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quelques extraits de l'émission
Christian MALAPLATE | 09 Février 2017 14:13

Les secrets de l'île de Pâques restent enfouis dans la profondeur de sa terre et de son océan. Perdue dans l'immensité, cette île est le symbole fascinant de la mémoire humaine. Sur son sol, ne surgissent que des formes dénudées, entourées de silence et de passé.  Pour les peuples indigènes, la terre est une mère. Beaucoup de noms sont attribués à cette TERRE MERE. Celui de l'île de Pâques, HENUA, fait référence au placenta. L'île de Pâques a l'histoire et les mystères d'un bout du monde. Il n'existe guère d'île aussi isolée dans les océans. Les navigateurs polynésiens y virent le bout de l'horizon promis par leurs dieux. Au-delà, la mer devenait comme un ciel et menait vers l'infini. En lui sont les innombrables mystères de cette île car en sont nées les racines d'un monde peuplé d'esprits et de dieux. Toute forme d'existence allait y avoir une naturesacrée.

 


 

 
   

 
 
   

L'île de Pâques, ou Rapa Nui, est une île au sud-est de l'océan Pacifique, ainsi nommée car elle fut découverte pour la première fois le jour de Pâques. Ses habitants s'appellent les Pascuans. Elle est célèbre pour ses statues impressionnantes, les moais. C'est un territoire chilien peuplé d'environ 4 000 habitants.

Géographie
 
Carte de l'île de Pâques montrant notamment l'emplacement des moais au bord de la mer

L'île fait partie du Chili ; elle se trouve à 3 700 km des côtes chiliennes et à 4 000 km de Tahiti. C'est une île volcanique qui mesure 23 km de long et culmine à 507 m.

Le climat est de type tropical. Les températures varient de 18 °C en juillet à 28 °C en février. Il tombe environ 1 140 mm de pluie, et le mois d'avril est le plus arrosé.

On trouvait autrefois sur l'île de nombreux arbres, dont des palmiers, mais aujourd'hui, les forêts ont disparu. Il semble qu'elles aient été détruites à peu près à l'époque où les Européens ont découvert l'île, et ce, pour des raisons qui restent encore assez mystérieuses.

L'île compte trois lacs d'eau douce et abrite de nombreux oiseaux de mer. On y élève des moutons, introduits au XIXe siècle, mais aujourd'hui, la principale ressource économique est le tourisme (environ 40 000 visiteurs annuels). La NASA a installé une très grande piste destinée à d'éventuels atterrissages de secours pour ses navettes spatiales.

L'île est peuplée d'environ 4 000 personnes, dont 60 % sont des indigènes, mais plus de 2 200 Pascuans vivent en dehors de l'archipel.

Histoire

Les premiers Pascuans sont des Polynésiens qui se sont installés sur l'île au IVe ou Ve siècle. Mais certains chercheurs pensent que le peuplement fut plus tardif (vers le XIIe siècle). Au XVIIIe siècle, au moment de l'arrivée des Européens, l'île compte environ 4 000 habitants. Mais la population semble déjà en baisse. Cette diminution pourrait être liée à l'érosion des sols provoquée par la déforestation. La culture des bananes, des patates douces et de la canne à sucre aurait alors été mise en difficulté. La production de statues va alors cesser. On a retrouvé des plaquettes de bois recouvertes de signes qui ne sont que très partiellement déchiffrés.

Les Européens, eux, ne découvrent l'île qu'à partir des XVIIe et XVIIIe siècles. Jakob Roggeveen est le premier à y accoster, le dimanche 5 avril 1722, jour de Pâques. Il l'appelle Paasch-Eyland (île de Pâques), même si cela fait plus de dix siècles que les Pascuans l'habitent et l'appellent Rapa Nui. L'île est redécouverte et explorée plusieurs fois par des navigateurs célèbres comme le capitaine Cook, en 1774, lors de sa seconde expédition dans le Pacifique (il trouve l'île ennuyeuse, inintéressante, et n'y revient plus), ou encore La Pérouse, qui en dessine une carte en 1797.

L'introduction involontaire de maladies par les colonisateurs sud-américains (tuberculose et syphilis), ainsi que l'esclavage pratiqué au milieu du XIXe siècle par des marchands péruviens, font qu'aux environs de 1870, il n'y a plus que 900 Pascuans.

L'île est annexée par l'Espagne en 1770 et, depuis 1888, fait partie du Chili.

 

La culture rapanui

Les Rapanui sont les premiers Pascuans à avoir peuplé l'île, bien avant l'arrivée des colons européens. Ce sont des Polynésiens qui ont développé une culture propre. Ce sont eux qui ont baptisé l'île Rapa Nui, ce qui, dans leur langue, veut dire « la grande Rapa ». On parle aussi du peuple rapanui et de la langue rapanui.

Les éléments les plus caractéristiques de la culture rapanui sont les moais, des statues gigantesques qui font face à la mer, et le rongorongo, seule forme connue d'écriture d'Océanie (si l'on excepte celles, très différentes, de l'Indonésie).

Les moais

 
Des statues posées sur une terrasse

Les moais sont les statues caractéristiques de l'île de Pâques. On a dénombré près de 900 statues. Ce sont des blocs de roches volcaniques (basalte) sculptées, qui mesurent de 2,5 à 9 m de hauteur et pèsent en moyenne 14 t. Mais dans la carrière d'extraction de la roche, on a trouvé des blocs, sculptés mais inachevés, de 10 m et même de 21 m de haut (ce qui représente 270 t). Les statues sont alignées le long de la côte, dos à la mer et tournées vers l'intérieur de l'île. On a retrouvé des traces de couleurs : les yeux sont blancs grâce à des incrustations de corail ; l'iris de l'œil est rouge (grâce à du tuf volcanique) ou noire (il s'agit alors d'obsidienne). Certaines statues sont coiffées d'un chapeau constitué d'un bloc indépendant et taillé dans une roche plus légère et friable que celle des statues.

On suppose que ces statues correspondaient à un culte des ancêtres. On pense également qu'elles servaient à obtenir la protection des Anciens : par exemple, en cas de famine, on a constaté que les Pascuans érigeaient plus de statues.

Les Pascuans ont arrêté de produire des statues avant que les Européens ne découvrent l'île ; ils avaient besoin des arbres, notamment des palmiers, qui fournissaient des cordes pour ériger les statues, et des rondins de bois, servant à les faire rouler pour les amener depuis la carrière jusqu'à leur emplacement définitif. La disparition des forêts de l'île de Pâques a rendu impossible la construction de nouveaux moais. Il est d'ailleurs possible que ce soit la grande consommation de bois pour faire des moais qui ait entraîné la disparition des forêts.

Quoi qu'il en soit, les moais qui étaient alors en construction sont restés dans la carrière où ils avaient été sculptés. La disparition des forêts a provoqué une grande famine sur l'île. Les Pascuans, furieux que leurs moais ne les aient pas protégés, les ont démantelés. En tous cas, c'est ce que l'on suppose, puisque tous les moais ont été retrouvés au sol quand les Européens sont arrivés. On les a depuis relevés pour leur redonner leur aspect.

Le rongorongo

 

Le rongorongo est un ensemble de signes mystérieux encore non déchiffrés, gravés sur des tablettes de bois et qui pourraient bien constituer l'écriture des anciens Pascuans.

Quelques tablettes gravées de ces signes étranges ont été découvertes après la colonisation de l'île par les Européens, mais personne n'a su les déchiffrer. On sait seulement que chaque ligne se lit en sens inverse de la précédente : il faut donc retourner la tablette quand on arrive au bout d'une ligne pour continuer à lire. On a également découvert que la tablette dite « Mamari »  porte un calendrier lunaire.



Musiques de l'émission A la rencontre du Mana
Christian MALAPLATE | 09 Février 2017 14:06

 

Chants de l'île de Pâques

Maori hinariru

Ka tere te vaka hotu matua

ko uho

ka haro au ivai a repa

Aparima

Kaofa nui

Ua tihe te oho io matou

Tere tere

Te natura Les voix des Laohi