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Traces de Lumière

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Philippe PETIT
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Posté le: 24 Février 2016 07:58
Sujet de la contribution: Trace_de_Lumière_20141020_JF_DUSSOTTIER

Les amis,

Pour écouter l'émission :

http://www.Tracesdelumiere.fr/emissions_traces/Traces_20141020_JF_DUSSOTIER.mp3

Cette émission était consacrée à Jacques-François DUSSOTIER,

autour de "A la rencontre du Mana itinéraire à l'Île de Pâques"

Merci de donner votre senti autour de cette émission

à tout de suite

Philippe PETIT



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 24 Février 2016 19:58
Sujet de la contribution: Trace_de_Lumière_20141020_JF_DUSSOTTIER

Musique :

Chants de l'île de Pâques

1-Maori hinariru

2-Ka tere te vaka hotu matua

3-Ko uho

4-Ka haro au ivai a repa

Aparima

1-E hoa tera era tamati

2-Kaofa nui

3-Ua tihe te ioho io matou

4-Tere Tere

Les voix des Maohi

1-Te nature

La fille aux cheveux de lin Claude DEBUSSY

 



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 24 Février 2016 20:08
Sujet de la contribution: Trace_de_Lumière_20141020_JF_DUSSOTTIER

Les secrets de l'île de Pâques restent enfouis dans la profondeur de sa terre et de son océan. Perdue dans l'immensité, cette île est le symbole fascinant de la mémoire humaine. Sur son sol, ne surgissent que des formes dénudées, entourées de silence et de passé.  Pour les peuples indigènes, la terre est une mère. Beaucoup de noms sont attribués à cette TERRE MERE. Celui de l'île de Pâques, HENUA, fait référence au placenta. L'île de Pâques a l'histoire et les mystères d'un bout du monde. Il n'existe guère d'île aussi isolée dans les océans. Les navigateurs polynésiens y virent le bout de l'horizon promis par leurs dieux. Au-delà, la mer devenait comme un ciel et menait vers l'infini. En lui sont les innombrables mystères de cette île car en sont nées les racines d'un monde peuplé d'esprits et de dieux. Toute forme d'existence allait y avoir une naturesacrée.

 



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 24 Février 2016 20:14
Sujet de la contribution: Trace_de_Lumière_20141020_JF_DUSSOTTIER

L'île de Pâques, ou Rapa Nui, est une île au sud-est de l'océan Pacifique, ainsi nommée car elle fut découverte pour la première fois le jour de Pâques. Ses habitants s'appellent les Pascuans. Elle est célèbre pour ses statues impressionnantes, les moais. C'est un territoire chilien peuplé d'environ 4 000 habitants.

Géographie
 
Carte de l'île de Pâques montrant notamment l'emplacement des moais au bord de la mer

L'île fait partie du Chili ; elle se trouve à 3 700 km des côtes chiliennes et à 4 000 km de Tahiti. C'est une île volcanique qui mesure 23 km de long et culmine à 507 m.

Le climat est de type tropical. Les températures varient de 18 °C en juillet à 28 °C en février. Il tombe environ 1 140 mm de pluie, et le mois d'avril est le plus arrosé.

On trouvait autrefois sur l'île de nombreux arbres, dont des palmiers, mais aujourd'hui, les forêts ont disparu. Il semble qu'elles aient été détruites à peu près à l'époque où les Européens ont découvert l'île, et ce, pour des raisons qui restent encore assez mystérieuses.

L'île compte trois lacs d'eau douce et abrite de nombreux oiseaux de mer. On y élève des moutons, introduits au XIXe siècle, mais aujourd'hui, la principale ressource économique est le tourisme (environ 40 000 visiteurs annuels). La NASA a installé une très grande piste destinée à d'éventuels atterrissages de secours pour ses navettes spatiales.

L'île est peuplée d'environ 4 000 personnes, dont 60 % sont des indigènes, mais plus de 2 200 Pascuans vivent en dehors de l'archipel.

Histoire

Les premiers Pascuans sont des Polynésiens qui se sont installés sur l'île au IVe ou Ve siècle. Mais certains chercheurs pensent que le peuplement fut plus tardif (vers le XIIe siècle). Au XVIIIe siècle, au moment de l'arrivée des Européens, l'île compte environ 4 000 habitants. Mais la population semble déjà en baisse. Cette diminution pourrait être liée à l'érosion des sols provoquée par la déforestation. La culture des bananes, des patates douces et de la canne à sucre aurait alors été mise en difficulté. La production de statues va alors cesser. On a retrouvé des plaquettes de bois recouvertes de signes qui ne sont que très partiellement déchiffrés.

Les Européens, eux, ne découvrent l'île qu'à partir des XVIIe et XVIIIe siècles. Jakob Roggeveen est le premier à y accoster, le dimanche 5 avril 1722, jour de Pâques. Il l'appelle Paasch-Eyland (île de Pâques), même si cela fait plus de dix siècles que les Pascuans l'habitent et l'appellent Rapa Nui. L'île est redécouverte et explorée plusieurs fois par des navigateurs célèbres comme le capitaine Cook, en 1774, lors de sa seconde expédition dans le Pacifique (il trouve l'île ennuyeuse, inintéressante, et n'y revient plus), ou encore La Pérouse, qui en dessine une carte en 1797.

L'introduction involontaire de maladies par les colonisateurs sud-américains (tuberculose et syphilis), ainsi que l'esclavage pratiqué au milieu du XIXe siècle par des marchands péruviens, font qu'aux environs de 1870, il n'y a plus que 900 Pascuans.

L'île est annexée par l'Espagne en 1770 et, depuis 1888, fait partie du Chili.

 

La culture rapanui

Les Rapanui sont les premiers Pascuans à avoir peuplé l'île, bien avant l'arrivée des colons européens. Ce sont des Polynésiens qui ont développé une culture propre. Ce sont eux qui ont baptisé l'île Rapa Nui, ce qui, dans leur langue, veut dire « la grande Rapa ». On parle aussi du peuple rapanui et de la langue rapanui.

Les éléments les plus caractéristiques de la culture rapanui sont les moais, des statues gigantesques qui font face à la mer, et le rongorongo, seule forme connue d'écriture d'Océanie (si l'on excepte celles, très différentes, de l'Indonésie).

Les moais

 
Des statues posées sur une terrasse

Les moais sont les statues caractéristiques de l'île de Pâques. On a dénombré près de 900 statues. Ce sont des blocs de roches volcaniques (basalte) sculptées, qui mesurent de 2,5 à 9 m de hauteur et pèsent en moyenne 14 t. Mais dans la carrière d'extraction de la roche, on a trouvé des blocs, sculptés mais inachevés, de 10 m et même de 21 m de haut (ce qui représente 270 t). Les statues sont alignées le long de la côte, dos à la mer et tournées vers l'intérieur de l'île. On a retrouvé des traces de couleurs : les yeux sont blancs grâce à des incrustations de corail ; l'iris de l'œil est rouge (grâce à du tuf volcanique) ou noire (il s'agit alors d'obsidienne). Certaines statues sont coiffées d'un chapeau constitué d'un bloc indépendant et taillé dans une roche plus légère et friable que celle des statues.

On suppose que ces statues correspondaient à un culte des ancêtres. On pense également qu'elles servaient à obtenir la protection des Anciens : par exemple, en cas de famine, on a constaté que les Pascuans érigeaient plus de statues.

Les Pascuans ont arrêté de produire des statues avant que les Européens ne découvrent l'île ; ils avaient besoin des arbres, notamment des palmiers, qui fournissaient des cordes pour ériger les statues, et des rondins de bois, servant à les faire rouler pour les amener depuis la carrière jusqu'à leur emplacement définitif. La disparition des forêts de l'île de Pâques a rendu impossible la construction de nouveaux moais. Il est d'ailleurs possible que ce soit la grande consommation de bois pour faire des moais qui ait entraîné la disparition des forêts.

Quoi qu'il en soit, les moais qui étaient alors en construction sont restés dans la carrière où ils avaient été sculptés. La disparition des forêts a provoqué une grande famine sur l'île. Les Pascuans, furieux que leurs moais ne les aient pas protégés, les ont démantelés. En tous cas, c'est ce que l'on suppose, puisque tous les moais ont été retrouvés au sol quand les Européens sont arrivés. On les a depuis relevés pour leur redonner leur aspect.

Le rongorongo

 

Le rongorongo est un ensemble de signes mystérieux encore non déchiffrés, gravés sur des tablettes de bois et qui pourraient bien constituer l'écriture des anciens Pascuans.

Quelques tablettes gravées de ces signes étranges ont été découvertes après la colonisation de l'île par les Européens, mais personne n'a su les déchiffrer. On sait seulement que chaque ligne se lit en sens inverse de la précédente : il faut donc retourner la tablette quand on arrive au bout d'une ligne pour continuer à lire. On a également découvert que la tablette dite « Mamari »  porte un calendrier lunaire.



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 24 Février 2016 20:26
Sujet de la contribution: Trace_de_Lumière_20141020_JF_DUSSOTTIER

L'île de Pâques, en rapanui Rapa Nui (« la grande Rapa »), en espagnol Isla de Pascua, est une île du Chili isolée dans le sud-est de l’océan Pacifique, particulièrement connue pour ses statues monumentales (les moaï) et son écriture océanienne unique, le Rongo-Rongo.

L’île se trouve à 3 680 kilomètres des côtes chiliennes et à 4 050 kilomètres de Tahiti, l’île habitée la plus proche étant l'île Pitcairn à plus de 2 000 kilomètres à l’ouest. À ce titre, il s'agit du lieu habité le plus isolé du monde, après l'île de Tristan da Cunha.

L’île de forme triangulaire, d'environ 23 kilomètres dans sa plus grande dimension, couvre 166 km2. La population comptait 3 304 habitants en 2002[1]. Son chef-lieu est Hanga Roa.

Elle fut visitée par le premier Européen, le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen, le jour de Pâques, le , et comptait alors près de 4 000 habitants. Elle fut annexée par l’Espagne en 1770 sous le nom d'isla San Carlos, mais l'Espagne s'en désintéressa par la suite ; des Français s'y installèrent après 1864 et l'île devint une possession chilienne en 1888.

Depuis 1995, le patrimoine exceptionnel de l’île est protégé et inscrit au Patrimoine mondial par l'UNESCO. Des parcs ou réserves naturelles, parfois surveillés, enserrent les zones des vestiges. La communauté rapanui veille jalousement sur les traces de son histoire et constitue un pouvoir parallèle au gouvernement officiel chilien.

Cette île, la plus à l'est de toute l’Océanie, est célèbre pour ses vestiges mégalithiques des premières civilisations autochtones. Le patrimoine archéologique comprend 1042 statues de basalte, les moaï, de 4 m de hauteur moyenne et près de 300 terrasses empierrées au pied de ces statues, les ahû.



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 24 Février 2016 20:28
Sujet de la contribution: Trace_de_Lumière_20141020_JF_DUSSOTTIER

Les statues proviennent d’une carrière située sur les flancs et dans le cratère du volcan nommé Rano Raraku. On peut y voir un très grand nombre de moaïs, certains terminés et dressés au pied de la pente, d’autres inachevés, à divers stades entre l’ébauche et la finition. Le plus grand qui ait été érigé mesure 10 m de haut et pèse 75 t. L’un des inachevés fait 21 m de hauteur pour une masse estimée à 270 t. Environ 400 statues ont été dressées sur l’île et un nombre équivalent est resté inachevé dans la carrière principale. L’arrêt de leur production suscite plusieurs hypothèses, pas forcément incompatibles entre elles.

Avant que l’archéologie expérimentale ne mette ses méthodes en œuvre, l’île de Pâques était surtout connue pour le mystère, longtemps inexpliqué, entourant la fabrication et le transport[15] de blocs de basalte allant de 2,5 à 10 m de haut et l’érection des moaïs. Ce mystère ne fut éclairci que lorsque l'on comprit que l’île avait été boisée, et après que des reconstitutions des méthodes probablement employées eurent été faites sur place. Les archéologues Terry Hunt de l'Université de Hawaii et Carl Lipo de l’Université d’état de Californie, avancent une théorie qui indiquerait que les statues auraient été déplacées debout depuis le site Rano Raraku où elles étaient taillées (en position horizontale dans la roche volcanique) jusqu’à leur destination finale, par un mouvement de balancier régulé par des tireurs de cordes.



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 24 Février 2016 20:35
Sujet de la contribution: Trace_de_Lumière_20141020_JF_DUSSOTTIER

Esotérisme polynésien
 

Globalement, l'ésotérisme est une connaissance mystique qui tend vers la connaissance profonde et intérieure des choses.A la différence de l'exotérisme qui est la connaissance extérieure des choses.

L'ésotérisme est un enseignement donné dans le secret sous forme d'initiation ou acquis par une quête personnelle, il est réservé à un nombre restreint car considéré comme science secrète. On englobe aujourd'hui dans le terme « mana » les différentes manifestations de l'ésotérisme polynésien. Dans le langage courant, le mot « mana » signifie « pouvoir » (surnaturel, bien sûr). Comme le soulignait Bob Putigny dans son livre « Le Mana »: « L'essentiel de ce qui touchait autrefois au mana et aux initiés polynésiens était gardé par le secret, protégé par une transmission exclusive orale.

Devenues hautement suspectes avec l'intrusion du progrès et la mentalité occidentale, ses manifestations ont été raillées, condamnées, oubliées et ont, trop souvent, dégénéré en vagues superstitions. » Ces actes, qui sont maintenant perçus comme surnaturels, étaient alors des actes naturels de la vie de tous les jours.

En voici quelques uns :

- Télépathie : Dans les Tuamotu, la télépathie était une pratique courante de la vie quotidienne, comme dans d'autres contrées où les distances entre les hommes étaient importantes (le désert autralien par exemple, ou le désert du Kalahari). Prévoir l'arrivée de la goelette, prévenir à distance des amis isolés dans le district, étaient par exemple des pratiques courantes.

- Prédiction - prémonition : Les Polynésiens accordaient un large crédit aux signes prémonitoires qui pouvaient prendre plusieurs formes : le cri d'un insecte (grillon), la forme d'un nuage, un rêve bien sûr, comme dans beaucoup de cultures.

- Voyance : Le prêtre initié, intermédiaire entre les dieux et les hommes, possédait un mana de voyance ( hio hio ) pour renseigner le peuple sur le sort d'un bateau en mer, la cause d'une maladie, ou pour découvrir le responsable d'une mauvaise action. Il pouvait s'aider de rites particuliers, comme emplir un récipient d'eau et deviner à la surface du liquide le visage du coupable comme dans un miroir.

- Le mauvais sort ( pifao ) : Les taata manamana (sorciers) étaient des hommes redoutables car ils pouvaient jeter des sorts. Les victimes du pifao pouvaient combattre le maléfice en s'adressant à un spécialiste de l'exorcisme, le apa .



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 29 Février 2016 06:19
Sujet de la contribution: Trace_de_Lumière_20141020_JF_DUSSOTTIER

Femme



Parfum de peau de femme
en une féminité livrée,
frontière affolante
où le bas s’arrête
où commence la peau nue.
main tremblante de désir
remontant vers la chaleur,
la plénitude.
slip écrin du sexe palpitant,
complicité de cette enclave parfumée.
Ô Femme !
se délecter de votre moiteur,
vous prendre, vous dévaster,
exaspérer votre corps,
frémir, gémir
peaux confondues
dans le cri de nos chairs.




© Jacques-François Dussottier

 



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 29 Février 2016 06:22
Sujet de la contribution: Trace_de_Lumière_20141020_JF_DUSSOTTIER

Le temps


 


Le temps
ce voleur d’amour
    cet infini restreint
nous détruisant chaque jour.

Le temps
cet éternité de l’instant
    qui nous ronge
qui nous emporte.

Le temps
cette étreinte désespérée
    de la terre et du ciel
et de l’immensité.

Le temps
de la passion
    de la tendresse...
...et de la mort.

Le temps
s’enfuit déjà
    et tout se dissout
rien ne demeure.







© Jacques-François Dussottier

 



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 02 Mars 2016 18:45
Sujet de la contribution: Trace_de_Lumière_20141020_JF_DUSSOTTIER

 
 


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Christian MALAPLATE
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Posté le: 02 Mars 2016 19:03
Sujet de la contribution: Trace_de_Lumière_20141020_JF_DUSSOTTIER

îles de Pâques

par Catherine Orliac

 

( Livre )
Gallimard-Jeunesse
Collection Découverte
2004, 144 p., 11.6 euros
Première édition : 1988
Co-auteur : Michel Orliac - ISBN : 2070314154

Le 5 avril 1722, dimanche de Pâques, au milieu du Pacifique, les matelots hollandais du capitaine Roggeveen découvrent une terre minuscule et aride sur laquelle vit une poignée d'habitants. Des statues, hautes de 9 mètres, frappent les navigateurs d'étonnement. Le mystère de l'île de Pâques est né.

Quelle est la signification de ces moai, colosses
de tuf dressés par centaines face à l'océan ? Comment ont-ils pu être déplacés alors qu'on ne trouve ni le bois ni la végétation indispensables à leur transport ? Les hypothèses les plus incongrues. Il faudra attendre les travaux d'Alfred Métraux dans les années 1930 pour que le mystère se dissipe. Aujourd'hui, on sait que des marins polynésiens sont arrivés sur l'île aux alentours de l'an mille, que les moai représentaient les grands ancêtres de leurs différentes lignées rivales, que la catastrophe écologique qui vit disparaître les arbres de l'île date vraisemblablement du XVIIe siècle.


 


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Christian MALAPLATE
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Posté le: 02 Mars 2016 19:06
Sujet de la contribution: Trace_de_Lumière_20141020_JF_DUSSOTTIER

Bois sculptés de l'île de Pâques

par Catherine Orliac

 

( Livre )
Parenthèse
1995, 93 p., 14 euros

Co-auteur : Michel Orliac - Collection : Arts témoins - ISBN : 2863645056



En plus des fabuleuses statues de pierre, les Pascuans ont aussi cultivé un art plus discret infiniment plus varié, conservé loin des regards. De nombreux bois sculptés – statuette anthropomorphes masculine et féminines, êtres hybrides mi-homme mi-oiseau, hommes lézards, poissons… témoignent de la complexité de la mythologie pascuane. Autant d’objets qui ne cesseront de fasciner les voyageurs collectant ce qui, désormais, permet de lire l’authenticité de l’histoire pascuane et d’apprécier le génie de ce peuple de sculpteurs.

Pâques 1722, il ne retient d'abord que l'image imposante de cette « île étrange peuplée de gigantesques statues énigmatiques », ces moai alignés à flanc de volcan. Pourtant, à côté de cette statuaire en pierre, les Pascuans avaient cultivé un art discret et infiniment plus varié, conservé loin des regards. De nombreux bois sculptés — statuettes anthropomorphes masculines et féminines, êtres hybrides mi-homme, mi-oiseau, hommes lézards, poissons, pectoraux, bâtons ua... — témoignent de la complexité de la mythologie pascuane.


 


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Christian MALAPLATE
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Posté le: 17 Juillet 2016 05:48
Sujet de la contribution: Trace_de_Lumière_20141020_JF_DUSSOTTIER

Les chants polynésiens

 

Les chants polynésiens d’autrefois étaient souvent sacrés et chantés par les prêtres dans l’enceinte des marae ou à l’occasion de cérémonies particulières.

D’autres chants étaient profanes et accompagnaient les événements de la vie quotidienne. Il existe ainsi des réminescences sonores d’activités collectives comme le battage du tapa - étoffe végétale -. Aux Marquises, les chants des cérémonies religieuses qui n’étaient souvent compris que par les prêtres, étaient accompagnés par des tambours et des claquements de mains.

Lors des fêtes, les chants venaient progressivement se greffer sur le rythme initié par les pahu - tambours -. C’est dans le domaine musical que la coupure avec le passé est la plus profonde. Peut-être parce que personne n’a pris la peine de la « noter » ou encore parce que l’influence européenne s’est imposée très tôt et sans violence.

Cette influence a commencé avec les marins amateurs de chants et de musiques profanes. Elle s’est poursuivie avec les missionnaires qui ont apporté leurs cantiques et leurs hymnes. Les himene sont de fait au confluent des hymnes religieux des premiers missionnaires protestants et des chants polyphoniques tahitiens qui avaient cours avant l’arrivée des Européens.

Les principales formes de hîmene sont le hîmene târava, le rû’au et le 'ûtç. Les deux premiers puisent leurs racines dans la liturgie protestante anglaise et dans la période pré-européenne. Ces deux expressions musicales font généralement l’éloge d'un clan, avec ses chefferies, sa toponymie, ses mythes et légendes, ses attributs et hauts faits et vient de textes très poétiques. Chaque île, chaque district a une façon spécifique de les interpréter.



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