Emission Prélude du 09 Avril 2018 : Antonin Dvorak

Danses slaves

Antonín Dvořák est un compositeur tchèque romantique du XIXe siècle né à Nelahozèvzes en 1841 et mort à Prague en 1904. Compositeur prolixe, simple et patriotique, héritier du romantisme musical allemand, Antonín Dvořák introduit dans son langage musical des éléments du folklore de Bohème ou de Moravie, évoquant ainsi la nature et la culture tchèque et slave.

Fils du boucher-aubergiste d’un village, Antonín Dvořák apprend le violon, puis étudie à l’école d’orgue de Prague. Pendant les 10 ans où il occupe le poste d’alto solo à l’orchestre du Théâtre de Prague, il découvre le répertoire lyrique et symphonique européen, sous la baguette de chefs d’orchestre prestigieux tels Richard Wagner, Hans von Bülow, Franz Liszt ou encore Bedřich Smetana.

Grâce à son amitié avec Johannes Brahms,Leoš Janáček et Hans von Bülow,ses œuvres sont diffusées en Europe et il s’impose rapidement comme Le compositeur tchèque. Antonín Dvořák voyage beaucoup, en particulier en Angleterre, puis aux Etats-Unis où il dirige le Conservatoire national de New York jusqu'en 1895.

Après les décès de son père et de son ami Piotr Tchaïkovski , la nostalgie de son pays le fait revenir dans sa Bohème natale, où il se consacre dans ses dernières années au poème symphonique et à l’opéra. Il meurt le 1er mai 1904.

L’œuvre de Dvořák, au caractère parfois nostalgique mais finalement optimiste, est considérable dans tous les genres. Il a su donner ses lettres de noblesse à la musique populaire slave en l’introduisant dans les grandes formes classiques (symphonies, concertos, quatuors etc…) sans en détruire l’essence. Antonín Dvořák a su découvrir l’essence d’un art national dont la musique est restée un des meilleurs symboles, et qui permettra à ses héritiers Josef Suk, Leoš Janáček ou Bohuslav Martinů, d’atteindre une originalité profonde.

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Mots-clés du thésaurus:  PRELUDE  


Commentaires
27 Avril 2018 08:12 - Christian MALAPLATE
DVORAK

Antonin DVORAK, l’âme du peuple – Légende opus59 en ré majeur de DVORAK

 

           

   

Antonin DVORAK est né le 8 septembre 1841 dans un village proche de Prague – il est mort le 1er mai 1904 à Prague – D’origine humble et paysanne, il fait d’abord de la musique en campagnard et la culture populaire de son pays est pour lui une réalité charnelle. Il comprend intimement l’âme slave et l’héritage harmonique, modal et rythmique qu’il a reçu de sa Bohême natale donne à sa musique une couleur particulière qui lui assure un succès international. Il invente des mélodies originales dans l’esprit des airs populaires alors que les compositeurs savants de son époque puisent dans des recueils d’airs folkloriques

des éléments qui donnent une touche d’exotisme ou un caractère national à des compositions parfaitement classiques. Lors de son séjour aux Etats-Unis, où il est invité pour fonder une école spécifiquement américaine, il s’intéresse à la musique non savante et populaire, à celle des immigrants qui peuplent le pays mais aussi à celles des Noirs et Indiens dont les cultures comme la sienne sont opprimées.

Danse slovaque no-1 opus 46

Antonin DVORAK choisit de mettre ses qualités au service d’une musique authentiquement tchèque. Le naturel et la sincérité de ses mélodies et de ses rythmes viennent directement du folklore populaire slave auquel il donne ses lettres de noblesse en l’introduisant dans le moule des grandes formes classiques sans en détruire l’essence. Ses symphonies qui restent classiques sont emplies d’un  matériel mélodique particulièrement harmonieux servi par une orchestration très séduisante et administrent la preuve qu’on peut donner une forme symphonique à un matériel folklorique et créer ainsi une musique nationale.

Danse slovaque no-8 opus 46

La neuvième symphonie d’Antonin DVORAK doit son sous-titre du Nouveau Monde aux Etats-Unis d’Amérique où elle a vu le jour. C’est certainement la plus connue et la plus populaire de toutes les œuvres du compositeur. Avant même de l’écouter, chacun la connaît tant elle a été utilisée par le cinéma et citée par d’autres musiciens au point d’imprégner l’inconscient collectif. DVORAK a du mal à s’adapter au rythme trépidant de la ville de New-York et souffre souvent du mal  du pays, heureusement tempéré par l’émerveillement devant tant de nouveautés qui lui ouvrent de larges orientations musicales. Il s’enthousiasme pour la musique des émigrants européens mais aussi celles des Noirs et des Indiens et cet intérêt pour des cultures considérées comme inférieures, par la classe dominante blanche, conservatrice et bien pensante, provoque quelques scandales.

La neuvième symphonie dite du Nouveau Monde de DVORAK

 

 

 le troisième mouvement du quatuor à cordes no 12 en fa majeur opus 91 dit quatuor américain de Dvorak

 

 

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