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Traces de Lumière

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Philippe PETIT
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Posté le: 05 Février 2015 11:17
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_du_23_février_2015_Victor_HUGO

Les amis,

Pour écouter l'émission :

http://www.Tracesdelumiere.fr/emissions_traces/Traces_20150223_Victor_HUGO.mp3

Cette émission était consacrée à : Victor HUGO

autour de Cette musique que tout homme a en soi

Merci de donner votre senti autour de cette émission

à tout de suite

Philippe PETIT



Modifié 13 Octobre 2015 04:27
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Christian MALAPLATE
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Posté le: 07 Février 2015 20:50
Sujet de la contribution: RE:Traces_de_Lumière_du_23_février_2015_Victor_HUGO

Je remercie Philippe PETIT de cet éclairage très approfondi de la pensée de Victor HUGO

Poèmes de Victor HUGO chantés par :

Je ne songeais pas à Rose Julos BEAUCARNE

Demain l'aube Marc ROBINE

Gastilbelza James OLLIVIER

Chanson du proscrit Jean-Louis CAILLAT

La chanson Marc ROBINE

Musique :

Ouverture Les Noces de Figaro MOZART

Infanzia Antonio FORCIONE

Le rêve SAINT-PREUX

Anna Antonio FORCIONE



Modifié 10 Février 2015 07:23

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Christian MALAPLATE
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Posté le: 25 Février 2015 19:51
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_du_23_février_2015_Victor_HUGO

"... Victor HUGO écrit : « ce qui fait la grandeur d'un homme,  c'est d'être incomplet : c'est de se sentir par une foule de points hors du fini ; c'est de percevoir quelque chose au-delà de soi, quelque chose en deçà. Ce quelque chose qui est au-delà et en deçà de l'homme, c'est le mystère ; c'est - pour employer ces faibles expressions humaines qui sont toujours successives et qui n'expriment jamais qu'un côté des choses - le monde moral. Ce monde moral, l'homme y baigne autant, plus encore que dans le monde matériel. Il vit dans ce qu'il sent plus que dans ce qu'il voit (...) Le juste, l'injuste, le bien, le mal, les  bonnes œuvres,  les actions mauvaises tombent dans le gouffre,  mais ne se perdent pas,  s'en vont dans l'infini à la charge ou au bénéfice de ceux qui les accomplissent. Après la mort on les retrouve et le total se fait. Se perdre, s'évanouir, s'anéantir ; cesse d'être, n'est pas plus possible pour l'atome moral que pour l'atome matériel. De là, en l'homme, ce grand et double sentiment de sa liberté et de sa responsabilité. »

 



Modifié 26 Février 2015 07:17
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Christian MALAPLATE
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Posté le: 25 Février 2015 20:02
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_du_23_février_2015_Victor_HUGO

Message du 25/02/15 19:27
 De : "kim vague"
kim.vague33@gmail.com
 A : "Christian MALAPLATE" christian.malaplate@wanadoo.fr
 Copie à : 
Objet : émission Victor Hugo
 
Bonsoir Christian,

j'ai encore écouté avec plaisir ton émission lundi.
kim


Modifié 26 Février 2015 07:18
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Philippe PETIT
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Posté le: 05 Mars 2015 19:38
Sujet de la contribution: RE:Traces_de_Lumière_du_23_février_2015_Victor_HUGO

La Fonction du poète - Victor Hugo

http://www.tracesdelumiere.fr/documents/Enregistrements/Victor_Hugo_La fonction_du_poete.mp3



Modifié 05 Mars 2015 19:43
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Philippe PETIT
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Posté le: 10 Mars 2015 09:22
Sujet de la contribution: RE:Traces_de_Lumière_du_23_février_2015_Victor_HUGO

Dans « Les quatre vents de l’esprit » Maître Hugo converse avec une étoile (Aldebaran) dans les cieux et la compare à l’esprit de l’homme, pour conclure que l’âme et l’esprit de l’homme sont plus lumineux que cette brillante étoile.

Je vis Aldebaran dans les cieux. Je lui dis :
--ô toi qui luis ! Ô toi qui des clairs paradis
Ou des hideux enfers portes la torche énorme,
Toi seul connais ta loi, je ne vois que ta forme ;
Car d’une énigme à l’autre on ne peut traverser.
Tout est sphinx ; quand on voit la comète passer
Farouche, et sans qu'aucun firmament l'ose exclure,
Sait-on ce qu'elle essuie avec sa chevelure ?
Dans cette mer de l'être où tout sert, où tout nuit,
Qu’es-tu ? Fanal peut-être au cap noir de la nuit,
Peut-être feu de proue à l'avant d'un navire.
La vie autour de toi naît, meurt, flotte, chavire.
Astre ! Quand l'univers naquit, fauve et sacré,
Tu ne fus pas le jet le moins démesuré
De ces convulsions terribles et de l’onde
Du chaos frémissant de devenir le monde.
Tu fais partie, ainsi que l’hydre et l’alcyon,
Du rythme monstrueux de la création ;
Tu complètes l’horreur sidérale, et tu scelles,
Comme une strophe ardente et faite d’étincelles,
L’immense hymne étoilé qu’on appelle le ciel.
Pan, le grand Tout fatal ou providentiel,
T’accepte stupéfait comme on accepte un rêve.
Aldebaran ! Clarté de l’insondable grève,
Tu n’es pas seulement, dans les gouffres vermeils,
Un de ces inconnus que nous nommons soleils,
Tu n’as pas seulement, comme le kéroubime,
Une face splendide et sombre sur l’abîme,
Ô spectre, ô vision, tu n’es pas seulement
Au fond du ciel sinistre un éblouissement ;
Ta merveille, c’est d’être une roue inouïe
De lumière, à jamais dans l’ombre épanouie,
Une apparition d’éternel tournoiement,
Tour à tour perle, onyx, saphir et diamant.
Un effrayant éclair sur toi sans cesse rôde
Et te fait de rubis devenir émeraude,
Et jadis tu troublais le mage libyen,
Monde sur qui se tord un arc-en-ciel ! Eh bien,
Tu n’es pas seul à luire sans fin, sans voile !
L’âme est comme toi, sphère, une quadruple étoile.
Ton prodige est en nous. Astre, nous te l’offrons.
L’antique poésie avec ses quatre fronts,
Orphée, Homère, Eschyle et Juvénal, t’égale.
Quand le soir tombe, à l’heure où chante la cigale,
Où quand l’aube sourit aux oiseaux éperdus,
En tous lieux, sur l’Arno, sur l’Avon, sur l’Indus,
La muse, qui connaît nos maux, en fait la somme,
Et qui tient cette lampe en main, l’esprit de l’homme,
La muse est là, toujours, partout, et n’est jamais,
Même dans l’hiver triste, absente des sommets.
Tour à tour Calliope, Érato, Polymnie
Et Némésis, elle est l’éternelle harmonie
Qui, sauvage et joyeuse, allant de l’antre au nid,
Commencée en idylle, en tonnerre finit.
Astre ! Elle a son amour, son rire, sa colère,
Et son deuil, comme toi ton tourbillon stellaire ;
Rayon, verbe, elle est douce aux hommes asservis,
Donne aux passants, tyrans ou peuples, des avis,
Chante pour les bons coeurs, luit pour les coeurs funèbres,
Parle, et sur la clarté renseigne les ténèbres ;
Elle est l’humanité debout, changée en voix.
Elle ôte les césars de dessus les pavois,
Les découronne, et met à leur place l’idée.
Elle est France, Italie, Hellénie et Chaldée.
Satire, elle flétrit ; drame, elle aime ; chanson
Ou psaume, elle a du sort le lugubre frisson ;
Épopée, elle peut montrer aux rois tragiques
La tyrannie aveugle et toutes ses logiques,
L’effrayante moisson des noirs semeurs du mal,
Et le carrosse d’or du sacre triomphal
Dans l’ombre accompagné par l’invisible roue
D’un tombereau hideux que le pavé secoue ;
Elle fait, sur ce globe où pleure Adam banni,
La même fonction que toi dans l’infini ;
Et quoique, fixe et calme au fond du ciel immense,
Tu ramènes au but la comète en démence
Et remettes l’étoile errante en son chemin,
Tu n’es pas lumineux plus que l’esprit humain
Qui montre Dieu, l’enfer, les bonheurs, les désastres,
Ô phare à feux tournants de l’océan des astres !



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 10 Mars 2015 19:04
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_du_23_février_2015_Victor_HUGO

Philippe je te remercie de présenter « Les quatre vents de l’esprit » qui montre l'étendue spirituelle de Victor HUGO et ce besoin de voir un monde plus fraternel et plus humain-

Dans son poème : A un poète Victor HUGO dit : Ami, cache ta vie et répands ton esprit.

Victor HUGO (1802-1885)
(Recueil : Les rayons et les ombres)

A un poète

Ami, cache ta vie et répands ton esprit.
Un tertre, où le gazon diversement fleurit ;
Des ravins où l'on voit grimper les chèvres blanches ;
Un vallon, abrité sous un réseau de branches
Pleines de nids d'oiseaux, de murmures, de voix,
Qu'un vent joyeux remue, et d'où tombe parfois,
Comme un sequin jeté par une main distraite,
Un rayon de soleil dans ton âme secrète ;
Quelques rocs, par Dieu même arrangés savamment
Pour faire des échos au fond du bois dormant ;
Voilà ce qu'il te faut pour séjour, pour demeure !
C'est là, - que ta maison chante, aime, rie ou pleure, -
Qu'il faut vivre, enfouir ton toit, borner tes jours,
Envoyant un soupir à peine aux antres sourds,
Mirant dans ta pensée intérieure et sombre
La vie obscure et douce et les heures sans nombre,
Bon d'ailleurs, et tournant, sans trouble ni remords,
Ton coeur vers les enfants, ton âme vers les morts !
Et puis, en même temps, au hasard, par le monde,
Suivant sa fantaisie auguste et vagabonde,
Loin de toi, par delà ton horizon vermeil,
Laisse ta poésie aller en plein soleil !
Dans les rauques cités, dans les champs taciturnes,
Effleurée en passant des lèvres et des urnes,
Laisse-la s'épancher, cristal jamais terni,
Et fuir, roulant toujours vers Dieu, gouffre infini,
Calme et pure, à travers les âmes fécondées,
Un immense courant de rêves et d'idées,
Qui recueille en passant, dans son flot solennel,
Toute eau qui sort de terre ou qui descend du ciel !
Toi, sois heureux dans l'ombre. En ta vie ignorée,
Dans ta tranquillité vénérable et sacrée,
Reste réfugié, penseur mystérieux !
Et que le voyageur malade et sérieux
Puisse, si le hasard l'amène en ta retraite,
Puiser en toi la paix, l'espérance discrète,
L'oubli de la fatigue et l'oubli du danger,
Et boire à ton esprit limpide, sans songer
Que, là-bas, tout un peuple aux mêmes eaux s'abreuve.
Sois petit comme source et sois grand comme fleuve.

 



Modifié 10 Mars 2015 19:36
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Philippe PETIT
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Posté le: 24 Avril 2015 17:29
Sujet de la contribution: RE:Traces_de_Lumière_du_23_février_2015_Victor_HUGO

Cher Christian,

Il faut aussi considérer que maître Hugo nous a expliqué que nous devons être conscients que notre humanité a des limites et que notre esprit ne peut s'envoler plus haut que ce qui est prévu par le Tout. C'est dit dans "Religions et Religion" un texte écrit par le Maître presque à la fin de sa vie en 1880 :

" Donc, esprit, prends ton vol, si tu te sens des ailes.
Mais, homme, quel que soit l'éclair de tes prunelles,
N'espère pas, si haut que ton âme ait monté,
T'envoler au-delà de ton humanité.
Va ! Mais, songes-y bien, nul ne sort de sa sphère.
L'Être en qui tout se fond, mais de qui tout diffère,
A fait les régions pour qu'on s'y renfermât ;
Et l'oiseau le plus libre a pour cage un climat
. "

Un autre penseur du début de notre vingtième siècle a écrit une chose approchante dans "Hymne de l'Univers", il s'agit de Pierre Teilhard de Chardin, extrait de "L'Humanité en marche" dans les pensées choisies par Fernande Tardivel :

"Non, nous ne sommes pas comparables aux éléments d'un bouquet, mais aux feuilles et aux fleurs d'un grand arbre, sur lequel tout apparait en son temps et à sa place, à la mesure et à la demande du Tout"

Les choses sont dites de façons différentes mais le message est le même et nous insite à intégrer le fait que, bien que l'humain soit un être un peu évolué, il ne détient pas toutes les clefs de l'Univers et doit se plier, avec humilité, à progresser sur le chemin de Lumière qui lui est tracé par le Tout. C'est la seule dynamique pour rejoindre le monde des Elohims, selon tous les textes anciens.

Bonne méditation, les amis...

 


 


Modifié 24 Avril 2015 17:39
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JP_ FASSBENDER
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Posté le: 25 Avril 2015 23:27
Sujet de la contribution: Victor HUGO : ... "Dieu a fait le monde en vers"

« Lorsqu'on jette un regard sur la création, une sorte de musique mystérieuse apparaît sous cette géométrie splendide. La nature est une symphonie, tout y est cadence et mesure, et l'on pourrait presque dire que Dieu a fait le monde en vers ». - Victor Hugo (Faits et croyances)


« C’est parce que l’intuition est surhumaine qu’il faut la croire ; c’est parce qu’elle est mystérieuse qu’il faut l’écouter ; c’est parce qu’elle semble obscure qu’elle est lumineuse. » Victor Hugo (Proses Philosophiques)

 

..............

 

 

Ah !... Ce Victor Hugo, 150 ans plus tard, ses pensées, ses réflexions, son ouverture de l’esprit (et non la ou les religions), son mode de  philosophie, son humanisme, sa quête de vérité, son besoin de vérité, sa clarté de l’âme ( « La Luimière », « Dieu » ?), ce besoin d’illustrer la nature jusque la métaphore (de l’écologie d’avant-garde ?), me donne l’impression d’un maître à méditer, à agir positivement sur notre société qui en a grand besoin.


Certes nous avons évolué, mais nos défauts, nos conflits et nos doutes, nos révoltes restent présents aujourd’hui autant qu’hier. Plus que jamais ce qu’il a écrit, dit et milité sont matières applicables.


En Hugo, s’il y a de la gravité, il y a de l’espoir. S’il y a l’injustice, il y a le combat et non la résiliation. S’il y a le sérieux, il y a le rire et le sourire, dans son œuvre gigantesque où les envolées littéraires souvent gomment un humour pourtant bien ancré.


Lire, relire, découvrir, redécouvrir Victor Hugo, nous avons tout à y gagner humainement !

 

JP F. Sitting Bull



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JP_ FASSBENDER
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Posté le: 25 Mai 2015 15:37
Sujet de la contribution: Waterloo, Waterloo, Waterloo...

Tiens !... Tiens !... Tiens ! ...  Luc Petit à l'honneur

(Un parent ?... un cousin de Philippe ?...)

 

La Bataille de Waterloo a engendré de nombreux récits : historiques bien sûr, mais aussi romantiques – pour ne pas dire romancés.

C'est l'imaginaire d'un grand metteur en scène, Luc Petit,

qui nourrira le spectacle d'ouverture du Bicentenaire,
le jeudi 18 juin 2015  à 22 h 30.


Une douzaine de tableaux, constitués d'effets pyrotechniques, de danses, de musique, de projections et de jeux d'acteurs seront présentés.


Bernard Yerlès  y  interprètera   Victor Hugo  dont
le poème “L'expiation” a inspiré la scénographie.

 

Tout événement d'envergure commence généralement par une grande soirée d'ouverture. Telle une première impression, elle reste souvent dans les mémoires des spectateurs.


Le Bicentenaire de la Bataille de Waterloo ne dérogera pas à la règle. Le temps d'une heure, la Morne Plaine se transformera en théâtre de verdure. Il sera animé de projections, de tableaux de feux, de danses et de musiques.

 


“On ne pouvait pas imaginer de tirer un simple feu d'artifice le soir du 18 juin, commente Etienne Claude, directeur de l'ASBL Bataille de Waterloo 1815. Une manifestation d'une telle ampleur ne pouvait que commencer par un grand spectacle.”
Sa conception a été confiée à Luc Petit, célèbre directeur artistique et metteur en scène, travaillant notamment avec Franco Dragone.


“J'ai fait appel à un certain Victor Hugo et à l'un de ses joyaux pour tisser le fil rouge du spectacle, explique-t-il. À travers les vers de “L'expiation”, j'ai imaginé une scénographie basée sur une douzaine de tableaux. Surgissant des champs de blé, des écrans de tulle accueilleront de gigantesques projections. Fantassins, artilleurs et cavaliers virtuels joueront sur un immense échiquier. Artistes de feu et effets pyrotechniques illumineront la Morne Plaine chère au poète. Cette fois, il n'y aura ni vainqueur, ni vaincu. Deux cents ans plus tard, le Champ de Bataille sera plein de rêve et d'émotion !”


“Inferno”, le titre du spectacle, est d'ailleurs le fruit d'une mûre réflexion : “Sa consonance évoque ce côté magique des grandes soirées, sans gommer pour autant l'enfer qu'ont été les combats de 1815.”
“Un monde émotionnel, cinématographique et onirique”


Paradoxalement peu connu en Belgique, Luc Petit jouit d'une énorme renommée internationale. Il a collaboré avec Franco Dragone pour “Décrocher la lune” et pour la “Disney Cinema Parade”. Il a aussi conçu le spectacle “Peter Pan - The Never Ending Story”.
Passionné par le théâtre, la littérature et le musique, il l'est aussi par l'histoire. Enfant, il avait déjà élaboré une maquette de plus de 1500 figurines peintes à la main, représentant la Bataille de Waterloo.


“Ce spectacle ne sera pas une reconstitution, avertit Luc Petit. Il s'agira d'une vision personnelle des événements de 1815. Je vais inventer un autre monde, émotionnel, cinématographique et onirique. Il y aura de nombreux acteurs, dont Bernard Yerlès qui interprétera Victor Hugo. Ce sera vraiment différent de ce que l'on pourra voir les deux jours suivants.”


“Inferno” fera donc appel à l'imaginaire. Il sera, en quelque sorte, la version romantique du récit des combats, s'ajoutant aux reconstitutions historiques et autres commémorations officielles.


source


http://www.waterloo.be/vie-pratique/%E2%80%9Cinfernoun-spectacle-douverture-grandiose-fait-de-reve-et-demotion-8195


L’expiation:


http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/l_expiation.html

 

Avis aux passionné, ce spectacle, c'est pour bientôt...

 

Bonne Journée à Toutes, Tous.

 

JP F. Sitting Bull



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 25 Mai 2015 17:53
Sujet de la contribution: Waterloo, Waterloo, Waterloo...

Offrez à un ami

 

Chanson (Proscrit, regarde les roses...)

Proscrit, regarde les roses ;
Mai joyeux, de l'aube en pleurs
Les reçoit toutes écloses ;
Proscrit, regarde les fleurs.

- Je pense
Aux roses que je semai.
Le mois de mai sans la France,
Ce n'est pas le mois de mai.

Proscrit, regarde les tombes ;
Mai, qui rit aux cieux si beaux,
Sous les baisers des colombes
Fait palpiter les tombeaux.

- Je pense
Aux yeux chers que je fermai.
Le mois de mai sans la France,
Ce n'est pas le mois de mai.

Proscrit, regarde les branches,
Les branches où sont les nids ;
Mai les remplit d'ailes blanches
Et de soupirs infinis.

- Je pense
Aux nids charmants où j'aimai.
Le mois de mai sans la France,
Ce n'est pas le mois de mai.



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Philippe PETIT
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Posté le: 02 Juin 2015 21:11
Sujet de la contribution: RE:Waterloo, Waterloo, Waterloo...

Les amis,
Écoutons "La conscience" par Georges Chelon :

http://www.tracesdelumiere.fr/documents/Enregistrements/VH_La_Conscience_.mp3

Merci à Georges Chelon de nous avoir emportés avec talent dans cette histoire de Caïn et de L’œil.

Ainsi Victor Hugo nous explique, de façon très imagée, que l’on ne peut se débarrasser de la conscience. Elle est le fruit de notre éducation et de notre patrimoine culturel. Celui surtout qui essaie, par des leçons issues de démarches eschatologiques ou mystiques de nous imposer des règles immuables pour notre comportement personnel et celui que devons avoir en société.
Le poème d’Hugo nous fait comprendre que toute tentative de prendre de la distance vis-à-vis de notre conscience est veine. Cette conscience est une somme de données construisant la base de faits qui est scrutée en priorité par tous les algorithmes de nos pensées et de nos actes. Ainsi toutes ces notions sont écrites en priorités dans nos neurones périphériques du cerveau et seules des maladies détruisant ces données peuvent oblitérer cette conscience. Alors seulement l’être redevient primitif et agit en réaction à des sollicitations immédiates car les données culturelles ont disparu.
Victor Hugo indique à la fin de son poème que l’isolement total de l’être ne l’hypothèque pas de rester en face de sa conscience qui est donc prioritaire dans les fonctionnements de son esprit.
Ces images sont fortes et je pense que cela suffit à faire comprendre à tout le monde la présence inévitable de la conscience sans avoir besoin de l’expliquer scientifiquement.
Encore une fois merci à maître Hugo pour cette ludique leçon.

Philippe PETIT

“La conscience”
 Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
 Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
 Caïn se fut enfui de devant Jéhova,
 Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
 Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
 Lui dirent : "Couchons-nous sur la terre et dormons."
 Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
 Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un œil, tout grand ouvert dans les ténèbres
 Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
  "Je suis trop près", dit-il avec un tremblement.
 Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
 Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
 Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
 Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
 Sans repos, sans sommeil ; il atteignit la grève
 Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
"Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
 Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes."
 Et, comme il s'asseyait, il vit dans les cieux mornes
 L'œil à la même place au fond de l'horizon.
 Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
"Cachez-moi !" cria-t-il ; et, le doigt sur la bouche,
 Tous ses fils regardaient trembler l'aïeul farouche.
 Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
 Sous des tentes de poil dans le désert profond :
 "Étends de ce côté la toile de la tente."
Et l'on développa la muraille flottante ;
 Et, quand on l'eut fixée avec des poids de plomb :
  "Vous ne voyez plus rien?" dit Tsilla, l'enfant blond,
 La fille de ses fils, douce comme l'aurore ;
 Et Caïn répondit :"Je vois cet œil encore !"
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
 Soufflant dans des clairons et frappant des tambours,
 Cria : "Je saurai bien construire une barrière."
 Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
 Et Caïn dit : "Cet œil me regarde toujours !"
Hénoch dit : "Il faut faire une enceinte de tours
 Si terrible que rien ne puisse approcher d'elle.
 Bâtissons une ville avec sa citadelle.
 Bâtissons une ville et nous la fermerons."
 Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
Construisit une ville énorme et surhumaine.
 Pendant qu'il travaillait, ses frères, dans la plaine,
 Chassaient les fils d'Énos et les enfants de Seth ;
 Et l'on crevait les yeux à quiconque passait ;
 Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toile.
 On lia chaque bloc avec des nœuds de fer
 Et la ville semblait une ville d'enfer ;
 L'ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
 Ils donnèrent aux murs l'épaisseur des montagnes ;
Sur la porte on grava : "Défense à Dieu d'entrer."
 Quand ils eurent fini de clore et de murer,
 On mit l'aïeul au centre en une tour de pierre ;
 Et lui restait lugubre et hagard. "O mon père !
 L'œil a-t-il disparu?" dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : "Non, il est toujours là."
 Alors il dit : "Je veux habiter sous la terre
 Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
 Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien."
 On fit donc une fosse et Caïn dit : "C'est bien !"
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
 Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre
 Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,
 L'œil était dans la tombe et regardait Caïn.
 Victor Hugo



Modifié 02 Juin 2015 21:20
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Christian MALAPLATE
mail
Posté le: 03 Juin 2015 05:41
Sujet de la contribution: Où vont-ils ?

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules ;
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi, quelle pâleur ! La cendre est sur leur joue.

Les Contemplations (Victor Hugo, 1856) -



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Philippe PETIT
mail
Posté le: 03 Juin 2015 08:50
Sujet de la contribution: RE:Où vont-ils ?

Oui ! L'ami Victor nous parle de cette horreur du travail des enfants de son temps au 19e siècle. Mon Grand Père Jules, né en 1900 en Normandie, m'a raconté qu'il avait été obligé de travailler à l'âge de 8 ans. Il m'a expliqué qu'il avait apprit à lire tout seul et qu'il était content de lire vers l'âge de 11 ans. Nous sommes actuellement au 21e siècle et il y a toujours des enfants qui travaillent dans le monde...

Voici trois vidéos qui expliquent certaines choses importantes sur ce sujet :

Dynamique d'arrêt du travail des enfants pour 2016 (8 mn 32 s),

http://www.tracesdelumiere.fr/documents/Enregistrements/La_fin_du_travail_des_enfants_l_objectif_de_2016.mp4

Des enfants dans les mines de charbon en Inde (4 mn 37s),

http://www.tracesdelumiere.fr/documents/Enregistrements/Inde_Puissance_esclavagiste_d_enfants_miniers.mp4

L'industrie du chocolat esclavagiste des enfants (43 mn 18 s).

http://www.tracesdelumiere.fr/documents/Enregistrements/Face_cachee_du_chocolat_L_esclavage_d_enfants.mp4

Reprenons un peu du texte de Maître Hugo (la suite de ce que tu as mis, Cher Christian...)

"Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu: -Petits comme nous sommes,
-Notre père, voyez ce que nous font les hommes !
O servitude infâme imposée à l'enfant !
Rachitisme ! Travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu : qui tue, oeuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les coeurs la pensée,
Et qui ferait c'est là son fruit le plus certain 
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil!
Progrès dont on demande : où va-t-il ? Que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !
O Dieu ! Qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, saint, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux ! "

Victor Hugo



Modifié 03 Juin 2015 08:52
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Philippe PETIT
mail
Posté le: 25 Juin 2015 11:18
Sujet de la contribution: RE:Où vont-ils ?

Les amis,

Si vous le souhaitez, vous pouvez écouter l'émission « Secrets d’Histoire » de Stéphane BERN. Elle est consacrée au Maître Victor HUGO.

http://tracesdelumiere.fr/documents/Enregistrements/Victor_HUGO_Secrets_d_Histoire.mp3

 

 



Modifié 25 Juin 2015 11:19
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JP_ FASSBENDER
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Posté le: 07 Octobre 2015 18:31
Sujet de la contribution: Hugo en musique...

Cher Philippe, Cher Christian,

 

Je suppose que vous êtes d'accord avec moi que, de la musique sur les vers de Victor Hugo, c'est magnifique.

 

 

Voici un dossier, "sur la toile" qui en parle, et nous en apprend en remontant aux environs de 1830, jusqu'à nos jours.

 

A lire attentivement en cliquant sur le lien URL, ci-dessous :

 

http://memoirevive.besancon.fr/?id=284

 

De bien belles émissions rariophoniques, avec Traces de Lumière, et ce sujet ici où l'on s'aperçoit que poésie et musique font très souvent bon ménage, ce que Victor Hugo ne réfutait pas selon une idée véhiculée fausse et préconçue, pour autant que la mélodie soit de qualité et au service du texte.

Bonne Découverte à Toutes, Tous.

 

JP F. Sitting



Modifié 08 Octobre 2015 15:17
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Christian MALAPLATE
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Posté le: 07 Octobre 2015 19:19
Sujet de la contribution: RE:Hugo en musique...

Merci JP-

Le 19 OCTOBRE 2015 je consacre une nouvelle émission à Victor HUGO Le Dieu des hirondelles

Des poèmes de Victor HUGO seront chantés - la fusion des notes et des mots donne de la force au poème -

Bien amicalement.

Christian

 



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Philippe PETIT
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Posté le: 25 Janvier 2016 15:54
Sujet de la contribution: RE:Hugo en musique...

Les amis,

Le site Brassens Chanson et poésie propose de pouvoir consulter l'oeuvre complète de Victor hugo :

- Poésies, Romans et Nouvelles, Philosophie, Politique, divers, chronologie, biographie, etc.

- les textes complets,

- des scans complets de livres anciens,

- des lectures audios des livres,

- des vidéos de films, de pièces de théâtre, d'émissions de télé, de dessins animés, etc.

http://www.brassenschansonetpoesie.fr/victorhugo.html

 



Modifié 26 Janvier 2016 07:45
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Christian MALAPLATE
mail
Posté le: 04 Mars 2016 08:03
Sujet de la contribution: Hugo en musique...

Les convictions religieuses de Victor Hugo

Victor Hugo, élevé par un père franc-maçon et une mère qui n'est jamais entrée dans une église, se construit une foi profonde mais personnelle.

Victor Hugo n'a jamais été baptisé, a tenté l'expérience d'un confesseur, mais finit sa vie en refusant l'oraison des églises. Il reproche à l'Église le carcan dans laquelle celle-ci enferme la foi: « Les dogmes et les pratiques sont des lunettes qui font voir l'étoile aux vues courtes. Moi je vois Dieu à l'œil nu ».

Son anticléricalisme transparaît dans ses écrits comme Religions et religion, La fin de Satan, Dieu, Le pape, Torquemada, ainsi que dans son adhésion à des mouvements anticléricaux.

Victor Hugo reste cependant profondément croyant, il croit en un Dieu souffrant et compatissant, en un Dieu force infinie créatrice de l'univers, et à l'immortalité de l'âme.

La mort de Léopoldine provoque un regain dans sa quête de spiritualité et lui inspire les Contemplations.

La quête spirituelle de Victor Hugo l'entraîne à explorer d'autres voies que le catholicisme. Il lit le Coran, s'intéresse au druidisme, critique les religions orientales et expérimente le spiritisme. Comme Balzac et malgré les nombreuses différences entre les visions du monde et de la littérature des « deux plus grands hommes du temps », Hugo considère que le principe "swedenborgien" de correspondance unit l'esprit et la matière.

Victor Hugo se trouve en exil sur l'île de Jersey lorsque son amie Delphine de Girardin, qui se sait condamnée, l'initie en 1853 aux tables tournantes. Cette pratique issue du spiritualisme anglo-saxon, vise à tenter d'entrer en communication avec les morts. Hugo, pour qui les poètes sont également des voyants, est ouvert à ce genre de phénomènes. Ces expériences sont consignées dans Le Livre des tables. Durant deux ans, ses proches et lui interrogent les tables, s'émeuvent à l'idée de la présence possible de Léopoldine et enregistrent des communications d'esprits très divers, dont Jésus, Caïn, Dante, Shakespeare ainsi que des entités telles la Mort, la Bouche d'Ombre, Le Drame ou la Critique.

S'ébauche ainsi une nouvelle religion dépassant le christianisme et englobant la métempsycose. Selon le docteur Jean de Mutigny, ces séances presque quotidiennes de tables tournantes révèlent une paraphrénie fantastique qui se retrouve dans les œuvres ultérieures de Victor Hugo, notamment le poème Ce que dit la bouche d'ombre des Contemplations.

Par la suite, Victor Hugo affiche ses convictions concernant la survie de l'âme en déclarant publiquement : Ceux que nous pleurons ne sont pas les absents, ce sont les invisibles. Lors de l'enterrement de l'écrivain, cette phrase est inscrite sur une couronne de fleurs portée par une délégation de la Société Scientifique du Spiritisme qui considérait que Victor Hugo en avait été un porte-parole. Mais l'expérience spirite n'a été qu'un moment dans la quête par Hugo d'une vérité et ce moment a été dépassé par d'autres recherches « à la poursuite du vrai ».

Son testament, lapidaire, se lit comme une profession de foi :

Je donne cinquante mille francs aux pauvres.
Je désire être porté au cimetière dans leur corbillard.
Je refuse l'oraison de toutes les églises ; je demande une prière à toutes les âmes.
Je crois en Dieu.

....

Voilà, Chers Amies, Amis... très complexe voire teinté, d'après moi, d'un brin de perplexité... mais Victor Hugo, c'est un personnage fort, attachant, déterminé mais ambigü !

 

Bonne Nuit à Toutes, Tous.

 



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