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François CHENG
Christian MALAPLATE | 27 Décembre 2017 19:55

Le Livre du vide médian paru aux Editions Albin Michel collection Espaces libres

« Trois types de souffles, émanant du souffle primordial, agissent de façon concomitante : le souffle Yin, le souffle Yang et le souffle du Vide médian. Ce dernier, tirant son pouvoir du Vide originel, intervient chaque fois que le Yin et le Yang sont en présence. Drainant la meilleure part des deux, il les élève vers la transformation bienfaisante. » Cette idée d'un entre-deux évanescent qui insuffle sa vie à la réalité duelle, secret de la rencontre féconde des opposés, est présente en filigrane dans toute l'œuvre de François Cheng. Lui-même, en tant que poète chinois et français, incarne cet échange incessant. En plus de cent poèmes nourris de sa vision du monde et de son expérience humaine, il nous offre son testament littéraire : il a en effet décidé que c'était là son ultime œuvre poétique. Cette édition de poche, augmentée d'une nouvelle préface et de poèmes inédits, en constitue la version définitive.

Traducteur exemplaire, essayiste d'une grande délicatesse, particulièrement voué à l'espace de la calligraphie et de la peinture chinoises, romancier intuitif et profond, François Cheng a également développé une œuvre de poète qui le révèle tel qu'en lui-même : discret, pudique, attentif aux mouvements des choses, des êtres et du temps. A l’orient de tout paru aux Editions Poésie / Gallimard- Cette anthologie poétique, la première composée par l'auteur de L'éternité n'est pas de trop, incite à un partage qui délivre, propose un parcours lucide qui se veut à la fois serein et alerté. Tous les poèmes rassemblés par François Cheng ressemblent à des instants fragiles, des envols à peine notés, des méditations légères. Avec eux, le fugace, l'impermanent peuvent devenir des alliés, des amis bénéfiques et transitoires, même si rien ne peut les empêcher de passer. Sans oublier qu'il est toujours un viatique pour les obstacles qui restent à franchir, pour la route qui reste à inventer, pour la beauté qui reste à capter en chacune de ses incarnations, en chacune de ses métamorphoses.



François CHENG
Christian MALAPLATE | 27 Décembre 2017 19:53

Lecture poèmes de François CHENG (extraits)

Le livre du vide médian

A l'orient de tout

 

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Ici et maintenant (extrait de mon recueil La danse silencieuse des mots parmi l'âme des pierres)