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La danse des mots ilencieux...
Christian MALAPLATE | 01 Novembre 2018 19:21

 

 

La danse des mots silencieux parmi l’âme des pierres -Editions Les Poètes Français 

Parution septembre 2018 -Prix 18 euros 

Parutions C. Malaplate

 

 

J’écris avec mon sang

J’écris avec mon sang 

Dans le cri et dans le silence 

Un nom vaste comme la lumière. 

 

Je cherche les tendresses du vent 

Pour boire la rosée de tes yeux 

Au-delà du temps. 

 

Parmi les remous et les pierres 

Je vois fondre les ombres 

De chaque forme de vie. 

 

Je guette un signe, une lumière 

Tant ta plus secrète blessure 

Ignore la grâce de ton sourire. 

 

Je pose mes pensées pour mieux t’appeler 

Malgré le creux de la vague 

Pour que tu ramènes l’amour vers son origine. 

 

Je suis dans un cercle de solitude 

Et je sens ta griffe me labourer de traits de feu. 

Elle m’attire et elle m’effraie. 

 

Je ne peux plus te prier. 

J’ai le cœur si vide et l’âme si nouée. 

Tant est lourde ma peine. 

 

Chaque pas, chaque geste me fait mal 

Et mon cri intérieur s’élève 

Au cœur d’un silence nocturne. 

 

 J’écoute le cantique d’un oiseau libéré 

Tout en haut de la ramée. 

La  vie coule dans la houle des feuillages. 

 

Je n’ai que toi au cœur 

Je n’ai que toi aux lèvres. 

Je t’invoque dans les choses familières. 

 

Je te lis dans les nuages 

Dans les lignes des visages 

Et dans les sursauts de la terre. 

 

Mes mots sont sans doute trop pâles   Dans ta robe solaire 

Pour déceler d’infimes présences   J’ai vu palpiter les étoiles 

Et l’onction d’un mystère.    Et le pain des promesses. 

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Sur la pierre du lavoir

Sur la pierre du lavoir j’entre dans un cercle de naissance et de mort. 

Des mystères se cachent ici parfois dénués de sens. 

Je côtoie des plaisirs illusoires de ce monde tout au long du chemin 

Tout garni de buisson en fleurs tout près des limites du désir. 

 

Il y a du vrai ou du faux tout dépend de la mesure de l’effort 

Quand on ramène son regard vers l’intérieur de soi. 

Les espoirs trompeurs doivent nous rendre indifférent à la louange et au blâme. 

Quand  la voix appelle du dedans la lampe de la foi brûle même dans le vent.  

 

Il faut croire qu’il est possible de tenir le vent dans la paume de sa main 

Comme on peut voir le soleil dans l’obscurité de la nuit. 

Parce que l’âme contrôle le souffle sur la voie qui mène à la lumière.  

Alors on n’éprouve plus de soif ou de faim puisqu’on vient de traverser le vide.

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Dans un vieux carnet écorné

Dans un vieux carnet écorné, j’ai jeté des mots en désordre 

Pour dire la forme des nuages, le sens du vent et de la pluie, 

Et même les couleurs qui passent sous le miroir de la lune. 

 

Sur la ligne sans fin de l’horizon, 

J’ai vu une légion de souvenirs  

Parmi des veines sombres et des fêlures argentées. 

 

Dans ta façon d’être au monde, 

Je retrouve un parfum d’encre et de liberté 

Pour un concerto à quatre mains. 

 

La naissance du sentiment naît 

Là où se croisent les voix de la nuit 

Et le poids d’un nuage. 

 

Dans les frémissements des cieux 

Le saut de l’ange pour atténuer 

Le duel des faussaires. 

 

Les initiés tissent des légendes 

En représailles des noces meurtries 

Et des damnés de l’asphalte. 

 

La révolution d’un amour rouge 

Dans la cité des méduses 

Prend le large au bout du fleuve de vie. 

Christian Malaplate