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Traces de lumière du 12 Février 2018 : L'amour et le sentiment amoureux

L'exaltation du sentiment amoureux

Christian Malaplate est accompagnée de Viviane Nau, lectrice des poèmes choisis par Christian Malaplate.

 

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Traces de lumière du 05 Février 2018 : Andrée Chedid

Le pouvoir de l'écriture

Andrée Chedid, née au Caire en 1920 et morte à Paris en 2011,  est une femme de lettres et poétesse française d'origine libanaise chrétienne. Elle est la mère du chanteur Louis Chedid et de Michèle Chedid-Koltz, peintre, et la grand-mère du chanteur Matthieu Chedid.

Elle fait ses études dans des écoles françaises, puis elle intègre l'Université américaine du Caire. Elle apprend l'anglais et perfectionne son français. Elle rêve d'être danseuse. Elle se marie avec un médecin à 22 ans. En 1942, elle part vivre au Liban avec son mari. C'est en 1946 qu'elle s'installe définitivement à Paris, où elle commence à publier ses recueils de poésie.

Son œuvre est un questionnement continuel sur la condition humaine et les liens entre l'Homme et le monde. Andrée Chedid, dans toute son œuvre, célèbre la vie tant aimée, tout en ayant une vive conscience de sa précarité. Elle encourage chaque homme à accepter l'altérité. Son style, très travaillé se caractérise par sa fluidité. Elle évoque l'Orient avec une grande sensualité pour mettre en avant ses parfums. Elle s'attache aussi à décrier la guerre au Liban.

Elle a reçu le Prix Goncourt de la poésie en 2002

Le Printemps des poètes 2009 voit le lancement du premier concours Andrée Chedid de poèmes chantés, qui a été reconduit pour la deuxième année lors de l'édition 2010..

Elle est Grand officier de la Légion d'honneur depuis le 12 avril 2009.

 

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Traces de lumière du 29 Janvier 2018 : Marie Tuyet

Le chant de l'âme.

Christian Malaplate reçoit Marie Tuyet pour son oeuvre poétique et sa façon d'appréhender la vie.

Lectures de Cherche Dieu, ô mon âme. Aux éditions du Net.

Marie Tuyet vit dans l’ Hérault. Elle écrit de la poésie depuis son enfance, et a publié à ce jour une quinzaine de recueils. Admise en 2012 à la Société des Poètes Français, elle engage son écriture au service de la paix et de causes humanitaires ou citoyennes, au travers de récitals, lectures publiques, ou ateliers poétiques.
Professeur de taï-chi chuan et de chi-qong en entreprise, son parcours professionnel atypique l’a conduite à intervenir depuis la fin des années 80 comme chargée de mission en développement de projets socio-culturels, ingénierie de formation, ainsi qu’auprès des publics jeunes et adultes en difficulté.

 

Cherche Dieu - Ô mon âme…, regroupe mes poésies, et oraisons personnelles, échelonnées sur plusieurs années et écrites dans l’intime de mon cœur.
J’avais envie de partager mon cheminement et les grâces et découvertes qu’il m’a été donné de vivre, et que je continue encore à avoir au fil des jours.

J’ai un profond respect pour les autres religions et grandes sagesses des autres pays. Ma révélation à moi prend sa source dans la vie du Christ et de sa personne même, qui me bouleversent depuis que je suis enfant.

Voici l’objet de ce livre : un témoignage autant qu’un partage, avec tous les chercheurs d’absolu.

Même si tout le monde ne met pas le même nom derrière ce Dieu Vivant, au final, ce n’est pas très important. Ce qui compte, c’est qu’on La trouve en nous, la Présence suprême d’Amour, notre origine, notre chemin, notre finitude : Elle est tout, Elle est Joie pure, Elle peut tout et nous aime par-dessus tout, bien au-delà de ce que nous pouvons comprendre.

 

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Traces de lumière du 22 Janvier 2018 :Les états du poème et de la poésie

Christian Malaplate reçoit Viviane Nau, lectrice de textes sur les saisons de la poésie. 

Lire des poèmes, à quoi cela sert ? Christian Malaplate nous convainc de la pertinence sociale, éducative, individuelle de la poésie. 

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Traces de lumière du 15 Janvier 2018 : Nicanor Parra

Né au Chili,  à  San Fabián de Alico , le 05/09/1914, Nicanor Parra Sandoval est un poète, mathématicien et physicien chilien.

Il se forme à l'Institut Pédagogique de l'Université du Chili, où il a étudié les Mathématiques et la Physique. Il a financé ses études à l'université en exerçant le métier d'inspecteur à l'Internado Nacional Barris Arana où il a commencé à publier la revue "Revista Nueva" en 1935, où apparaît son premier anti-conte : "Gato en el camino" (Le chat sur le chemin). 

Plus tard, il devient professeur dans son université de formation où il devient Directeur du département de Physiques, responsabilité à laquelle il renonce en 1968.

Le premier livre qu'il a publié était "Cancionero sin nombre" (Recueil de poésies sans nom) en 1935.

En 1946 il intègre à l'Université de Chili comme professeur titulaire de Mécanique Rationnelle. En 1948, il est nommé Directeur interne de l'École d'Ingénierie de cette institution d'enseignement. En 1951, et se marie avec une suédoise Inga Palmen. 

En 1954 est publié "Poemas y antipoemas" (Poèmes et Antipoèmes), son second livre. À partir de la décennie des années 60, la production de Parra devient prolifique. L'influence de sa proposition esthétique sur la culture national et l'impact provoqué par son livre "Obra Gruesa" qui est publié en 1969, lui a permis d'obtenir le Prix national de Littérature l'année 1969.

Le 1er décembre 2011, il a été récompensé par le Prix Cervantes, la plus haute distinction des lettres de langue espagnole.

 

Poèmes et antipoèmes

Critique sur babelio.com par Philippe Lançon

Parra est mathématicien, professeur. C'est l'un des grands poètes sud-américains. On lui a donné le prix Cervantes en 2011, ça ne l'a pas tué. Quand il écrit, c'est sans perruque, pas sans mâchoire : ses dents montrent la joie, le rire, la grimace, le dentier, le cadavre. La conscience ordinaire, celle de l'homme de la rue et de son langage, trouve une expression lyrique.
[...] La poésie est un glissement de terrain, le lieu de la crise. C'est une ligne de rupture et un casse-tête. "Casse-tête" est le titre d'un vieux poème de Nicanor Parra, écrivain chilien de cent trois ans qu'une certaine colère poétique a conservé, comme si l'absence de compromis esthétique et sentimental était un gage de survie.
 

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Traces de lumière du 09 Janvier 2018 : Philippe Jaccottet

Philippe Jaccottet est  considéré comme un des plus grands poètes suisses, et français, du XX e siècle. 
Né à Moudon en 1925, en Suisse (canton de Vaud), Jaccottet vit à Grignan, un village dans le Drôme, avec sa femme depuis 1954. En 1941, il fait une rencontre capitale avec Gustave Roud, qui lui fait découvrir Novalis et Hölderlin.

Des années 1950 aux années 1970, après des études de lettres à l'université de Lausanne, Jaccottet travaille essentiellement en tant que traducteur et exerce en tant que critique littéraire auprès de plusieurs publications, dont la Nouvelle Revue Française ou la Gazette de Lausanne. Il traduisit des auteurs et des poètes italiens, espagnols, allemands mais également russes ou tchèques. Il devint ainsi un lecteur attentif et traducteur de Hölderlin, de Rilke, traduisit l' « Odyssée » d'Homère et devint un exégète éclairé des oeuvres de son mentor, l'auteur suisse francophone Gustave Roud. Son travail sur les oeuvres de ces grands poètes européens inspirera Jaccottet dans son chemin personnel vers le plus haut niveau poétique.

Dans le même temps, la qualité de ses écrits journalistiques est remarquable, modèles d'équité et de perception aiguë. « Ecrits pour papier journal » (1994) recueillera quarante-quatre de ces textes. Outre des articles sur des auteurs du vingtième siècle qui mériteraient d'être plus connus (Charles-Albert Cingria ou Gustave Court par exemple), on peut également y trouver les réactions de Jaccottet après les premiers romans de Michel Butor et d'Alain Robbe-Grillet. Son analyse des ouvrages de Nathalie Sarraute montre également une compréhension profonde d'une écriture différente de la sienne.

« Tout n'est pas dit » (1994) collecte quarante et un articles et critiques qu'il a publiés dans Feuilles d'avis de la Béroche, une petite publication Suisse. Plus intimiste, le poète y écrit également avec enthousiasme sur ses auteurs préférés, mais y traite également des préoccupations de la vie quotidienne, des voyages, de la science.

Son oeuvre poétique est également considérable, dont les recueils « L'effraie et autres poésies » (1953), « Poésie 1946-1967 » (1971), qui illustre comment l'homme est un apprenti attentif de la nature,  et « La lumière d'hiver » (1977).

L'oeuvre de Jaccottet puise son inspiration dans la contemplation du paysage de sa région. Son oeuvre se distingue notamment par le dépouillement et l'absence d'artifices. Son sujet préféré est l'étude de l'homme dans son milieu naturel. Son journal, publié dans « Les semaisons, carnets 1954-62 » (1984) et « La seconde semaison, carnets 1980-94 » (1996), montre son engagement permanent dans une combinaison peu ordinaire du monde naturel, de la traduction et de la critique littéraire. A  l'instar de Rilke, il cherche à trouver la simplicité des choses en elles-mêmes, considérant la poésie comme « le langage le plus vrai sur l'essentiel », impliquant ainsi une lutte farouche entre objectivité et subjectivité. Les influences des philosophies orientales et de son origine protestante sont également pour beaucoup dans cette posture. Le poète attentif reçoit une sorte de grâce, acte quasi-divin qui le récompense pour sa perception de la Nature. Le romantisme, la tentation de l'exaltation, qui pourrait lui venir naturellement est alors soigneusement éliminé, dans ce qu'on pourrait lier à une sorte de puritanisme poétique métaphysique, une quête du vrai et de la simplicité.


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Traces de lumière du 18 Décembre 2017 : François Cheng

Né le 30 août 1929, en Chine, François Cheng est issu d'une famille de lettrés et d'universitaires — ses parents comptaient parmi les premiers étudiants boursiers envoyés aux États-Unis. 

Études secondaires à Chongquing de 1937 à 1945. Après un temps d'errements, il entre à l'Université de Nankin.

Début 1948, son père participe, en tant que spécialiste des sciences de l'éducation, à la fondation de l'UNESCO, grâce à laquelle il peut venir en France. Il se consacra à l'étude de la langue et de la littérature françaises. Il dut cependant traverser une assez longue période d'adaptation marquée par le dénuement et la solitude avant d'obtenir en 1960 un emploi stable au Centre de linguistique chinoise (devenu plus tard le Centre de recherches linguistiques sur l'Asie orientale à l'École des hautes études en sciences sociales). Parallèlement à son travail, il s'est employé à traduire les grands poètes français en chinois et à rédiger sa thèse de doctorat.

En 1969, il a été chargé d'un cours à l'Université de Paris VII. Il sera naturalisé français en 1971. En 1974, il devient maître de conférences, puis professeur à l'Institut national des langues et civilisations orientales, tandis que ses travaux se composent de traductions des poètes français en chinois et des poètes chinois en français, d'essais sur la pensée et l'esthétique chinoises, de monographies consacrées à l'art chinois, de recueils de poésies, de romans et d'un album de ses propres calligraphies.

Il se verra attribuer le prix André Malraux pour Shitao, la saveur du monde, le prix Roger Caillois pour ses essais et son recueil de poèmes Double chant, le prix Femina pour son roman Le Dit de Tianyi et le Grand prix de la Francophonie pour l'ensemble de son œuvre. Docteur honoris causa de l’université de Bergame (Italie) et de l’Institut catholique de Paris (2007).

Il a été élu à l'Académie française, le 13 juin 2002, au fauteuil de Jacques de Bourbon Busset (34e fauteuil). Description de la vie du poète et de ses caractéristiques

Le livre du vide median

Selon la juste vision du Tao, le Vide médian intervient chaque fois que le yin et le yang sont en présence. Drainant la meilleure part des deux, il est ce troisième souffle qui élève l'un et l'autre vers une transformation créatrice, et leur permet de se dépasser. Tant il est vrai que l'accomplissement de chacun n'est point en soi, mais en avant de soi. Ces cent deux poèmes de François Cheng sont autant d'invitations à scruter les innombrables entre qui ont lieu à tout instant sous nos yeux. Ils nous éveillent à la réalité du Vide médian qui, fait d'inattendus et d'inespérés, donc toujours neuf, transfigure les vivants.

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Traces de lumière du 11 Décembre 2017 : Kim waag

Kim Waag est poète chanteuse.

De formation classique, en chant, guitare et flûte,Kim Waag a commencé à mettre en musique des poèmes de sa mère Cécile Waag à l’âge de 15 ans. Depuiselle écrit aussi ses textes.

Elle propose des récitals poétiques avec ses compos : des poèmes, écrits par des poètes d’ici ou par elle-même,qu'elle met en musique et accompagne à la guitare.

De style folk, ses chansons emmènent l’auditeur dans un monde de poésie.

Son dernier CD enregistré  se nomme "Envol"

 

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Traces de lumière du 04 Décembre 2017 : Khalil Gibran

Khalil Gibran (جبران خليل جبران) est un poète et peintre libanais né à  Bcharré  le 06/01/1883 et mort  à New York  le 10/04/1931.

Gibran est né de la fille d’un prêtre de rite maronite. Les prêtres qui rendent visite régulièrement à sa famille lui apprennent la langue arabe et ainsi que la langue syriaque aussi bien que l’étude de la Bible.

Le père de Gibran travaille d’abord comme apothicaire, mais, avec la dette de jeu qu’il est incapable de payer, il se met au service d’un administrateur ottoman. Il est incarcéré sur des allégations de détournement de fonds, et les biens de sa famille sont confisqués par les autorités. Privée de logement, Kamlé, la mère de Gibran, décide de rejoindre son frère aux États-Unis.

La famille Gibran s’installe dans le South End de Boston, à l’époque la deuxième plus grande communauté Syrie/Liban-américaine aux États-Unis. Gibran est placé dans une classe spéciale pour les immigrants par l’administration de son école pour mieux apprendre l’anglais. Gibran est aussi inscrit dans une école d’art. 

Mais la mère de Gibran, ainsi que son frère aîné, Boutros, veulent l'imprégner de son patrimoine culturel d'origine, ainsi, à quinze ans, Gibran est renvoyé dans son pays natal pour étudier à l’école préparatoire et à l'institut d'enseignement supérieur à Beyrouth gérés par les maronites. Il y reste pendant plusieurs années avant de retourner à Boston en 1902, arrivant sur Ellis Island.

Gibran tient sa première exposition de ses dessins en 1904 à Boston. En 1908, Gibran va étudier l’art avec Auguste Rodin à Paris pour deux ans. Tandis que la plupart de ses premiers écrits sont en arabe ("La Musique", "Les Ailes brisées", "Les Nymphes des vallées", "Les Tempêtes"...), la majeure partie de son travail après 1918 a été écrite et publiée en anglais.

L’ouvrage le plus connu de Gibran s'intitule "Le Prophète", un livre composé de vingt-six textes poétiques. Le livre est devenu particulièrement populaire pendant les années 1960 dans le courant de la contre-culture et les mouvements New Age. 

Le livre des processions

 

Publié à New York en 1919 pour la première fois, le Livre des Processions (AI-Mawâkib) présente un caractère unique et singulier dans l'oeuvre de Khalil Gibran, qui devait donner en langue anglaise, quelques années plus tard, le célèbre Prophète. Unique, parce que c'est le seul texte poétique que cet auteur ait écrit selon la tradition arabe classique. Singulier, parce que Gibran a inventé à cette occasion une forme personnelle en rassemblant les strophes par groupe de trois, chacune constituant une sorte de " canto ". A lire et à relire ce livre, on a l'impression que la voix entendue est peut-être celle du vrai Gibran, peut-être plus vrai que le Gibran, revu et corrigé, que nous connaissons à travers ses textes écrits en anglais. Anne Wade Minkowski

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Traces de lumière du 27 Novembre 2017 : Philippe Delaveau

Philippe Delaveau est un écrivain et poète français né en 1950 à Paris.

Après une enfance à Paris et en Touraine, des séjours à Londres et dans le Devonshire, Philippe Delaveau retourne vivre six années à Londres, pendant les années 1980, avec sa famille. Ce séjour lui permet de découvrir sa véritable voix. . Jonathan Griffin lui fait lire des poètes américains contemporains et rencontrer des poètes anglais. C'est à cette époque que des promenades le long de la Tamise font brusquement surgir des personnages échappés à la mythologie grecque ou latine, qui semblent errer dans la grande ville moderne en quête de sens. Ces « hallucinations » qui succèdent aux séances de travail au British Museum, où se trouve la British Library, lui font écrire de nombreux poèmes, dont la plus grande partie sera reprise dans Eucharis (éditions Gallimard, 1989). Peu à peu, en écrivant, il découvrira les orientations de ses livres à venir : le poète est un veilleur dans un univers en proie au désastre, à qui la poésie peut offrir les ressource de ses formes innombrables, à condition de ne pas rompre la continuité avec la tradition dans ce qu'elle a de vivant. En cela il rejetait tout retour en arrière et tout académisme. 
Auteur d’une dizaine de recueils de poèmes, la plupart publiés par les éditions Gallimard, de traductions de l’anglais et de l’espagnol, de nombreux ouvrages réalisés avec ses amis peintres (Baltazar, Bertemes, Cortot, Greder, Hélénon, Laubiès, Pouperon…), Philippe Delaveau a reçu le prix Guillaume Apollinaire (1989), le prix Max Jacob (1999), le Grand Prix de l’Académie française « pour l’ensemble de son œuvre » (2000), le Grand Prix de poésie de la S.G.D.L. « pour l'ensemble de son œuvre » (2010). Il a été fait Chevalier des Arts et des Lettres en 2009.

Il est membre de l’Académie Mallarmé, juré du prix Apollinaire, membre de la Nouvelle Pléiade prix Léopold Sédar Senghor, du P.E.N.-Club de France, Sociétaire de la SGDL.

Il est aussi Professeur en khagne au Lycée Chaptal de Paris.Description de la vie du poète et de ses caractéristiques

Le veilleur amoureux

Premier livre du poète,«Eucharis»(1989) se présente comme un itinéraire vers la contemplation.
La poésie n'a plus pour seul objet le langage mais également le réel existant, tentant de pallier les figures du désastre qui hantent le monde moderne.
«Le veilleur amoureux»(1992) décrit une expérience qui mêle le tâtonnement dans l'obscurité et le temps quotidien à une célébration de l'amour.

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Traces de lumière du 20 Novembre 2017 : Poètes en partance de BAUDELAIRE à Henri MICHAUX

Parce que le vrai voyage commence en poésie avec Les Fleurs du Mal, voici 42 poètes en partance, du coeur du XIXème siècle au coeur du siècle dernier, soit de Charles Baudelaire à Henri Michaux. Non pas une compilation des plus baroudeurs, comme on collectionnerait les pages d’un passeport surchargé de visas, mais un recueil de ceux qui tracent leur destin en marge des balises, passent souvent les bornes, et bouleversent notre vision du monde. Tous n’écrivent pas sur le départ, mais tous sont en partance. Bateaux, trains, vélos, avions, scooters, chevaux, pédalos et autres moyens de franchir les frontières ne sont pas les supplétifs ni les vecteurs de ces pages. Juste une façon d’éprouver le voyage, de suivre l’impulsion première mais jamais le mouvement, si ce n’est celui du coeur qui change de braquet et d’heure pour découvrir l’ailleurs. Là-bas a goût d’aube sans fin, d’arc-en-ciel à saisir, de lointains à prendre. Ou à laisser. Car rien n’est dit et nul ne vient trop tard.

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Traces de lumière du 13 Novembre 2017 : Johann Wolfgang von Goethe

Goethe

Johann Wolfgang von Goethe est un écrivain et un homme d'État allemand, né à  Francfort-sur-le-Main , le 28 août 1749 et mort  à  Weimar, Grand-duché de Saxe-Weimar-Eisenach , le 22 mars 1832.

Né au cœur d'une famille aisée, il effectue des études de droit à Leipzig, tout en cultivant une grande passion pour les arts littéraires. Au fil de ses rencontres et de ses aventures amoureuses, il trouve l'inspiration pour composer quelques poèmes. Des problèmes de santé le contraignent alors à rejoindre Francfort où il rencontre une amie de sa mère qui éveille en lui un intérêt pour le mysticisme, l'occultisme et l'alchimie. 

Dès 1770, ayant recouvré la santé, il décide de poursuivre ses études de droit à Strasbourg. Goethe se découvre alors des passions pour Shakespeare, pour la poésie populaire et pour l'architecture gothique de son pays. Empli d'inspiration, il rentre en Allemagne et rédige de nombreuses œuvres, parmi lesquelles "Götz von Berlichingen" (1773), qui remporte un sérieux succès. En 1774, il publie "Les Souffrances du jeune Werther", inspiré d'un amour déchu avec Charlotte Buff. 

L'année suivante, il est appelé à Weimar et chargé de lourdes fonctions administratives auprès du prince. Franc-Maçon à la Loge "Amalia zu den drei Rosen" à Weimar (1780), il fait partie de la Stricte Observance et des Illuminés de Bavière. Il vit alors une passion amoureuse avec Charlotte von Stein. Il publie quelques poèmes et des pièces de théâtres ("Iphigénie en Tauride", 1786). Après un séjour régénérateur en Italie, il partage une grande histoire d'amour avec Christiane Vulpius. Cette union fait scandale et ses amis de la cour s'éloignent de lui. 

Nommé à la direction de la culture, il étudie les sciences ("La Métamorphose des plantes", 1790). En 1794, il se lie d'amitié avec Schiller qu'il connaissait déjà depuis 1788 mais n'avait pour lui que peu de sympathie. Cette amitié, lui permet alors d'approfondir ses conceptions littéraires. Il participe en 1795 à la revue de Schiller, Les Heures, et l'année suivante, il termine "Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister". En 1808, il publie le premier "Faust", pièce qui rend sa célébrité universelle, et en 1809 "Les Affinités électives". 

Passionné de musique, Goethe fait la connaissance de Beethoven qui compose la musique pour accompagner l'une de ses œuvres, "Egmont". En 1819, il compose son dernier recueil poétique majeur "Divan occidental-oriental". Le contexte politique de l'époque bouleverse sa vision de la vie ; il s'ennuie dans son ménage et multiplie les aventures. En 1831, il termine son deuxième "Faust". Description de la vie du poète et de ses caractéristiques

Elégie de Marienbad

     

Goethe, à 72 ans, pendant un séjour de cure dans la station mondaine de Marienbad, il tomba amoureux de Theodore Ulrike Sophie von Levetzow qui avait… 17 ans. Il ressentit pour la dernière fois de sa vie « une grande passion ». Deux ans plus tard il la fit demander en mariage, et raconta sa douleur devant le refus de sa proposition dans l’Élégie de Marienbad. (Ajoutons, pour la petite histoire, que Ulrike von Levetzow n’apprit l’existence de ce poème qu’après la mort de Goethe, ne se maria jamais et mourut à 95 ans).

« Maintenant je suis loin ! Que ferai-je à l’heure actuelle ? je ne le saurais dire. Elle était pour moi si bonne et si belle ! c’est trop de regrets, je veux m’y soustraire ! Une ardeur insurmontable me travaille et m’agite, et nul conseil ne me reste que des larmes sans fin. »

 

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Traces de lumière du 06 Novembre 2017 : Voie des tranchées poètes de boue et de sang

Les poètes de 14. Avec un extrait de Jean Giono en entretien avec Jean Carrière. 

 

 

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Traces de lumière du 30 Octobre 2017 : Mario Luzi + un homage à Albert Camus

Prémices du désert.

Mario Luzi, né le 20 octobre 1914 à Castello (it) (alors frazione de Sesto Fiorentino) près de Florence où il est mort le 28 février 2005, est un poète, dramaturge, essayiste et sénateur italien. Mario Luzi est un écrivain italien, membre des Giubbe Rosse.
Avec Giorgio Caproni, Vittorio Sereni, Attilio Bertolucci et Piero Bigongiari, Mario Luzi appartient à ce que l'on a appelé la "troisième génération" poétique italienne, qui regroupe des écrivains nés dans les années qui précèdent immédiatement la Première Guerre mondiale.
Très empreint de religion, il a composé une poésie que l'on pourrait qualifier de poésie chrétienne.
Le 14 octobre 2004, il a été nommé sénateur à vie par le président de la république italienne Carlo Azeglio Ciampi.

Poète, nouvelliste, essayiste, auteur d’écrits pour le théâtre et traducteur de nombreux poètes français, anglais, espagnols, Mario Luzi est une figure intellectuelle de premier plan.

 

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Traces de lumière du 23 Octobre 2017 : Ludovic Janvier

La mer à boire.

D'ascendance haïtienne et française, Ludovic Janvier est né à Paris en 1934. Le projet d'écrire est chez lui très ancien, il remonte à l'adolescence. Le trajet public commence par une réflexion sur le Nouveau Roman (Une parole exigeante, 1964) et surtout deux essais consacrés à l'œuvre de Samuel Beckett (Pour Samuel Beckett, 1966, et Beckett par lui-même, 1969) avec lequel il traduit de l'anglais D'un ouvrage abandonné (1967) et Watt (1968). En somme, une lente préface à la vie d'écrivain.
C'est avec La Baigneuse, roman  publié dans la collection « Le Chemin » en 1968, qu'il s'engage tout à fait dans l'écriture de la parole. S'ensuivront deux fictions cruciales, Naissance (1984) et Monstre, va (1988). Puis son goût pour l'écart et sa passion de l'instantané le conduisent vers le poème (La Mer à boire, 1987) et la nouvelle (Brèves d'amour, 1993-2002), deux formes plus fidèles à la vitesse de l'émotion. À partir de là, conscient d'écrire pour la voix et de situer son travail hors les genres, il continue son va-et-vient entre prose et poésie. Son dernier recueil,Apparitions, paraîtra en mars 2016 dans la collection « Blanche ».

Ludovic Janvier, a fait entendre, en poésie, une voix qui ne se soucie d’aucune référence, d’aucune révérence : alliance d’un rythme affirmé, d’une rythmique, et d’une volonté de dire les éclats de mémoire, d’ironie, de fureur, les commotions soudaines. Sa parole ne craint ni la violence, ni la gouaille, ni la dérision froide, elle assemble une succession d’instants qui objectent, qui poussent au désespoir lucide, qui ne cherchent pas plus à adoucir le manque que les mœurs. L’impatience en est l’énergie première sans cesse convoquée et toujours insatisfaite.

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Traces de lumière du 16 Octobre 2017 : Constantin Cavafis

En attendant les barbares.

Constantin Cavafy ou Cavafis (connu également comme Konstantin ou Konstantinos Petrou Kavafis, ou Kavaphes) est un poète grec né à Alexandrie le 29 Avril 1863 et mort à Alexandrie le 29 Avril 1933.

A 29 ans, il entre au Service de l'Irrigation du ministère des Travaux publics où il accomplit toute sa carrière, finissant directeur-adjoint. Également courtier à la Bourse d'Alexandrie à partir de 1894, il mène une existence confortable avec sa mère jusqu'au décès de cette dernière, en 1899. 

En 1922 il se retire et passe le reste de sa vie en Alexandrie pour se consacrer à son œuvre et se rendre régulièrement en Grèce. Vers 1930, il habite un hôtel d'Athènes, place Omonia, où il reçoit de jeunes admirateurs.

Cavafis n'a publié aucun recueil de son vivant. Par contre, il remaniait sans cesse ses textes, et en détruisait beaucoup, surtout ses œuvres de jeunesse. Ainsi, l'essentiel de son œuvre a été composé après sa quarantaine. Cavafis a publié 154 poèmes surtout dans des revues littéraires, auxquels on peut ajouter 75 restés inédits jusqu’en 1968, et 27 autres qu’il avait publiés entre 1886 et 1898 mais reniés par la suite.

Très peu connu de son vivant, il est désormais considéré comme une des figures les plus importantes de la littérature du XXe siècle.

 

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Traces de lumière du 09 Octobre 2017 : Jorge Luis Borges

Eloge d'une l'ombre

Jorge Luis Borges est un écrivain et poète argentin né à Buenos Aires le 24 Août 1899 et mort à Genève le 14 Juin 1986. Son vrai nom est Jorge Francisco Isidoro Luis Borges Acevedo mais, selon la tradition argentine, il ne l'utilisait jamais en entier.

Très jeune, il a une passion pour l'écriture et c'est à l'âge de 9 ans qu'il traduit 'Le Prince heureux' d'Oscar Wilde. Il grandit à Palermo, haut lieu du tango, séjourne à Genève où il découvre la littérature française, et étudie en Espagne. Il écrit ses premiers poèmes en 1918. Jorge Luis Borges s'intéresse à Nietzsche, Schopenhauer, à l'expressionnisme allemand, et trouve un grand plaisir à la découverte de l'oeuvre de Walt Whitman.

A son retour à Buenos Aires en 1921, il se fait une réputation de poète, traducteur et essayiste. Mais en publiant 'Pierre Ménard, auteur du Quichotte' (1939), puis 'Le Jardin aux sentiers qui bifurquent', il se détourne peu à peu de la poésie pour le genre qui fera sa notoriété : la nouvelle.

C'est dans les années 60 que sa carrière prend réellement une tournure internationale. La profondeur, la diversité et la qualité de son oeuvre fait de lui une figure majeure de la littérature. Écrivain hors du commun et grand amateur de voyages, Jorge Luis Borges, reconnu comme l'un des maîtres du réalisme magique a toujours considéré la littérature comme un terrain d'évasion et d'absolu. Ses travaux dans les champs de l’essai et de la nouvelle sont considérés comme des classiques de la littérature du XXe siècle.

Borges devient progressivement aveugle. Il a été nommé plusieurs fois pour le prix Nobel de littérature mais ne l'a jamais obtenu.

 

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Traces de lumière du 02 Octobre 2017 : André Breton

Clair de terre

Écrivain et poète français né le 19 Février 1896 à Tinchebray dans l'Orne et mort à Paris le 28 Septembre 1966, André Breton est l'un des fondateurs et animateurs du mouvement surréaliste.

Avec Louis Aragon et Philippe Soupault, André Breton fonde en 1919 la revue "Littérature". Ami de Guillaume Apollinaire, il fréquente aussi Tristan Tzara, initiateur du mouvement Dada. Dans "Les Champs magnétiques" (1920), texte poétique écrit avec Philippe Soupault, il met en œuvre le principe de l'écriture automatique et explore les possibilités de l'état hypnotique. 

André Breton publie en 1924 le premier "Manifeste du Surréalisme" où il prône l'exploration poétique de l'inconscient en réhabilitant l'imaginaire et le rêve. Avec ses amis, Philippe Soupault, Louis Aragon, Paul Eluard, René Crevel, Michel Leiris, Robert Desnos, Benjamin Péret, etc , il crée le "Bureau de recherches surréalistes" et la revue "La Révolution surréaliste".

Dans le "Second Manifeste Surréaliste" (1930) André Breton qui tente de réconcilier le rêve et la réalité et de promouvoir une "libération totale". L’apport fondamental de ce texte est «  précisément de dépasser les limites d’une révolution du seul esprit et de combler le vide d’une pensée n’agissant que pour son propre compte, en posant la question du régime social dans lequel nous vivons, de son acceptation ou de son refus, et de l’action politique à engager » (Louis Gill). Il fut le co-auteur du Manifeste "Pour un art révolutionnaire indépendant".

Auteur de livres comme "Nadja" ou "L'Amour fou", André Breton est une figure majeure de l'art et de la littérature française du XXe siècle.

André Breton est enterré au cimetière des Batignolles, dans le 17ème arrondissement de Paris. Sur sa tombe, décorée simplement d'un octaèdre étoilé, est gravée l’épitaphe : « Je cherche l’or du temps. » 

 

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Emission Traces de lumière du 25 Septembre 2017 : Alain Mabanckou

Les arbres aussi versent des larmes.

Alain Mabanckou est un écrivain et enseignant franco-congolais né à Pointe-Noire (République du Congo) le 24 février 1966. 
Alain Mabanckou passe son enfance dans la ville côtière de Pointe-Noire où il obtient un baccalauréat en Lettres et Philosophie au Lycée Karl-Marx. Il s’oriente alors vers le droit, sa mère souhaitant qu’il devienne magistrat ou avocat. Après un premier cycle de droit privé à l’Université Marien-Ngouabi à Brazzaville, il obtient une bourse d’études et s’envole pour la France à l’âge de 22 ans, avec déjà quelques manuscrits dans ses affaires, des recueils de poèmes pour la plupart, qu’il commencera à publier trois ans plus tard.

Après un DEA de droit à l'Université de Paris-Dauphine, il travaille une dizaine d'années dans le groupe Suez-Lyonnaise des Eaux, mais se consacre de plus en plus à l'écriture avec la parution en 1998 de son premier roman Bleu-Blanc-Rouge qui lui vaut le Grand Prix Littéraire de l'Afrique noire. À partir de cette date, il ne cessera de publier avec régularité, aussi bien de la prose que de la poésie. C'est surtout le roman qui le révèle au grand public, avec notamment Verre cassé, unanimement salué par la presse, la critique et les lecteurs ; puis Mémoires de porc-épic qui lui vaut en 2006 l'obtention du Prix Renaudot. Les deux romans sont parus aux éditions du Seuil, respectivement en 2005 et en 2006. 

Écrivain en résidence en 2002, il enseigna la littérature francophone à Ann Arbor pendant trois ans avant d'être remarqué par l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) qui l'invite d'abord comme Visiting Professor en 2006 puis le nomme Professeur titulaire (Full Professor) de littérature francophone en 2007. Il vit aujourd'hui à Santa Monica, en Californie.

Ses œuvres sont traduites dans une quinzaine de langues dont l’anglais, l’américain, l’hébreu, le coréen, l’espagnol, le polonais, le catalan et l’italien. Verre cassé a fait l’objet de plusieurs adaptations théâtrales. 

En 2007 reparaissent les écrits poétiques d'Alain Mabanckou, chez Points-Seuil, sous le titre de Tant que les arbres s’enracineront dans la terre, ainsi que le livre qu’il consacre à l’écrivain James Baldwin, Lettre à Jimmy(Fayard), à l’occasion du vingtième anniversaire de la mort de l’écrivain américain. En 2008 Alain Mabanckou a traduit de l'anglais au français le jeune prodige des lettres américaines, Uzodinma Iweala, d'origine nigériane, auteur de Beasts of no nation, (Bêtes sans patrie, Éd. de L'Olivier).

Le roman Black Bazar, paru aux Éditions du Seuil le 8 janvier 2009 a été classé parmi les 20 meilleures ventes de livres en France  dans les listes de L'Express, du Nouvel Observateur et de Livres Hebdo. Demain j'aurai vingt ans, roman paru en 2010 marque son entrée dans la collection Blanche des éditions Gallimard. Cette œuvre a été couronnée par le Prix Georges Brassens 2010.

Dans un entretien de 2009 avec Evene.fr, il souligne que « le danger pour l'écrivain noir est de s'enfermer dans sa "noirceur", comme dirait Frantz Fanon. Il ne s'agit pas de tomber dans le piège de l'affrontement basique entre la civilisation noire et blanche. L'autocritique est essentielle si l'on veut ensuite poser un regard juste sur le reste du monde ».
C'est ce qui se dégage dans son essai Le Sanglot de l'homme noir, paru chez Fayard en janvier 2012 et classé dans les meilleures ventes d'essais et documents (palmarès de L'Express et Tite-Live)

Après vingt-trois ans d’absence, Alain Mabanckou est retourné à Pointe-Noire, ville portuaire du Congo : l'écrivain évoque ce retour dans Lumières de Pointe-Noire, paru en janvier 2013 aux Editions du Seuil - Collection Fiction & Cie.

Petit Piment, roman paru en septembre 2015 aux éditions du Seuil, classé parmi les vingt meilleures ventes en France, a été sélectionné pour le prix Goncourt 2015 , finaliste pour le prix Goncourt des lycéens. Il a reçu le prix Liste Goncourt : le choix polonais 2015.
 

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Emission Traces de lumière du 18 Septembre 2017 : Jacques Prévert

Lumière d'homme

Jacques Prévert est un poète et scénariste français (04/02/1900 - 11/04/1977).

Auteur d'un premier succès, le recueil de poèmes, "Paroles", il devient un poète populaire grâce à son langage familier et à ses jeux sur les mots. Ses poèmes sont célèbres dans le monde francophone et appris dans les écoles françaises.

En 1925, il participe au mouvement surréaliste, il y rencontre Marcel Duhamel, Raymond Queneau, Yves Tanguy et André Breton. Jacques Prévert témoigne d'un engagement politique sincère. Surréaliste inclassable, certains observateurs n'hésitent pourtant pas à l'apparenter au courant libertaire. Cet engagement est à l'origine de belles réussites mais aussi d'échecs.

Jacques Prévert est le scénariste et dialoguiste de grands films français des années 1935-1945 : "Le Quai des brumes", "Le jour se lève", "Les Visiteurs du soir", "Les Enfants du paradis" et "Les Portes de la nuit" de Marcel Carné, "Le Crime de Monsieur Lange" de Jean Renoir, "Remorques et Lumière d'été" de Jean Grémillon.

Pendant la guerre, il protège ses amis juifs, le décorateur de cinéma Alexandre Trauner et le musicien Joseph Kosma qui, grâce à lui, peuvent poursuivre leur travail (Ses poèmes sont mis en musique par Kosma dès 1935).

Il écrit des pièces de théâtre. Sa fille Michèle naît en 1946. et il épouse Janine Tricotet en 1947. Le 12 octobre 1948, à Paris, il tombe d'une porte-fenêtre et reste plusieurs jours dans le coma. Le hasard a voulu que Pierre Bergé en ait été témoin, le jour même où celui-ci venait d'arriver pour la toute première fois dans la capitale alors qu'il se promenait sur les Champs-Élysées.

A Paris, il habite dans le quartier de Montmartre, derrière le Moulin Rouge, sur le même palier que Boris Vian. Après la résiliation du bail de sa résidence secondaire d'Antibes, il achète une maison en 1971 à Omonville-la-Petite, dans la Manche. Il y mourra d'un cancer du poumon. Il est enterré au cimetière de cette commune aux côtés de sa femme et de sa fille.

Dans cette émission nous serons présentrés des poèmes de Jacques prévert chantés

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Emission Traces de lumière du 11 Septembre 2017 : festival Voix vives à Sète : les poètes Jean Portante et Paul de Brancion

Christian Malaplate fait une rétrospective du Festival Voix vives à Sète de juillet 2017 portant sur deux poètes, Jean Portante, poète luxembourgeois né en 1950 et Paul de Brancion, poète français né en 1951.

Jean Portante est un poète Luxembourgeois né en 1950 à Differdange, ville minière du Grand-Duché, de parents italiens à peine arrivés au pays. Il est venu à l’âge de 33 ans à l’écriture. Avant, il a étudié en France, à Nancy, et était tour à tour agitateur dans la foulée de mai 68 et professeur de français. En 1983, alors qu’il écrit son premier recueil de poèmes, «Feu et boue», il s’installe à Paris. De longs séjours en Amérique latine l’ont familiarisé avec la langue espagnole et, parallèlement à son travail d’écriture, Jean Portante développe depuis plus de vingt ans une activité de traducteur (notamment de Juan Gelman), mais aussi de Gonzalo Rojas et de dizaines de voix poétiques de langue espagnole, allemande, anglaise ou luxembourgeoise.
Actuellement, il dirige au Luxembourg la collection Graphiti (poésie) des éditions PHI et collabore à l’hebdomadaire Le Jeudi. En France, il est membre de l'Académie Mallarmé et du jury du Prix Apollinaire.

Paul de Brancion est né en 1951. Après des études de philosophie, il a longtemps été professeur d'université, enseignant la philologie romane et la littérature (Aarhus, Danemark ; Strasbourg). Il travaille désormais à Paris.
Il est fondateur et directeur de la rédaction de la revue littéraire Sarrazine (depuis 1993) dont le siège est à la Maison des Associations de Saint Germain en Laye.
Il a été producteur et animateur de radio (émissions littéraires à Strasbourg et à Paris).

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Emission Traces de lumière du 26 Juin 2017 : Nimrod

Chanson pour un début d'exode

Nimrod Bena Djangrang, plus connu sous le nom de plume de Nimrod, né le 7 décembre 1959 à Koyom au sud du Tchad, est un poète, romancier et essayiste Tchadien.Après les études primaires et secondaires dans son pays natal, il a poursuivi ses études supérieures à Abidjan en Côte d’Ivoire, où il a aussi enseigné dans les collèges et lycées. Docteur en philosophie (1996) et rédacteur en chef de la revue Aleph, beth (1997-2000), Nimrod vit aujourd’hui en France, à Amiens où il enseigne la philosophie à l’Université de PicardieJules-Verne, mais ses romans évoquent principalement le Tchad pendant la guerre civile des années 1979-1982. Il dit « écrire le français depuis les rivages de son étrangeté » et déclare « qu’il est temps de considérer le français comme une langue africaine ». Nimrod est aussi le fondateur de la revue littéraire francophile Agotem aux éditions Obsidiane.

 

 

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Emission Traces de lumière du 19 Juin 2017 : Christian Malaplate

Feuilles de route sur la chevelure des vagues

Ce dernier ouvrage de Christian Malaplate aux éditions "Les Poètes français"  doit être abordé comme un long carnet de voyage où déferlent les images et émotions noyées de brume et d'écume.

©Michel Bénard

 

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Emission Traces de lumière du 05 Juin 2017 : Tanelle Boni

Là où il fait si clair en moi

Née à Abidjan en Côte d'Ivoire en 1954, elle a fait ses études supérieures à Toulouse puis à Paris IV Sorbonne (élève d'Emmanuel Levinas, Pierre Hadotet etPierre Aubenque) d'où elle est sortie docteur ès-Lettres. 
Professeur de philosophie à l'Université d'Abidjan. 
Présidente de l'Association des écrivains de la Côte d'Ivoire de 1991 à 1997. 
Elle écrit à la fois des romans, des livres pour enfants et de la poésie.
Elle vit aujourd'hui en France.

Elle a reçu le Prix international de poésie Antonio Viccaro au 27ème Marché de la Poésie (juin 2009).
Le jury du Jasmin d'argent de la ville d'Agen (47), a souhaité, à l'issue de ses délibérations, saluer l'oeuvre de Tanella Boni par son prix de la francophonie 2016.

 

 

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Emission Traces de lumière du 29 Mai 2017 : Louis-Philippe Dalembert

Poèmes d'amour pour maudire la guerre.

Louis-Philippe Dalembert (né à Port-au-Prince, Haïti, le 8 décembre 1962) est un écrivain d'expression française et créole.Fils d'une institutrice et d'un directeur d'école, Louis-Philippe Dalembert est né à Port-au-Prince le 8 décembre 1962. Le décès du père, quelques mois après sa naissance, a des conséquences dramatiques sur la situation matérielle de la famille. Les premières années de son enfance, il grandit ainsi au Bel-Air, un quartier populaire de la capitale, dans un univers entouré de femmes : les cousines de sa mère, qui s'absente la semaine pour enseigner en province, sa sœur aînée, ses grand-tantes et sa grand-mère maternelle. Cette dernière mène son petit monde à la baguette, dans un Port-au-Prince que dirige d’une poigne de fer François Duvalier. A l'âge de six ans, il connaît la première grande séparation de sa vie : la famille laisse le quartier pour s'installer ailleurs. Il en tirera un roman intitulé Le crayon du bon Dieu n'a pas de gomme, trace d'une enfance très religieuse placée sous le signe du sabbat.De formation littéraire et journalistique, Dalembert travaille comme journaliste d'abord dans son pays natal avant de partir en 1986 en France poursuivre des études qu'il achève à l'université de Paris III - Sorbonne Nouvelle par un doctorat en littérature comparée sur l'écrivain cubain Alejo Carpentier.Dalembert vit aujourd’hui entre Berlin, Paris et Port-au-Prince.

 

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Emission Traces de lumière du 22 Mai 2017 : Auguste Rodin

La porte de l'enfer

François-Auguste-René Rodin (1840 - 1917) est né le 12 novembre 1840, à Paris, et mort à Meudon, (France) le 17 novembre 1917.

Tout jeune, Auguste Rodin impose sa vocation artistique à son père et entre à l'Ecole impériale. Refusé aux Beaux-Arts, il devient maçon statuaire et fait de la mise au point, dégrossit les marbres, les pierres, réalise des ornements des bijoux chez un orfèvre (jusqu'à l'âge de cinquante ans, il connaît les ennuis de la pauvreté.

En 1864, Auguste Rodin rencontre Rose Beuret qui partagera sa vie jusqu'à sa mort, et dont il a un fils, Auguste. Après la guerre de 1870 il part en Belgique travailler pour Carrier-Belleuse, mais il supporte de plus en plus mal les contraintes. Après leur séparation, Rodin revient en France et présente au Salon "L'âge d'Airain". Le premier scandale éclate, il est accusé de surmoulage.

Les années 1880 marquent le début d'une production foisonnante où il exalte à la fois la volupté, la sensualité, la force, la douleur, la passion, ce sont : "Le saint -Jean-Baptiste", "La porte de l'Enfer", "Le baiser", "Victor Hugo", "Balzac", "Les Bourgeois de Calais".

Les années 1880 voient aussi sa rencontre avec Camille Claudel, tour à tour son élève, son modèle, sa maîtresse et sa muse. Leur rupture définitive a lieu vers 1893. A partir de 1890, Rodin connaît un succès international. Il dirige désormais trois ateliers. Il multiplie les conquêtes féminines, puis sous la coupe et l'influence de la duchesse de Choiseul, il parcourt le monde avec ses expositions : Cologne, Dresde, Prague, Londres, etc. Il se lie d'amitié avec des peintres comme Monet, Whistler, Legros, des danseuses : Isadora Duncan, Loïe Füller, Hanako, un danseur : Nijinsky, des écrivains : Rilke, Zola, des sculpteurs qui ont parfois été ses élèves : Boucher, Desbois, Bourdelle, Pompon. Après avoir épousé Rose Beuret qui décède quelques jours plus tard, Rodin meurt à Meudon le 17 novembre 1917.

Auguste Rodin a révolutionné la sculpture par sa grande liberté novatrice dans le traitement des formes. Capable de la reproduction la plus fidèle (Ex : "L'Age d'Airain"), il restitue une sensualité qui choque le public de l'époque (Ex : "Le Baiser"). On reconnaît souvent ses œuvres à une forme achevée qui reste prise dans un bloc partiellement dégrossi. Le résultat est un équilibre frappant qui n'est pas sans rappeler les sculptures de Michel-Ange.

Quelques oeuvres d'Auguste Rodin :
- Jeune fille au chapeau fleuri (terre cuite, Musée Rodin, Paris, 1865),
- Mignon (1870),
- L'Alsacienne (terre cuite, Musée Rodin, Paris, 1871),
- L'homme au nez cassé (marbre, Musée Rodin, Paris, 1875),
- L'âge d'airain (bronze, Musée des Beaux-Arts de Lyon et Musée Rodin, Paris, Salon de 1877),
- Bellone (Musée d'Orsay, Paris, 1879),
- L'ombre (bronze, Musée des Beaux-Arts de Lyon, Jardin des Tuileries, Paris, 1880),
- Eve (bronze, Jardin des Tuileries et Musée Rodin, Paris, 1881),
- Adam ou La Création de l'Homme (Villa des Brillants, à Meudon, Salon de 1882),
- La Méditation, avec bras (bronze, Jardin des Tuileries, Paris, 1881),
- Le penseur (bronze, Musée Rodin, Paris, 1882),
- Buste de Carrier-Belleuse (bronze, Musée Rodin, Paris, 1882),
- Camille Claudel aux cheveux courts (plâtre, Musée Rodin, Paris, vers 1882),
- Victor Hugo (bronze, Musée des Beaux-Arts, Lyon, 1883),
- Camille Claudel au bonnet (plâtre, Musée Rodin, Paris, vers 1884),
- Jules Dalou (bronze, Musée d'Orsay, Paris, 1884),
- L'éternel printemps (bronze, Musée Rodin, Paris, 1884),
- Amour et Psyché (marbre, Petit Palais, Paris, 1885),
- La Sphynge (plâtre, Musée des Beaux-Arts, Lyon, vers 1886),
- Le Baiser (Musée des Beaux-Arts de Lyon, Musée Rodin et Jardin des Tuileries, Paris, 1886),
- Les Bourgeois de Calais (bronze, Musée Rodin, Paris et Place de l'Hôtel de Ville, Calais, 1888),
- L'éternelle idole (marbre, Musée Rodin, Paris, 1889),
- Octave Mirbeau (bronze, Musée Rodin, Paris, 1889),
- La Tentation de saint Antoine (marbre, Musée des Beaux-Arts, Lyon, 1889, avant 1902),
- Henri Rochefort (Musée d'Orsay, Paris, 1890),
- Le sculpteur et la muse (pierre, Musée Rodin, Paris, 1894),
- Honoré de Balzac (plâtre, Musée d'Orsay, Paris, 1897),
- Ugolin et ses enfants (1901-1904),
- Paolo et Francesca (pierre, Musée des Beaux-Arts, Lyon, avant 1905),
- Gustave Geoffroy (plâtre, Musée des Beaux-Arts, Lyon, 1905),
- Minerve casquée (dite Pallas au casque) (marbre, Musée des Beaux-Arts, Lyon, 1905),
- L'homme qui marche (bronze, Musée d'Orsay, Paris, 1907),
- Monument à Victor Hugo ou Victor Hugo et les muses (bronze, Musée Rodin, Paris, 1909),
- Duchesse de Choiseul (terre cuite, Musée Rodin, Paris, 1911),
- La porte de l'enfer (haut-relief, en plâtre au Musée d'Orsay, Paris, bronze au Musée Rodin, Paris, entre 1880 et 1917),
- Monument à Stendhal (médaillon, Jardin du Luxembourg, Paris).

 

 

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Emission Traces de lumière du 15 Mail 2017 : Yannis Ristos

Yannis (ou Giannis) Ritsos est né en Grèce, à Monenvassia, le 1er mai 1909 et aura vécu une enfance tragique avec la ruine de sa famille (des propriétaires terriens), la mort de sa mère et de son frère aîné et les troubles mentaux du père. Il passe lui-même près de quatre ans en sanatorium pour soigner une tuberculose. Proche du parti communiste, il fait paraître son premier livre en 1934. Pendant la guerre civile, il s’engage dans la lutte contre la droite fasciste et passera quatre ans en prison. Il sera encore déporté et assigné à résidence par la junte militaire au pouvoir entre 1967 et 1971. Mais tout au long de ses épreuves, il continue à écrire de très nombreux livres de poésie et à partir des années 80 se tourne aussi vers la prose. Il meurt à Athènes le 12 novembre 1990.

 

 

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Emission Traces de lumière du 08 Mail 2017 : Jules Supervielle

L'homme des grands espaces

Issu d'une famille de banquiers d'origine basque, Jules Supervielle naquit à Montevideo en Uruguay en 1884. Très vite orphelin quand ses parents furent emportés par le choléra, il fut élevé par des membres de sa famille d'abord en Uruguay, puis fut envoyé en France. La perte de ses parents influencera sa sensibilité et lui inspirera des oeuvres sur les thèmes du manque, de l'absence et de la mort.


Une fois en France, le jeune Supervielle - qui parlait le français, l'anglais, l'espagnol et le portugais - découvrit les poètes du dix-neuvième siècle comme Alfred de Vigny, Leconte de Lisle ou Victor Hugo. C'est ainsi que ses premiers poèmes furent d'inspiration clairement parnassienne. Après avoir effectué son service militaire, il décrocha une licence d'espagnol à la Sorbonne et revint en Uruguay. Il s'y maria l'année suivante avec Pilar Saavedra. Son amour pour Pilar lui inspira le recueil « Comme des voiliers » (1910). Il retourna à Paris par la suite, mais continua à faire des fréquents voyages en Amérique Latine.

 

 

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Emission Traces de lumière du 01 Mail 2017 : Paul Cézanne

Cézanne et la montagne Sainte- Victoire : carnet d'un peintre

Paul Cézanne, né le 19 janvier 1839 à Aix-en-Provence, mort le 22 octobre 1906 dans la même ville, est un peintre français, membre du mouvement impressionniste, considéré comme le précurseur du post-impressionnisme et du cubisme. Par sa volonté de faire « du Poussin sur nature » il apparait comme un continuateur de l'esprit classique français autant qu'un innovateur radical par l'utilisation de la géométrie dans les portraits, natures mortes et les nombreux paysages qu'il peint, d'Île-de-France et de Provence, particulièrement de la campagne d'Aix-en-Provence. Il a notamment réalisé une série de toiles ayant pour motif la montagne Sainte-Victoire. Il est considéré comme le « père de l'art moderne ».

 

 

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Emission Traces de lumière du 24 Avril 2017 : Eugène Guillevic et "Le Granit qui chante"

Eugène Guillevic (Carnac, Morbihan, 5 août 1907 - Paris, 19 mars 1997) est l'un des plus importants poètes français de la seconde moitié du XXe siècle. Il ne signa jamais ses nombreux recueils que de son seul nom, Guillevic.

Il vient au monde dans le paysage pierreux et marin de la Bretagne. Puis son père, d'abord marin, se fait gendarme et l'emmène à Jeumont (Nord) en 1909, à Saint-Jean-Brévelay (Morbihan) en 1912, à Ferrette (Haut-Rhin) en 1919.

Après avoir passé un baccalauréat de mathématiques, il est reçu au concours de 1926 dans l'administration de l'Enregistrement (Alsace, Ardennes). Nommé en 1935 à Paris rédacteur principal à la Direction Générale au Ministère des Finances et des Affaires économiques, il est affecté en 1942 au Contrôle économique. Il appartient de 1945 à 1947 aux Cabinets des ministres communistes François Billoux (Économie nationale) puis Charles Tillon (Reconstruction). En 1947 après l'éviction des ministres communistes, il réintègre l'Inspection générale de l'Économie où il s'occupe notamment d'études de conjoncture et d'aménagement du territoire, jusqu'à sa retraite en 1967.

Il devient dès avant guerre l'ami de Jean Follain qui l'introduit dans le groupe Sagesse. Puis il appartient au groupe de l'École de Rochefort.
Catholique pratiquant jusque vers trente ans, il devient sympathisant communiste au moment de la Guerre d'Espagne, adhère en 1942 au Parti communiste alors qu'il se lie à Paul Éluard et participe aux publications de la presse clandestine (Pierre Seghers, Jean Lescure). Il demeure, malgré bien des réticences sur la fin des années 60, fidèle à son engagement jusqu'en 1980.
Après une période de résistance, de rébellion contre l'ordre social et l'ordre des choses, s'esquisse un retour à l'interrogation, une tentative d'apprivoiser le monde et son silence. Refusant la métaphysique, il choisit l'ici, qu'il explore sans fin, passionnément. Sa poésie est concise, franche comme le roc, rugueuse et généreuse, tout en demeurant suggestive. Sa poétique se caractérise aussi par son refus des métaphores, auxquelles il préfère les comparaisons, jugées moins mensongères.
Guillevic a reçu le Grand Prix de poésie de l'Académie française en 1976 et le grand Prix national de poésie en 1984.

 

 

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Emission Traces de lumière du 17 Avril 2017 : la poésie religieuse française

La poésie religieuse française du moyen âge à nos jours.....

 

 

 

 

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Emission Traces de lumière du 10 Avril 2017 : Louis Brauquier

Le poète des mers du Sud

Louis Brauquier, né à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 14 août 1900, et mort à Paris le 7 septembre 1976 (à 76 ans), est un écrivain, poète et peintre français. Sa poésie est tournée tout entière vers le monde maritime.

 

 

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Emission Traces de lumière du 3 Avril 2017 : Christian Bobin

La lumière du monde

Christian Bobin, né le 24 avril 1951 au Creusot en Saône-et-Loire où il demeure, est un écrivain français.

À la fois poète, moraliste et diariste, il est l'auteur d'une œuvre fragmentaire où la foi chrétienne tient une grande place, mais avec une approche distanciée de la liturgie et du clergé.

 

 

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Emission Traces de lumière du 27 Mars 2017 : Alain Mabanckou

Tant que les arbres s'enracineront dans la terre..

Alain Mabanckou, romancier, poète, est né au Congo-Brazzaville en 1966. Après avoir vécu en France pendant une quinzaine d’années, il réside maintenant aux Etats-Unis où il fut d’abord invité comme écrivain en résidence en 2002. Il est professeur de « Creative Writing » et de littérature francophone à l’université du Michigan-Ann Arbor. Il est l’auteur de cinq romans, plusieurs recueils de poèmes, ainsi que de nouvelles. Il a reçu en 1995 le prix de la Société des Poètes Français ; en 1998 le Grand Prix littéraire de l’Afrique noire.Verre Cassé, roman paru au Seuil en janvier 2005, a été finaliste du prix Renaudot 2005, et récompensé par trois distinctions : Le Prix du roman Ouest-France Etonnants Voyageurs 2005 Le Prix des Cinq Continents de la Francophonie 2005 Le Prix RFO du livre 2005.

 

 

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Emission Traces de lumière du 20 Mars 2017 : René Depestre

René Depestre est un poète, romancier et essayiste né le 29 août 1926 à Jacmel en Haïti.

Il publie en 1945 ses premiers vers dans le recueil Étincelles. Engagé dans la vie politique de son pays, il est incarcéré puis doit quitter son île natale pour partir en exil en France puis à Cuba. Il y exerce pendant près de vingt ans d'importantes fonctions aux côtés de Fidel Castro et Che Guevarra. Il continue à écrire des poésies et publie notamment Minerai noir en 1956 dans lequel il évoque les souffrances et les humiliations de l'esclavage.
René Depestre poursuit son œuvre d'écrivain-poète à Lézignan-Corbières où il s'est installé dans les années 1980.
Son roman Hadriana dans tous mes rêves (1988) reçoit le Prix Renaudot, le Prix du roman de la Société des gens de lettres et le Prix du roman de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. En avril 2007, il fut le lauréat du Prix Robert Ganzo de poésie pour son livre La rage de vivre édité aux éditions Seghers.Description de la vie du poète et de ses caractéristiques

 

 

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Emission Traces de lumière du 13 Mars 2017 : Printemps des poètes - Terre Africaine

Terre Africaine : la liberté par la parole.

La poésie négro-africaine contemporaine d'expression française est l'histoire d'une douloureuse prise de conscience d'appartenir à la race qui a été insultée dans toutes les langues, race dont les noirs ont fini par avoir honte eux-mêmes. Des siècles d'humiliations, de négations culturelles, d'exploitations économiques ont laissé des blessures profondes et indélébiles. Cette poésie négro-africaine d'expression française se justifie par l'unité thématique reposant sur les éléments suivants : même statut de colonisé français, même école étrangère française, même langue d'écriture française, même volonté de parler au nom des peuples africains, même dénonciation de la traite négrière et des méfaits du colonialisme, même revendication de la dignité et de la liberté de l'homme noir et même dénonciation du caractère tronqué après l'indépendance..

 

 

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Emission Traces de lumière du 06 Mars 2017 : Jean Sénac

Les mots roulent dans la chair

Jean Sénac, né à Béni-Saf en Oranie (Algérie) le 29 novembre 1926 et assassiné à Alger le 30 août 1973 (sans que l'affaire ne soit élucidée), est un poète chrétien, socialiste et libertaire algérien. Il chante la lutte révolutionnaire en qui il met toute son espérance par sa capacité de créer un monde de beauté et de fraternité, dans une Algérie ouverte à toutes les cultures. Il y associe son propre combat : recherche d'identité profonde, à la fois personnelle et culturelle, et sa lutte pour faire accepter son homosexualité.

 

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Emission Traces de lumière du 20 Février 2017 : Carnets de Route de Christian Malaplate

Himalaya, la montée vers les neiges éternelles

 

 

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Emission Traces de lumière du 13 Février 2017 : Carnets de Route de Christian Malaplate

Sahara le silence des dunes et  les visions poétiques

 

 

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Emission Traces de lumière du 6 Février 2017 : Carnets de Route de Christian Malaplate

A la rencontre du Mana, itinéraire spirituel à l'Île de Pâques

Les moai, statues colossales de l'île, ne représentaient ni dieux, ni démons mais les ancêtres qui avaient apportés sur  l'île le nécessaire vital : les animaux domestiques et les fruits et légumes. Ces moai incorporaient le "Mana", la force spirituelle des ancêtres, dont chaque clan Pasquan espérait tirer protection et prospérité.

 

 

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Emission Traces de lumière du 30 Janvier 2017 : André Frenaud

Il n'y a pas de paradis 

André Frénaud, 1907-1993, est l'un des poètes français les plus significatifs de la génération qui, dans la seconde moitié du xxe siècle, succède au mouvement surréaliste.

 

 

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Emission Traces de Lumière du Lundi 23 Janvier 2017 : Luis Cernuda

Entre l'exil et le désir              

Luis Cernuda, né le 21 septembre 1902 à Séville et mort le 5 novembre 1963 (à 61 ans) à Mexico, est un poète espagnol de la Génération de 27.

 

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Emission Traces de Lumière du Lundi 16 Janvier 2017 : Valery Larbaud

Les poésies d'A. O. Barnabooth

Valery Larbaud est un écrivain français, poète, romancier, essayiste et traducteur, né le 29 août 1881 à Vichy, ville où il est mort le 2 février 1957. Il a écrit également sous les pseudonymes A.-O. Barnabooth, L. Hagiosy, X. M. Tourmier de Zamble.

 

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Emission Traces de Lumière du Lundi 12 Décembre 2016 : Manuelle Parra

Les pas d'un exil à l'encre rouge

Poétesse, membre de la Société des Poètes Français et Graveur.

Associant ces deux modes d’expression artistique pour un dialogue entre poésies et estampes.

 

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Emission Traces de Lumière du Lundi 05 Décembre 2016 : Ilarie Voronca

Rien n'obscurcira la beauté de ce monde

Ilarie Voronca, de son vrai nom Eduard Marcus (31 décembre 1903, Brăila, Roumanie – 4 avril 1946, Paris), est un poète et écrivain français d'origine roumaine.Description de la vie du poète et de ses caractéristiques

 

 

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Emission Traces de Lumière du Lundi 28 Novembre 2016 : Jean Joubert

J'ai longtemps courtisé la nuit

Jean Joubert, né le 27 février 19281 à Châlette-sur-Loing (Loiret) et mort le 28 novembre 2015 à Montpellier à l'âge de 87 ans, est un poète et romancier français. Il a beaucoup écrit pour l'enfance et la jeunesse.

 

 

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Emission Traces de Lumière du Lundi 21 Novembre 2016 : Novalis

L'enfant de la nuit

Novalis, de son vrai nom Georg Philipp Friedrich, Freiherr (en français, « baron ») von Hardenberg, né le 2 mai 1772 au château d'Oberwiederstedt, près de Mansfeld alors situé dans l'Électorat de Saxe et mort le 25 mars 1801 à Weißenfels (Allemagne), est un poète, romancier, philosophe, juriste, géologue, minéralogiste et ingénieur des Mines allemand. Il est l'un des représentants les plus éminents du premier romantisme allemand de Iéna.Description de la vie du poète et de ses caractéristiques

 

 

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Emission Traces de Lumière du Lundi 14 Novembre 2016 : Jean Follain

Un monde peuplé d'attente et d'enfance

Jean Follain, né le 29 août 1903 à Canisy et mort accidentellement le 10 mars 1971 à Paris, est un écrivain et poète français.

Son œuvre est l'une de celles qui ont le plus contribué à l'avènement d'une poésie nouvelle, dégagée de l'empreinte du surréalisme.

 

 

 

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Emission Traces de Lumière du Lundi 07 Novembre 2016 : Joyce Mansour

Les prières d'amour

Joyce Mansour, née Joyce Patricia Adès, à Bowden, Angleterre le 25 juillet 1928 et morte à Paris le 27 août 1986, est une poétesse égyptienne d'expression française liée au surréalisme.

 

 

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Emission Traces de Lumière du Lundi 31 Octobre 2016 : Ossip Mandelstam

Les cahiers de Voroneje

Ossip Emilievitch Mandelstam, né le 15 janvier 1891 à Varsovie et mort le 27 décembre 1938 à Vladivostok, est un poète et essayiste russe.

 

 

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Emission Traces de Lumière du Lundi 24 Octobre 2016 : Umberto Saba

Les couleurs du temps, le désespoir serein

Umberto Saba, pseudonyme d'Umberto Poli, né le 9 mars 1883 à Trieste, alors sous l'Empire austro-hongrois, et mort le 25 août 1957 à Gorizia, en Italie, était un écrivain et poète italien de la première moitié du XXe sièclet de ses caractéristiques

 

 

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Emission Traces de Lumière du Lundi 17 Octobre 2016 : Sergueï Essénine

L'insurgé de la poésie, le frère du vent      

Sergueï Essénine est un poète marquant de la Russie du XXᵉ siècle. Né le 3 octobre 1895, il meurt le 28 décembre 1925 à Léningrad, officiellement par suicide.

 

 

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