oui, et bien sûr poésie est aussi langage. Ce que nous avons perçu, ce qui nous a émus, nous désirons l'exprimer de façon à le communiquer à notre futur lecteur, non pas d'une manière strictement logique, mais en s'adressant à sa sensibilité, à son imagination. Les mots surgissent, appellent d'autres mots ; un rythme se crée ; une musique, qui nourrit l'inspiration, entraîne le déroulement du poème. Peu à peu, au gré de cette course aventureuse, s'édifie le sens du poème, qui ne précédait pas l'écriture, mais découle de ce corps à corps, que l'on dirait amoureux, avec le langage. C'est là une expérience relativement brève, mais qui sera suivie d'un plus long et délicat travail de mise au point.

Enfin, le poème achevé est offert en partage, dans l'espoir que le lecteur, porté par le rythme, les images et le sens, retrouvera en lui ce qui fut pour le poète l'émotion initiale."

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 12 Février 2018 : L'amour et le sentiment amoureux

L'exaltation du sentiment amoureux

Christian Malaplate est accompagnée de Viviane Nau, lectrice des poèmes choisis par Christian Malaplate.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 05 Février 2018 : Andrée Chedid

Le pouvoir de l'écriture

Andrée Chedid, née au Caire en 1920 et morte à Paris en 2011,  est une femme de lettres et poétesse française d'origine libanaise chrétienne. Elle est la mère du chanteur Louis Chedid et de Michèle Chedid-Koltz, peintre, et la grand-mère du chanteur Matthieu Chedid.

Elle fait ses études dans des écoles françaises, puis elle intègre l'Université américaine du Caire. Elle apprend l'anglais et perfectionne son français. Elle rêve d'être danseuse. Elle se marie avec un médecin à 22 ans. En 1942, elle part vivre au Liban avec son mari. C'est en 1946 qu'elle s'installe définitivement à Paris, où elle commence à publier ses recueils de poésie.

Son œuvre est un questionnement continuel sur la condition humaine et les liens entre l'Homme et le monde. Andrée Chedid, dans toute son œuvre, célèbre la vie tant aimée, tout en ayant une vive conscience de sa précarité. Elle encourage chaque homme à accepter l'altérité. Son style, très travaillé se caractérise par sa fluidité. Elle évoque l'Orient avec une grande sensualité pour mettre en avant ses parfums. Elle s'attache aussi à décrier la guerre au Liban.

Elle a reçu le Prix Goncourt de la poésie en 2002

Le Printemps des poètes 2009 voit le lancement du premier concours Andrée Chedid de poèmes chantés, qui a été reconduit pour la deuxième année lors de l'édition 2010..

Elle est Grand officier de la Légion d'honneur depuis le 12 avril 2009.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 29 Janvier 2018 : Marie Tuyet

Le chant de l'âme.

Christian Malaplate reçoit Marie Tuyet pour son oeuvre poétique et sa façon d'appréhender la vie.

Lectures de Cherche Dieu, ô mon âme. Aux éditions du Net.

Marie Tuyet vit dans l’ Hérault. Elle écrit de la poésie depuis son enfance, et a publié à ce jour une quinzaine de recueils. Admise en 2012 à la Société des Poètes Français, elle engage son écriture au service de la paix et de causes humanitaires ou citoyennes, au travers de récitals, lectures publiques, ou ateliers poétiques.
Professeur de taï-chi chuan et de chi-qong en entreprise, son parcours professionnel atypique l’a conduite à intervenir depuis la fin des années 80 comme chargée de mission en développement de projets socio-culturels, ingénierie de formation, ainsi qu’auprès des publics jeunes et adultes en difficulté.

 

Cherche Dieu - Ô mon âme…, regroupe mes poésies, et oraisons personnelles, échelonnées sur plusieurs années et écrites dans l’intime de mon cœur.
J’avais envie de partager mon cheminement et les grâces et découvertes qu’il m’a été donné de vivre, et que je continue encore à avoir au fil des jours.

J’ai un profond respect pour les autres religions et grandes sagesses des autres pays. Ma révélation à moi prend sa source dans la vie du Christ et de sa personne même, qui me bouleversent depuis que je suis enfant.

Voici l’objet de ce livre : un témoignage autant qu’un partage, avec tous les chercheurs d’absolu.

Même si tout le monde ne met pas le même nom derrière ce Dieu Vivant, au final, ce n’est pas très important. Ce qui compte, c’est qu’on La trouve en nous, la Présence suprême d’Amour, notre origine, notre chemin, notre finitude : Elle est tout, Elle est Joie pure, Elle peut tout et nous aime par-dessus tout, bien au-delà de ce que nous pouvons comprendre.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 22 Janvier 2018 :Les états du poème et de la poésie

Christian Malaplate reçoit Viviane Nau, lectrice de textes sur les saisons de la poésie. 

Lire des poèmes, à quoi cela sert ? Christian Malaplate nous convainc de la pertinence sociale, éducative, individuelle de la poésie. 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 15 Janvier 2018 : Nicanor Parra

Né au Chili,  à  San Fabián de Alico , le 05/09/1914, Nicanor Parra Sandoval est un poète, mathématicien et physicien chilien.

Il se forme à l'Institut Pédagogique de l'Université du Chili, où il a étudié les Mathématiques et la Physique. Il a financé ses études à l'université en exerçant le métier d'inspecteur à l'Internado Nacional Barris Arana où il a commencé à publier la revue "Revista Nueva" en 1935, où apparaît son premier anti-conte : "Gato en el camino" (Le chat sur le chemin). 

Plus tard, il devient professeur dans son université de formation où il devient Directeur du département de Physiques, responsabilité à laquelle il renonce en 1968.

Le premier livre qu'il a publié était "Cancionero sin nombre" (Recueil de poésies sans nom) en 1935.

En 1946 il intègre à l'Université de Chili comme professeur titulaire de Mécanique Rationnelle. En 1948, il est nommé Directeur interne de l'École d'Ingénierie de cette institution d'enseignement. En 1951, et se marie avec une suédoise Inga Palmen. 

En 1954 est publié "Poemas y antipoemas" (Poèmes et Antipoèmes), son second livre. À partir de la décennie des années 60, la production de Parra devient prolifique. L'influence de sa proposition esthétique sur la culture national et l'impact provoqué par son livre "Obra Gruesa" qui est publié en 1969, lui a permis d'obtenir le Prix national de Littérature l'année 1969.

Le 1er décembre 2011, il a été récompensé par le Prix Cervantes, la plus haute distinction des lettres de langue espagnole.

 

Poèmes et antipoèmes

Critique sur babelio.com par Philippe Lançon

Parra est mathématicien, professeur. C'est l'un des grands poètes sud-américains. On lui a donné le prix Cervantes en 2011, ça ne l'a pas tué. Quand il écrit, c'est sans perruque, pas sans mâchoire : ses dents montrent la joie, le rire, la grimace, le dentier, le cadavre. La conscience ordinaire, celle de l'homme de la rue et de son langage, trouve une expression lyrique.
[...] La poésie est un glissement de terrain, le lieu de la crise. C'est une ligne de rupture et un casse-tête. "Casse-tête" est le titre d'un vieux poème de Nicanor Parra, écrivain chilien de cent trois ans qu'une certaine colère poétique a conservé, comme si l'absence de compromis esthétique et sentimental était un gage de survie.
 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Traces de lumière du 09 Janvier 2018 : Philippe Jaccottet

Philippe Jaccottet est  considéré comme un des plus grands poètes suisses, et français, du XX e siècle. 
Né à Moudon en 1925, en Suisse (canton de Vaud), Jaccottet vit à Grignan, un village dans le Drôme, avec sa femme depuis 1954. En 1941, il fait une rencontre capitale avec Gustave Roud, qui lui fait découvrir Novalis et Hölderlin.

Des années 1950 aux années 1970, après des études de lettres à l'université de Lausanne, Jaccottet travaille essentiellement en tant que traducteur et exerce en tant que critique littéraire auprès de plusieurs publications, dont la Nouvelle Revue Française ou la Gazette de Lausanne. Il traduisit des auteurs et des poètes italiens, espagnols, allemands mais également russes ou tchèques. Il devint ainsi un lecteur attentif et traducteur de Hölderlin, de Rilke, traduisit l' « Odyssée » d'Homère et devint un exégète éclairé des oeuvres de son mentor, l'auteur suisse francophone Gustave Roud. Son travail sur les oeuvres de ces grands poètes européens inspirera Jaccottet dans son chemin personnel vers le plus haut niveau poétique.

Dans le même temps, la qualité de ses écrits journalistiques est remarquable, modèles d'équité et de perception aiguë. « Ecrits pour papier journal » (1994) recueillera quarante-quatre de ces textes. Outre des articles sur des auteurs du vingtième siècle qui mériteraient d'être plus connus (Charles-Albert Cingria ou Gustave Court par exemple), on peut également y trouver les réactions de Jaccottet après les premiers romans de Michel Butor et d'Alain Robbe-Grillet. Son analyse des ouvrages de Nathalie Sarraute montre également une compréhension profonde d'une écriture différente de la sienne.

« Tout n'est pas dit » (1994) collecte quarante et un articles et critiques qu'il a publiés dans Feuilles d'avis de la Béroche, une petite publication Suisse. Plus intimiste, le poète y écrit également avec enthousiasme sur ses auteurs préférés, mais y traite également des préoccupations de la vie quotidienne, des voyages, de la science.

Son oeuvre poétique est également considérable, dont les recueils « L'effraie et autres poésies » (1953), « Poésie 1946-1967 » (1971), qui illustre comment l'homme est un apprenti attentif de la nature,  et « La lumière d'hiver » (1977).

L'oeuvre de Jaccottet puise son inspiration dans la contemplation du paysage de sa région. Son oeuvre se distingue notamment par le dépouillement et l'absence d'artifices. Son sujet préféré est l'étude de l'homme dans son milieu naturel. Son journal, publié dans « Les semaisons, carnets 1954-62 » (1984) et « La seconde semaison, carnets 1980-94 » (1996), montre son engagement permanent dans une combinaison peu ordinaire du monde naturel, de la traduction et de la critique littéraire. A  l'instar de Rilke, il cherche à trouver la simplicité des choses en elles-mêmes, considérant la poésie comme « le langage le plus vrai sur l'essentiel », impliquant ainsi une lutte farouche entre objectivité et subjectivité. Les influences des philosophies orientales et de son origine protestante sont également pour beaucoup dans cette posture. Le poète attentif reçoit une sorte de grâce, acte quasi-divin qui le récompense pour sa perception de la Nature. Le romantisme, la tentation de l'exaltation, qui pourrait lui venir naturellement est alors soigneusement éliminé, dans ce qu'on pourrait lier à une sorte de puritanisme poétique métaphysique, une quête du vrai et de la simplicité.


Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 18 Décembre 2017 : François Cheng

Né le 30 août 1929, en Chine, François Cheng est issu d'une famille de lettrés et d'universitaires — ses parents comptaient parmi les premiers étudiants boursiers envoyés aux États-Unis. 

Études secondaires à Chongquing de 1937 à 1945. Après un temps d'errements, il entre à l'Université de Nankin.

Début 1948, son père participe, en tant que spécialiste des sciences de l'éducation, à la fondation de l'UNESCO, grâce à laquelle il peut venir en France. Il se consacra à l'étude de la langue et de la littérature françaises. Il dut cependant traverser une assez longue période d'adaptation marquée par le dénuement et la solitude avant d'obtenir en 1960 un emploi stable au Centre de linguistique chinoise (devenu plus tard le Centre de recherches linguistiques sur l'Asie orientale à l'École des hautes études en sciences sociales). Parallèlement à son travail, il s'est employé à traduire les grands poètes français en chinois et à rédiger sa thèse de doctorat.

En 1969, il a été chargé d'un cours à l'Université de Paris VII. Il sera naturalisé français en 1971. En 1974, il devient maître de conférences, puis professeur à l'Institut national des langues et civilisations orientales, tandis que ses travaux se composent de traductions des poètes français en chinois et des poètes chinois en français, d'essais sur la pensée et l'esthétique chinoises, de monographies consacrées à l'art chinois, de recueils de poésies, de romans et d'un album de ses propres calligraphies.

Il se verra attribuer le prix André Malraux pour Shitao, la saveur du monde, le prix Roger Caillois pour ses essais et son recueil de poèmes Double chant, le prix Femina pour son roman Le Dit de Tianyi et le Grand prix de la Francophonie pour l'ensemble de son œuvre. Docteur honoris causa de l’université de Bergame (Italie) et de l’Institut catholique de Paris (2007).

Il a été élu à l'Académie française, le 13 juin 2002, au fauteuil de Jacques de Bourbon Busset (34e fauteuil). Description de la vie du poète et de ses caractéristiques

Le livre du vide median

Selon la juste vision du Tao, le Vide médian intervient chaque fois que le yin et le yang sont en présence. Drainant la meilleure part des deux, il est ce troisième souffle qui élève l'un et l'autre vers une transformation créatrice, et leur permet de se dépasser. Tant il est vrai que l'accomplissement de chacun n'est point en soi, mais en avant de soi. Ces cent deux poèmes de François Cheng sont autant d'invitations à scruter les innombrables entre qui ont lieu à tout instant sous nos yeux. Ils nous éveillent à la réalité du Vide médian qui, fait d'inattendus et d'inespérés, donc toujours neuf, transfigure les vivants.

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Traces de lumière du 11 Décembre 2017 : Kim waag

Kim Waag est poète chanteuse.

De formation classique, en chant, guitare et flûte,Kim Waag a commencé à mettre en musique des poèmes de sa mère Cécile Waag à l’âge de 15 ans. Depuiselle écrit aussi ses textes.

Elle propose des récitals poétiques avec ses compos : des poèmes, écrits par des poètes d’ici ou par elle-même,qu'elle met en musique et accompagne à la guitare.

De style folk, ses chansons emmènent l’auditeur dans un monde de poésie.

Son dernier CD enregistré  se nomme "Envol"

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 04 Décembre 2017 : Khalil Gibran

Khalil Gibran (جبران خليل جبران) est un poète et peintre libanais né à  Bcharré  le 06/01/1883 et mort  à New York  le 10/04/1931.

Gibran est né de la fille d’un prêtre de rite maronite. Les prêtres qui rendent visite régulièrement à sa famille lui apprennent la langue arabe et ainsi que la langue syriaque aussi bien que l’étude de la Bible.

Le père de Gibran travaille d’abord comme apothicaire, mais, avec la dette de jeu qu’il est incapable de payer, il se met au service d’un administrateur ottoman. Il est incarcéré sur des allégations de détournement de fonds, et les biens de sa famille sont confisqués par les autorités. Privée de logement, Kamlé, la mère de Gibran, décide de rejoindre son frère aux États-Unis.

La famille Gibran s’installe dans le South End de Boston, à l’époque la deuxième plus grande communauté Syrie/Liban-américaine aux États-Unis. Gibran est placé dans une classe spéciale pour les immigrants par l’administration de son école pour mieux apprendre l’anglais. Gibran est aussi inscrit dans une école d’art. 

Mais la mère de Gibran, ainsi que son frère aîné, Boutros, veulent l'imprégner de son patrimoine culturel d'origine, ainsi, à quinze ans, Gibran est renvoyé dans son pays natal pour étudier à l’école préparatoire et à l'institut d'enseignement supérieur à Beyrouth gérés par les maronites. Il y reste pendant plusieurs années avant de retourner à Boston en 1902, arrivant sur Ellis Island.

Gibran tient sa première exposition de ses dessins en 1904 à Boston. En 1908, Gibran va étudier l’art avec Auguste Rodin à Paris pour deux ans. Tandis que la plupart de ses premiers écrits sont en arabe ("La Musique", "Les Ailes brisées", "Les Nymphes des vallées", "Les Tempêtes"...), la majeure partie de son travail après 1918 a été écrite et publiée en anglais.

L’ouvrage le plus connu de Gibran s'intitule "Le Prophète", un livre composé de vingt-six textes poétiques. Le livre est devenu particulièrement populaire pendant les années 1960 dans le courant de la contre-culture et les mouvements New Age. 

Le livre des processions

 

Publié à New York en 1919 pour la première fois, le Livre des Processions (AI-Mawâkib) présente un caractère unique et singulier dans l'oeuvre de Khalil Gibran, qui devait donner en langue anglaise, quelques années plus tard, le célèbre Prophète. Unique, parce que c'est le seul texte poétique que cet auteur ait écrit selon la tradition arabe classique. Singulier, parce que Gibran a inventé à cette occasion une forme personnelle en rassemblant les strophes par groupe de trois, chacune constituant une sorte de " canto ". A lire et à relire ce livre, on a l'impression que la voix entendue est peut-être celle du vrai Gibran, peut-être plus vrai que le Gibran, revu et corrigé, que nous connaissons à travers ses textes écrits en anglais. Anne Wade Minkowski

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Traces de lumière du 27 Novembre 2017 : Philippe Delaveau

Philippe Delaveau est un écrivain et poète français né en 1950 à Paris.

Après une enfance à Paris et en Touraine, des séjours à Londres et dans le Devonshire, Philippe Delaveau retourne vivre six années à Londres, pendant les années 1980, avec sa famille. Ce séjour lui permet de découvrir sa véritable voix. . Jonathan Griffin lui fait lire des poètes américains contemporains et rencontrer des poètes anglais. C'est à cette époque que des promenades le long de la Tamise font brusquement surgir des personnages échappés à la mythologie grecque ou latine, qui semblent errer dans la grande ville moderne en quête de sens. Ces « hallucinations » qui succèdent aux séances de travail au British Museum, où se trouve la British Library, lui font écrire de nombreux poèmes, dont la plus grande partie sera reprise dans Eucharis (éditions Gallimard, 1989). Peu à peu, en écrivant, il découvrira les orientations de ses livres à venir : le poète est un veilleur dans un univers en proie au désastre, à qui la poésie peut offrir les ressource de ses formes innombrables, à condition de ne pas rompre la continuité avec la tradition dans ce qu'elle a de vivant. En cela il rejetait tout retour en arrière et tout académisme. 
Auteur d’une dizaine de recueils de poèmes, la plupart publiés par les éditions Gallimard, de traductions de l’anglais et de l’espagnol, de nombreux ouvrages réalisés avec ses amis peintres (Baltazar, Bertemes, Cortot, Greder, Hélénon, Laubiès, Pouperon…), Philippe Delaveau a reçu le prix Guillaume Apollinaire (1989), le prix Max Jacob (1999), le Grand Prix de l’Académie française « pour l’ensemble de son œuvre » (2000), le Grand Prix de poésie de la S.G.D.L. « pour l'ensemble de son œuvre » (2010). Il a été fait Chevalier des Arts et des Lettres en 2009.

Il est membre de l’Académie Mallarmé, juré du prix Apollinaire, membre de la Nouvelle Pléiade prix Léopold Sédar Senghor, du P.E.N.-Club de France, Sociétaire de la SGDL.

Il est aussi Professeur en khagne au Lycée Chaptal de Paris.Description de la vie du poète et de ses caractéristiques

Le veilleur amoureux

Premier livre du poète,«Eucharis»(1989) se présente comme un itinéraire vers la contemplation.
La poésie n'a plus pour seul objet le langage mais également le réel existant, tentant de pallier les figures du désastre qui hantent le monde moderne.
«Le veilleur amoureux»(1992) décrit une expérience qui mêle le tâtonnement dans l'obscurité et le temps quotidien à une célébration de l'amour.

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Traces de lumière du 20 Novembre 2017 : Poètes en partance de BAUDELAIRE à Henri MICHAUX

Parce que le vrai voyage commence en poésie avec Les Fleurs du Mal, voici 42 poètes en partance, du coeur du XIXème siècle au coeur du siècle dernier, soit de Charles Baudelaire à Henri Michaux. Non pas une compilation des plus baroudeurs, comme on collectionnerait les pages d’un passeport surchargé de visas, mais un recueil de ceux qui tracent leur destin en marge des balises, passent souvent les bornes, et bouleversent notre vision du monde. Tous n’écrivent pas sur le départ, mais tous sont en partance. Bateaux, trains, vélos, avions, scooters, chevaux, pédalos et autres moyens de franchir les frontières ne sont pas les supplétifs ni les vecteurs de ces pages. Juste une façon d’éprouver le voyage, de suivre l’impulsion première mais jamais le mouvement, si ce n’est celui du coeur qui change de braquet et d’heure pour découvrir l’ailleurs. Là-bas a goût d’aube sans fin, d’arc-en-ciel à saisir, de lointains à prendre. Ou à laisser. Car rien n’est dit et nul ne vient trop tard.

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Traces de lumière du 13 Novembre 2017 : Johann Wolfgang von Goethe

Goethe

Johann Wolfgang von Goethe est un écrivain et un homme d'État allemand, né à  Francfort-sur-le-Main , le 28 août 1749 et mort  à  Weimar, Grand-duché de Saxe-Weimar-Eisenach , le 22 mars 1832.

Né au cœur d'une famille aisée, il effectue des études de droit à Leipzig, tout en cultivant une grande passion pour les arts littéraires. Au fil de ses rencontres et de ses aventures amoureuses, il trouve l'inspiration pour composer quelques poèmes. Des problèmes de santé le contraignent alors à rejoindre Francfort où il rencontre une amie de sa mère qui éveille en lui un intérêt pour le mysticisme, l'occultisme et l'alchimie. 

Dès 1770, ayant recouvré la santé, il décide de poursuivre ses études de droit à Strasbourg. Goethe se découvre alors des passions pour Shakespeare, pour la poésie populaire et pour l'architecture gothique de son pays. Empli d'inspiration, il rentre en Allemagne et rédige de nombreuses œuvres, parmi lesquelles "Götz von Berlichingen" (1773), qui remporte un sérieux succès. En 1774, il publie "Les Souffrances du jeune Werther", inspiré d'un amour déchu avec Charlotte Buff. 

L'année suivante, il est appelé à Weimar et chargé de lourdes fonctions administratives auprès du prince. Franc-Maçon à la Loge "Amalia zu den drei Rosen" à Weimar (1780), il fait partie de la Stricte Observance et des Illuminés de Bavière. Il vit alors une passion amoureuse avec Charlotte von Stein. Il publie quelques poèmes et des pièces de théâtres ("Iphigénie en Tauride", 1786). Après un séjour régénérateur en Italie, il partage une grande histoire d'amour avec Christiane Vulpius. Cette union fait scandale et ses amis de la cour s'éloignent de lui. 

Nommé à la direction de la culture, il étudie les sciences ("La Métamorphose des plantes", 1790). En 1794, il se lie d'amitié avec Schiller qu'il connaissait déjà depuis 1788 mais n'avait pour lui que peu de sympathie. Cette amitié, lui permet alors d'approfondir ses conceptions littéraires. Il participe en 1795 à la revue de Schiller, Les Heures, et l'année suivante, il termine "Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister". En 1808, il publie le premier "Faust", pièce qui rend sa célébrité universelle, et en 1809 "Les Affinités électives". 

Passionné de musique, Goethe fait la connaissance de Beethoven qui compose la musique pour accompagner l'une de ses œuvres, "Egmont". En 1819, il compose son dernier recueil poétique majeur "Divan occidental-oriental". Le contexte politique de l'époque bouleverse sa vision de la vie ; il s'ennuie dans son ménage et multiplie les aventures. En 1831, il termine son deuxième "Faust". Description de la vie du poète et de ses caractéristiques

Elégie de Marienbad

     

Goethe, à 72 ans, pendant un séjour de cure dans la station mondaine de Marienbad, il tomba amoureux de Theodore Ulrike Sophie von Levetzow qui avait… 17 ans. Il ressentit pour la dernière fois de sa vie « une grande passion ». Deux ans plus tard il la fit demander en mariage, et raconta sa douleur devant le refus de sa proposition dans l’Élégie de Marienbad. (Ajoutons, pour la petite histoire, que Ulrike von Levetzow n’apprit l’existence de ce poème qu’après la mort de Goethe, ne se maria jamais et mourut à 95 ans).

« Maintenant je suis loin ! Que ferai-je à l’heure actuelle ? je ne le saurais dire. Elle était pour moi si bonne et si belle ! c’est trop de regrets, je veux m’y soustraire ! Une ardeur insurmontable me travaille et m’agite, et nul conseil ne me reste que des larmes sans fin. »

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Traces de lumière du 06 Novembre 2017 : Voie des tranchées poètes de boue et de sang

Les poètes de 14. Avec un extrait de Jean Giono en entretien avec Jean Carrière. 

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Traces de lumière du 30 Octobre 2017 : Mario Luzi + un homage à Albert Camus

Prémices du désert.

Mario Luzi, né le 20 octobre 1914 à Castello (it) (alors frazione de Sesto Fiorentino) près de Florence où il est mort le 28 février 2005, est un poète, dramaturge, essayiste et sénateur italien. Mario Luzi est un écrivain italien, membre des Giubbe Rosse.
Avec Giorgio Caproni, Vittorio Sereni, Attilio Bertolucci et Piero Bigongiari, Mario Luzi appartient à ce que l'on a appelé la "troisième génération" poétique italienne, qui regroupe des écrivains nés dans les années qui précèdent immédiatement la Première Guerre mondiale.
Très empreint de religion, il a composé une poésie que l'on pourrait qualifier de poésie chrétienne.
Le 14 octobre 2004, il a été nommé sénateur à vie par le président de la république italienne Carlo Azeglio Ciampi.

Poète, nouvelliste, essayiste, auteur d’écrits pour le théâtre et traducteur de nombreux poètes français, anglais, espagnols, Mario Luzi est une figure intellectuelle de premier plan.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Traces de lumière du 23 Octobre 2017 : Ludovic Janvier

La mer à boire.

D'ascendance haïtienne et française, Ludovic Janvier est né à Paris en 1934. Le projet d'écrire est chez lui très ancien, il remonte à l'adolescence. Le trajet public commence par une réflexion sur le Nouveau Roman (Une parole exigeante, 1964) et surtout deux essais consacrés à l'œuvre de Samuel Beckett (Pour Samuel Beckett, 1966, et Beckett par lui-même, 1969) avec lequel il traduit de l'anglais D'un ouvrage abandonné (1967) et Watt (1968). En somme, une lente préface à la vie d'écrivain.
C'est avec La Baigneuse, roman  publié dans la collection « Le Chemin » en 1968, qu'il s'engage tout à fait dans l'écriture de la parole. S'ensuivront deux fictions cruciales, Naissance (1984) et Monstre, va (1988). Puis son goût pour l'écart et sa passion de l'instantané le conduisent vers le poème (La Mer à boire, 1987) et la nouvelle (Brèves d'amour, 1993-2002), deux formes plus fidèles à la vitesse de l'émotion. À partir de là, conscient d'écrire pour la voix et de situer son travail hors les genres, il continue son va-et-vient entre prose et poésie. Son dernier recueil,Apparitions, paraîtra en mars 2016 dans la collection « Blanche ».

Ludovic Janvier, a fait entendre, en poésie, une voix qui ne se soucie d’aucune référence, d’aucune révérence : alliance d’un rythme affirmé, d’une rythmique, et d’une volonté de dire les éclats de mémoire, d’ironie, de fureur, les commotions soudaines. Sa parole ne craint ni la violence, ni la gouaille, ni la dérision froide, elle assemble une succession d’instants qui objectent, qui poussent au désespoir lucide, qui ne cherchent pas plus à adoucir le manque que les mœurs. L’impatience en est l’énergie première sans cesse convoquée et toujours insatisfaite.

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Traces de lumière du 16 Octobre 2017 : Constantin Cavafis

En attendant les barbares.

Constantin Cavafy ou Cavafis (connu également comme Konstantin ou Konstantinos Petrou Kavafis, ou Kavaphes) est un poète grec né à Alexandrie le 29 Avril 1863 et mort à Alexandrie le 29 Avril 1933.

A 29 ans, il entre au Service de l'Irrigation du ministère des Travaux publics où il accomplit toute sa carrière, finissant directeur-adjoint. Également courtier à la Bourse d'Alexandrie à partir de 1894, il mène une existence confortable avec sa mère jusqu'au décès de cette dernière, en 1899. 

En 1922 il se retire et passe le reste de sa vie en Alexandrie pour se consacrer à son œuvre et se rendre régulièrement en Grèce. Vers 1930, il habite un hôtel d'Athènes, place Omonia, où il reçoit de jeunes admirateurs.

Cavafis n'a publié aucun recueil de son vivant. Par contre, il remaniait sans cesse ses textes, et en détruisait beaucoup, surtout ses œuvres de jeunesse. Ainsi, l'essentiel de son œuvre a été composé après sa quarantaine. Cavafis a publié 154 poèmes surtout dans des revues littéraires, auxquels on peut ajouter 75 restés inédits jusqu’en 1968, et 27 autres qu’il avait publiés entre 1886 et 1898 mais reniés par la suite.

Très peu connu de son vivant, il est désormais considéré comme une des figures les plus importantes de la littérature du XXe siècle.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Traces de lumière du 09 Octobre 2017 : Jorge Luis Borges

Eloge d'une l'ombre

Jorge Luis Borges est un écrivain et poète argentin né à Buenos Aires le 24 Août 1899 et mort à Genève le 14 Juin 1986. Son vrai nom est Jorge Francisco Isidoro Luis Borges Acevedo mais, selon la tradition argentine, il ne l'utilisait jamais en entier.

Très jeune, il a une passion pour l'écriture et c'est à l'âge de 9 ans qu'il traduit 'Le Prince heureux' d'Oscar Wilde. Il grandit à Palermo, haut lieu du tango, séjourne à Genève où il découvre la littérature française, et étudie en Espagne. Il écrit ses premiers poèmes en 1918. Jorge Luis Borges s'intéresse à Nietzsche, Schopenhauer, à l'expressionnisme allemand, et trouve un grand plaisir à la découverte de l'oeuvre de Walt Whitman.

A son retour à Buenos Aires en 1921, il se fait une réputation de poète, traducteur et essayiste. Mais en publiant 'Pierre Ménard, auteur du Quichotte' (1939), puis 'Le Jardin aux sentiers qui bifurquent', il se détourne peu à peu de la poésie pour le genre qui fera sa notoriété : la nouvelle.

C'est dans les années 60 que sa carrière prend réellement une tournure internationale. La profondeur, la diversité et la qualité de son oeuvre fait de lui une figure majeure de la littérature. Écrivain hors du commun et grand amateur de voyages, Jorge Luis Borges, reconnu comme l'un des maîtres du réalisme magique a toujours considéré la littérature comme un terrain d'évasion et d'absolu. Ses travaux dans les champs de l’essai et de la nouvelle sont considérés comme des classiques de la littérature du XXe siècle.

Borges devient progressivement aveugle. Il a été nommé plusieurs fois pour le prix Nobel de littérature mais ne l'a jamais obtenu.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Traces de lumière du 02 Octobre 2017 : André Breton

Clair de terre

Écrivain et poète français né le 19 Février 1896 à Tinchebray dans l'Orne et mort à Paris le 28 Septembre 1966, André Breton est l'un des fondateurs et animateurs du mouvement surréaliste.

Avec Louis Aragon et Philippe Soupault, André Breton fonde en 1919 la revue "Littérature". Ami de Guillaume Apollinaire, il fréquente aussi Tristan Tzara, initiateur du mouvement Dada. Dans "Les Champs magnétiques" (1920), texte poétique écrit avec Philippe Soupault, il met en œuvre le principe de l'écriture automatique et explore les possibilités de l'état hypnotique. 

André Breton publie en 1924 le premier "Manifeste du Surréalisme" où il prône l'exploration poétique de l'inconscient en réhabilitant l'imaginaire et le rêve. Avec ses amis, Philippe Soupault, Louis Aragon, Paul Eluard, René Crevel, Michel Leiris, Robert Desnos, Benjamin Péret, etc , il crée le "Bureau de recherches surréalistes" et la revue "La Révolution surréaliste".

Dans le "Second Manifeste Surréaliste" (1930) André Breton qui tente de réconcilier le rêve et la réalité et de promouvoir une "libération totale". L’apport fondamental de ce texte est «  précisément de dépasser les limites d’une révolution du seul esprit et de combler le vide d’une pensée n’agissant que pour son propre compte, en posant la question du régime social dans lequel nous vivons, de son acceptation ou de son refus, et de l’action politique à engager » (Louis Gill). Il fut le co-auteur du Manifeste "Pour un art révolutionnaire indépendant".

Auteur de livres comme "Nadja" ou "L'Amour fou", André Breton est une figure majeure de l'art et de la littérature française du XXe siècle.

André Breton est enterré au cimetière des Batignolles, dans le 17ème arrondissement de Paris. Sur sa tombe, décorée simplement d'un octaèdre étoilé, est gravée l’épitaphe : « Je cherche l’or du temps. » 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (4) Commentaires (4)   
-
Emission Traces de lumière du 25 Septembre 2017 : Alain Mabanckou

Les arbres aussi versent des larmes.

Alain Mabanckou est un écrivain et enseignant franco-congolais né à Pointe-Noire (République du Congo) le 24 février 1966. 
Alain Mabanckou passe son enfance dans la ville côtière de Pointe-Noire où il obtient un baccalauréat en Lettres et Philosophie au Lycée Karl-Marx. Il s’oriente alors vers le droit, sa mère souhaitant qu’il devienne magistrat ou avocat. Après un premier cycle de droit privé à l’Université Marien-Ngouabi à Brazzaville, il obtient une bourse d’études et s’envole pour la France à l’âge de 22 ans, avec déjà quelques manuscrits dans ses affaires, des recueils de poèmes pour la plupart, qu’il commencera à publier trois ans plus tard.

Après un DEA de droit à l'Université de Paris-Dauphine, il travaille une dizaine d'années dans le groupe Suez-Lyonnaise des Eaux, mais se consacre de plus en plus à l'écriture avec la parution en 1998 de son premier roman Bleu-Blanc-Rouge qui lui vaut le Grand Prix Littéraire de l'Afrique noire. À partir de cette date, il ne cessera de publier avec régularité, aussi bien de la prose que de la poésie. C'est surtout le roman qui le révèle au grand public, avec notamment Verre cassé, unanimement salué par la presse, la critique et les lecteurs ; puis Mémoires de porc-épic qui lui vaut en 2006 l'obtention du Prix Renaudot. Les deux romans sont parus aux éditions du Seuil, respectivement en 2005 et en 2006. 

Écrivain en résidence en 2002, il enseigna la littérature francophone à Ann Arbor pendant trois ans avant d'être remarqué par l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) qui l'invite d'abord comme Visiting Professor en 2006 puis le nomme Professeur titulaire (Full Professor) de littérature francophone en 2007. Il vit aujourd'hui à Santa Monica, en Californie.

Ses œuvres sont traduites dans une quinzaine de langues dont l’anglais, l’américain, l’hébreu, le coréen, l’espagnol, le polonais, le catalan et l’italien. Verre cassé a fait l’objet de plusieurs adaptations théâtrales. 

En 2007 reparaissent les écrits poétiques d'Alain Mabanckou, chez Points-Seuil, sous le titre de Tant que les arbres s’enracineront dans la terre, ainsi que le livre qu’il consacre à l’écrivain James Baldwin, Lettre à Jimmy(Fayard), à l’occasion du vingtième anniversaire de la mort de l’écrivain américain. En 2008 Alain Mabanckou a traduit de l'anglais au français le jeune prodige des lettres américaines, Uzodinma Iweala, d'origine nigériane, auteur de Beasts of no nation, (Bêtes sans patrie, Éd. de L'Olivier).

Le roman Black Bazar, paru aux Éditions du Seuil le 8 janvier 2009 a été classé parmi les 20 meilleures ventes de livres en France  dans les listes de L'Express, du Nouvel Observateur et de Livres Hebdo. Demain j'aurai vingt ans, roman paru en 2010 marque son entrée dans la collection Blanche des éditions Gallimard. Cette œuvre a été couronnée par le Prix Georges Brassens 2010.

Dans un entretien de 2009 avec Evene.fr, il souligne que « le danger pour l'écrivain noir est de s'enfermer dans sa "noirceur", comme dirait Frantz Fanon. Il ne s'agit pas de tomber dans le piège de l'affrontement basique entre la civilisation noire et blanche. L'autocritique est essentielle si l'on veut ensuite poser un regard juste sur le reste du monde ».
C'est ce qui se dégage dans son essai Le Sanglot de l'homme noir, paru chez Fayard en janvier 2012 et classé dans les meilleures ventes d'essais et documents (palmarès de L'Express et Tite-Live)

Après vingt-trois ans d’absence, Alain Mabanckou est retourné à Pointe-Noire, ville portuaire du Congo : l'écrivain évoque ce retour dans Lumières de Pointe-Noire, paru en janvier 2013 aux Editions du Seuil - Collection Fiction & Cie.

Petit Piment, roman paru en septembre 2015 aux éditions du Seuil, classé parmi les vingt meilleures ventes en France, a été sélectionné pour le prix Goncourt 2015 , finaliste pour le prix Goncourt des lycéens. Il a reçu le prix Liste Goncourt : le choix polonais 2015.
 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de lumière du 18 Septembre 2017 : Jacques Prévert

Lumière d'homme

Jacques Prévert est un poète et scénariste français (04/02/1900 - 11/04/1977).

Auteur d'un premier succès, le recueil de poèmes, "Paroles", il devient un poète populaire grâce à son langage familier et à ses jeux sur les mots. Ses poèmes sont célèbres dans le monde francophone et appris dans les écoles françaises.

En 1925, il participe au mouvement surréaliste, il y rencontre Marcel Duhamel, Raymond Queneau, Yves Tanguy et André Breton. Jacques Prévert témoigne d'un engagement politique sincère. Surréaliste inclassable, certains observateurs n'hésitent pourtant pas à l'apparenter au courant libertaire. Cet engagement est à l'origine de belles réussites mais aussi d'échecs.

Jacques Prévert est le scénariste et dialoguiste de grands films français des années 1935-1945 : "Le Quai des brumes", "Le jour se lève", "Les Visiteurs du soir", "Les Enfants du paradis" et "Les Portes de la nuit" de Marcel Carné, "Le Crime de Monsieur Lange" de Jean Renoir, "Remorques et Lumière d'été" de Jean Grémillon.

Pendant la guerre, il protège ses amis juifs, le décorateur de cinéma Alexandre Trauner et le musicien Joseph Kosma qui, grâce à lui, peuvent poursuivre leur travail (Ses poèmes sont mis en musique par Kosma dès 1935).

Il écrit des pièces de théâtre. Sa fille Michèle naît en 1946. et il épouse Janine Tricotet en 1947. Le 12 octobre 1948, à Paris, il tombe d'une porte-fenêtre et reste plusieurs jours dans le coma. Le hasard a voulu que Pierre Bergé en ait été témoin, le jour même où celui-ci venait d'arriver pour la toute première fois dans la capitale alors qu'il se promenait sur les Champs-Élysées.

A Paris, il habite dans le quartier de Montmartre, derrière le Moulin Rouge, sur le même palier que Boris Vian. Après la résiliation du bail de sa résidence secondaire d'Antibes, il achète une maison en 1971 à Omonville-la-Petite, dans la Manche. Il y mourra d'un cancer du poumon. Il est enterré au cimetière de cette commune aux côtés de sa femme et de sa fille.

Dans cette émission nous serons présentrés des poèmes de Jacques prévert chantés

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (1) Commentaires (1)   
-
Emission Traces de lumière du 11 Septembre 2017 : festival Voix vives à Sète : les poètes Jean Portante et Paul de Brancion

Christian Malaplate fait une rétrospective du Festival Voix vives à Sète de juillet 2017 portant sur deux poètes, Jean Portante, poète luxembourgeois né en 1950 et Paul de Brancion, poète français né en 1951.

Jean Portante est un poète Luxembourgeois né en 1950 à Differdange, ville minière du Grand-Duché, de parents italiens à peine arrivés au pays. Il est venu à l’âge de 33 ans à l’écriture. Avant, il a étudié en France, à Nancy, et était tour à tour agitateur dans la foulée de mai 68 et professeur de français. En 1983, alors qu’il écrit son premier recueil de poèmes, «Feu et boue», il s’installe à Paris. De longs séjours en Amérique latine l’ont familiarisé avec la langue espagnole et, parallèlement à son travail d’écriture, Jean Portante développe depuis plus de vingt ans une activité de traducteur (notamment de Juan Gelman), mais aussi de Gonzalo Rojas et de dizaines de voix poétiques de langue espagnole, allemande, anglaise ou luxembourgeoise.
Actuellement, il dirige au Luxembourg la collection Graphiti (poésie) des éditions PHI et collabore à l’hebdomadaire Le Jeudi. En France, il est membre de l'Académie Mallarmé et du jury du Prix Apollinaire.

Paul de Brancion est né en 1951. Après des études de philosophie, il a longtemps été professeur d'université, enseignant la philologie romane et la littérature (Aarhus, Danemark ; Strasbourg). Il travaille désormais à Paris.
Il est fondateur et directeur de la rédaction de la revue littéraire Sarrazine (depuis 1993) dont le siège est à la Maison des Associations de Saint Germain en Laye.
Il a été producteur et animateur de radio (émissions littéraires à Strasbourg et à Paris).

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Emission Traces de lumière du 26 Juin 2017 : Nimrod

Chanson pour un début d'exode

Nimrod Bena Djangrang, plus connu sous le nom de plume de Nimrod, né le 7 décembre 1959 à Koyom au sud du Tchad, est un poète, romancier et essayiste Tchadien.Après les études primaires et secondaires dans son pays natal, il a poursuivi ses études supérieures à Abidjan en Côte d’Ivoire, où il a aussi enseigné dans les collèges et lycées. Docteur en philosophie (1996) et rédacteur en chef de la revue Aleph, beth (1997-2000), Nimrod vit aujourd’hui en France, à Amiens où il enseigne la philosophie à l’Université de PicardieJules-Verne, mais ses romans évoquent principalement le Tchad pendant la guerre civile des années 1979-1982. Il dit « écrire le français depuis les rivages de son étrangeté » et déclare « qu’il est temps de considérer le français comme une langue africaine ». Nimrod est aussi le fondateur de la revue littéraire francophile Agotem aux éditions Obsidiane.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Emission Traces de lumière du 19 Juin 2017 : Christian Malaplate

Feuilles de route sur la chevelure des vagues

Ce dernier ouvrage de Christian Malaplate aux éditions "Les Poètes français"  doit être abordé comme un long carnet de voyage où déferlent les images et émotions noyées de brume et d'écume.

©Michel Bénard

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (4) Commentaires (4)   
-
Emission Traces de lumière du 05 Juin 2017 : Tanelle Boni

Là où il fait si clair en moi

Née à Abidjan en Côte d'Ivoire en 1954, elle a fait ses études supérieures à Toulouse puis à Paris IV Sorbonne (élève d'Emmanuel Levinas, Pierre Hadotet etPierre Aubenque) d'où elle est sortie docteur ès-Lettres. 
Professeur de philosophie à l'Université d'Abidjan. 
Présidente de l'Association des écrivains de la Côte d'Ivoire de 1991 à 1997. 
Elle écrit à la fois des romans, des livres pour enfants et de la poésie.
Elle vit aujourd'hui en France.

Elle a reçu le Prix international de poésie Antonio Viccaro au 27ème Marché de la Poésie (juin 2009).
Le jury du Jasmin d'argent de la ville d'Agen (47), a souhaité, à l'issue de ses délibérations, saluer l'oeuvre de Tanella Boni par son prix de la francophonie 2016.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Emission Traces de lumière du 29 Mai 2017 : Louis-Philippe Dalembert

Poèmes d'amour pour maudire la guerre.

Louis-Philippe Dalembert (né à Port-au-Prince, Haïti, le 8 décembre 1962) est un écrivain d'expression française et créole.Fils d'une institutrice et d'un directeur d'école, Louis-Philippe Dalembert est né à Port-au-Prince le 8 décembre 1962. Le décès du père, quelques mois après sa naissance, a des conséquences dramatiques sur la situation matérielle de la famille. Les premières années de son enfance, il grandit ainsi au Bel-Air, un quartier populaire de la capitale, dans un univers entouré de femmes : les cousines de sa mère, qui s'absente la semaine pour enseigner en province, sa sœur aînée, ses grand-tantes et sa grand-mère maternelle. Cette dernière mène son petit monde à la baguette, dans un Port-au-Prince que dirige d’une poigne de fer François Duvalier. A l'âge de six ans, il connaît la première grande séparation de sa vie : la famille laisse le quartier pour s'installer ailleurs. Il en tirera un roman intitulé Le crayon du bon Dieu n'a pas de gomme, trace d'une enfance très religieuse placée sous le signe du sabbat.De formation littéraire et journalistique, Dalembert travaille comme journaliste d'abord dans son pays natal avant de partir en 1986 en France poursuivre des études qu'il achève à l'université de Paris III - Sorbonne Nouvelle par un doctorat en littérature comparée sur l'écrivain cubain Alejo Carpentier.Dalembert vit aujourd’hui entre Berlin, Paris et Port-au-Prince.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Emission Traces de lumière du 22 Mai 2017 : Auguste Rodin

La porte de l'enfer

François-Auguste-René Rodin (1840 - 1917) est né le 12 novembre 1840, à Paris, et mort à Meudon, (France) le 17 novembre 1917.

Tout jeune, Auguste Rodin impose sa vocation artistique à son père et entre à l'Ecole impériale. Refusé aux Beaux-Arts, il devient maçon statuaire et fait de la mise au point, dégrossit les marbres, les pierres, réalise des ornements des bijoux chez un orfèvre (jusqu'à l'âge de cinquante ans, il connaît les ennuis de la pauvreté.

En 1864, Auguste Rodin rencontre Rose Beuret qui partagera sa vie jusqu'à sa mort, et dont il a un fils, Auguste. Après la guerre de 1870 il part en Belgique travailler pour Carrier-Belleuse, mais il supporte de plus en plus mal les contraintes. Après leur séparation, Rodin revient en France et présente au Salon "L'âge d'Airain". Le premier scandale éclate, il est accusé de surmoulage.

Les années 1880 marquent le début d'une production foisonnante où il exalte à la fois la volupté, la sensualité, la force, la douleur, la passion, ce sont : "Le saint -Jean-Baptiste", "La porte de l'Enfer", "Le baiser", "Victor Hugo", "Balzac", "Les Bourgeois de Calais".

Les années 1880 voient aussi sa rencontre avec Camille Claudel, tour à tour son élève, son modèle, sa maîtresse et sa muse. Leur rupture définitive a lieu vers 1893. A partir de 1890, Rodin connaît un succès international. Il dirige désormais trois ateliers. Il multiplie les conquêtes féminines, puis sous la coupe et l'influence de la duchesse de Choiseul, il parcourt le monde avec ses expositions : Cologne, Dresde, Prague, Londres, etc. Il se lie d'amitié avec des peintres comme Monet, Whistler, Legros, des danseuses : Isadora Duncan, Loïe Füller, Hanako, un danseur : Nijinsky, des écrivains : Rilke, Zola, des sculpteurs qui ont parfois été ses élèves : Boucher, Desbois, Bourdelle, Pompon. Après avoir épousé Rose Beuret qui décède quelques jours plus tard, Rodin meurt à Meudon le 17 novembre 1917.

Auguste Rodin a révolutionné la sculpture par sa grande liberté novatrice dans le traitement des formes. Capable de la reproduction la plus fidèle (Ex : "L'Age d'Airain"), il restitue une sensualité qui choque le public de l'époque (Ex : "Le Baiser"). On reconnaît souvent ses œuvres à une forme achevée qui reste prise dans un bloc partiellement dégrossi. Le résultat est un équilibre frappant qui n'est pas sans rappeler les sculptures de Michel-Ange.

Quelques oeuvres d'Auguste Rodin :
- Jeune fille au chapeau fleuri (terre cuite, Musée Rodin, Paris, 1865),
- Mignon (1870),
- L'Alsacienne (terre cuite, Musée Rodin, Paris, 1871),
- L'homme au nez cassé (marbre, Musée Rodin, Paris, 1875),
- L'âge d'airain (bronze, Musée des Beaux-Arts de Lyon et Musée Rodin, Paris, Salon de 1877),
- Bellone (Musée d'Orsay, Paris, 1879),
- L'ombre (bronze, Musée des Beaux-Arts de Lyon, Jardin des Tuileries, Paris, 1880),
- Eve (bronze, Jardin des Tuileries et Musée Rodin, Paris, 1881),
- Adam ou La Création de l'Homme (Villa des Brillants, à Meudon, Salon de 1882),
- La Méditation, avec bras (bronze, Jardin des Tuileries, Paris, 1881),
- Le penseur (bronze, Musée Rodin, Paris, 1882),
- Buste de Carrier-Belleuse (bronze, Musée Rodin, Paris, 1882),
- Camille Claudel aux cheveux courts (plâtre, Musée Rodin, Paris, vers 1882),
- Victor Hugo (bronze, Musée des Beaux-Arts, Lyon, 1883),
- Camille Claudel au bonnet (plâtre, Musée Rodin, Paris, vers 1884),
- Jules Dalou (bronze, Musée d'Orsay, Paris, 1884),
- L'éternel printemps (bronze, Musée Rodin, Paris, 1884),
- Amour et Psyché (marbre, Petit Palais, Paris, 1885),
- La Sphynge (plâtre, Musée des Beaux-Arts, Lyon, vers 1886),
- Le Baiser (Musée des Beaux-Arts de Lyon, Musée Rodin et Jardin des Tuileries, Paris, 1886),
- Les Bourgeois de Calais (bronze, Musée Rodin, Paris et Place de l'Hôtel de Ville, Calais, 1888),
- L'éternelle idole (marbre, Musée Rodin, Paris, 1889),
- Octave Mirbeau (bronze, Musée Rodin, Paris, 1889),
- La Tentation de saint Antoine (marbre, Musée des Beaux-Arts, Lyon, 1889, avant 1902),
- Henri Rochefort (Musée d'Orsay, Paris, 1890),
- Le sculpteur et la muse (pierre, Musée Rodin, Paris, 1894),
- Honoré de Balzac (plâtre, Musée d'Orsay, Paris, 1897),
- Ugolin et ses enfants (1901-1904),
- Paolo et Francesca (pierre, Musée des Beaux-Arts, Lyon, avant 1905),
- Gustave Geoffroy (plâtre, Musée des Beaux-Arts, Lyon, 1905),
- Minerve casquée (dite Pallas au casque) (marbre, Musée des Beaux-Arts, Lyon, 1905),
- L'homme qui marche (bronze, Musée d'Orsay, Paris, 1907),
- Monument à Victor Hugo ou Victor Hugo et les muses (bronze, Musée Rodin, Paris, 1909),
- Duchesse de Choiseul (terre cuite, Musée Rodin, Paris, 1911),
- La porte de l'enfer (haut-relief, en plâtre au Musée d'Orsay, Paris, bronze au Musée Rodin, Paris, entre 1880 et 1917),
- Monument à Stendhal (médaillon, Jardin du Luxembourg, Paris).

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Emission Traces de lumière du 15 Mail 2017 : Yannis Ristos

Yannis (ou Giannis) Ritsos est né en Grèce, à Monenvassia, le 1er mai 1909 et aura vécu une enfance tragique avec la ruine de sa famille (des propriétaires terriens), la mort de sa mère et de son frère aîné et les troubles mentaux du père. Il passe lui-même près de quatre ans en sanatorium pour soigner une tuberculose. Proche du parti communiste, il fait paraître son premier livre en 1934. Pendant la guerre civile, il s’engage dans la lutte contre la droite fasciste et passera quatre ans en prison. Il sera encore déporté et assigné à résidence par la junte militaire au pouvoir entre 1967 et 1971. Mais tout au long de ses épreuves, il continue à écrire de très nombreux livres de poésie et à partir des années 80 se tourne aussi vers la prose. Il meurt à Athènes le 12 novembre 1990.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de lumière du 08 Mail 2017 : Jules Supervielle

L'homme des grands espaces

Issu d'une famille de banquiers d'origine basque, Jules Supervielle naquit à Montevideo en Uruguay en 1884. Très vite orphelin quand ses parents furent emportés par le choléra, il fut élevé par des membres de sa famille d'abord en Uruguay, puis fut envoyé en France. La perte de ses parents influencera sa sensibilité et lui inspirera des oeuvres sur les thèmes du manque, de l'absence et de la mort.


Une fois en France, le jeune Supervielle - qui parlait le français, l'anglais, l'espagnol et le portugais - découvrit les poètes du dix-neuvième siècle comme Alfred de Vigny, Leconte de Lisle ou Victor Hugo. C'est ainsi que ses premiers poèmes furent d'inspiration clairement parnassienne. Après avoir effectué son service militaire, il décrocha une licence d'espagnol à la Sorbonne et revint en Uruguay. Il s'y maria l'année suivante avec Pilar Saavedra. Son amour pour Pilar lui inspira le recueil « Comme des voiliers » (1910). Il retourna à Paris par la suite, mais continua à faire des fréquents voyages en Amérique Latine.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de lumière du 01 Mail 2017 : Paul Cézanne

Cézanne et la montagne Sainte- Victoire : carnet d'un peintre

Paul Cézanne, né le 19 janvier 1839 à Aix-en-Provence, mort le 22 octobre 1906 dans la même ville, est un peintre français, membre du mouvement impressionniste, considéré comme le précurseur du post-impressionnisme et du cubisme. Par sa volonté de faire « du Poussin sur nature » il apparait comme un continuateur de l'esprit classique français autant qu'un innovateur radical par l'utilisation de la géométrie dans les portraits, natures mortes et les nombreux paysages qu'il peint, d'Île-de-France et de Provence, particulièrement de la campagne d'Aix-en-Provence. Il a notamment réalisé une série de toiles ayant pour motif la montagne Sainte-Victoire. Il est considéré comme le « père de l'art moderne ».

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Emission Traces de lumière du 24 Avril 2017 : Eugène Guillevic et "Le Granit qui chante"

Eugène Guillevic (Carnac, Morbihan, 5 août 1907 - Paris, 19 mars 1997) est l'un des plus importants poètes français de la seconde moitié du XXe siècle. Il ne signa jamais ses nombreux recueils que de son seul nom, Guillevic.

Il vient au monde dans le paysage pierreux et marin de la Bretagne. Puis son père, d'abord marin, se fait gendarme et l'emmène à Jeumont (Nord) en 1909, à Saint-Jean-Brévelay (Morbihan) en 1912, à Ferrette (Haut-Rhin) en 1919.

Après avoir passé un baccalauréat de mathématiques, il est reçu au concours de 1926 dans l'administration de l'Enregistrement (Alsace, Ardennes). Nommé en 1935 à Paris rédacteur principal à la Direction Générale au Ministère des Finances et des Affaires économiques, il est affecté en 1942 au Contrôle économique. Il appartient de 1945 à 1947 aux Cabinets des ministres communistes François Billoux (Économie nationale) puis Charles Tillon (Reconstruction). En 1947 après l'éviction des ministres communistes, il réintègre l'Inspection générale de l'Économie où il s'occupe notamment d'études de conjoncture et d'aménagement du territoire, jusqu'à sa retraite en 1967.

Il devient dès avant guerre l'ami de Jean Follain qui l'introduit dans le groupe Sagesse. Puis il appartient au groupe de l'École de Rochefort.
Catholique pratiquant jusque vers trente ans, il devient sympathisant communiste au moment de la Guerre d'Espagne, adhère en 1942 au Parti communiste alors qu'il se lie à Paul Éluard et participe aux publications de la presse clandestine (Pierre Seghers, Jean Lescure). Il demeure, malgré bien des réticences sur la fin des années 60, fidèle à son engagement jusqu'en 1980.
Après une période de résistance, de rébellion contre l'ordre social et l'ordre des choses, s'esquisse un retour à l'interrogation, une tentative d'apprivoiser le monde et son silence. Refusant la métaphysique, il choisit l'ici, qu'il explore sans fin, passionnément. Sa poésie est concise, franche comme le roc, rugueuse et généreuse, tout en demeurant suggestive. Sa poétique se caractérise aussi par son refus des métaphores, auxquelles il préfère les comparaisons, jugées moins mensongères.
Guillevic a reçu le Grand Prix de poésie de l'Académie française en 1976 et le grand Prix national de poésie en 1984.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de lumière du 17 Avril 2017 : la poésie religieuse française

La poésie religieuse française du moyen âge à nos jours.....

 

 

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de lumière du 10 Avril 2017 : Louis Brauquier

Le poète des mers du Sud

Louis Brauquier, né à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 14 août 1900, et mort à Paris le 7 septembre 1976 (à 76 ans), est un écrivain, poète et peintre français. Sa poésie est tournée tout entière vers le monde maritime.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de lumière du 3 Avril 2017 : Christian Bobin

La lumière du monde

Christian Bobin, né le 24 avril 1951 au Creusot en Saône-et-Loire où il demeure, est un écrivain français.

À la fois poète, moraliste et diariste, il est l'auteur d'une œuvre fragmentaire où la foi chrétienne tient une grande place, mais avec une approche distanciée de la liturgie et du clergé.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (4) Commentaires (4)   
-
Emission Traces de lumière du 27 Mars 2017 : Alain Mabanckou

Tant que les arbres s'enracineront dans la terre..

Alain Mabanckou, romancier, poète, est né au Congo-Brazzaville en 1966. Après avoir vécu en France pendant une quinzaine d’années, il réside maintenant aux Etats-Unis où il fut d’abord invité comme écrivain en résidence en 2002. Il est professeur de « Creative Writing » et de littérature francophone à l’université du Michigan-Ann Arbor. Il est l’auteur de cinq romans, plusieurs recueils de poèmes, ainsi que de nouvelles. Il a reçu en 1995 le prix de la Société des Poètes Français ; en 1998 le Grand Prix littéraire de l’Afrique noire.Verre Cassé, roman paru au Seuil en janvier 2005, a été finaliste du prix Renaudot 2005, et récompensé par trois distinctions : Le Prix du roman Ouest-France Etonnants Voyageurs 2005 Le Prix des Cinq Continents de la Francophonie 2005 Le Prix RFO du livre 2005.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de lumière du 20 Mars 2017 : René Depestre

René Depestre est un poète, romancier et essayiste né le 29 août 1926 à Jacmel en Haïti.

Il publie en 1945 ses premiers vers dans le recueil Étincelles. Engagé dans la vie politique de son pays, il est incarcéré puis doit quitter son île natale pour partir en exil en France puis à Cuba. Il y exerce pendant près de vingt ans d'importantes fonctions aux côtés de Fidel Castro et Che Guevarra. Il continue à écrire des poésies et publie notamment Minerai noir en 1956 dans lequel il évoque les souffrances et les humiliations de l'esclavage.
René Depestre poursuit son œuvre d'écrivain-poète à Lézignan-Corbières où il s'est installé dans les années 1980.
Son roman Hadriana dans tous mes rêves (1988) reçoit le Prix Renaudot, le Prix du roman de la Société des gens de lettres et le Prix du roman de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. En avril 2007, il fut le lauréat du Prix Robert Ganzo de poésie pour son livre La rage de vivre édité aux éditions Seghers.Description de la vie du poète et de ses caractéristiques

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Emission Traces de lumière du 13 Mars 2017 : Printemps des poètes - Terre Africaine

Terre Africaine : la liberté par la parole.

La poésie négro-africaine contemporaine d'expression française est l'histoire d'une douloureuse prise de conscience d'appartenir à la race qui a été insultée dans toutes les langues, race dont les noirs ont fini par avoir honte eux-mêmes. Des siècles d'humiliations, de négations culturelles, d'exploitations économiques ont laissé des blessures profondes et indélébiles. Cette poésie négro-africaine d'expression française se justifie par l'unité thématique reposant sur les éléments suivants : même statut de colonisé français, même école étrangère française, même langue d'écriture française, même volonté de parler au nom des peuples africains, même dénonciation de la traite négrière et des méfaits du colonialisme, même revendication de la dignité et de la liberté de l'homme noir et même dénonciation du caractère tronqué après l'indépendance..

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Emission Traces de lumière du 06 Mars 2017 : Jean Sénac

Les mots roulent dans la chair

Jean Sénac, né à Béni-Saf en Oranie (Algérie) le 29 novembre 1926 et assassiné à Alger le 30 août 1973 (sans que l'affaire ne soit élucidée), est un poète chrétien, socialiste et libertaire algérien. Il chante la lutte révolutionnaire en qui il met toute son espérance par sa capacité de créer un monde de beauté et de fraternité, dans une Algérie ouverte à toutes les cultures. Il y associe son propre combat : recherche d'identité profonde, à la fois personnelle et culturelle, et sa lutte pour faire accepter son homosexualité.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Emission Traces de lumière du 20 Février 2017 : Carnets de Route de Christian Malaplate

Himalaya, la montée vers les neiges éternelles

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Emission Traces de lumière du 13 Février 2017 : Carnets de Route de Christian Malaplate

Sahara le silence des dunes et  les visions poétiques

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de lumière du 6 Février 2017 : Carnets de Route de Christian Malaplate

A la rencontre du Mana, itinéraire spirituel à l'Île de Pâques

Les moai, statues colossales de l'île, ne représentaient ni dieux, ni démons mais les ancêtres qui avaient apportés sur  l'île le nécessaire vital : les animaux domestiques et les fruits et légumes. Ces moai incorporaient le "Mana", la force spirituelle des ancêtres, dont chaque clan Pasquan espérait tirer protection et prospérité.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de lumière du 30 Janvier 2017 : André Frenaud

Il n'y a pas de paradis 

André Frénaud, 1907-1993, est l'un des poètes français les plus significatifs de la génération qui, dans la seconde moitié du xxe siècle, succède au mouvement surréaliste.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de Lumière du Lundi 23 Janvier 2017 : Luis Cernuda

Entre l'exil et le désir              

Luis Cernuda, né le 21 septembre 1902 à Séville et mort le 5 novembre 1963 (à 61 ans) à Mexico, est un poète espagnol de la Génération de 27.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de Lumière du Lundi 16 Janvier 2017 : Valery Larbaud

Les poésies d'A. O. Barnabooth

Valery Larbaud est un écrivain français, poète, romancier, essayiste et traducteur, né le 29 août 1881 à Vichy, ville où il est mort le 2 février 1957. Il a écrit également sous les pseudonymes A.-O. Barnabooth, L. Hagiosy, X. M. Tourmier de Zamble.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de Lumière du Lundi 12 Décembre 2016 : Manuelle Parra

Les pas d'un exil à l'encre rouge

Poétesse, membre de la Société des Poètes Français et Graveur.

Associant ces deux modes d’expression artistique pour un dialogue entre poésies et estampes.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de Lumière du Lundi 05 Décembre 2016 : Ilarie Voronca

Rien n'obscurcira la beauté de ce monde

Ilarie Voronca, de son vrai nom Eduard Marcus (31 décembre 1903, Brăila, Roumanie – 4 avril 1946, Paris), est un poète et écrivain français d'origine roumaine.Description de la vie du poète et de ses caractéristiques

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de Lumière du Lundi 28 Novembre 2016 : Jean Joubert

J'ai longtemps courtisé la nuit

Jean Joubert, né le 27 février 19281 à Châlette-sur-Loing (Loiret) et mort le 28 novembre 2015 à Montpellier à l'âge de 87 ans, est un poète et romancier français. Il a beaucoup écrit pour l'enfance et la jeunesse.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Emission Traces de Lumière du Lundi 21 Novembre 2016 : Novalis

L'enfant de la nuit

Novalis, de son vrai nom Georg Philipp Friedrich, Freiherr (en français, « baron ») von Hardenberg, né le 2 mai 1772 au château d'Oberwiederstedt, près de Mansfeld alors situé dans l'Électorat de Saxe et mort le 25 mars 1801 à Weißenfels (Allemagne), est un poète, romancier, philosophe, juriste, géologue, minéralogiste et ingénieur des Mines allemand. Il est l'un des représentants les plus éminents du premier romantisme allemand de Iéna.Description de la vie du poète et de ses caractéristiques

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de Lumière du Lundi 14 Novembre 2016 : Jean Follain

Un monde peuplé d'attente et d'enfance

Jean Follain, né le 29 août 1903 à Canisy et mort accidentellement le 10 mars 1971 à Paris, est un écrivain et poète français.

Son œuvre est l'une de celles qui ont le plus contribué à l'avènement d'une poésie nouvelle, dégagée de l'empreinte du surréalisme.

 

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de Lumière du Lundi 07 Novembre 2016 : Joyce Mansour

Les prières d'amour

Joyce Mansour, née Joyce Patricia Adès, à Bowden, Angleterre le 25 juillet 1928 et morte à Paris le 27 août 1986, est une poétesse égyptienne d'expression française liée au surréalisme.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Emission Traces de Lumière du Lundi 31 Octobre 2016 : Ossip Mandelstam

Les cahiers de Voroneje

Ossip Emilievitch Mandelstam, né le 15 janvier 1891 à Varsovie et mort le 27 décembre 1938 à Vladivostok, est un poète et essayiste russe.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de Lumière du Lundi 24 Octobre 2016 : Umberto Saba

Les couleurs du temps, le désespoir serein

Umberto Saba, pseudonyme d'Umberto Poli, né le 9 mars 1883 à Trieste, alors sous l'Empire austro-hongrois, et mort le 25 août 1957 à Gorizia, en Italie, était un écrivain et poète italien de la première moitié du XXe sièclet de ses caractéristiques

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (2) Commentaires (2)   
-
Emission Traces de Lumière du Lundi 17 Octobre 2016 : Sergueï Essénine

L'insurgé de la poésie, le frère du vent      

Sergueï Essénine est un poète marquant de la Russie du XXᵉ siècle. Né le 3 octobre 1895, il meurt le 28 décembre 1925 à Léningrad, officiellement par suicide.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

   Impression Impression   Commentaires (3) Commentaires (3)   
-
Webmaster - Powered by Ovidentia
Ovidentia™ is a registered trademark of Cantico.

Liste des évènements Brassens dans l'Agenda

Les articles de JP Sitting Bull

Lettres de Brassens et ses poètes

Jardin d'Isis

Traces de Lumières

Prélude

Brassens, Brel, Ferrré

Atahualpa Yupanqui

Nos liens favoris

Octobre 2018  S.42

L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        

Utilisateur

Vous n'êtes pas connecté

Multi -Forums Brassens

Michel LAVAUD

Dans cette section hommage à Michel LAVAUD poète et chanteur creusois  

Michel Lavaud

Questionnaire