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suite texte sur Verdi
Christian MALAPLATE | 09 Février 2017 14:28

L’opéra Aïda commandé par le khédive égyptien, Ismaïl Pacha, pour les fêtes d'inauguration du canal de Suez, a été représenté pour la première fois au nouvel opéra du Caire construit pour l'occasion. L'archéologue Mariette avait fourni l'idée et suivi de près le travail de mise en scène, afin que le spectacle soit conforme à ce que l'on savait de l'ancienne Égypte. Pour la plupart des gens Aïda est l’image même du grand opéra, avec ses effectifs massifs et spectaculaires et un drame vibrant se déroulant dans un décor exotique. Cependant, la majesté de son sujet et de son décor ne devrait pas occulter la nature essentiellement intime du drame individuel qui est au cœur de l’ouvrage. L’esclave éthiopienne Aïda, contrainte de cacher qu’elle est en réalité la fille du roi de son pays, et Radamès, le capitaine de la garde égyptienne qui est épris d’elle, voient leurs sentiments s’opposer à leur patriotisme et à la  volonté de ceux qui les commandent. Victime de toutes ces contraintes, leur amour ne trouve son expression que dans le tombeau qu’ils partent. La marche triomphale Extrait de l’acte 2 de l’opéra Aïda

 

Les Vêpres siciliennes  désignent un soulèvement et une révolte populaire de l'île de Sicile contre la domination féodale du roi français Charles d'Anjou, survenu à Palerme et Corleone, le 31 mars 1282, mardi de Pâques. À la suite de ce soulèvement et du massacre des Français, les Siciliens se libèrent du joug angevin en passant sous la protection du roi d'Aragon Pierre III. L'événement est donc à la fois un moment clef de l'histoire nationale sicilienne et un tournant géopolitique.



quelques extraits de l'émission Verdi
Christian MALAPLATE | 09 Février 2017 14:25

Figure légendaire de l’opéra, Giuseppe VERDI demeure l’un des plus grands compositeurs lyriques de tous les temps et incarne la lutte du peuple italien pour unifier son pays et le libérer du joug autrichien. Cet héritier de la longue tradition lyrique italienne donne à l’opéra une orientation nouvelle et le propulse au rang de drame musical. Ses chefs-d’œuvre qui touchent droit au cœur en exprimant les ressorts les plus intimes de l’âme humaine enchantent encore le public des opéras du monde entier. VERDI commence sa carrière dans l’ambiance aristocratique de la cour autrichienne marquée par la suprématie du bel canto. Sous sa plume celui-ci va connaître une évolution fondamentale et acquérir une formidable puissance dramatique.

VERDI fait passer l’action au premier plan devant la recherche du beau chant qui se mue en cri, en explosion de colère dont l’émotion primaire saisit l’auditeur. Il réduit le rôle de l’aria au profit d’ensemble, duos, quatuors, plus propices à l’analyse psychologique, à la création d’atmosphères et qui permettent à des hommes ordinaires, des antihéros, d’occuper la scène.

VERDI recherche constamment l’intensité dramatique et exige de ses chanteurs qu’ils renouvellent leur technique et abandonnent la virtuosité gratuite. Sa musique épouse les mots du texte et en souligne les moindres inflexions. Il fait de l’opéra un genre populaire qui doit son succès à la violence du langage vocal et au large emploi des chœurs symbolisant le peuple. Pour participer à la lutte pour l’unification et l’indépendance de l’Italie, il met sa musique au service des aspirations populaires, choisissant des livrets qui illustrent la révolte des peuples opprimés tout en contournant la censure. Une orchestration puissante, des thèmes rythmés faciles à retenir que la foule peut chanter dans les rues de la ville aux sorties des théâtres et lors des rassemblements publics font de ces œuvres des manifestes politiques.

Dans NABUCCO, VERDI se sert d’un sujet biblique : celui des juifs captifs à Babylone et lui permet de faire allusion aux aspirations nationalistes du peuple italien. Dans le célèbre passage de cet opéra, le chœur des esclaves hébreux Va pensiero allait pratiquement accéder au statut de second hymne national italien dans une amplitude émotionnelle.

VERDI se réclame de Victor HUGO, de SCHILLER, de SHAKESPEARE et puise son inspiration chez ces grands écrivains romantiques dont les œuvres lui apportent des situations fortes où le politique se conjugue à l’humain. Dans ERNANI VERDI s’inspire de Hernani pièce de théâtre de Victor HUGO qui entraîna un conflit entre les défenseurs du classicisme et les néophytes du romantisme presque dès que la première réplique de la pièce eut retenti. Politiquement parlant, le sujet était tout aussi scabreux, traitant d’une conspiration contre un monarque, d’injustices infligées par les puissants et d’autres thèmes propres à s’attirer les foudres d’une censure locale répressive. Voici un extrait  d’ERNANI / Don  Carlos et Elvira Da qual di che t’ho veduta

Musique : Viva Verdi ! cd- no-1 -piste 5 –durée 4’15

 

 

 

L’opéra Rigoletto de VERDI  s’appuie sur la pièce de Victor HUGO, Le Roi s’amuse. Le compositeur y créa une série de scènes inoubliables et un ensemble de personnages complexes dont la musique définit les destins enchevêtrés. Un opéra opposant l’innocence au cynisme, l’amour à l’implacable esprit de la vengeance, avec pour centre de gravité la figure paradoxale du bouffon.

Conformément aux attentes du romantisme, La musique de VERDI exprime les troubles de l’homme face à son destin et face au reste du monde et développe des thèmes humanistes et révolutionnaires comme l’attachement à l’identité nationale. Progressivement, il délaisse le politique pour le social ou l’humain et s’attache aux thèmes de la solitude du pouvoir, de l’amitié, du sacrifice de soi, des amours impossibles. Il développe la psychologie de ses personnages dont il étudie le caractère en les confrontant à des situations inhabituelles, à des forces surnaturelles.

Dans l’opéra Le Trouvère est un bohémien, que le public entend d’abord donner une sérénade nocturne à sa noble bien-aimée. Son rival est un seigneur cruel et despotique, décidé à obtenir tout ce qu’il désire. L’ironie de l’intrigue repose en partie sur le fait qu’il s’agit en réalités de deux frères- mais la vérité n’éclate que quand le seigneur a fait tuer le trouvère. C’est une des œuvres les plus sombres de VERDI, qui y explore sans concessions la facette négative du comportement humain.

La Traviata forme avec Rigoletto et Le Trouvère ce que l’on appelle la trilogie populaire de Giuseppe VERDI-

Pour composer La Traviata VERDI s’est inspiré de La Dame aux Camélias d’Alexandre DUMAS fils

La Traviata raconte l’histoire de Violetta, courtisane de santé fragile, qui choisira de renoncer à sa vie mondaine parisienne par amour pour Alfredo Germont, puis devra renoncer à cet amour par sacrifice.

Dans l’opéra La force du Destin de VERDI l’action se joue en Espagne et en Espagne au milieu du XVIIIe siècle.

A Séville, l’histoire d’amour entre Leonora di Vargas et Don Alvaro tourne au tragique lorsque ce dernier tue accidentellement le père de la jeune fille, le marquis de Calatrava. Craignant la vengeance de son frère, Carlo, Leonora se réfugie au couvent de Hornachuelos, alors qu’Alvaro s’engage dans l’armée espagnole en Espagne, au Sud de Rome. Il y sauve la vie d’un adjudant qui n’est autre que Carlo, mais ils ne se reconnaissent pas tout de suite. Blessé plus tard lors des combats, Alvaro récupère, mais une fois la vérité révélée, le duel entre les deux hommes est évité de peu. Alvaro, retourne en Espagne. Cinq ans plus tard, Carlo retrouve son ennemi devenu homme d’église à l’ermitage de Hornachuelos. Cette fois, Alvaro se défend et blesse mortellement Carlo, ne pouvant cependant empêcher ce dernier de poignarder sa propre sœur.



Musiques de l'émission Verdi
Christian MALAPLATE | 09 Février 2017 14:19

Sinfonia / Oberto conte di San Bonifacio

Va pensiero / Nabucco

Ernani

La belle figure de l'amour / Rigoletto

Le chant de la bohémienne Azucena / Trouvère

Libiamo me lieti caliti  / Traviata

Ouverture / La force du destin

La marche triomphale / Aïda

Ouverture /  Vêpres siciliennes