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Musique Erik SATIE
Christian MALAPLATE | 14 Mars 2017 20:38

Gnossienne no-1

Gnossienne no-2

Gymnopédie no-1

Gymnopédie no-2

Gnossienne no-3

Trois morceaux en forme de poire

Parade

Sports et Divertissements



extrait texte SCHUBERT
Christian MALAPLATE | 14 Mars 2017 20:32

Gymnopédies

Les Gymnopédies sont trois œuvres pour piano composées par Erik Satie, publiées à Paris en 1888. Les Gymnopédies sont des pièces légères mais atypiques qui bravent délibérément de nombreuses règles de la musique classique. Les trois morceaux sont écrits selon un rythme à (3/4) et ont tous un thème et une structure similaires.

C'est après avoir lu Salammbô de Gustave Flaubert que Satie a l'idée de pièces pour piano inspirées par les danses de l'antiquité grecque[2]. La série entre dans la catégorie des œuvres de sa période Montmartroise. Les pièces furent publiées pour la première fois par son père Alfred Satie, mais ne connurent une vraie popularité qu'à partir de 1910, quand la jeune génération de compositeurs et d'interprètes français de l'époque découvrit sa musique.

Satie a choisi le terme de « gymnopédies » qui désigne une danse pratiquée par de jeunes danseurs nus à Sparte. La danse est mentionnée notamment par Xénophon dans les Helléniques, Platon dans les Lois et Plutarque dans son Traité de la musique. La thématique grecque antique parcourt toute l'œuvre de Satie, depuis les Gnossiennes jusqu'à La Mort de Socrate, selon Jean-Joël Barbier, le mot fut peut être choisi en allusion aux notions d'ascétisme et d'austérité qui se réfèrent à tout ce qui est en relation avec la civilisation spartiate, deux notions proches de l'esthétique d'Érik Satie[3].

Les Gnossiennes sont une œuvre en six parties d'Erik Satie. Le mot « gnossienne » semble être dérivé du mot gnose, ce qui ne semble pas trop surprenant dans la mesure où Erik Satie a été impliqué dans des sectes gnostiques au moment où il commence à composer les Gnossiennes. Toutefois, certaines versions publiées revendiquent que le mot dérive de Knossos, en crétois Gnossus. Les Gnossiennes ont été composées par Satie dans la décennie suivant la composition des Trois Sarabandes et des Gymnopédies. Comme ces deux œuvres, les Gnossiennes sont souvent qualifiées de « danses ». Les dates de composition sont : 1re (ca 1890), 2e (1893), 3e (1890), 4e (1891), 5e (1889), 6e (1897).

L'invention du mot «Gnossienne» de Satie était l'une des rares occasions où un compositeur utilise un nouveau terme pour indiquer un nouveau «type» de composition. Satie a utilisé plusieurs noms originaux pour ses compositions ("vexations", "croquis et agaceries" et ainsi de suite). "Ogive», par exemple, avait été le nom d'un élément architectural que Satie a utilisé comme le nom d'une composition, les Ogives. "Gnossienne», cependant, était un mot qui n'existait pas avant que Satie l'ait utilisé comme titre pour une composition. Le mot semble être dérivé de «gnose». Satie a été impliqué dans des sectes et des mouvements gnostiques à l'époque où il commence à composer les Gnossiennes [1] Cependant, certaines versions publiées prétendent [1] que le mot dérive du crétois Knossos ou gnossus et le lien Gnossiennes à Thésée, Ariane et le mythe de Minotaure. Plusieurs sites archéologiques relatifs à ce thème ont été excavés à l'époque où Satie a composé les Gnossiennes.

Les Gnossiennes ont été composées par Satie dans la décennie qui a suivi la composition des Trois Sarabandes (1887) et les Trois Gymnopédies (1888).