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un extrait du texte de l'émission sur NOVALIS
Christian MALAPLATE | 25 Janvier 2017 06:45

Pour NOVALIS :  La poésie est représentation de l'âme, du monde intérieur dans sa totalité.

… De la conscience parfaite, on peut dire qu'elle a conscience de tout et de rien ; elle est un chant.

 Novalis représente une sainte image de la littérature allemande, l'icône de la pureté même. Et sa fleur bleue qu'il chercha partout de par le monde reste un idéal européen d'utopies merveilleuses. Mais derrière cette lumière projetée se trouvent les mystères de Novalis. Qui est ce songeur de rêves magiques qui a mis en route tous les pèlerins de l'Orient, tous les assoiffés d'amour éternel. ? Lui, sorte de licorne enchantée passée dans la poésie européenne, il était « l'élu », celui qui sait et marche vers la sainte lumière.

 Mort à 29 ans, dégageant une grâce surréelle, il sera comparé à un Mozart des lettres, la joie en moins. Le romantisme n'a jamais produit d'écrivain et d'œuvres si pures, si apparemment simples et lisses, si mystérieuses aussi.

 Ses œuvres et ses amours étaient imbriqués, inaccomplis tous deux. De lui il ne reste que « Les Disciples à Saïs », son pseudo-roman « Henri d'Ofterdingen », restés inachevés tous deux ; « Les Hymnes à la Nuit », « les Chants spirituels », des « Fragments », un bref Journal et quelques lettres.

 Mais ses œuvres, ses amours, sa présence et sa mort ont eu tout le rayonnement profond d'une opération magique sur le romantisme, dont il reste et demeure la rosée même, ce souffle de l'ailleurs, cet appel vers le haut.

Novalis l’élu de la poésie exerce une présence douce et douce comme la bonne ombre des arbres qui tremblent pour nous. Ce vent qui les remue doit être le souffle de pureté de Novalis. Novalis est aussi bien dans sa vie que dans ses écrits une aspiration vers le haut, le sublime, un élan pur tendu vers l'infini.

 Une harmonie fragile et parfaite émane de ses vers, leur simplicité de fleurs dressées. Orphée au doux sourire il est donc passé très vite.

 Sa légende lumineuse pouvait commencer, ses écrits d'un Orphée tendre vont la renforcer. « Le poète le plus pur de tous, le poète absolu », allait vivre dans le monde occidental comme le plus beau de nos fantômes. Une de ses œuvres est particulièrement bouleversante, car elle marque le cheminement d'un être. Il s'agit de son journal intime écrit depuis le 31ème jour, (18 avril 1797), jusqu'au 110ème jour, (6 juillet), de la mort de Sophie. Dans cette montée vers le dépassement nous tenons une des œuvres les plus hautes du romantisme :

À mesure que la douleur sensible cède et s'atténue, le deuil spirituel grandit et l'affliction spirituelle s’accroît en moi, une sorte de désespoir paisible s'élève toujours plus haut. Le monde me devient toujours plus étranger. Les choses autour de moi, toujours plus indifférentes. Et à mesure, tout se fait maintenant plus clair en moi et dans ce qui m'entoure...(22 mai).

 Mon cœur le plus secret, pourtant, reste fidèle à la Nuit et à l'Amour créateur, son enfant.



Les musiques de l'émission NOVALIS
Christian MALAPLATE | 25 Janvier 2017 06:43

Liebefreud Fritz KREISLER

Sérénade no-6 (menuet) MOZART

Impromptu en sol bémol majeur d899 SCHUBERT

Nocturne no-2 en mi bémol majeur CHOPIN

Oratorio de Noël BWV248 (cantate no-6 - choeur final BACH

Cantate BWV140 Choral no-4 (choral du veilleur) BACH

Passion selon Saint-Mathieu BWV244(extrait) BACH