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MOUSSORGSKI
Christian MALAPLATE | 04 Mars 2018 09:42

Modest MOUSSORGSKI Tableaux d’une exposition

Les Tableaux d'une exposition, est un cycle de pièces pour piano écrites par Moussorgski en 1874. Ces pièces ont été inspirées par la série de dix tableaux peints par Victor Hartmann, qui était un ami du compositeur. Chaque pièce est décrite musicalement par le compositeur, Moussorgsky fait part des impressions qu'il reçoit de chaque tableau. Les différentes pièces sont précédées d'un prélude et entrecoupées de promenades symbolisant la déambulation du visiteur entre chaque tableau.

Une nuit sur le mont Chauve est une pièce symphonique écrite par Modeste Moussorgski durant l'été 1867, pendant son séjour dans la maison de son frère à Minkino.

 

La pièce est inspirée d'une nouvelle de Nicolas Gogol qui met en scène le sabbat des sorcières. Le titre initial en était : Nuit de la Saint-Jean sur le mont Chauve.
La musique suit un programme établi par le compositeur : Voix souterraines, apparitions des esprits des ténèbres puis de Satan – Adoration de Satan – Sabbat des sorcières – Sonnerie de la cloche du village et évanouissement des apparitions – Aube naissante.
Une nuit sur le Mont Chauve de MOUSSORGSKI

 

 

La Khovanchtchina, nom donné à la révolte des Princes Khovanski, devait constituer après Boris Godounov (1874), le deuxième volet d’une trilogie d’opéras historiques dont le dernier ne fut jamais composé. La Khovanchtchina est une grande fresque épique pleine de fureur et de passions dans laquelle se joue le destin d’un peuple déchiré entre slavophiles et admirateurs de l’Occident, combat dont les lointains échos retentissaient encore dans le monde musical du XIXème siècle ! Le livret fut écrit par Moussorgski d’après un ensemble de documents historiques relatifs aux événements qui ont jalonné la transformation de la vieille Russie par le redoutable modernisateur que fut Pierre le Grand. Avec un sens dramatique très sûr et sans véritable souci d’exactitude historique, le compositeur condense sept années d’agitation et de trahison (1682-1689) en une progressive et inéluctable marche au supplice de tous les protagonistes voués à l’élimination en vertu de l’implacable nécessité qui préside aux grands bouleversements de l’histoire. Trois personnages exceptionnels, Marfa, Dossiféï et Khovanski, unis par leur commun attachement à la cause de la vieille Russie, sont les protagonistes d’affrontements politiques et religieux qui sont les derniers soubresauts d’un univers sur le point de disparaître au profit de l’énergique reprise en main opérée par Pierre le Grand. Cette œuvre impressionnante que Moussorgski appelait « drame populaire musical » voit se succéder à un rythme haletant les confrontations spectaculaires, les complots, les envolées mystiques portées par la puissance du chant liturgique orthodoxe, jusqu’à la terrible fin du suicide collectif par le feu purificateur.
De tempérament mystique, Moussorgski a mis beaucoup de lui-même dans son dernier opéra éclairé par la lumière crépusculaire de la Vieille-Russie croyante. Une abondante correspondance permet de suivre la composition de l’ouvrage qui débuta en 1872 pour s’interrompre prématurément en 1881 à la mort du compositeur. La Khovantchina fut officiellement donnée en 1911 dans une version achevée par Rimsky-Korsakov et dans une mise en scène du grand Chaliapine qui donna une interprétation légendaire du personnage de Dossiféï, le chef des vieux-croyants. Chostakovitch réalisa une autre version en 1959 considérée comme plus fidèle à la musique de Moussorgski mais dont l’orchestration  paru trop moderne pour qu’elle puisse s’imposer durablement.

Extraits de cette œuvre : Introduction – Entracte – Danses persanes –