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Le monde de Joyce MANSOUR
Christian MALAPLATE | 25 Janvier 2017 10:18

. A Corinne et Arielle  : Le monde de Joyce Mansour est édifié entre les forêts chaudes de l’érotisme et les palais glacés des rêves.

Elle est toujours en quête d'un absolu humain. Elle marche dans l'éblouissement d'un soleil et les grands mystères de la nuit pour retrouver une aurore rougeoyante

d'une pleine promesse. Elle donne de la chair aux mots.

Bien amicalement.

Christian

 



un court extrait du texte de l'émission Joyce MANSOUR
Christian MALAPLATE | 25 Janvier 2017 06:30

Joyce MANSOUR trône comme une mante religieuse dans les derniers greniers du surréalisme. Amie fidèle d’André Breton, elle aura été cette femme qui ne tenait pas le sexe pour un blasphème, mais un révélateur d’abîmes. Elle célébrait ainsi aussi bien la mort, le hasard et l’humour dévastateur. Étrange éclair dans la nuit du désir assumé et des effrois, Joyce Mansour n’était pas qu’une égérie du surréalisme mais surtout un écrivain considérable et original. Elle a su parler et oser se dénuder dans les mots et les livres. Des trouées de l’âme et bien des dérapages des sens ont conféré à ses écrits cette image sulfureuse. Elle aura aimé lancer crûment ses blasphèmes, célébrer le sexe des femmes et des hommes. Avec une poésie hallucinée, un humour glacial, elle restera comme une des grandes prêtresses du surréalisme, l’une des plus fidèles à ses principes de destruction des tabous, des règles et de la logique. « Cette étrange, fort étrange, demoiselle » aura été un cri d’orgasme jeté aux visages fermés des hommes. Cris (Seghers, 1953) fut son premier recueil, et déjà tout été dit et dans le titre et dans le contenu. Mort et délire poétique tisse sa toile d’araignée noire où elle nous attend, carnassière, souriante, offerte et castratrice à la fois. Elle a bâti un véritable univers onirique et érotique. Elle a écrit des torrents de poésie – seize recueils -, une pièce de théâtre, des nouvelles ou plutôt des contes. Tous seront des « histoires nocives ». Elle écrivait en français dans une langue forte et immédiate, ce qui ne faisait que rajouter au scandale. La cérémonie sexuelle prenait valeur chez elle d’acte sacrificiel, souvent violent, avec un arrière-goût de volonté de renverser les idoles nommées dieux. Arborant la luxure en bijou, bijou de famille certes, elle allait dansant et portée par les vents du plaisir, débusquant les rêves inavouables des humains, les vices de notre société figée. Avec son regard de femme, ses désirs de femme. Au fond de toutes ses provocations la neige blanche de son enfance égyptienne et anglaise tissait un voile de pureté, elle la vagabonde dans le territoire des hommes. 

Les machinations aveugles de tes mains

Sur mes seins frissonnants

Les mouvements lents de ta langue paralysée

Dans mes oreilles pathétiques

Toute ma beauté noyée dans tes yeux sans prunelles 

La mort dans ton ventre qui mange ma cervelle

Tout ceci fait de moi une étrange demoiselle. (Cris).



Les musiques de l'émission Joyce MANSOUR
Christian MALAPLATE | 25 Janvier 2017 06:28

Poèmes de Joyce MANSOUR chantés par OUROBOROS

Tous les soirs quand je suis seule

Les hommes ont soif

Les murs s'élèvent

Je suis nue

Autre musiques :

Au loin opus 20 Charles KOECHLIN

Concerto pour harpe opus 078 (3ième mouvement) Reinhold GLIERE

Amants, heureux amants... Les plus beaux poèmes d'amour dits par : Serge REGGIANI et Loleh BELLON