Emission Prélude du 24 Septembre 2018 : Bach, l'offrande musicale

L'offrance musicale

Jean-Sébastien Bach (Johann Sebastian Bach) est un compositeur et organiste allemand, né en 1685 et mort en 1750. Son œuvre fait partie des monuments de la musique classique et bénéficie d’une reconnaissance universelle dans l’histoire de la musique.

La musique de Jean Sébastien Bach est le témoignage d’une synthèse fondamentale dans l’époque baroque : de la tradition germanique et des influences italiennes et françaises, ainsi que de l’ensemble des procédés musicaux de la composition polyphonique, avec une place prépondérante réservée à la mélodie.Le maître s’illustre dans tous les genres (excepté l’opéra), portant la musique tonale à sa pleine expression et préparant de la même manière sa transgression future.

« S’il y a quelqu’un qui doit tout à Bach, c’est bien Dieu » écrit l'écrivain et le philosophe Emil Cioran .

En effet, la foi de Bach est le prisme indispensable à la compréhension de son œuvre. Bach est un fervent luthérien, il écrit sa musique à la gloire de Dieu, et il est donc de son devoir de cultiver son talent.

Issu d’une famille composée d’une véritable dynastie de musiciens (environ 80 musiciens dans la famille) et né la même année que Haendel et D. Scarlatti, Jean Sébastien Bach se retrouve vite orphelin, il est élevé par son frère, musicien organiste. Il reçoit à l'orgue, au violon et au chant une solide formation musicale mais c'est en étudiant les écrits de ses contemporains qu'il assimile véritablement l'art de la composition. Au fil de ses différents engagements à la cour ou en l’église, Bach construit un opus constitué notamment des œuvres de circonstance : aux formes léguées par ses prédécesseurs il donne une nouvelle dimension tant sur le plan expressif que structural, en se renouvelant sans cesse.

De son temps, la reconnaissance de Jean Sébastien Bach dépasse à peine les frontières de l’Allemagne où l’on apprécie davantage ses qualités d’organiste que ses compositions. Néanmoins, il forma de nombreux musiciens qui perpétuèrent son enseignement.

L’héritage musical du compositeur sera maintenu pendant une génération par ses fils Wilhelm Friedmann, Carl Philipp Emanuel, Johann Christoph Friedrich et Johann Christian, puis disparaîtra avec eux avant d’être remis au goût du jour par les romantiques.

 

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Mots-clés du thésaurus:  PRELUDE  


Commentaires
24 Octobre 2018 05:58 - Christian MALAPLATE
BACH

Ce qui frappe dans la vie de BACH comme dans son œuvre, c’est une immense force. Dès son adolescence, BACH semble être adulte. On dirait qu’il n’a jamais été enfant. Tous ses problèmes psychologiques sociaux, familiaux, il les a toujours réglés avec une sureté d’instinct que peu d’artistes semblent avoir possédée, et de telle sorte que sa paix intérieure n’en ressortait jamais amoindrie, mais renforcée. Sa sérénité fut conquise, toujours sur lui-même, sur les évènements et sur les hommes. C’est ce qui fait sans doute ; la grandeur de son œuvre ; elle respire la force et la paix, mais elle contient la souffrance et la douleur, qui ont été subies et dépassées. Ceci dit, c’était un homme rude, de caractère peu aimable, et bien peu diplomate. Cela n’empêche pas la tendresse…

La musique pour orgue occupa BACH toute sa vie durant. Les deux parts essentielles de sa production pour orgue sont les chorals d’abord, puis les grands Préludes, fantaisies ou toccatas et fugues. Peut-être au travers de ces pages brillantes, y suit-on mieux que partout ailleurs le cheminement esthétique et spirituel de BACH.

La musique religieuse de BACH n’est pas quelconque. Sa foi s’exprime de manière directe et  vivante. Le choral est au cœur de l’office luthérien, comme il est au cœur de l’œuvre de BACH. Pour comprendre et pour apprécier la musique religieuse de BACH, il faut savoir que le choral était une musique populaire dans l’Allemagne luthérienne du 17ième siècle. Il était lié à un temps à une fête, à un sentiment particulier. L’évocation d’une mélodie appelait les paroles dans la mémoire des fidèles. Le choral permet ainsi à BACH, de donner à n’importe quelle musique une valeur de prière et de prière familière. C’est aussi une sorte de méditation musicale. La cantate est pour BACH une part inséparable du culte, mais conçue d’une manière très large. C’est une sorte de Concerto d’église qui prenait place après la lecture de l’évangile, et était généralement divisée en deux parties, de part et d’autre du sermon. Elle repose sur deux piliers extrêmes : au début, un grand chœur d’introduction, presque toujours construit sur un thème de choral, à la fin, le chant très simple du même choral, auquel se joignait probablement la foule des fidèles. Entre ces deux éléments constants, règne une complète liberté dans la disposition des pièces : airs à une ou plusieurs voix accompagnées par l’orchestre ou des instruments solistes.

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