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Musique SCUBERT
Christian MALAPLATE | 14 Mars 2017 20:30

Moment musical no-3 -

Extrait Rosamunde D797 musique de ballet

Le Roi des aulnes

Marguerite au rouet

Impromptu en sol bémol majeur.

4ième mouvement du quintette en la majeur pour piano et cordes opus 114 La truite

Quatuor à cordes en ré mineur D. 810 « La Jeune Fille et la Mort

1er mouvement Allegro moderato de la symphonie no8 dite inachevée 



schubert
Christian MALAPLATE | 14 Mars 2017 20:23

Dès 1814, la lecture de Goethe éveille la sensibilité du jeune SCHUBERT, poète au plus profond de lui-même. Il écrit plus de 600 lieder dans lesquels se révèle incontestablement son génie. Il est l’héritier d’une tradition germanique qu’il développe dans un style original caractérisé par des mélodies d’une simplicité toute classique mais au charme admirablement romantique. Le Roi des aulnes est un poème de  Goethe écrit en 1782. La créature évoquée dans le poème est un personnage représenté dans un certain nombre de poèmes et ballades allemandes comme une créature maléfique qui hante les forêts et entraîne les voyageurs vers leur mort. Il a été mis en musique 1815 par Franz Schubert. Mais avant d’écouter le Roi des Aulnes voici la traduction en français-

Quel est ce chevalier qui file si tard dans la nuit et le vent ?
C'est le père avec son enfant ;
Il serre le petit garçon dans son bras,
Il le serre bien, il lui tient chaud.

« Mon fils, pourquoi caches-tu avec tant d'effroi ton visage ?
— Père, ne vois-tu pas le Roi des Aulnes ?
Le Roi des Aulnes avec sa traîne et sa couronne ?
— Mon fils, c'est un banc de brouillard.

— Cher enfant, viens, pars avec moi !
Je jouerai à de très beaux jeux avec toi,
Il y a de nombreuses fleurs de toutes les couleurs sur le rivage,
Et ma mère possède de nombreux habits d'or.

— Mon père, mon père, et n'entends-tu pas,
Ce que le Roi des Aulnes me promet à voix basse ?
— Sois calme, reste calme, mon enfant !
C'est le vent qui murmure dans les feuilles mortes.

— Veux-tu, gentil garçon, venir avec moi ?
Mes filles s'occuperont bien de toi
Mes filles mèneront la ronde toute la nuit,
Elles te berceront de leurs chants et de leurs danses.

— Mon père, mon père, et ne vois-tu pas là-bas
Les filles du Roi des Aulnes dans ce lieu sombre ?
— Mon fils, mon fils, je vois bien :
Ce sont les vieux saules qui paraissent si gris.

— Je t'aime, ton joli visage me charme,
Et si tu ne veux pas, j'utiliserai la force.
— Mon père, mon père, maintenant il m'empoigne !
Le Roi des Aulnes m'a fait mal ! »

Le père frissonne d'horreur, il galope à vive allure,
Il tient dans ses bras l'enfant gémissant,
Il arrive à grand-peine à son port ;
Dans ses bras l'enfant était mort.

Musique : SCHUBERT / Emi classics piste 1 –durée 4’03

Marguerite au rouet est un lied pour voix et piano composé en 1814 par Franz Schubert, sur un poème de Goethe. Il est le premier des 72 poèmes de Goethe mis en musique par Schubert. Le poème est tiré de la première partie du Faust de Goethe. Schubert en a suivi le texte ligne à ligne : Marguerite a été séduite par Faust mais celui-ci la délaisse, elle est seule, elle file la laine, aspire à son retour et ses baisers lui manquent. Par sa musique, Schubert ajoute une dimension de douceur meurtrie au poème de Goethe, désormais tout est dit : le passé innocent de Marguerite, son exaltation présente, son avenir désespéré.

Voici le texte en français avant de l’écouter chanter en allemand.

 

Mon repos m'a quittée
Mon cœur est lourd.
Je ne le retrouverai jamais
Jamais plus.

Où je ne l'ai pas
C'est pour moi une tombe,
Le monde entier
Me saisit de dégoût.

Ma pauvre tête
Perd la raison,
Mon pauvre esprit
Est déchiré.

Pour lui seulement je regarde
Par la fenêtre,
Pour lui seulement je sors
De la maison.

Sa démarche fière,
Sa noble silhouette,
Son sourire aux lèvres,
La force de son regard.

Le flux enchanté
De ses paroles,
L'étreinte de ses mains,
Et son baiser!

Mon repos m'a quittée
Mon cœur est lourd.
Je ne le retrouverai jamais
Jamais plus.


Mon corps
A soif de lui.
Ah, que ne puis-je le saisir
Et le tenir,

Et l'embrasser
Tout mon saoul?
Sous ses baisers
Que ne puis-je mourir