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WAGNER
Christian MALAPLATE | 27 Décembre 2017 20:15

-Richard WAGNER et L’anneau de Nibelung-                          

            L’écrivain Joël SCHMIDT  a écrit dans une étude consacrée au musicien Richard  Wagner que :             « Nous sommes tous habités par une mythologie personnelle qui s’est nourrie de nos expériences, de nos lectures, de nos dégoûts, de nos enthousiasmes, de nos rêves, de notre éducation, mais qui s’est également ancrée dans notre patrimoine familial, dans nos codes génétiques et         chromosomiques, dans les respirations et les inspirations de nos ancêtres. Ainsi avons-nous souvent conscience d’entendre les échos étranges des rumeurs lointaines, de humer les vapeurs de sensibilités séculaires, de nous baigner dans les ondes murmurantes d’un passé reculé. Derrière notre regard contemporain, d’autres yeux plus anciens peuvent se mêler aux nôtres et nous        adresser, testaments vivants, les messages des mondes antérieurs et de l’histoire qu’ils ont pu   contempler. Nous portons dans nos vies bien des vies de ceux qui nous ont précédés, sans le savoir, sans toujours le déchiffrer. Nos sangs et nos semences charrient des richesses intellectuelles insoupçonnées et nous entraînent au plus lointain de nos branches, de nos troncs et de nos racines,      là où tout, un jour, commença ».

            A travers les opéras de Richard Wagner courent les éléments de toute vie naturelle divine et humaine que sont : l’eau, l’air, le fer, le feu. La terre et le ciel sont les grands pôles.

            L’eau primordiale rappelle la création du monde. Il y a aussi l’eau noire de la nuit des temps. L’eau             devient purificatrice et le symbole de la pureté sur laquelle nage le cygne.

            Le feu est générateur, protecteur, destructeur et créateur du centre de la terre et des forges sombres.

            Le fer donne la puissance. Le fer est brandi en signe de vengeance ou d’allégeance.

            La terre est la mémoire ancestrale des hommes. Mutter-Erde, la terre-mère.

            Le ciel recouvre la terre et réunit l’assemblée des Dieux. Il symbolise l’immortalité. 

 

            Richard Wagner donne aussi une  part importante à la nuit. Nuit du péché, de la peur, des entrailles,             de la sécheresse, de la souffrance, qui éveille. Dans Tristan et Isolde il a fait jaillir entre les deux             amants toute la possession de la mort et de la nuit d’amour, toutes les amplitudes d’Eros et de Thanatos jusqu’à la finalité extrême et suprême, l’anéantissement cosmique du couple.