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Traces de Lumière

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Philippe PETIT
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Posté le: 12 Janvier 2016 08:43
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_11_janv_2016_Naissance_société_française

Les amis,

Pour écouter l'émission :

http://www.tracesdelumiere.fr/emissions_traces/Traces_20160111_Naissance_societe_francaise.mp3

Cette émission était consacrée à Le Moyen Âge,

autour de "Naissance de la société française"

Merci de donner votre senti autour de cette émission

à tout de suite

Philippe PETIT



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 12 Janvier 2016 11:48
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_11_janv_2016_Naissance_société_française

Choix musical

La quinte (danse 14ième siècle)

Res est admirabilis Graduel d'Aliénor de Bretagne

Cantiga 100 -Cantigas de Santa Maria

Trotto

Saltarello

Ad honorem regis ULTREIA

Le voyage et la croisade - Jaufré RUDEL

A l'entrada del temps clar



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 12 Janvier 2016 11:50
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_11_janv_2016_Naissance_société_française

Le Moyen – Age comme son nom l’indique est l’époque qui tient le milieu  entre l’Antiquité et les Temps Modernes.

Cette époque s’étale sur 10 siècles du 5ème  au 15ème siècle, elle va de la chute de l’Empire d’Occident (476) à la prise de Constantinople par les Turcs (1453) et, pour certains historiens jusqu’au commencement de la Réforme protestante (1517).

Le Moyen – Age a été souvent décrit comme étant une époque de ténèbres et de barbarie ce n’est pas tout à fait vrai ; au contraire elle a été le point de départ de la civilisation européenne.

Le fait capital du 5ème siècle, c’est l’envahissement de l’Empire d’Occident par les Barbares (Germains, Slaves, Mongols, Huns, Wisigoths, Ostrogoths, Vandales, Francs, etc…)

Les Francs s’installent en Gaule, et peu à peu grâce à Clovis deviennent une puissance redoutable.

Clovis se convertit au catholicisme et cette conversion  le sacre chef du catholicisme en Occident.

L’histoire des Francs coïncide avec le début de l’histoire de France.

La première dynastie des rois Francs  vient de naître sous le nom de Mérovingiens ( Mérovée, Clovis, Clotaire, Dabogert 1er …) Mais cette dynastie perd de son influence sous le règne des Rois Fainéants.

Au début du 7ème siècle, une grave menace pèse sur le monde chrétien :

La guerre sainte déclarée par les Arabes aux infidèles. Cette invasion sera stoppée en 732 à Poitiers par les Francs (sous le commandement de Charles Martel). Victoire précieuse qui renforce l’unité du royaume. 

 

Une nouvelle dynastie naît : les Carolingiens.

Après Pépin le Bref, cette dynastie connaît son apogée sous le règne de Charlemagne qui tente de réaliser l’unité politique et religieuse de l’Europe Occidentale et d’en être le chef suprême. Vainqueur des Lombards, Charlemagne restitue les terres au Pape.Voulant repousser les Arabes hors des Pyrénées, il connaît un demi – échec, et c’est au cours de cette campagne guerrière qu’est tué son neveu Roland. Les Poètes de l’époque immortaliseront ce preux chevalier dans la fameuse : Chanson de Roland. Charlemagne vainqueur des Saxons, devient Empereur : le saint Empire Romain d’Occident est fondé. Charlemagne est à l’origine de l’enseignement primaire populaire : l’école.

 

A la mort de Charlemagne, son fils Louis 1er le Pieux lui succède, mais l’Empire devient fragile devant les assauts répétés des peuples du Nord (les Normands).

Incapable de gouverner il le partage entre ses fils qui bientôt se livrent entre eux à des luttes fratricides, celles-ci aboutissent à la dislocation de l’Empire Caroligien en trois royaumes : Lothaire obtient la Lotharingie ( la Lorraine actuelle ) ; Louis la Germanie, et Charles le Chauve règne sur la France.

De ces trois royaumes, c’est la France qui a le plus à souffrir des incursions des Normands qui saccagent, pillent, brûlent, massacrent, font naître une effroi général.

Devant l’impuissance des derniers carolingiens à repousser les envahisseurs Normands, les populations se mettent alors sous la protection d’une multitude de seigneurs locaux propriétaires de châteaux ou de places fortes qui servent de refuges aux paysans terrifiés. C’est donc du malheur que naît la Féodalité.

En demandant asile et protection, les seigneurs obligent les paysans à certains services ou redevances et à leur promettre obéissance et fidélité.

La dynastie carolingienne disparaît avec l’arrivée d’Hugues Capet et les Capétiens. 

Le rôle de L’EGLISE au MOYEN-AGE.       Le rôle de l’Eglise au Moyen - Age est déterminant.

Elle transforme la Chevalerie (au début : apprentissage du métier des armes) en uns institution morale et spirituelle. Le futur chevalier se prépare à son sacre, par la veillée d’armes ( nuit de prières et de méditation suivie de la messe et de la communion). Il lui est recommandé ensuite d’être un preux loyal et hardi, de protéger les pauvres, les veuves, les orphelins, les pèlerins et les voyageurs. Ses armes déposés sur l’autel sont bénites.

Avant de les reprendre le chevalier jure de respecter tous les devoirs qu’on vient de lui rappeler.

La chevalerie contribue à adoucir les mœurs. Elle développe :

 le sentiment de l’honneur,   le respect de la femme,  la protection des faibles,  la vénération des lieux et des personnes consacrés à Dieu,  la fidélité à la parole donnée.

Elle permettra plus tard d’entreprendre les Croisades. Cet idéal de chevalerie sera chanté par les poètes du Moyen - Age dans leurs chansons de gestes. Il forme un fond de civilisation morale de courtoisie

Les œuvres de bienfaisance et les hôpitaux se multiplient et se mettent au service de l’humanité souffrante :      Soins des lépreux, Aide aux malheureux, Rachat des captifs, Hospitalisation des pèlerins, etc…

La France se peuple de monastères. Les moines en dehors du temps de prière et de recueillement exercent toute sorte de métier. Ils cultivent, Ils construisent des ponts, Ils tracent des routes, Ils défrichent des bois, Ils dessèchent les marais, Ils canalisent les rivières, Ils plantent sur les coteaux les fameux vignobles de France.

Grâce à eux, l’élevage et l’agriculture se développent, (renom des fromages et des vins).

Les ordres religieux sont nombreux ( bénédictins, cisterciens, célestins, capucins, chartreux, dominicains, franciscains, etc…) et connaissent une influence grandissante grâce à la présence spirituelle de grands saints tels que :

Saint - Bernard  (rayonnement des monastères de Cluny, de Citeaux, de Clairvaux),

Saint – Bruno (fondateur des chartreux),

Saint – Dominique (ordre des frères prêcheurs),

Saint – Benoît ( et l’esprit monastique),

Saint – François d’Assises (vivre selon la pauvreté évangélique et qui est à l’origine des crèches de noël ),

Saint – Thomas d’Aquin ( un des plus grands théologiens)

Saint – Bonaventure ( et la sagesse chrétienne). Floraison  d’artistes, d’écrivains, de poètes.

Tout cet épanouissement social, spirituel, intellectuel connaît  son apogée grâce à :

Philippe – Auguste qui reconnaît la corporation des maîtres et des élèves. Elle donnera naissance à l’Université

(partagée en 4 facultés : les arts,  la médecine, le droit et la théologie). Pour abriter la foule des élèves pauvres on crée aux alentours de l’université de nombreux collèges : le plus célèbre (fondé par Robert de Sorbon) s’appelle la Sorbonne.

Cette période moyenâgeuse voit la floraison de belles églises et de cathédrales.

C’est l’art chrétien dans toute sa splendeur et uniquement au service de Dieu.

Du plus humble laboureur jusqu’au plus puissant monarque tout le monde participe à la construction.

Au 12ième et 13ième siècle le style roman (plan basilical, voûte), fait place au style gothique  (forme ogivale ou aiguë des voûtes, richesse des ornements, multitudes des statues sculptées dans la masse des monuments, la beauté des verrières, l’élégance et la légèreté de l’édifice tout entier). C’est de cette époque que datent :      Notre – Dame de Paris, La Sainte Chapelle, Les cathédrales d’Amiens, de Reims, de Chartres, et de tant d’autres.

 



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 12 Janvier 2016 11:52
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_11_janv_2016_Naissance_société_française

Au 12ième siècle s’organise les corps de métier : corporations.

La corporation est l’association volontaire (patrons, compagnons, apprentis) de tous ceux qui exercent le même métier. Son but : maintenir l’égalité entre tous, empêcher qu’un patron s’enrichit aux dépens des autres,                             d’obtenir que le travail soit exécuté avec sérieux. Un maître n’a pas le droit d’avoir plusieurs ateliers, ni plus d’apprentis que ses confrères. Le travail est réglé :  Il commence au lever du soleil et se termine au coucher.

Les dimanches et les jours fériés sont jours chômés. Tous les ouvriers et tous les patrons d’une même corporation se réunissent une fois par an en assemblée générale pour y élire les chefs de la corporation. Ces élus s’appellent prud’hommes, ils doivent surveiller le travail et ont le droit d’infliger des amendes et des pénalités.

Les corporations sont doublées de confréries. Chaque confrérie a son saint patron, sa chapelle, sa fête, sa caisse de secours. Grâce à l’union existante entre patrons et ouvriers, la question sociale est en partie résolue.

Mais cet épanouissement grandissant va connaître des périodes bien sombres. Tout d’abord l’église condamne les sectes hérétiques et les combatte. L’inquisition vient de naître. Parmi les nombreuses sectes hérétiques deux sont importantes tant par leur implantation que par la foule de croyants qui assistent aux cérémonies.

 

Les Vaudois : Sous l’influence d’un marchand de Lyon : Pierre Vaudo ou Vaudes : Condamnent le travail et la propriété individuelle, Dénoncent les richesses de l’église et des seigneurs, Rejettent le  culte des saints, le sacerdoce et la plupart des sacrements. Les Vaudois excommuniés par le Pape, pourchassés, se réfugient dans les Alpes. Ils sont les précurseurs du protestantisme.

Les Albigeois ou les Cathares sont injustement considérés par le pouvoir religieux comme faisant partie d’une secte hérétique et q’il faut à tout pris condamner : (en grec catharos : pur) . La ville d’Albi est le centre religieux.

Les Cathares condamnent : Les serments, Le droit de propriété, L’obéissance à l’autorité, Le mariage…

Leur doctrine emprunte à la fois au manichéisme ancien et au christianisme :

Le diable est une créature de Dieu révoltée,     Les âmes étant libres du bien ou du mal.

Le principe du mal est éternel, il n’y a point de libre arbitre. Le principal rite Cathare  est le Consolament, administré par les Parfaits : il correspond à l’ensemble des sacrements.

L’austérité morale des Cathares contrastant avec l’opulence, et le relâchement du clergé catholique, leur assure grand succès, auprès de la noblesse du Midi. Ce qui amène le pape Innocent III à envoyer dans un premier temps Saint – Dominique. Saint – Dominique, au contact des Cathares se rend compte que ni le fer, ni le feu ne peuvent convertir les hérétiques, mais l’exemple vécu de la pauvreté évangélique. Il entreprend de les convertir par la prédication, par la charité, par la prière. A cet effet, il s’associe un certain nombre de prêtres qui forment le noyau de l’ordre des Frères Prêcheurs. Mais l’église ne suit pas tout à fait Saint – Dominique, elle se fait de plus en plus pressante. Elle envoie Pierre de Castelnau légat du Pape auprès du Comte de Toulouse : Raymond VI, dans le but d’obtenir la conversion des Cathares. Mais cette entrevue se termine par l’assassinat du légat du Pape.

Il s’en suit une terrible répression : la croisade contre les Albigeois, menée par les seigneurs du Nord et Simon de Montfort est une guerre atroce qui durera pendant quelques années. Le Midi saigne, souffre, succombe.

Il aura du mal à s’en remettre.  

Inquisition :

            L’hérésie albigeoise ainsi appelée est considérée comme un danger public pour l’Eglise et l’Etat. Elle donne lieu à l’institution d’un tribunal permanent chargé de rechercher et de punir les coupables. Ce tribunal ecclésiastique procède surtout par enquêtes, d’où son nom d’Inquisition. Les peines infligées aux condamnés sont surtout des peines religieuses : Pèlerinage, Départ pour la croisade, Offrande de cierges, Dons aux églises, Croix d’étoffes cousues sur les habits… Seuls les accusés qui refusent de reconnaître leurs erreurs sont livrés au bras séculier (pouvoir civil) qui peut les condamner au supplice du fer, ou au bûcher. Cette Inquisition a souvent abusé de son autorité pour condamner sans preuves. Elle a souvent servi les intérêts de certains seigneurs et religieux.

 



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 12 Janvier 2016 11:53
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_11_janv_2016_Naissance_société_française

Les Pèlerinages :

Le pèlerinage est un acte par lequel on se met pour un temps au service exclusif de Dieu. Il est la forme éminente de la prière et de la pénitence. Tout le monde va en pèlerinage du simple laboureur au grand seigneur.

Les pèlerinages les plus célèbres :

Saint – Jacques de Compostelle, Rome, Jérusalem,     Le Vezélay, Le Puy, Conques, Le Mont Saint – Michel…,

Les pèlerinages durent  parfois des mois ou des années. Des difficultés attendent les pèlerins :

- bandits de grand chemin, - le froid, - la fatigue…

De nombreuses abbayes, des monastères, des hospices, des œuvres de charité jalonnent les chemins des pèlerins et offrent l’hospitalité. Cette marche pour Dieu fait sentir au pèlerin ce qu’il y a d’exaltant dans la religion : son désir passionné d’infini, son impatience des limites.

 

Les CROISADES :

A partir du 11ième siècle, les Turcs qui occupent la Palestine et Jérusalem se mettent à maltraiter les pèlerins. Ils les pillent et ils prélèvent un impôt à la porte de la ville et sur les lieux saints. Même parfois ils les empêchent d’entrer dans Jérusalem. Une vive émotion s’empare de toute la chrétienté : elle s’indigne, elle veut libérer le tombeau du Christ ; ainsi commence les Croisades. Sur leur poitrine les volontaires attachent une croix de drap rouge. D’où le nom de Croisés. Le pape Urbain II, menace d’excommunication tous ceux qui toucheront aux biens et aux familles des Croisés pendant leur absence. La première Croisade commandée par Godefroy de Bouillon, mettra deux années pour délivrer Jérusalem et la Palestine. Pour défendre la Palestine, on organise des ordres de moines – soldats :

Les Chevaliers de Saint – Jean ou Hospitaliers, Les Chevaliers du Temple ou Templiers, Et un ordre allemand : les Chevaliers Teutoniques. Ces trois ordres constituent l’armée permanente de la Palestine. Mais après un siècle d’occupation, les Turcs reprennent Jérusalem et la Palestine.

Des nouvelles Croisades s’organisent. Certaines échouent, d’autres connaissent un demi – succès (celle conduite par Philippe – Auguste : roi de France, Richard Cœur de Lion : roi d’Angleterre, et Frédéric Barberousse : empereur d’Allemagne). Jérusalem reste aux mains des Turcs, mais la croix sur laquelle est mort le Christ est restituée aux chrétiens et, de nombreux fragments de cette relique sont recueillis dans les églises d’Occident. 

C’est au cours d’une croisade que Saint – Louis, meurt atteint par la peste lors de son débarquement à Carthage. Son armée est atteinte aussi par le terrible fléau est décimée. Avec Saint – Louis se termine les grandes Croisades. Désormais selon le vœu de Saint – Louis, c’est la conquête pacifique des missionnaires qui fera suite aux Croisades militaires.

Malgré tout les Croisades :

Renforcent la chrétienté, Arrêtent les invasions musulmanes, Rendent le libre accès aux lieux saints, chassent en partie les pirates de la Méditerranée, -Permettent l’arrivée de produits africains et orientaux dans les ports du Sud de l’Europe, -Développent le commerce dans les villes et freinent de nombreuses famines.

Grâce en partie aux Croisades :

Le pouvoir royal, -Et l’unité nationale se trouvent renforcer : d’où l’affaiblissement de la Féodalité.

En résumé la France suite aux Croisades gagne en Orient un prestige considérable :

Sa langue, -Ses écoles, Ses monastères se développent jusqu’à nos jours.

 

Parmi les rois capétiens célèbrent :

Philippe – Auguste , qui remporte à Bouvines une grande victoire face à une coalition européenne. Cette victoire témoigne d’un sens national chez les Français. Philippe – Auguste :  développe le commerce, -fait construire le Louvre, -et une nouvelle enceinte (la Tour de Nesle). Il donne à l’université de Paris un rayonnement qui s’étend dans tout l’Occident.  Il renforce l’autorité royale.

Louis IX dit Saint – Louis , très empreint d’idéal chrétien, il mène une vie spirituelle qui le pousse à partir en Croisades. Il fait construire la Sainte Chapelle pour servir de reliquaire à la Sainte Couronne d’épines que le Christ a portée. Sa vie est faite de charité : Invite les mendiants à sa table, -Visite les léproseries…

Son idéal de gouvernement est fait de paix et de justice (l’Histoire nous rappelle qu’il se plaît à rendre la justice sous un chêne à Vincennes ou à la porte de son palais). Il devient arbitre dans les grands conflits politiques de l’Europe. Il fait construire de nombreux hôpitaux ou  hôtels – Dieu.

Le conflit qui oppose Philippe – le – Bel au pape Boniface VIII à propos de la primauté du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel a pour conséquence l’installation de la papauté à Avignon durant 70 ans.Le retour de la papauté à Rome est l’œuvre de Sainte Catherine de Sienne qui convainc le pape Grégoire XI à revenir à Rome qui est en pleine décadence. Ce retour dans la vie éternelle, froisse le roi de France Charles V, mais redonne à Rome un grand rayonnement.

 

La France durant ce Moyen – Age connaît une longue et désastreuse période provoquée par le conflit qui l’oppose à l’Angleterre et se traduit par la guerre de Cent Ans. Durant cette guerre sans merci, un événement extraordinaire se produit. La vocation de Jeanne d’Arc à vouloir libérer la France, semblerait être suscitée par une intervention divine.

La France avec Jeanne d’Arc se libère du joug anglais. Mais notre héroïne connaît une mort atroce : abandonnée par le clergé et une partie de la royauté. Son procès est une parodie. La mission de Jeanne d’Arc a été providentielle pour la France. La chrétienté connaît une période difficile.

L’église catholique, se heurte à la doctrine orthodoxe (grecque, russe) et l’église anglicane. Cette confrontation affaiblit l’unité chrétienne, de nombreuses divisions apparaissent. L’unité est brisée.

Lorsque l’église d’Orient menacée par les Turcs appelle à l’aide, il est trop tard.

En 1453, sous la conduite de Mahomet II les Turcs s’emparent de Constantinople et le croissant de Mahomet remplace la croix du Christ sur le dôme de la basilique Sainte – Sophie. Les Turcs veulent pénétrer plus en  Europe mais l’unité tardive de la chrétienté les empêche. Pour les historiens, la prise de Constantinople semble marquer la fin du Moyen – Age.



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 12 Janvier 2016 11:56
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_11_janv_2016_Naissance_société_française

LA POESIE du MOYEN – AGE Les TROUVERES et les TROUBADOURS

 

Durant le Moyen – Age, peu à peu se forme la société française. Après les malheurs et les angoisses de l’an 1000, un langage naît et grandit, évolue avec elle : C’est dans le poème qu’il se moule, inséparable de l’histoire et qui toujours porte témoignage, directement, ouvertement ou dans le secret de ses métamorphoses.

Nous trouvons :

au Nord, l’esprit chevaleresque et militaire teinté de germanisme ;  au Sud l’influence orientale.

Deux langues : Oïl au Nord,     Oc  au Sud, Qui se développent dans le même temps, près de la langue latine avec chacune ses genres, ses compositions.

Les intempéries conditionnent le vivre et le mourir. La famine est souvent présente, la mortalité est élevée.

La nature, la terre, prennent une grande importance : Une absence de pluie, Un incendie, La perte du bétail, etc… Sont synonymes de désastre. L’homme se trouve en contact permanent avec la nature.

On s’en aperçoit à l’importance que dans la poésie du temps revêtent : Les rivières et les eaux des lacs, L’immensité des forêts, Les accueillants vergers,      La mystérieuse faune qu’on répertorie dans des bestiaires réels et fabuleux, Les terres et les mers inconnues. 

 

Les TROUVERES (poètes du 12ième et du 13ième siècles de langue d’oïl) et les TROUBADOURS (poètes du 12ième et du 13ième siècles de langue d’oc) sauront traduire par le chant et la musique, l’univers poétique qui entoure l’homme au contact : de la nature, des joies et des peines de la vie, de l’amour courtois…

Au Moyen – Age, l’âge moyen de la mortalité est de 25 ans environ.  Il n’est guère que dans les monastères qu’on puisse atteindre à la longévité. Les épidémies, les famines, les pillages, la guerre, les tournois fauchent les hommes.

Le menu peuple, reste la proie désignée de toutes les misères du monde.

A cette époque, dans la poésie, la mort est souvent présente, et même au cœur de la satire, de la morale, de l’enseignement, et l’on assiste à tous les débats intérieurs de l’homme devant sa condition mortelle.

Les problèmes de Rédemption (repentir, pénitence, croisades des soldats armés par Dieu) sont sans cesse présents au cœur des œuvres.

 

La GESTE

Qui correspond au poème épique ou héroïque du Moyen – Age, fait la part belle aux rois et à lachevalerie. Le mot geste vient du latin gesta qui signifie : actions, exploits. La geste commence par une invitation à écouter.

Il apparaît parfois qu’on s’attache à la condition du vilain (ou serf), mais c’est très rare.

En dehors de la noblesse, de la chevalerie, de l’église, des vilains apparaissent des mondes en marge :

Lépreux,  infirmes, fous, proscrits, prostituées, voleurs, êtres retournés à la vie sauvage…

Dans ce fourmillement humain, les poètes apportent des rayons de soleil,  laissent imaginer des temps lumineux.

Les chants d’amour ou de guerre aspirent à la lumière.

 

La RIME                     N’apparaîtra dans la poésie française que dans la seconde moitié du 12ième siècle.

 

Tout d’abord je parlerai des hagiographies plus exactement des Ecrits sur les Saints.

Le poète hagiographe chante ou récite la vie d’un saint. Il s’agit de discours liturgiques où le poète s’adresse à des auditeurs en ces termes : « Pour l’amour de Dieu, seigneurs barons, asseyez – vous, écoutez la leçon… ».

Et le texte se terminera sur une invitation à la prière.

Les hagiographies nous renseignent sur les formes de la foi et sur les caractères du temps.

Au travers de la vie d’un saint, on trouve un ton pessimiste : La corruption du monde, La décadence de la foi et des mœurs, La marche vers la fin du monde, L’esprit mondain sont partout montrés et déplorés. Il n’y aura plus de saints ou bien ils se feront rares. Le saint a sa place dans la vie sociale, il est le protecteur. Ses reliques sont adorées avec passion : Elles ont la toute puissance, Elles peuvent apporter la prospérité sur cette terre qui n’est qu’un lieu de passage, la vraie vie étant dans le ciel

Voici une image où logique et poésie vont de pair, et qui nous ai donné au Moyen – Age.

Qu’est-ce que la liberté de l’homme ? L’innocence.

Qu’est-ce que le printemps ? Le peintre de la terre.

Qu’est-ce que l’année ? Le quadrige du monde.

Quel est le sommeil de ceux qui sont éveillés ? L’espérance.

Qu’est-ce que la foi ? La certitude des choses ignorées et merveilleuses.

Et cette certitude des choses ignorées et merveilleuses nous la retrouverons au Nord et au Sud comme le moteur de toute poésie.

On peut « découper » le Moyen – Age en périodes littéraires :

Avant l’an 1000, la geste relate des épopées guerrières ou chevaleresques, elle continuera avec les croisades par la suite.

De 1050 à 1150, période archaïque qui commence avec la cantilène ( chant de caractère épique ou religieux), l’hagiographie, l’épopée.

De 1150 à 1250, période littéraire qui correspond à la littérature courtoise des troubadours, et au cycle breton.

De 1250 à 1350, période qui correspond au réalisme lyrique du temps de Rutebeuf.

De 1350 à 1500, déclin de la société féodale : c’est le temps de la poésie personnelle, la pré – renaissance.

 

La chanson de Roland est une des plus célèbres chansons de geste.

Elle met en évidence des personnages historiques ou imaginaires bien différenciés :

                                   Charlemagne est noble et majestueux,

                                   Roland vaillant, obstiné et fier,

                                   Olivier courageux et sage,

                                   Turpin a la figure originale d’un prêtre combattant,

                                   Et Gamelon fait figure de traître.

La chanson de Roland est plus qu’une épopée, c’est une épopée nationale.

Tout le monde chrétien , groupé sous la bannière de l’Empereur, y est présent et la beauté de l’œuvre  est à la mesure de l’aventure du monde où deux civilisations s’affrontent : L’Occident chrétien,           Et l’Orient païen.

La geste c’est la rencontre du poète et de l’histoire nationale. Pour résumer je dirai que la geste se divise en cycles.

Nous trouvons beaucoup d’événements, de noms de familles, de pays, de villes, d’expéditions et de combats, de gloire et d’honneur, de pillages et de rédemptions.  

Les TROUVERES

Ces poètes d’oïl, premiers maîtres de notre langue poétique sont des créateurs : des trouveurs.

Ils excellent dans toute forme d’expression littéraire : épopée, roman théâtre, satire, enseignement, fable, hagiographie, chronique, morale, chanson. Par eux la poésie fleurit partout : en Normandie, en Picardie, en Flandre, en Bretagne, en Artois, en Champagne, à la cour anglo – normande des rois d’Angleterre.

Les trouvères voyagent beaucoup. Ils sont généralement de conditions plus modestes, plus effacés que les troubadours. La poésie des trouvères nous renseigne: Sur les goûts et les mentalités, Les us et les coutumes,            Les modes et les manières de vivre.

Le trouvère devient :    Le témoin de son époque, Le chroniqueur, Le précurseur du journaliste.

Il parle : De la solitude du chevalier dans son manoir et de l’aventure des croisades à la découverte de l’Orient.

Il est le reflet :   Des rêveries, Des aspirations spirituelles, De la condition humaine de son temps.

Certains trouvères sont attachés à la personne d’un seigneur vivant au palais, les autres vont de ville en ville apportant leurs gais refrains, leurs chants d’amour, leurs rires. Ils jouent les gazettes.

 

Les MENESTRELS

Ils forment une corporation avec ses maîtres et ses apprentis. Est ménestrel celui : qui sait jouer de plusieurs instruments, qui sait organiser des concerts de voix composer des chants et déclamer des vers.

Donc trouvères, troubadours, ménestrels, font partie de la même famille, à la différence que les Ménestrels sont plus musiciens que poètes.

 

Les TROUBADOURS

Dans la partie Sud de la France actuelle, et dans des territoires devenus aujourd’hui : italiens, espagnols, se développent au Moyen – Age une civilisation teintée d’influence orientale. Cette période qui s’étale du 11ième siècle au 14ième siècle, est le reflet d’une civilisation très raffinée, très cultivée empreinte de courtoisie et de langage amoureux. Malheureusement, cette civilisation très brillante connaît une fin pathétique : la Croisade des Albigeois l’affaiblit considérablement.

La Poésie des troubadours mûrie au soleil d’Orient, reste encore à tout amateur de poésie : L’idéal courtois,

Le bel amour. On s’étonne de la voir bannie de bien des manuels scolaires.

Cette langue d’oc, trouve aujourd’hui peu à peu sa place linguistique après des révoltes culturelles.

Troubadour vient de trobar : trouvère. Près de 500 troubadours, dans les provinces : De l’Auvergne,Du Poitou,

Du Limousin, De la Guyenne, De la Gascogne, Du Languedoc, De la Provence, donnent le fruit d’un lyrisme incomparable. Dès le début les troubadours songent à chanter le bel amour courtois, celui des cours d’amour, celui qui inspire des sentiments chevaleresques, et qui suscite des interrogations et nécessite des codes.

C’est déjà la carte du tendre, le Bien a l’assaut du Mal, la lutte contre des ennemis nommés félons avec heureusement des alliés tels que courtoisie, amour loyal ou amour fin.

Tout n’est qu’amour, c’est le règne du chiffre deux, un amour où les dames seront chantées, vénérées comme des saintes, élevées sur les hauteurs du poème comme les vierges aux tympans des cathédrales. Des dames telles que :

Blanche de Navarre, Laure de Noves, La comtesse de Die, Béatrice de Valentinois, Devenues des muses actives elles contribuent à la gloire des lettres, en protégeant les troubadours.

Aliénor d’Aquitaine, Guillaume IX de Poitiers (un des premiers troubadours), Elbe de Ventadour, Raimon VI de Toulouse, Alphonse II et Raimon – Béranger IV de Provence, Guillaume de Montpellier, Guillaume d’Orange,

Le comte de Rodez, Les Princes de l’Espagne voisine et de l’Italie jusqu’en Vénétie, Seront faire rayonner et protéger : La Poésie des Troubadours.



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 12 Janvier 2016 15:26
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_11_janv_2016_Naissance_société_française

UN AMOR DE LONH de Jaufré RUDEL


« Remembra.m d’un amor de lonh
Vau de talan embroncs e clis
Si que chans ni flor d’albespis
No.m platz plus que l’inverns gelatz
[…]
Quan drutz lonhdas et tan vezis
Qu’ab cortes ginh jauzis solatz

Iratz e dolens m’en partirai
S’eu no vei cest’amor de lonh
No.msai quora mais la virai
Que tan son nostras terras lonh
Assatz i a pas e camis
E per aisso non.n sui devis
Mas tot sia com lei platz »




UN AMOUR DE LOIN

« Je me souviens d’un amour de loin
De désir je vais morne et courbé
Si bien que chant et fleur d’aubépine
Ne me plaisent pas plus que l’hiver gelé
[…]
Quand l’amant de loin sera si proche
Qu’avec l’esprit courtois il pourra jouir du plaisir

Triste et malheureux je m’en éloignerai
Si je ne vois cet amour de loin
Mais je ne sais quand je la reverrai
Car nos pays sont trop lointains
Il y a tant de passages et de chemins
Et pour cela je ne puis rien deviner
Mais que tout soit comme il lui plaît »



Jaufré Rudel (v. 1100-v. 1150), Extrait de la cançon « Lanquan li jorn son lonc en mai... »* in La Pensée de midi, N° 11. Hiver 2003-2004, p. 165.

UN CHAGRIN BIEN MODERNE

    « Troubadour et poète occitan du XIIe siècle, Jaufré Rudel, prince de Blaye, s’était joint à la deuxième croisade (v. 1147-1149), aux côtés de ses pairs et parents, tous issus d’un très beau monde : Alphonse Jourdan, comte de Toulouse, Guillaume Taillefer, comte d’Angoulême, et Hughes VII de Lusignan, comte de la Marche…
    Avait-il entendu parler, comme on le dit, de la Dame d’Orient par des pèlerins d’Antioche ? Est-ce pour ses faveurs qu’il s’était croisé ? Est-ce à cette occasion que le curieux nostos** amoureux s’empara de lui ? Un chagrin bien moderne, de ceux qui se réfèrent à une langueur… constitutive.
    On dit qu’il écrivit sept chansons d’amour ou peut-être huit, toutes dédiées à sa fameuse princesse de Tripoli (Liban). La connut-il ? En vit-il un portrait, propre à enflammer son cœur ?
    Elle (Mélissinde ?), l’objet du désir, existe-t-elle vraiment, est-elle un rêve galant, une érudite allégorie, l’objet idéel d’une divine quête ? Une hypostase ?
   Dans trois des chansons, le poète amoureux soupire pour une dame qu’il n’a jamais vue. Il mourra en s'unissant à elle. Le raccourci est saisissant. La Vérité, la Mort, la Connaissance, autant de thèmes qui nous incitent à considérer l’expérience poético-érotique comme initiation mystique ou philosophique à la Sagesse et à ses (é)preuves.
   Quoi qu’il en soit, Jaufré Rudel crée le genre éponyme de l’Amour lointain, engage la lyrique et la pensée européenne dans une voie qui connaîtra son apogée chez les romantiques, au XIXe siècle, chemin jonché de dépouilles, de défaites, mais glorieux de son impartageable bonheur. »

Catherine Peillon, « L’Amour de loin » [extrait], in La Pensée de midi, id., page 166.



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Christian MALAPLATE
mail
Posté le: 28 Janvier 2016 10:14
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_11_janv_2016_Naissance_société_française

L'Épitaphe de Villon ou " Ballade des pendus "

Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !



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Christian MALAPLATE
mail
Posté le: 20 Mars 2016 19:24
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_11_janv_2016_Naissance_société_française

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu

Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

  Rutebeuf (1230-1285)



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Christian MALAPLATE
mail
Posté le: 22 Mars 2016 09:06
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_11_janv_2016_Naissance_société_française

 

 

Merci pour vos mails de sympathie Jean- Marie- Evelyne - Christophe - Alban - Maryse -

Messoud- Sabrina....

Je vous invite aussi à lire les poèmes de Clément MAROT

 

Clément MAROT   (1497-1544)

 

Tant que vivrai en âge florissant

Tant que vivrai en âge florissant,
Je servirai Amour, le Dieu puissant,
En faits et dits, en chansons et accords.
Par plusieurs jours m'a tenu languissant,
Mais après deuil m'a fait réjouissant,
Car j'ai l'amour de la belle au gent corps.
Son alliance,
Est ma fiance :
Son coeur est mien,
Mon coeur est sien :
Fi de tristesse,
Vive liesse,
Puisqu'en Amour a tant de bien.

Quand je la veux servir et honorer,
Quand par écrits veux son nom décorer,
Quand je la vois et visite souvent,
Les envieux n'en font que murmurer.
Mais notre Amour n'en saurait moins durer :
Autant ou plus en emporte le vent.
Maulgré envie
Toute ma vie
Je l'aimerai,
Et chanterai :
C'est la première,
C'est la dernière,
Que j'ai servie, et servirai.



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Christian MALAPLATE
mail
Posté le: 22 Mars 2016 15:21
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_11_janv_2016_Naissance_société_française

Pour répondre aux demandes de Charlène, Gregory, Louise, Brigitte, sylviane et le groupe d'étudiants de l'université Paul VALERY-

Je vous recommande en particulier :

Poètes et Romanciers du Moyen-Age Bibliothèque de la Pléiade.

Le volume contient :

Poésie épique : La chanson de Roland - Le charroi de Nîmes - Le couronnement de Louis -

Romans et Contes en particulier : Yvain ou le chevalier au Lion - La folie Tristan - Lais de Marie de France - La légende de Saint-Graal - Aucassin et Nicolette - Le lai de l'oiselet - Le roman de Renart - Le roman de la Rose - Le roman de Jehan de Paris -

Poésie lyrique : Poésie provençale - Poésie française 12ième et 13ième siècles - 14ième siècle - 15ième siècle - autour de Charles d'Orléans - Les fortunes et adversités de Jehan Régnier - François Villon - Jean Molinet - Jean Marot etc...

 

Bonne lecture

 



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Christian MALAPLATE
mail
Posté le: 12 Juillet 2016 19:33
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_11_janv_2016_Naissance_société_française

Mail reçu le 1 juillet 2016

 

Cher Christian j'ai pris grand plaisir à vous lire-Votre émission est dense et met bien en évidence la place importance de la poésie au  Moyen-Age.

Bien amicalement.

Xavier PEYRE Lagrasse



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