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Traces de Lumière

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Philippe PETIT
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Posté le: 19 Mars 2016 08:15
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_du_28_mars_2016_Feuilles_de_route

Les amis,

Pour écouter l'émission :

http://www.tracesdelumiere.fr/emissions_traces/Traces_20160328_Feuille_de_route_1.mp3

Cette émission était consacrée à : Feuilles de route

autour de Sur la chevelure des vagues

Merci de donner votre senti autour de cette émission

à tout de suite

Philippe PETIT



Modifié 19 Mars 2016 08:37
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Christian MALAPLATE
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Posté le: 19 Mars 2016 09:13
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_du_28_mars_2016_Feuilles_de_route

Feuilles de route sur la chevelure des vagues

Editions Les Poètes Français - mars 2016

Grand Prix de la ville d’Oloron Sainte-Marie aux Jeux Floraux du Béarn –

Pau novembre 2015 – 15 euros -

Dans Feuilles de route sur la chevelure des vagues - Des poèmes et des feuilles de route

La montée vers les neiges éternelles (Annapurna Népal) - Shan (moine tibétain) - Une feuille de route indienne (Inde) - Sur la route des Cévennes - Le porteur de mémoire - Feuilles de route saisonnières (Conques) - Le temps de l’éveil (Cordes en Ciel)

 

 



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 19 Mars 2016 09:19
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_du_28_mars_2016_Feuilles_de_route

Musique :

CHINA musique traditionnelle

Sérénade pour harpe et hautbois Gabriel PIERNE

---

Musiques extraites du CD UTOPIA

Adagio for strings (vocal version) Samuel BARBER

Sarfon Dola Nigel HESS

The blue planet Georges FENTON

The long way home Terry OLDFIELD

--

HIMALAYA l'enfance dun chef (Tinle et l'enfant)

 

 

 



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 19 Mars 2016 09:22
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_du_28_mars_2016_Feuilles_de_route

Feuilles de route sur la chevelure des vagues

La lumière du jour tend sa joue au baiser nocturne.

Des livres s’ouvrent de chapitre en chapitre.

Les mots s’animent à la phrase incisive.

Je suis le gardien des horizons.

Je bois toutes les brumes

Les nuits de pleine lune quand les loups hurlent.

Le vent porte les semences des fleurs

Dans les veines fécondes du printemps.

Il caresse les pierres rouges et le clocher silencieux.

Je hisse les voiles.

Je fais un salut au ciel.

Cap sur les îles isolées de l’inconnu.

 

La lune en secret peigne

La venue de la nuit et les cercles de la solitude

Parmi les petites voix sans méfiance.

 

Dans le vol nocturne  des mouettes

Je ne vois pas la parade des astres.

Seulement je devine la profusion des coquelicots écarlates.

 

Il y a toutes ses figures sans mémoire

Qui brûlent le cœur des ombres

Sur la dernière courbe des larmes.

 

Les visages de l’océan

Sur la chevelure des vagues

Mordent l’eau noire.

 

Je suis brut,

Entouré d’une écorce torturée

Et martelée par les rafales de vent sauvage.

 

Je converse dans un alphabet sur l’image et ses métamorphoses.

Les échos lointains des paroles en héritage,

Habillent toujours les pièces silencieuses.

 

 



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 19 Mars 2016 09:24
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_du_28_mars_2016_Feuilles_de_route

Temps de pierre

 

 

 

Temps de pierre

Dans le long cheminement de la chaussée des géants.

Le granite résonne des litanies sans fin

Venues du plus profond de l’humanité.

 

Temps de marbre

Dont l’écriture tombale donne du relief à l’histoire

Sans cesse des générations renouvelées.

 

Temps de prière

Dans l’accomplissement des derniers adieux

Parmi les fleurs artificielles et les plaques en partie effacées.

 

Temps hors du temps

Où les voiles du passé dansent à l’ombre des vieux chênes

Dans un étrange manoir tout couvert de brume.

 

Temps porte du présent

Dans la ronde des fleurs dans un champ dentelé

Parcouru par des rigoles trop argileuses.

 

Temps de nuit

Où les saveurs mélangées à des rêves

Goûtent les mots désarticulés par des pas perdus.

 

Temps qui suit

Le long corridor aux portes innombrables

Pour trouver la fenêtre qui donne sur le grain des mots.

 



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 19 Mars 2016 09:27
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_du_28_mars_2016_Feuilles_de_route

En souvenir de mon grand-père de la première guerre mondiale.

Les mains de Notre-Dame de Bon Secours

 

20 août 1917, c’est le jour de mon anniversaire : j’ai 20 ans-

Je suis toujours en enfer sur la côte 304 près de Verdun.

Mère tu ne dois pas croire ce que disent les journaux et les radios.

Ils sont nombreux les soldats qui tombent face contre terre

Dans l’herbe chaude de l’été. On dirait par endroit un champ de coquelicots.

Il y a des mouches partout. Les visages des morts sont teintés d’effroi.

 

Ce  matin un obus est tombé près de moi, j’ai été en partie couvert de terre.

Mon camarade tirailleur sénégalais a disparu sous l’explosion.

Sur le bord du trou j’ai retrouvé ses doigts bien alignés

Mais au fond du trou c’était de la chair à pâtée d’homme.

J’ai ramassé ses doigts pour sa veuve qui l’attend du côté de la Casamance.

On continue sans arrêt à tirer des obus. Je porte les mains à mes oreilles.

 

Parfois on trouve le mot pour rire, même au milieu des cadavres

Et dans le râle des mourants, avant de monter à l’assaut  de la tranchée ennemie.

Je cours au milieu des gerbes de feu et des miaulements de balles.

Mère je ne trouve plus les mots pour décrire les images qui se bousculent dans ma tête.

Je suis un miraculé mais je n’ai pas le temps d’écrire des mots d’amour

Parce que le chant des douleurs plane longuement sur les barbelés.

 

Je n’ai plus peur maintenant que je suis gavé de gnôle.

Seulement il y a davantage de bruit dans ma tête.

J’ai arrêté de prier le bon dieu parce que tout simplement je suis déjà en enfer.

Le feu est partout et la mort fait sans cesse sa récolte.

Mère je te parle franchement parce qu’il faut dire que la guerre est terrible

Et puis tu m’as toujours enseigné à dire la vérité.

 

Mère malgré tout je sais que tu iras à la Chapelle de Bon Secours

Prier Notre Dame en récitant un chapelet et prononcer des paroles d’amour.

Tes mains se joindront longtemps et s’élèveront vers le beau vitrail

Où le soleil entre en flots dans un étalement lumineux.

Mère je veux te dire combien je t’aime. J’ai écrit dans un coin de la tranchée

Ton prénom à l’aide d’une douille encore brûlante.

 

 

 

 

 



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 20 Mars 2016 18:52
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_du_28_mars_2016_Feuilles_de_route

Shan,

 

 

 

Shan est un moine tibétain qui parcourt inlassablement une vaste étendue désertique appelé Chang Thang située à 4500 mètres d’altitude et parsemée de nombreux lacs sombres.

Le climat est très rude et souvent les vents sont glacés.

Peu de voyageurs s’aventurent à cause en partie de la brûlure du soleil sur le visage ou les mains et les pieds crevassés par les engelures.

Et pourtant les rochers, les fleuves, les arbres et la terre sont peuplés d’esprit.

Quelques temples témoignent de l’invocation des divinités : les fidèles chantent des mantras accompagnés par le son des cloches et des cymbales et aussi par le souffle puissant des trompes et le roulement des tambours.

Les grandes roues de prière ornées de mantras peints sont disposées en  rangées dans un cloître.

Les fidèles qui traversent le cloître font tourner les roues les unes après les autres.

Shan me confirme que : la rotation perpétuelle des roues et des moulins de prières répand des invocations sacrées sur le monde et qui se présente comme un univers stable, régénéré et béni par ceux qui se sont engagés sur le chemin de l’éveil.

Les drapeaux et les bannières de prières que l’on voit sur les toits des monastères ou sur d’autres lieux ont la même fonction que les moulins de prières.

Certains drapeaux présentent un assortiment de cinq couleurs qui symbolisent les cinq éléments de la civilisation tibétaine en particulier : l’air, le feu, l’eau, l’espace.

Tout près du monastère, se trouve le lac bleu au pied des montagnes neigeuses qui parfois sous l’intensité du soleil est parcouru par un arc-en-ciel qui sublime les eaux.

A quelques heures de marche, je fais halte dans une charmante oasis d’arbustes en fleurs et de prairies. Ici se dressent quatre stèles orientées vers les quatre points cardinaux.

Chaque stèle porte des inscriptions en chinois qui signifient : Volonté et Souveraineté pour le midi, Esprit guerrier et Héroïsme pour l’occident, Bonté et Amour pour l’est, Vertu et Amitié pour le Nord.

A la lecture des Stèles, œuvre du poète Victor Segalen : Ces quatre orientations fixent les pôles de l’être du poète, avec tout ce que ceux-ci impliquent de drames rêvés ou vécus.

Tout cheminement doit conduire vers le moi profond.



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 20 Mars 2016 19:01
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_du_28_mars_2016_Feuilles_de_route

Une feuille de route indienne extraite de mon carnet de route

Des nuages blancs au thé sublime  -Mai 1977–

 

L’Inde est le pays de tous les sortilèges, de tous les étonnements et même de tous les envoûtements.

 

Agra et son célèbre Taj Mahal (photo sur la couverture du livre prise lors de mon voyage en Inde)- Un des plus beaux monuments au monde -

  Il traduit le symbole de l’amour du couple impérial. Il a été construit sur l’ordre de l’empereur moghol Shâh Jahân pour servir de mausolée à Mumtâz Mahal son épouse favorite.

  Tout est en marbre d’une beauté exceptionnelle.

  Sa perfection architecturale est mise en valeur par un cadre splendide.

  Le poète Rabindranath TAGORE écrivait : "Le Taj Mahal s'élève sur les berges d'un fleuve comme une larme suspendue sur la joue du temps."-

En le regardant de loin ce monument semble une sculpture diaphane avec son marbre lisse et qui change aux différentes heures du jour. Et de très près, ce monument étonne par ses proportions harmonieuses. Il repose sur un socle de marbre et il est coiffé d’une coupole tout en marbre aussi. Il est entouré de quatre minarets. Il présente des parois ornées de versets du Coran, de motifs floraux et géométriques exécutés en pierres précieuses.

 

Khajuraho

  Une visite étonnante : site célèbre pour ses sculptures érotiques. Véritable musée à ciel ouvert. Dans un lieu idyllique parmi une naturelle paisible les temples fascinent. Ici, la femme, symbole de l’énergie divine, est au centre de l’imagerie de l’art. Mêlés, en un enchevêtrement quasi végétal, les principes féminin et masculin se fondent dans l’extase commune. Certains bas-reliefs érotiques donnent lieu à diverses interprétations : les noces de Shiva et de Parvati, manuel de l’amour, célébration de la vie et de la création. Les nymphes célestes sculptées sont pleines de charme, d’une grâce sensuelle. Elles sont représentées en train de danser, de servir les dieux ou d’accomplir des tâches quotidiennes.

 

Bénarés

Bénarès qui se nomme aujourd'hui Varanasi, cité sacrée de Shiva, est l'une des villes les plus saintes de l'Inde et l'une des plus anciennes dans le monde.

  Cette ville me laisse des impressions très fortes plus à cause de l’atmosphère qui y règne que par la beauté de ses temples. Le Gange qui symbolise les cheveux de Shiva a une fonction purificatrice. Se faire incinérer à Bénarès c’est aussi rompre le cycle des réincarnations et accéder au Nirvana.

  C’est sur les escaliers qui donnent accès au fleuve sacré, que l’on vit intensément la densité spirituelle des pèlerins venus de tous les coins du pays. Méditation, prière, immersion dans les eaux troubles.

  Selon la croyance hindoue, ces eaux délivrent l’homme de tous ses péchés et l’assurent d’une meilleure réincarnation dans une vie future. L’hindou agonisant, arrivé sur le lieu privilégié de la délivrance, espère que son âme y sera emportée au ciel par le feu des funérailles et délivré à jamais du cycle des renaissances.

  Sur le rivage, les crémations rappellent le caractère sacré du fleuve, dans lequel les cendres du mort seront dispersées. La crémation est un moment intense de ma visite.

  Les cadavres voilés de rouge pour les femmes et de blanc pour les hommes se consument lentement dans une odeur de chair rôtie et de fleurs odorantes.

 

 



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 22 Mars 2016 15:26
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_du_28_mars_2016_Feuilles_de_route

Suite à vos demandes je vous ai expédié le livre port compris.

Je remercie :

André du Québec

Sofiane de Kairouan

Chan université de Pékin

Adèle de Bordeaux

Jacques, François, Henriette de Toulouse

Josy et Odette de Tarbes

Ces quelques feuilles de route dans les corolles du temps et sur les chemins secrets des nuages tout proche des harpes du vent.

Christian



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Christian MALAPLATE
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Posté le: 11 Juillet 2016 14:53
Sujet de la contribution: Traces_de_Lumière_du_28_mars_2016_Feuilles_de_route

Mail le 24 juin 2016

 

Cher Christian- c'est avec une certaine émotion que j'ai lu votre recueil de poésie- Votre musique intérieure et vos sentiments les plus profonds nous ouvrent vers une quête et voilà un cheminement vers des traces de lumière avec pour prélude ces quelques feuilles de route. J'ai recommandé votre livre à plusieurs de mes amis. Amitié poétique de Saint-gaudens. Marielle PEYRAN -

 



Modifié 11 Juillet 2016 14:54
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