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opéra
Christian MALAPLATE | 02 Mai 2017 10:32

Indicatif de l’émission : Frédéric CHOPIN Prélude no 1 en ut majeur opus 28

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Compositeur, musicien, danseur et chorégraphe, Jean Baptiste Lully a résolument marqué la musique de son temps. Tout son génie repose sur la fusion des traditions musicales italienne et française.

Issu d’une modeste famille de meuniers italiens, Giovanni Battista Lulli arrive en France en 1646. Remarqué par le jeune Louis XIV pour ses qualités de violoniste et de danseur, le souverain lui offre le titre de « Compositeur de la Musique instrumentale ».

Lully consacre la première partie de sa carrière à la musique de ballet. Aux formes musicales françaises, il apporte une précision et une clarté de structure et d’écriture plus grande. Il simplifie l’art vocal et retient de la tradition italienne le « recitativo » qu’il adapte, dès ses premières compositions, dans le cadre de l’air à la française. Suite au décès du Cardinal Mazarin, la prise du pouvoir par Louis XIV sera décisive pour la carrière du compositeur. S’associant avec Molière, Lully crée avec lui un nouveau genre conciliant la comédie, le chant et la danse : la comédie-ballet. La collaboration prend fin en 1671 et le compositeur s’attache l’année suivante à Philippe Quinault comme librettiste. C’est avec lui qu’il met en place la tragédie lyrique ou l’opéra « à la française », genre dans lequel incorpore un récitatif calqué sur les impulsions de la déclamation et singulièrement adapté à la langue.

L’opéra de Jean-Baptiste LULLY  se caractérise par un style unique : de grandes lignes mélodiques simples et dramatiquement efficaces autour desquelles s’épanouissent des ouvertures et des interludes brillants et de nombreuses pièces chorégraphiques. Cette organisation, que l’on retrouve aussi dans sa musique sacrée, sera l’exemple suivi par ses pairs : Henry Purcell, Jean-Philippe Rameau ou encore Christoph Willibald Gluck.

Voici extrait de l’opéra Atys de Jean Baptiste LUL LY l’air du sommeil

L’ouverture de Castor et Pollux de Jean-Philippe RAMEAU

Jean-Philippe Rameau est un compositeur et théoricien français de la fin de la période baroque et du début du classicisme dont il symbolise l’apogée. Premier théoricien de l’harmonie classique, il s’impose comme une référence. Son art se déploie principalement dans des œuvres lyriques, en particulier le genre de l’opéra-ballet, et dans la musique pour clavecin. Il prend en charge des fonctions d'organistes, il compose des motets (musique sacrée) et des cantates profanes, puis il retourne à Paris où il s’installe en 1722. La même année, il publie son ouvrage théorique majeur, le Traité de l’harmonie réduite à ses principes naturels. De façon très novatrice, il présente la musique comme une science et affirme que le principe naturel de la musique réside dans l’harmonie.

La carrière lyrique de Rameau débute seulement en 1733, alors âgé de 50 ans. Il crée Hippolyte et Aricie, Les Indes galantes, Castor et Pollux. En 1745, il s’illustre à nouveau avec La Princesse de Navarre et quatre autres œuvres lyriques ; il devient le musicien officiel de la Cour (compositeur du Cabinet du Roi). Rameau continuera à composer jusqu’à sa mort.

La scène finale de l’opéra Castor et Pollux de Jean-Philippe RAMEAU

La danse des sauvages extrait de l’opéra Les Indes galante de Jean-Philippe RAMEAU

Un extrait Des nouvelles suites de Pièces de clavecin Les sauvages de RAMEAU

Marc-Antoine CHARPENTIER Compositeur de divertissements, d’airs de cour, de cantates et de pièces instrumentales, c’est cependant à son œuvre religieuse - messes, antiennes, hymnes et motets - qu’il doit d’être considéré comme l’un des plus grands maîtres de la musique française du XVIIe siècle.

Il compose de nombreuses pièces pour des auteurs dramatiques tels Corneille ou Molière qui le prend comme musicien après une brouille avec Lully en 1671.
 Marc-Antoine Charpentier est avant tout un grand novateur dans l'art de la modulation et de la dissonance. Il fixe la forme de l'oratorio moderne et introduit la cantate en France. Il abandonne la monodie pour la polyphonie accompagnée et innove aussi dans l'instrumentation en rompant avec les "familles" de sonorités. Grand pédagogue enfin, Charpentier fixe dans son traité «Règles de la composition» l'essentiel de ce qu'un compositeur doit savoir des règles de l'harmonie.
 Voici un extrait du Malade imaginaire le 3ième intermède air des révérences de Marc-Antoine CHARPENTIER-                                                                     

 

Organiste, maître de chapelle, musicien de théâtre, créateur de l'opéra-ballet, André Campra est l'une des grandes figures de son siècle. Son écriture, qui renouvelle tout ce qu'elle touche, représente une synthèse originale des styles italien et français, qui caractérise le début du 18e siècle.

Opéra Idoménée scène de la jalousie Air de Vénus et l’Air de la jalousie d’André CAMPRA

Voici l’ouverture de l’opéra Naïs de Jean-Philippe RAMEAU