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BACH
Christian MALAPLATE | 04 Mars 2018 09:46

C’est en mars 1721, au retour d’un voyage à Hambourg, plus précisément au cœur de cette période de COETHEN si importante pour sa production instrumentale, que BACH dédia et envoya au margrave mélomane Christian LUDWIG de BRANDEBOURG, oncle du roi de Prusse Frédéric GUILLAUME 1er la version définitive des six concertos brandebourgeois dont l’origine remontait à quelques années. Les six concertos sont d’une diversité étonnante, tant du point de vue de la structure formelle que de l’appareil instrumental. Mais surtout, aucun ne se rattache strictement à aucun style alors en vigueur : concerto grosso ou soliste, style français ou italien, contrepoint austère ou virtuosité pure. Au contraire, les six concertos semblent faire une synthèse de l’art musical de leur temps. Les trois mouvements Allegro affectuoso allegro du concerto brandebourgeois no-5 en ré majeur de Jean-Sébastien BACH.

Une grande cadence virtuose dans l'allegro introductif, une présence continue dans toute l'œuvre : la présence de la flûte et du violon dans le concertino soliste ne peut pas masquer que ce concerto est pour l'essentiel un concerto soliste pour clavecin, et ainsi historiquement le premier concerto pour clavier et orchestre.

 

La Cantate BWV140 –Choral no-4 appelé Choral du veilleur a été écrite pour la messe du 27ème dimanche après la Trinité avec les lectures suivantes ; Epitres : 
Corinthiens 2 5: 1-10 
 Nous savons en effet que si cette tente - notre maison terrestre - vient à être détruite, nous avons un édifice qui est l'œuvre de Dieu, une maison éternelle qui n'est pas faite de main d'homme, dans les cieux. Aussi gémissons-nous dans cet état, ardemment désireux de revêtir par-dessus l'autre notre habitation céleste,  si toutefois nous devons être trouvés vêtus, et non pas nus.  Oui, nous qui sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés ; nous ne voudrions pas en effet nous dévêtir, mais nous revêtir par-dessus, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie.  Et Celui qui nous a faits pour cela même, c'est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l'Esprit.  Ainsi donc, toujours pleins de hardiesse, et sachant que demeurer dans ce corps, c'est vivre en exil loin du Seigneur, car nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision...  Nous sommes donc pleins de hardiesse et préférons quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur.  Aussi bien, que nous demeurions en ce corps ou que nous le quittions, avons-nous à cœur de lui plaire. 
Thessaliens 1 5: 1-11
 Quant aux temps et moments, vous n'avez pas besoin, frères, qu'on vous en écrive.  Vous savez vous-mêmes parfaitement que le Jour du Seigneur arrive comme un voleur en pleine nuit.  Quand les hommes se diront : Paix et sécurité ! c'est alors que tout d'un coup fondra sur eux la perdition, comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils ne pourront y échapper.  Mais vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, de telle sorte que ce Jour vous surprenne comme un voleur  tous vous êtes des fils de la lumière, des fils du jour. Nous ne sommes pas de la nuit, des ténèbres.  Alors ne nous endormons pas, comme font les autres, mais restons éveillés et sobres.  Ceux qui dorment la nuit, ceux qui s'enivrent  la nuit.  Nous, au contraire, nous qui sommes du jour, soyons sobres ; revêtons la cuirasse de la foi et de la charité, avec le casque de l'espérance du salut.  Dieu ne nous a pas réservés pour sa colère, mais pour entrer en possession du salut par notre Seigneur Jésus Christ,  qui est mort pour nous afin que, éveillés ou endormis, nous vivions unis à lui.11  


Evangile :  Mathieu 25: 1-13 
  "Alors il en sera du Royaume des Cieux comme de dix vierges qui s'en allèrent, munies de leurs lampes, à la rencontre de l'époux.  Or cinq d'entre elles étaient sottes et cinq étaient sensées.  Les sottes, en effet, prirent leurs lampes, mais sans se munir d'huile  tandis que les sensées, en même temps que leurs lampes, prirent de l'huile dans les fioles. Comme l'époux se faisait attendre, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.  Mais à minuit un cri retentit : Voici l'époux ! sortez à sa rencontre !  Alors toutes ces vierges se réveillèrent et apprêtèrent leurs lampes. Et les sottes de dire aux sensées : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. Mais celles-ci leur répondirent : Il n'y en aurait sans doute pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous.  Elles étaient parties en acheter quand arriva l'époux : celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte se referma.  Finalement les autres vierges arrivèrent aussi et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !  Mais il répondit : En vérité je vous le dis, je ne vous connais pas ! 

Le concerto brandebourgeois no-2 en fa majeur de Jean-Sébastien BACH reprend la forme du concerto grosso mais avec des modalités tout à fait nouvelles ; quatre instruments solistes combinés de manière inédite, reflétant davantage les pratiques françaises qu'italiennes. Le mouvement central exclut la trompette et l'orchestre ; seuls restent les trois solistes et le continuo. Le dernier mouvement est une splendide fugue dans laquelle les quatre solistes et le continuo auront à énoncer le sujet.

La Passion selon saint Jean BWV 245, est une passion de Jean-Sébastien Bach. Cette œuvre relate et commente la Passion du Christ d'après l'évangile de Jean. Elle constitue, avec la Passion selon saint Matthieu de Bach également, l'apogée d'une très ancienne tradition remontant au Moyen-Âge consistant à chanter la passion du Christ pendant la semaine sainte. Il s'agit d'une des plus riches et plus grandioses œuvres de ce genre[1], et une des œuvres majeures de Bach. Cette passion est constituée d'une alternance de récitatifs et de chœurs relatant la passion, dans laquelle viennent s'insérer des ariosos, des aria et des chorals venant apporter des commentaires ou des réflexions théologiques aux événements. Deux chœurs libres monumentaux encadrent l’œuvre, qui est divisée en deux parties principales, entre lesquelles pouvait prendre place un sermon. Voici un extrait de La Passion selon Saint-Jean de Jean-Sébastien BACH