Souvent...

Souvent…

 

 

Souvent l’œil aux aguets et mon ouïe alerte

Titille une pensée, une joie, un tourment,

Et s’écrit dans ma tête comme un cheminement,

Marchent les pieds d’un vers où mon esprit disserte.

 

Souvent un bout de rien, bout de papier trouvé,

Un crayon mal taillé ou un stylo qui tache,
Un feutre trop usé qui meurt, lui, à la tâche,

Créatif en attente, et je semble éprouvé…

 

Souvent la Muse hante et pour créer il manque

L’encre et le parchemin… Et mes doigts orphelins

Pour mes mots advenus qui font source au moulin

Vont-ils donc se noyer et provoquer un manque ?

 

Souvent la foule grouille et tout est houle et cris,

Pourtant dans ce chaos, j’ai mon imaginaire,

Je suis dans l’océan, naufragé solitaire,

Je nage vers les flots que mon rêve décrit.

 

Souvent le monde est triste, hideux, bas et cynique,

L’humeur est sans beauté, faux bonheur sans bonté,

La grâce ankylosée est sans humanité,

La lyre est en délire et l’humour est caustique !…

 

Souvent je poétise en vain sur l’écran blanc,

Le traitement de texte a remplacé ma plume,

Je suis l’ami Pierrot qui, au clair de la brume,

Partage une passion sans doute vous ciblant.

 

JP F. Sitting Bull ( mars 2017).

 

Mots-clés du thésaurus:  AU CLAIR DE LA PLUME  

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