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BACH
Christian MALAPLATE | 27 Décembre 2017 20:01

Ce qui frappe dans la vie de BACH comme dans son œuvre, c’est une immense force. Dès son adolescence, BACH semble être adulte. On dirait qu’il n’a jamais été enfant. Tous ses problèmes psychologiques sociaux, familiaux, il les a toujours réglés avec une sureté d’instinct que peu d’artistes semblent avoir possédée, et de telle sorte que sa paix intérieure n’en ressortait jamais amoindrie, mais renforcée. Sa sérénité fut conquise, toujours sur lui-même, sur les évènements et sur les hommes. C’est ce qui fait sans doute ; la grandeur de son œuvre ; elle respire la force et la paix, mais elle contient la souffrance et la douleur, qui ont été subies et dépassées. Ceci dit, c’était un homme rude, de caractère peu aimable, et bien peu diplomate. Cela n’empêche pas la tendresse…

Le 3ieme mouvement all breve du triple concerto pour flûte et orchestre de BACH

(BACH / Emotion classique piste 14 durée 7’44)

 

 

La musique pour orgue occupa BACH toute sa vie durant. Les deux parts essentielles de sa production pour orgue sont les chorals d’abord, puis les grands Préludes, fantaisies ou toccatas et fugues. Peut-être au travers de ces pages brillantes, y suit-on mieux que partout ailleurs le cheminement esthétique et spirituel de BACH. Voici :

Toccata  extrait de la célèbre Toccata et fugue en ré mineur de BACH

(BACH à LEIPZIG piste 2 -durée 2’38)

 

 

Les deux volumes du Clavier bien Tempéré de BACH forment un cycle de 48 préludes et autant de fugues dont l’objectif est à la fois musical théorique et didactique.

Prélude no-1 en do majeur extrait du 1er cahier du clavier bien tempéré de BACH

(BACH / Emotion classique piste 14 durée 7’44)

 

 

La musique religieuse de BACH n’est pas quelconque. Sa foi s’exprime de manière directe et  vivante. Le choral est au cœur de l’office luthérien, comme il est au cœur de l’œuvre de BACH. Pour comprendre et pour apprécier la musique religieuse de BACH, il faut savoir que le choral était une musique populaire dans l’Allemagne luthérienne du 17ième siècle. Il était lié à un temps à une fête, à un sentiment particulier. L’évocation d’une mélodie appelait les paroles dans la mémoire des fidèles. Le choral permet ainsi à BACH, de donner à n’importe quelle musique une valeur de prière et de prière familière. C’est aussi une sorte de méditation musicale. La cantate est pour BACH une part inséparable du culte, mais conçue d’une manière très large. C’est une sorte de Concerto d’église qui prenait place après la lecture de l’évangile, et était généralement divisée en deux parties, de part et d’autre du sermon. Elle repose sur deux piliers extrêmes : au début, un grand chœur d’introduction, presque toujours construit sur un thème de choral, à la fin, le chant très simple du même choral, auquel se joignait probablement la foule des fidèles. Entre ces deux éléments constants, règne une complète liberté dans la disposition des pièces : airs à une ou plusieurs voix accompagnées par l’orchestre ou des instruments solistes.

Cantate BWV140 : choral no-4 – Choral du veilleur

(BACH à LEIPZIG piste 3 -durée 4’52)

 

 

Les Passions selon Saint-Jean et selon Saint-Matthieu sont comme d’immenses cantates où le récitatif prend une place importante. Le texte de l’évangile constitue la trame essentielle, et ce drame sacré exalte chez BACH un lyrisme intense. Il se traduit dans les airs dont BACH coupe le récit de l’évangéliste, pour en faire des méditations ou des commentaires. Le choral enfin intervient périodiquement pour introduire la prière. La Passion se déroule ainsi sur plusieurs plans : le récit dramatique, avec intervention de certains personnages (comme par exemple – Pilate, Pierre, Judas, etc… et du chœur (la foule, les apôtres, par exemple) ; la méditation lyrique individuelle ; la prière (le choral). Voici :

le chœur final de la Passion selon Saint-Jean

(BACH / Emi classics piste 19 durée 7’53)

 

 

Outre le remarquable Concerto italien pour clavier, BACH a composé l’un de ses chefs-d’œuvre  les brillantes Variations Goldberg écrites à l’intention de son jeune élève Johann Gotlieb  GOLDBERG sur une commande du baron de KAYSERLING. Ces 30 variations sur un air de sarabande sont d’une science et d’une variété, d’une difficulté d’exécution, d’un lyrisme parfois, que l’allégresse et la facétie viennent contrebalancer pour en faire l’un de ses chefs-d’œuvre. Trente variations introduites par un Aria, chaque variation correspondant  à une mesure de l’Aria, œuvre d’une subtile  complexité, d’une  extraordinaire diversité.

Voici l’Aria des Variations GOLDBERG de BACH

(Coffret Les 100 plus belles pages du piano – cd no-3 piste 11 –durée 3’02)

 

 

Les Six concertos Brandebourgeois furent commandés à BACH par le margrave de BRANDEBOURG- Il est probable que BACH composa beaucoup plus de six concertos de ce genre, et que nombre d’entre eux furent perdus. Ces concertos ne ressemblent à nul autre.  Ce sont des formations chaque fois nouvelles, où les timbres se mêlent de manière toujours inédite :

-ici trois cors, deux hautbois et un violon (dans le concerto no -1)

-là une trompette, une flûte à bec, un hautbois, un violon (dans le concerto no-2)

-tantôt des masses s’opposent : 3 violons, 3 altos, 3 violoncelles (dans le concerto no -3)

-tantôt des instruments traités de manière plus personnelle : 1 flûte, 1 violon, 1 clavecin (concerto no-5)

Le premier mouvement du Concerto Brandebourgeois no 3 en sol majeur de BACH

(BACH / Emotion classique piste 1durée 6’16)

 

 

Les 4 suites pour orchestre, dont le titre exact est d’ailleurs ouvertures. Les deux premières suites datent de Coethen les deux autres de Leipzig –L’ouverture proprement dite constitue la partie la plus importante de chacune d’elles. Elle respecte le cadre vulgarisé par Lully en trois mouvements.

1er mouvement : lent et solennel, au rythme saccadé

2ième mouvement : vif en forme de fugue libre

3ième mouvement : retour au rythme initial – Après l’ouverture s’enchaînent une série de mouvements de danse, et parfois des pièces en forme libre.

L’aria de la suite pour orchestre no-3 en ré majeur de BACH.

(BACH / Emotion classique piste 4 -durée 4’32)

 

La célèbre cantate BWV / Choral - no- 10 -Jésus que ma joie demeure
                               A ton nom, à tout jamais
                               Il guérit toutes les blessures
                               Et ma force vient de sa grandeur
                               Dans l’espoir puis la lumière
                               Il éclaire
                               Mon cœur et mon âme
                               Jour et nuit, il m’accompagne
                               Doux Jésus, Oh Doux Seigneur

Jésus que ma joie demeure

(BACH à LEIPZIG piste 2 -durée 2’38)