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La damnation de Faust de BERLIOZ
Christian MALAPLATE | 17 Septembre 2017 19:36

La Damnation de Faust op. 24 est une œuvre musicale pour solistes, chœurs et orchestre du compositeur français Hector Berlioz. Inspirée de Faust de Goethe et portant comme sous-titré légende dramatique en quatre parties, elle fut créée au Théâtre national de l'Opéra-Comique Paris le 6 décembre 1846. Le livret est une libre adaptation, par Almire Gandonnière et Berlioz lui-même, de la pièce de Goethe telle qu'elle avait été traduite par Gérard de Nerval en 1829. Le plan en est semblable, mais le découpage et les aspects mis en avant diffèrent considérablement de l'original. De même que Goethe s'était emparé du Faust de Christopher Marlowe, Berlioz s'est emparé du Faust de Goethe et en a fait une sorte d'autoportrait musical. Trois fragments en particulier en sont souvent extraits et joués indépendamment en concert : la Marche hongroise, le Ballet des sylphes et le Menuet des follets. D'autres airs, chantés par différents personnages (avec ou sans intervention du chœur) sont également très connus : la chanson du Rat «Certain rat », la chanson de la Puce « Une puce gentille », la ballade du Roi de Thulé « Il était un roi de Thulé », l'air de Méphistophélès « Voici des roses », etc. « Le merveilleux livre me fascina de prime abord ; je ne le quittais plus ; je le lisais sans cesse, à table, au théâtre, dans les rues, partout. » Hector BERLIOZ mit en musique les fragments versifiés de la traduction en prose de Gérard de Nerval, qu’il publia sous le titre de Huit scènes de Faust. Et lorsqu’il décida, dix-huit ans plus tard, de reprendre et de développer ce matériau dans La Damnation de Faust au cours d’un voyage « en Autriche, en Hongrie, en Bohême et en Silésie », une même fièvre s’empara de lui. « Une fois lancé, je fis les vers qui me manquaient au fur et à mesure que me venaient les idées musicales. Je composais la partition quand je pouvais et où je pouvais ; en voiture, en chemin de fer, sur les bateaux à vapeur ». Comme porté par « le désir d’un cœur trop vaste et d’une âme altérée d’un bonheur qui la fuit », Berlioz se confond avec sa création : car cette voix invoquant la « nature immense, impénétrable et fière » est absolument la sienne, dont l’ampleur inouïe excède les formes traditionnelles, entre rêve d’opéra et de symphonie –

Argument 1re partie Plaines de Hongrie C'est le début du printemps, Faust chante sa solitude dans la nature. Au loin, des paysans dansent (Chœur des paysans) et un défilé de soldats se préparant au combat surgit (marche hongroise, ou Marche de Rakoczy).

Nous allons écouter tout d’abord Faust qui chante Le vieil hiver a fait place au printemps

Ensuite Les bergers quittent leur troupeau chanté par le chœur et Faust

Et la célèbre marche hongroise

2e partie Cabinet de Faust Lamentation du docteur Faust, qui s'apprête à avaler une boisson empoisonnée. Apparition de Méphistophélès, alors que sa main est arrêtée par les chants de la fête de Pâques se déroulant sous ses fenêtres. Taverne d'Auerbach. Faust accepte de suivre Méphisto ou Méphistopélès vers la découverte des plaisirs. Ils se retrouvent ainsi à la Taverne d'Auerbach, à Leipzig, où des buveurs ivres chantent leur joie. L'un d'eux, Brander, entame la chanson du Rat. Il est suivi de Méphisto qui lui répond par la chanson de la Puce, sous les vivats des buveurs. Seul Faust n'apprécie pas ce genre de plaisir : c'est un échec pour le démon. Bords de l'Elbe. Désireux d'opérer plus habilement, Méphisto propose à Faust de dormir sur un lit de roses aux bords de l'Elbe. Méphisto appelle les Sylphes à charmer Faust et à lui faire apparaître Marguerite en songe. Faust à son réveil ne désire plus que rencontrer Marguerite. Méphisto lui propose alors de se joindre au cortège des Étudiants et des Soldats pour gagner la ville où réside Marguerite.

Voici des morceaux extraits de la deuxième partie de  la Damnation de Faust

Certain rat, dans une cuisine chanté par Brander, le chœur, Méphistophélès et Faust

Amer chanté par Brander, le chœur, Méphistophélès

Une puce gentille chanté par Méphistophélès, le choeur et Faust

Ballet des sylphes par l’orchestre seul puis Margarita ! Qu’ai-je vu ? Méphistophélès et Faust

3e partie Chambre de Marguerite Faust, caché derrière un rideau, contemple l'arrivée de Marguerite qui chante la ballade du Roi de Thulé. Tandis qu'elle s'endort, Méphistophélès fait irruption afin de l'ensorceler. Il exhorte les feux-follets à se manifester (Menuet) puis chante en leur compagnie la Sérénade. Pendant ce temps Faust s'est introduit dans la chambre de Marguerite. La jeune fille tombe dans les bras de Faust. Mais Méphistophélès brise ce court instant de bonheur en emportant Faust. Ameuté, le voisinage raille Marguerite.

Voici extraits de cette troisième partie :

Autrefois un roi de Thulé chanté par Marguerite

Menuet des follets joué par l’orchestre

4e partie Complainte de Marguerite abandonnée Méphistophélès rejoint Faust, seul en pleine nature, et lui apprend l'incarcération de sa bien-aimée, accusée à tort de la mort de sa mère, causée par un philtre magique donné par Faust lui-même à Marguerite. Course à l'abîme, pandæmonium, triomphe de Méphistophélès. Épilogue Sur la terre. Faust tombe en enfer. Dans le ciel. Chœur d'anges et d'esprits célestes qui accueillent Marguerite

Voici extraits de cette quatrième partie de la Damnation de Faust de Berlioz

D’amour, l’ardente flamme chanté par Marguerite

Dans mon cœur retentit sa voix désespérée chanté par Faust, Méphistophélès, et le chœur

Laus ! Laus ! chanté par le chœur t une voix